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Archive pour novembre 2010

Actifs informationnels vs Données

30 novembre 2010 6 commentaires

Le débat autour de la gestion de l’information et des données n’est-il qu’une illustration de la différence des points de vue des métiers et des techniques ?

Le modèle 2.0 accélère la croissance du volume de données disponibles mais il se développe autour de solutions de partage, de collaboration et de diffusion de l’information, est-ce pour autant un paradoxe ?

La donnée est technique

Un monde de données

La production de données croît à très grande vitesse ces dernières années. Ces données sont stockées dans les outils que nous utilisons, à savoir PC, tablettes et appareils mobiles.
Elles sont enregistrées à notre demande ou à notre insu et nous n’avons aucun contrôle sur leur durée de vie, leur utilisation par des tiers (programmes ou individus), leur exploitation et leur protection.

Ceci est généralement du ressort des équipes techniques et de la direction informatique dans les entreprises et de tout à chacun pour les communications dans des espaces sociaux ou personnels.

S’il est un problème avec les données, c’est bien qu’elles persistent dans les mémoires des systèmes (souvent sous forme dupliquée), quand bien même elles ne servent plus à grand chose, si leur cycle de vie n’a pas été défini (donc leur destruction programmée) a priori .

Nous sommes aujourd’hui confrontés à la réalité d’un “gisement à ciel ouvert” de données personnelles (voir l’essai de taxonomie) que nous acceptons de confier à des services tiers pour des usages que nous ne connaissons pas et à propos desquels nous n’avons aucune (ou si peu) garantie (malgré la CNIL en France ou l’utilisation de solutions techniques comme nous le précise la note publiée sur Le GrenierduNet) !

La prolifération des données n’est pas sans poser d’autres problèmes et il semblerait d’après certaines études que le volume de données produit dépasse déjà de 35%  les capacités de stockage.

Archivage dans le Cloud

Archivage dans le Cloud

l’information est un actif

L’information est née de la contextualisation et de l’interprétation des données.
Elle est donc étroitement liée aux systèmes en production, sans lesquels, elle n’existe pas.

Pourtant sa durée de vie est différente et l’une des caractéristiques de l’information est sa volatilité et sa rapide obsolescence.

Source : http://peter.evans-greenwood.com/2009/07/06/the-value-of-information/

En effet, à la différence de la donnée, l’information apporte une très forte valeur ajoutée à un moment donné et si sa conservation est utile à des fins patrimoniales, elle l’est plus rarement à des fins uniquement métiers.

Dans l’entreprise, mais également pour le particulier, l’information est le plus souvent représentée sous une forme reposant sur l’utilisation d’un support de communication (écrite [Output Management], visuelle ou verbale) et ceci contribue largement à sa valeur ajoutée.

La valeur de l’information est déterminée par la pertinence et la fiabilité des données exploitées ; elle est révélée et donc rendue utilisable par sa mise en forme, mais n’oublions pas qu’au-delà des traitements automatiques, la valeur de l’information réside également dans la mise en perspective et la réflexion (objective ou subjective) autour du matériau brut que représentent ces données !

Data - Information - Knowledge - Wisdom

Data - Information - Knowledge - Wisdom

 

 

(e)Promotion, (e)Réputation, (e)xposition,…, (e)ntreprise (e)t moi

25 novembre 2010 5 commentaires

L’IFOP, sous la direction de Frédéric Micheau a récemment réalisé un sondage sur l’utilisation du “personal branding” au service des marques pour le compte de l’Atelier.

Dans le rapport disponible en téléchargement, il y beaucoup d’informations très intéressantes du point de vue des initiateurs du sondage mais également d’un point de vue plus général, notamment dans la première partie de l’étude à propos de la diffusion des informations sur Internet.

Une exposition maitrisée ?

Nous sommes très nombreux à publier (divulguer?) des informations personnelles sur internet (53% des sondés) et 33% des personnes interrogées confirment poster des informations les concernant au moins une fois par semaine !

Il est également intéressant de constater que beaucoup d’entre-nous communiquent également des informations professionnelles sur le réseau (30% selon les résultats publiés).

Si le phénomène peut surprendre, il reste cependant très lié à l’explosion de l’utilisation des réseaux sociaux en France et il n’est pas surprenant de lire que 58% des sondés publient ces informations sur Facebook tandis que le second canal, le blog à égalité avec Viadeo, n’est utilisé que par 14% des personnes interrogées.

La maîtrise de l’exposition sur internet dépend de la maîtrise des canaux utilisés et en utilisant aussi largement Facebook, il est probable que beaucoup d’entre nous avons perdu le contrôle de notre communication à des fins personnelles, amicales et/ou professionnelles.

Have we share too much information?

Have we share too much information?

Les garde-fous

La question est posée dans l’infographie ci-dessus, sommes-nous en train de partager TROP d’information ?

En ce qui concerne les informations professionnelles (incluant bon gré mal gré des données concernant l’employeur, voire la marque), la prudence semble plus importante et il est rassurant de constater que les sondés publient ce type d’information pour “la bonne cause” : principalement développer son réseau, trouver un job, mais peu pour recruter (seulement 3%).
Il s’agit bien d’une communication d’informations professionnelles à des fins uniquement personnelles et cette communication se fait en liberté “surveillée”.
21% des sondés qui ne publient pas d’information professionnelles affirment ne pas en avoir le droit tandis que 33% craignent que l’utilisation qui en sera faite n’est pas conforme à leurs attentes.

Enfin, il peut être rassurant de lire que 82% des personnes ayant participé au sondage se disent  préoccupés (très ou assez) par la confidentialité des données personnelles  publiées sur Internet alors qu’ils ne sont plus que 65% en ce qui concerne les informations professionnelles (on aurait aimé connaître le point de vue côté entreprise, mais qui côté entreprise ?).

Prenez le temps de lire le détail de l’étude et le compte-rendu de l’Atelier du 23 novembre mis en ligne par Fadhila Brahimi.

Pour ce qui est de la protection des données, voyez nos précédentes notes et surtout c’est VOUS qui êtes responsable de vos publications et de votre identité numérique.

Et en bonus, cette infographie sur l’utilisation des réseaux sociaux par les Fortune 100.

Réseaux sociaux et Fortune 100

Réseaux sociaux et Fortune 100 - mars 2010

La gestion de contenus part dans le nuage !

23 novembre 2010 4 commentaires

Beaucoup d’applications et de services que nous utilisons quotidiennement (surtout les applications mobiles) sont disponibles dans le cloud et, franchement, cela nous va bien !

Cloud computing : quelques statistiques

Cloud computing : quelques statistiques

La gestion de contenus (ECM – Magic Quadrant 2010 de Gartner) ne fait pas exception et avec la présentation préparée par SpringCM vous aurez une bonne appréciation des ses avantages :

ECM 2.0 : Interopérabilité, Standards et Certification

22 novembre 2010 13 commentaires

La gestion électronique de documents, et plus généralement de contenus, continue à évoluer au gré, notamment, des déploiements des applications du modèle 2.0.

Quand Frédéric Charles écrit dans un commentaire publié sur ce blog :”Ceci pour dire que le plus compliqué pour aborder ce sujet est de faire comprendre aux éditeurs et consultants que le Content Management tel qu’il le pratique depuis 10 ans n’a plus d’avenir et qu’il doivent intégrer le 2.0. Ensuite la technologie suivra et le ticket d’entrée n’est pas élevé (sinon on ne serait pas partis). L’effort est à mettre sur les usages” en parlant de son expérience à la Lyonnaise des Eaux, il remet en quelque sorte l’église au milieu du village en rappelant qu’in fine c’est l‘utilisateur qui “bâtit” la solution !

Au delà de l’intégration du 2.0, les éditeurs ne peuvent plus faire l’économie de la mise en oeuvre des technologies d’interopérabilité ni de l’obtention de certifications.

L’interopérabilité au service de la fluidité et de la circulation des contenus

Tout le monde le dit, certains l’écrivent, les analystes le proclament, l’entreprise 2.0 est basée sur un modèle qui, entre autre, bannit les cloisonnements entre référentiels (généralement verticaux) pour une approche non pas transversale mais mutualisée (donc ouverte) !

Etant entendu qu’au delà des voeux pieux et d’une certaine candeur, nous savons tous qu’il y a une technologie en production derrière ces solutions, permettez-moi de revenir sur un standard d’interopérabilité lancé par les éditeurs et à propos duquel Nuxeo a beaucoup communiqué ces derniers temps : je veux parler de CMIS !

CMIS doit permettre aux applications de s’affranchir des éditeurs (en terme de spécifications techniques).
Aujourd’hui, la valeur ajoutée est dans la gestion, la distribution et l’accessibilité du contenu au-delà de tout logiciel.
Ceci favorise l’agilité ainsi que la réflexion sur des nouvelles méthodes de gestion de l’information stratégique, et cela va bien au-delà des spécificités du référentiel développé par tel ou tel éditeur.

Laurence Hart précise, dans la présentation ci-dessous, 3 cas dans lesquels la circulation des contenus bénéficient des atouts de CMIS  :

  • référentiel à référentiel
  • application à référentiel
  • fédération de référentiels

CMIS est une première étape vers l’interopérabilité, mais le monde de la gestion de contenu propose d’autres normes potentielles : PDF/A pour la conservation à long terme de documents électroniques, Dublin Core pour les métadonnées ou encore OpenSocial en tant que moyen pour faciliter la collaboration en ligne, les échanges sociaux  et leur intégration avec les solutions ECM “classiques”.
La définition des référentiels se fait au regard du respect des standards tels PRONOM [formats de fichiers], IANA [types MIME], ICAISO 639OAIS, Moreq2 et des l’exigence d’interopérabilité.

Les organisations qui souhaitent rester compétitives et réactives doivent réfléchir au-delà du référentiel unique.

La certification au service d’un espace de confiance

DOD 501.2, Moreq 2, les exigences de conformité ne manquent pas et qu’elles soient d’origine européenne ou nord-américaine, elles soulignent à quel point il est essentiel pour les solutions de gestion de contenus d’apporter également une réponse en terme de construction d’espace de confiance.

Il n’est pas surprenant de constater que les solutions qui communiquent le plus aujourd’hui à propos des certifications DOD (records management) sont des solutions portées par le monde de l’open source : Alfresco, Nuxeo, alors que IBM, EMC, Oracle, Microsoft, Xerox, Vignette et OpenText, bien que disposant de solutions également certifiées, sont plus discrets sur ce sujet.

Au-delà des questions d’argumentaires marketing, il est patent que l’ECM 2.0, qu’il soit issu de monde de l’open source ou de celui des éditeurs plus traditionnels, doit intégrer des fonctionnalités du type records management mais surtout prouver sa capacité, par les certifications dont les solutions disposent, à assurer pleinement la confiance dans les systèmes et les contenus.

Il y a quelques semaines, je publiais une note de “prévision” quant aux acteurs de l’ECM, note basée sur 5 règles du jeu :

  1. avoir une taille critique (a priori le jeu est réservé aux majors)
  2. avoir une offre cohérente incluant :
    1. Master data management
    2. Business Intelligence
    3. Records Management
    4. eDiscovery
    5. Fédération de contenus (ECM) et support des applications traditionnelles mais également SharePoint, emails ainsi que tous les fichiers produits par les collaborateurs
    6. Web Content Management
    7. Architecture 2.0
  3. supporter les médias et réseaux sociaux
  4. disposer d’un écosystème performant
  5. supporter le cloud (privé et/ou public)

Aujourd’hui, il nous faut probablement préciser l’importance des standards, y compris des standards d’interopérabilité.


Agrégation et publication des contenus sociaux = output management 2.0 pour community manager ?

17 novembre 2010 3 commentaires

Les contours de l’output management 2.0 sont encore flous tant il est vrai que pour beaucoup d’acteurs et de “gourous”, il n’est, et ne peut être, qu’une question technique et donc à traiter en dernier ressort.
Pas si sur ! , et l’agrégation de contenus (au delà des fils RSS) pourrait être considéré comme une évolution probable.

Récemment, j’ai eu le plaisir de rencontrer Edouard Lambelet, fondateur de SmallRivers et créateur de paper.li à l’occasion du prix Strategis décerné le mardi 16 novembre (au fait le lauréat est Poken).

Paper.li (cliquez ici pour découvrir et utiliser ce service) est présenté par certains comme un “automated curation tool“, c’est à dire une solution d’agrégation et de présentation de contenu, pour d’autres, il ne s’agit pas de “curation”

La discussion est ouverte et c’est le signe que ce type de services a du sens face à la déferlante d’information qui nous submerge, que certains ont déjà baptisée “infobésité” (infobesity), et à propos de laquelle vous pouvez lire la note publiée le 15 novembre.

L’union du Pull et du Push

A l’occasion de ce rapide échange avec Edouard Lambelet, il a été intéressé par l’emploi que je faisais de terme édition à propos de “Claude Super Daily” poussés sur Twitter deux fois par jour.

Twitter.com/ClaudeSuper

Twitter.com/ClaudeSuper

En effet, l’utilisation que je fait de service est uniquement de pousser de l’information que je juge intéressante (parce que je suis [NDLR suivre] les “émetteurs” sur Twitter) à défaut d’être toujours pertinente sous un format pratique (mise en page rappelant la presse papier), agréable à parcourir (thèmes, sections, textes, images, vidéos) et valorisant pour le “rédacteur en chef” que je suis malgré moi.

Un des atouts, à mon avis, de ce service est dans l’automatisation de la collecte des informations (pull), son organisation, sa présentation et sa diffusion (push) vers votre audience, votre public, votre cible quoi !

Les dangers de l’automatisation

Par contre, l’utilisation à des fins purement métiers de ce type de services n’est pas sans risque : la perte ou l’absence de contrôle.

Chacun sait que le contrôle des informations publiées en votre nom est un élément critique de votre crédibilité, de votre image, de votre e-reputation.

Les réseaux sociaux sont à l’origine de l’explosion des contenus et il est intéressant de pouvoir disposer de solutions faciles, intuitives pour “faire le tri” et relayer ce qui nous paraît pertinent.

Les outils d’agrégation du type paper.li représentent une nouvelle génération de services plus simples d’utilisation que Netvibes ou autres agrégateurs de RSS feeds, mais ils sont encore loin d’apporter les garanties nécessaires aux professionnels de l’information.

Paper.li/ClaudeSuper

Loin de faire concurrence à la presse traditionnelle pour le moment, ces services peuvent, à moindre coût (mise à disposition d’options de personnalisation, filtres, nouvelles sources, etc.) représenter une vraie alternative à toutes les publications internes (lettres, revues de presse, etc.) ou collégiales (symposium, congrès, conférences) qui sont souvent, il faut le reconnaître, de médiocre qualité au regard du travail fourni et des ressources employées.

Quant le réseau social (et le microblogging) devient prédominant et pertinent, il est nécessaire de pouvoir disposer de nouvelles solutions de push de contenus nés avec, ou grâce, à lui et donc particulièrement bien adaptées à ces contraintes : des solutions d’output management !

Entreprise 2.0 : gestion du volume et contrôle du débit d’information

15 novembre 2010 6 commentaires

2020 :  35 millions de zettabytes d’information disponibles selon les uns (1.2 zettabytes pour 2010), cela fait beaucoup !

Explosion de l'information

Illustration extraite du livre 24-hour consumer (

En 2020, nos journées feront toujours 24 heures et comme nous (moi, et vous ?) ne souhaitons pas a priori consacrer tout notre temps à “parcourir” le vaste monde des données, il va falloir travailler et mettre en oeuvre les outils de contrôle du volume mais également du débit des flux d’information.

Si on en juge par l’infographie à droite, en 2020, il est clair que nous allons de devenir de gré ou de force très sélectifs quant aux contenus (pages web, sites marchands, réseaux sociaux, etc..) lus ou regardés en ligne.

Il est certain que chacun d’entre-nous va réagir face à cette nouvelle forme de pollution : trop d’information (information pollution) et il suffit de lire les articles publiés par Jakob Nielsen dès 2003 pour s’en convaincre.

Gérer les volumes

Il n’y a pas un jour, un symposium, une conférence, où il n’y a pas une communication faite sur l’incroyable augmentation du volume de l’information à notre disposition.

Bien sur, cette réalité est une source d’enrichissement (pas uniquement sur le plan intellectuel), mais elle est également porteuse de risques et de contraintes physiques et de coûts.

La question de la gestion des volumes est essentielle et ne doit pas être vue d’un simple point de vue IT, comptable ou juridique.
L’entreprise 2.0 place l’humain au centre de ses processus et de ce fait en appelant en permanence ses collaborateurs, ses partenaires et ses clients à la participation et à la collaboration, elle contribue largement à l’explosion des contenus qu’elle doit ensuite gérer au mieux de ses intérêts et de ses contraintes.

Time Magazine :   Personne de l'année (17/12/2006)

Time Magazine : Personne de l'année (17/12/2006)

Le contrôle des volumes ne doit pas être un retour en arrière à la structure pyramidale classique, pourtant il est IMPERATIF.

Le contrôle ne peut se faire sans la mesure (quantité) ni l’évaluation (qualité) des contenus générés et stockés dans les systèmes en production au service de l’entreprise.

Nous sommes dorénavant au coeur des nouveaux systèmes et il nous appartient, en premier lieu, de gérer notre production et notre gestion (stockage et archivage) de tous ces contenus.

Au delà de cette profession de foi, les entreprises vont devoir mettre en place des procédures leur permettant de mesurer, donc de contrôler, le volume d’information et il est probable que de nouvelles compétences font rapidement voir le jour dans ce domaine.

L’entreprise 2.0 est un modèle source de développement, de croissance, de changements mais également l’occasion d’émergence de nouveaux profils dont celui qui prendra en charge “l’information stewardship” (voir quelques notes précédentes à ce sujet).

Contrôler les débits

A côté du rôle de “gestionnaire des actifs informationnels”, il est un profil qui fait beaucoup parler de lui : le gestionnaire de communauté ou “community manager”.

Gérer le débit

Gérer le débit

Un de premiers moyens de contrôler le débit, c’est de contrôler le nombre de canaux de diffusion de l’information que l’on souhaite utiliser.

Pour le simple particulier que nous sommes, la vigilance est également de rigueur.
Si vous avez un doute sur l’utilisation (mercantile !) qui peut être faite des informations que vous divulguez (pardon partagez ) sur les réseaux sociaux, voyez cette analyse de la BBC.

Bien évidemment, l’entreprise 2.0 doit garder absolument le contrôle et mettre en place une réelle stratégie pour gérer le débit d’information.
On l’avait déjà constaté avec le marketing “classique”, puis l’emarketing (principalement basé sur des campagnes emailing), un débit (ou une fréquence) trop élevé nuit parce que très souvent le récipiendaire est agacé par ce qu’il considère comme une pollution (tiens !).

Médias sociaux : 58% des fans se désabonnent des marques qui communiquent trop

Par contre, un débit faible ne vous permet pas d’exister dans la mémoire personnelle ou collective.
Avec le marketing 2.0, tout devient plus compliqué, plus sensible, plus difficile à régler car l’interaction directe et proche avec l’humain demande beaucoup de finesse et rend la standardisation plus aléatoire quant aux résultats.

Quant Michelle Blanc écrit que Facebook ne devrait pas être le fer de lance de votre stratégie web, elle illustre brillamment cette évidence : il faut une stratégie qui vous permettra de décider des canaux, des espaces afin de contrôler le débit.

L’entreprise 2.0, ainsi que tout à chacun, va “apprivoiser“et maîtriser l’incalculable masse d’information à disposition :

  • en évaluant sa production et sa consommation des contenus pour ne conserver que le plus pertinent en terme de valeur d’usage, légale (juridique) et patrimoniale (le reste sera consulté au gré des circonstances)
  • en identifiant avec précision les cibles ou les espaces de collaboration intéressants pour y diffuser selon une fréquence calculée les contenus adhoc.

La journée “sans-papier” : contenus et processus 2.0

Soyons clair, ce n’est pas un appel à un gigantesque autodafé du contenu des bibliothèques privées et publiques, pas plus qu’une nouvelle manifestation de soutien aux nombreux réfugiés politiques et économiques qui errent dans les rues de nos métropoles occidentales.

Non, il s’agit d’une initiative lancée par AIIM et dont la première édition s’est tenue le 28 octobre avec un seul but : épargner notre planète en imprimant moins ou plus du tout !

Comment y arriver :

  1. Imprimer ou copier que ce qui doit IMPERATIVEMENT l’être
  2. Numériser tous les contenus imprimés et les détruire
  3. Mettre en production en interne des outils collaboratifs (wikis, blogs)
  4. Centraliser la conservation des documents (en cours de révision) dans un référentiel
  5. Déployer au maximum l’utilisation des formulaires électroniques tant en interne que dans vos relations extérieures.
  6. Adopter les systèmes de facturation et de paiements électroniques (EDI)
  7. Utiliser la signature électronique
  8. Dessiner, gérer et imaginer tous les processus métiers en tant qu’applications dématérialisées.

Community manager : le poids des mots, le choc des cultures

8 novembre 2010 12 commentaires

L’entreprise 2.0 et son corollaire l’eMarketing ont propulsé sur le devant de la scène leur nouvelle égérie unanimement baptisée “community manager” et les agences adorent !

Pour ceux qui ont (encore) des questions, ou qui n’ont pas pris le temps de suivre tous les débats, je vous propose de vous plonger rapidement dans l’excellente note publiée par Thierry de Baillon, La colloboration…. une fumisterie sur son blog.

Quant à l’égérie, nombreux sont ceux qui en ont dressé le portrait et il faut avouer que parmi les nombreuses publications diffusées sur la toile, une des plus intéressantes émane de Cédric Deniaud sur MediaSociaux.com tandis que la plus polémiste est probablement celle de Thierry Crouzet (Les community managers sont des ……).

Pour ma part, je ne reviendrai pas sur ces excellents papiers et je me contenterai de proposer une mise en perspective complémentaire liée notamment aux contenus poussés à défaut d’être échangés au sein de la “communauté”

Darty vs Ing. Dipl. Fust

Tout d’abord, permettez moi de vous raconter une histoire (vraie!).
Il y a quelque temps, le distributeur de produits électroménagers français a débarqué en Suisse Romande (partie francophone de la Suisse) en ouvrant plusieurs magasins annoncés à renfort de spots publicitaires valorisant la tagline de la marque : Le contrat de confiance.
Plusieurs mois plusieurs tard, Darty a annoncé son retrait du marché helvétique et la reprise de ses magasins par une enseigne locale Ing. Dipl. Fust dont la tagline est : Et ça fonctionne !

So what ! comme disent nos amis anglo-saxons ?
L’un des enseignements de cette (més) aventure commerciale est à aller chercher du côté des slogans des enseignes et de leur impact sur le public.
En effet, en Suisse, la confiance va de soi et il est probablement contre productif d’afficher cette “profession de foi” que personne n’attend et qui vous rend suspect.
De ce côté du Léman, le “chaland”, pardon le “fan” est très pragmatique et il lui importe que le vendeur lui apporte la garantie du bon fonctionnement du produit ; dans ce cas, le client a un rapport pratique avec l’objet dont il n’attend rien d’autre qu’un bon fonctionnement sur une longue durée !
Et le slogan de Fust répond parfaitement à cette attente  !

Quelles commmunautés ?
Cet exemple nous montre à quel point la communauté ne peut être réduite à une question d’appartenance linguistique.

Il en va du “community management” comme du marketing basique, il est impératif de “localiser” les contenus.

Voyez à ce sujet, l’interview donnée par Alain Pezzoni, Head of e-commerce chez  Air France et KLM qui explique comment les pages Facebook de ces deux compagnies d’aviation commencent peu à peu à se substituer au call center.

Au delà des questions, déjà compliquées, de gouvernance de l’information, d’intégration de certains contenus dans les référentiels transversaux de l’entreprise, il faut impliquer le marketing et la “création de communautés” sur Facebook ou tout autre réseau social dans une stratégie qui va bien au-delà de la simple valorisation d’une marque ou d’un produit.

S’il est essentiel de participer aux “échanges” que l’on a souhaité promouvoir dans les pages Facebook d’entreprises et/ou de marques, il est fondamental de dessiner, a priori, les contours (cible, message, contenus,..) et les objectifs de la mise en ligne du profil social de votre entreprise ou marque (voyez pour illustration la page FB de Nestlé [sans oublier de mentionner l'épisode Greenpeace contre Nestlé, devenu un cas d'école !] ou encore le site de l’agence SocialBliz).

En savoir plus en parcourant vers un marketing 2.0 par F. Cavazza

Animation vs gestion

Ainsi, la responsabilité du “gestionnaire d’une communauté” n’est-elle pas :

  • [côté entreprise] de contribuer à la croissance de l’entreprise en apportant un soutien actif aux processus de ventes et de fidélisation des clients.
  • [côté client] d’apporter une information pertinente, fiable et de “donner envie”

Rares sont les marques qui réussissent à créer un sentiment d’appartenance (au delà des rêves d’ados) et encore plus rares sont celles qui pérennisent ce sentiment sur une longue période.

Le community manager gère les contenus proposés aux membres des clubs (pages) publics qu’il crée en ligne.

Il a également pour mission de mettre en oeuvre les outils et les stratégies pour récupérer les contenus pertinents échangés entre les membres de la communauté et les faire “remonter” au service de l’entreprise.

Enfin, le community manager est capable de mesurer donc de contrôler l’efficacité des communautés.

Il appartient au réseau et sait prévenir le choc des cultures par son implication, son expérience et la maîtrise des contenus.

Le profil du community manager en France

Le profil du community manager en France -/ - Infographie LOCITA

 

Les français face aux medias sociaux (enquête novembre 2010)

10 key stats on social media 2010

Quelques statistiques sur l'usage des médias sociaux

En annexe quelques informations concernant la publicité sur les réseaux sociaux aux US

Dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux

Publicité et réseaux sociaux

Epoque Facebook, Flickr, … : quelle gouvernance de l’information ?

4 novembre 2010 1 commentaire

En complément de la note publiée fin septembre à propos de Facebook et des actifs informationnels,  j’ai plaisir à partager avec vous la présentation de John Mancini (AIIM).

Savez-vous que d’ici 2020, le volume d’information va être multiplié par 44 ?

Quels sont les conséquences de la migration IT de Systems of records vers Systems of Engagement ?

Tous les détails et considérations utiles ci-dessous.

Politiques et espace public 2.0 : données ouvertes, réseaux sociaux…

En octobre 2010, Emile HOOGE, Caroline JANUEL et Jean-Loup MOLIN publiaient le rapport inclus ci-après.

Les auteurs nous confirment que “ce rapport a été produit suite aux six ateliers « usages du numérique » qui se sont déroulés à l’hiver et au printemps 2010 sur les thèmes suivants : cohésion ; culture et savoirs ; éco- métropole ; mobilité ; tourisme ; vivre ensemble. Sa rédaction tire partie des résultats de ces ateliers, mais aussi des multiples observations, études et lectures réalisées dans le cadre du dispositif permanent de veille de la DPDP, ainsi que des discussions internes à l’équipe projet.”

Quant aux objectifs, ils sont au nombre de trois :

“Premier objectif : mettre en évidence les questions de société que pose l’utilisation massive du numérique dans nos modes de vie, afin de favoriser le débat politique communautaire : quelle société voulons-nous construire à l’heure du numérique ?

Deuxième objectif : montrer que le numérique peut être mis au service de stratégies urbaines différenciées, afin de favoriser la réflexion sur le management urbain au sein du Grand Lyon : quelles politiques publiques et quelles modalités d’action voulons nous privilégier à l’heure du numérique ?

Troisième objectif : proposer, au-delà des multiples projets intégrant une dimension numérique qui sont d’ores et déjà conduits au sein des directions du Grand Lyon, quelques projets transversaux structurants, afin de mettre en relation la pensée sociétale et l’action managériale : quel management public voulons-nous mettre en œuvre pour permettre au Grand Lyon et à son territoire d’être bien en phase avec son temps… le temps du numérique ?”

Le reste à découvrir ou à télécharger :

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