Réseaux sociaux : Adieu « l’auberge espagnole » !


En cette période de rentrée, les éditeurs présentent chacun à leur tour les nouvelles fonctionnalités et les améliorations apportées à leurs solutions.

YoolinkPro vient d’annoncer une évolution majeure et la plateforme autorise désormais la création de communautés privées pour protéger les informations les plus sensibles. Cette fonctionnalité va permettre toute une série de nouveaux usages, comme la discussion du top management ou la gestion de projets stratégiques, directement sur le RSE.

Côté BlueKiwi, les communautés privées faisaient déjà partie du paysage fonctionnel, mais on sait que des annonces importantes sont prévues dans les prochaines semaines et que les « beta-tests » tournent à fond.

The Magic Quadrant is copyrighted 25 August 2011 by Gartner, Inc.

Gartner a publié courant août le Magic Quadrant for Social Software in the Workplace (disponible ici) et il semble que les solutions aient gagné en maturité alors que la seule réelle nouveauté de ce classement par rapport à celui publié en octobre 2010 est l’arrivée de SalesForce.com.

Nul doute que les éditeurs vont continuer à développer leurs plateformes et que le marché demande plus de maturité, d’évolutivité pour répondre aux exigences de robustesse et soutenir les nombreux projets collaboratifs en devenir dans les petites, moyennes entreprises.

Côté réseaux sociaux « publics », il semble que la tendance soit à la « décrue » et que, passé l’engouement des premiers mois, l’enthousiasme n’y soit plus vraiment.

De notre point de vue, l’essentiel est que tant les « gourous » du social business que les « marketeurs » ne savent plus à quelle « vérité » se raccrocher et qu’on en est encore à discuter de la « valeur » d’un fan !!!

Le salut dans la spécialisation thématique ?

En 2006, je créais un profil sur LinkedIn suite à l’invitation d’un ami travaillant à San Francisco et depuis j’ai continué à explorer cet outil et ainsi à apprendre pour y trouver une valeur ajoutée qui m’a décidé à souscrire un abonnement, même si la possibilité de rester anonyme sur ce réseau m’agace tant il m’apparaît bien impoli de pas savoir se présenter (a minima) quand on souhaite lire des informations à propos d’une personne !

D’autres ont trouvé sur d’autres plateformes sociales des services qui les ont convaincu d’utiliser ces outils à des fins de promotion personnelle, de recherche d’emploi, de valorisation de leur entreprise, etc.

Une fois de plus, les innovations en terme de réseaux sociaux viennent, non pas du côté des communicants, mais bien de ceux qui s’attachent aux « questions fondamentales » qui nous interpellent tous : Qu’est qu’on mange, Combien je gagne etc…

Qui trop embrasse mal étreint reste une expression qui  correspond bien aux réseaux du type Facebook et il n’est pas étonnant de constater le nombre croissant de réseaux construits autour de repères thématiques ou géographiques, voire les deux.

On connaît tous Trip Advisor, peut-être moins Itaste ou Notrehistoire en Suisse, et on sait tous l’indéniable valeur ajoutée que représente ces plateformes pour autant qu’elles soient gérées avec la rigueur nécessaire.

Aujourd’hui, Worketer lance la version 3 de son réseau social et cet outil est, à mon avis, prometteur notamment pour les responsables RH et les recruteurs, même s’il reste pour le moment très orienté métiers de l’IT.

La nouvelle version de Worketer se présente sous la forme d’une application web « riche » dont le but est de faciliter la rencontre des compétences et des opportunités dans la filière numérique.

Côté recruteurs, ce réseau souhaite proposer une alternative économique et innovante aux sites d’annonces et réseaux sociaux traditionnels et leur permettre de s’engager personnellement auprès le leur « communauté de talents ».

Les participants (talents) peuvent créer et diffuser un profil précis et évolutif mettant leurs compétences au premier plan.
Ils peuvent télécharger ce profil au format PDF et l’utiliser comme un CV. Les profils peuvent, même sans être officiellement sur le marché du travail, développer leur réseau de recruteurs (auxquels ils ont librement accès sur le réseau Worketer).
A vous de voir !

Au delà de cette tendance, il est clair que  face à la profusion d’information (que nous n’arrivons ni à traiter et encore moins à « digérer »), les réseaux sociaux « publics » mais également les réseaux sociaux d’entreprise trouvent une partie de leur valeur ajoutée dans le filtrage, la contextualisation et la mise à disposition à discrétion des informations dont nous avons besoin.

Il est étonnant que les « gourous » du marketing social s’obstine à nous parler que de Facebook alors que tout le monde (surtout les marques) peut gagner d’un ciblage précis et qualifié !!!

Tout le reste n’est que blabla numérique dont tout le monde s’en f………….. !   non ?

N’oubliez pas cette citation de  Louis Richardson « Don’t make social your business, make your business social« 

Votre réseau social a-t-il une âme ?


Beaucoup de discussions tournent autour des thèmes de  l’adoption par les entreprises des réseaux sociaux et autres solutions collaboratives et du « retour sur investissement » qu’elles peuvent en espérer.

Ces débats sont le plus souvent guidés par des préoccupations inhérentes à l‘adoption de nouvelles technologies (voir le cycle ci-contre proposé par Joe M. Bohlen, George M. Beal et Everett M. Rogers en 1957).

Reprises et largement développées et commentées par les analystes, ces études appliquées aux technologies de l’information, et en particulier à celles qui supportent la mutation vers l’entreprise 2.0, peuvent constituer un bon indicateur du chemin qu’il nous reste à parcourir.

Le second aspect largement commenté concerne le très (trop ?) fameux ROI !

Bertrand Duperrin présentait dans une note  intitulée Entreprise et business d’abord, 2.0 et social ensuite une version réaliste de ce qui se passe dans les entreprises au niveau de la mise en oeuvre des supports et des plateformes en support à l’entreprise de demain. Il cite Umair Haque avec raison et sans reprendre ici les arguments pertinents présentés dans cette note, je retiendrai également bon nombre des arguments de Mintzberg qui écrit que la dernière crise économique est avant tout une crise du management.

A mon avis, le débat à propos du ROI risque de masquer les vraies questions et pour mieux vous en convaincre, je vous renvoie également vers une note de Umair Haque publiée récemment – Steve’s Seven Insights for 21st Century Capitalists – et dans laquelle il fait un essai d’explication de ce qu’il faut retenir du succès de Steve Jobs.

Après avoir écrit il y a quelques semaines que l’entreprise 2.0 avait besoin de leaders, je souhaiterais revenir sur quelques cas pratiques, échecs et succès, illustrant bien à mon avis la nouvelle donne à laquelle l’entreprise et par delà elle la société est confrontée.

Le modèle dans lequel nous vivons et travaillons est un modèle basée sur l’hypothèse d’une nécessaire et éternelle croissance de la production de biens et de richesse. Ce modèle largement discuté a fait l’objet de mises en perspectives innovantes et intéressantes notamment par le Club de Rome et le MIT (publication en 1972 du rapport The Limits to Growth – voir la vidéo ci-après)

Sans entrer dans le débat de la décroissance, nous devons accepter de regarder les choses différemment : la vie n’est pas forcément un chemin linéaire pas plus qu’ « un long fleuve tranquille » et le modèle imposé (malgré nous, eux) par les générations de « gestionnaires » et « dirigeants » formés aux mêmes théories dans les innombrables écoles de commerce en occident résiste de plus en plus mal face à certaines réalités.

Hors le ROI est un des éléments clés de ce modèle dans lequel on tente de tout mesurer pour rationaliser et obtenir plus de profits financiers.
C’est une approche uniquement quantitative dont les symboles sont MS-Excel et les mots-clefs : Business Intelligence, reporting, etc..

La vision « collaborative et sociale » de l’entreprise oblige à envisager d’autres chemins, d’autres objectifs, d’autres méthodes de management.
On est bien d’accord sur le fait que le maintien des équilibres financiers des organisations est essentiel, mais êtes-vous toujours aussi convaincu qu’il ne passe que par des améliorations quantifiables de la productivité et par la réduction des coûts ?

D’ailleurs, les nouvelles technologies sont-elles toujours réellement porteuses de gain de productivité ? Quelles sont les conséquences du déploiement non préparé de certains outils ? Quels sont les risques du « technostress » ?

L’ouverture de nouveaux espaces d’échange, de partage et de dialogues fait partie des gisements peu exploités au service de la création de richesse mais il va nous falloir en apprivoiser le fonctionnement et faire un peu plus de place à l’humain.

Il faut donner du SENS, de l’ÂME à ces espaces afin de les faire vivre au mieux des intérêts des entreprises bien sur, mais également au bénéfice et au confort des contributeurs qu’ils soient collaborateurs, partenaires ou clients.

L’un des principaux défi de la réussite de ces plateformes (intranet 2.0, réseaux sociaux d’entreprise, etc.) tient aux hommes qui en seront les initiateurs et les animateurs, à leur leadership et leur capacité à RASSEMBLER autour d’une vision innovatrice : que des qualités humaines difficiles à résumer dans une feuille de calcul !!!!

Données, réseaux, médias sociaux : on contrôle tout et on sécurise !!


Le Journal du Net vient de publier un dossier très complet sur les solutions techniques permettant de se protéger contre la fuite des informations et données stratégiques (Data Loss Prevention), mais la question est plus complexe que le déploiement d’un logiciel.

Il n’est pas une entreprise qui ne soit concernée par la protection des données et nous aurons l’occasion d’en discuter avec celles du Jura suisse à Delémont ce week-end.

Au delà des questions de gouvernance, de management, il y a la nécessaire et salutaire prise de conscience des risques encourus et vous trouverez dans la présentation ci-dessous les principaux points que nous allons développé à l’occasion d’un workshop.

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Eh oui, il n’y a aucun automatisme ni aucune évidence dans la mise en oeuvre d’un projet de communication « ouvert » et participatif au niveau des organisations professionnelles même si le lien social est « naturel » et bien ancré dans notre ADN.

Les échecs ne sont ni rares, ni nouveaux (voir les retours d’expérience de Thales et APEC publiées en mai 2009) et bien que les projets aient gagné en maturité et malgré le soutien de nombreux consultants, éditeurs et bloggeurs dont nous sommes (méthode Coué ?), ce n’est jamais gagné d’avance.

Retour d’un échec

On peut imputer un échec à de multiples causes qui tiennent toujours, in fine, à la technologie et/ou à l’humain.

L’article publié en 2009 sur Agoravox et dont est extrait le schéma ci-joint avait eu le mérite de lancer un débat en s’arrêtant aux 4 causes majeures de l’échec d’un projet informatique : la rivalité, la mesure, la logique de mesure et l’outillage.

Bien que le réseau social d’entreprise ou  l’intranet ne puisse se résumer à un projet informatique, il est utile de rappeler que le choix de la plateforme est important mais qu’il convient d’abord de préciser le premier périmètre du projet et ses évolutions possibles et souhaitées.

Début  août, nous avons eu connaissance de la décision d’abandon d’un projet de réseau social d’entreprise mené par un organisme de formation.

Sans entrer dans le détail de ce projet initié par une organisation qui, comble de l’ironie,  vend dans son catalogue de la formation à l’animation et la gestion de réseaux sociaux et collaboratifs (les cordonniers ne sont-ils pas toujours les plus mal chaussés dans l’imagerie populaire ?), nous retiendrons trois principales causes à cet échec :

  1. l’absence de vision de la part du management :  difficulté d’imaginer les contenus, d’organiser les équipes, de mettre en place des critères (mesure) et donc de conduire le projet
  2. l’incohérence de la communication  (faire passer les moyens avant les objectifs) et l’impossibilité de recruter des contributeurs et de fédérer un noyau dur
  3.  la confusion entre mise en production technique et animation d’un réseau

Une logique de services

La collaboration se nourrit d’une logique d’ouverture et de services.

Que vous ayez un projet de réseau social d’entreprise ou de renouvellement de votre espace intranet, vous devez absolument considérer l’offre de services que vous allez mettre à disposition des participants que vous souhaitez voir participer aux espaces de partage initiés dans et au delà de l’entreprise.

Et ce n’est pas si simple  !

Quelles que soient vos motivations et les détails de votre démarche, elle doit rester progressive, rigoureuse et cohérente avec vos objectifs.
Il est en ce domaine quelques retours d’expérience utiles et celui de Alcatel-Lucent en fait partie.

A vous de promouvoir votre vision, de préciser vos projets et vos objectifs pour définir votre offre de services.

Chaque projet doit pour réussir s’inscrire dans une logique propice au développement de l’entreprise et pour mieux vous en convaincre venez en discuter avec nous à l’occasion de la Conférence Intranet 2011 : le 11 octobre, à Paris.

Récemment, on découvrait « The Innovator’s DNA » par Jeffrey H. DyerHal B. GregersenClayton M. Christensen, mais qu’en est-il, à votre avis, de l’ADN Collaboratif ?