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Medias sociaux : quel besoin de gouvernance pour l’entreprise 2.0 ?

8 février 2012 3 commentaires

Nul n’est besoin d’en écrire des pages et des pages sur l’importance (en terme de contenus) des médias sociaux.

Actuellement, l’Entreprise 2.0 Summit se tient à Paris et vous pouvez suivre en “direct” les débats sur Twitter (#e20s).
Je vous conseille également le blog de @haikUsages sur lequel vous trouverez un compte-rendu de ces journées.

La question de la gouvernance est abordée, mais presque “par erreur“, comme si cette question dérangeait, que peu d’entre-nous sont confortables avec ce concept de gouvernance de l’information.

Bien sur, personne ne veut écarter la question, mais on préfère parler d’engagement, de confiance, de loyauté.

La gouvernance de l’information peut impliquer des contraintes dont certains pensent qu’elles nuisent à la qualité de l’expression, donc à l’apport des médias sociaux.

Tout est question d’équilibre et je reste convaincu qu’une stratégie de gouvernance de l’information ne peut que servir les objectifs et la mise en oeuvre  de l’entreprise de demain !

A votre avis ?

Pour alimenter votre réflexion, retrouvez ici le point de vue de Jesse Wilkins – Aiim.

Interopérabilité : clef de voûte de l’entreprise de demain ?

6 février 2012 5 commentaires

Il semble que la question mérite qu’on s’y arrête un peu.

Il y a les dernières annonces des “marchands”, IBM à Lotusphere 2012 [voir les billets publiés par Bertrand Duperrin], mais également Alfresco et la mutation de son CMS en plateforme ” collaborative sociale” [HTML5, intégration bureautique MS Office, GoogleDocs, SaaS] et il y a surtout les questions liées au système d’information qui soutien l’entreprise de demain.

La semaine dernière, Lecko partageait sa vision de l’urbanisation du SI social et dessinait les 4 types d’approche (ou chemins de transformation) pour une “entreprise sociale” : stratégique, par l’outillage, métier ou individuelle.

Il y a quelques semaines, sur ce blog, on parlait déjà maturité et interopérabilité en ce qui les solutions de gestion de contenus et je pense qu’il devrait en être de même pour les solutions dites “sociales”.

Une cohérence nécessaire

Tout le bruit qui est fait autour de l’entreprise de demain (blogs, conférences, livres, interviews, etc.) contribue à mettre en exergue le besoin de cohérence : managériale, éditoriale, architecturale et système.

En effet, comment convaincre de l’intérêt, de la valeur ajoutée en pratique de la collaboration, si les solutions mises à disposition ne sont, elles, pas capables d’échanger en toute facilité et transparence les informations et les données nécessaires à la pertinence ou plus simplement à l’activité d’un espace social ?

Bien sur, il n’est pas facile d’identifier la solution idéale mais à regarder de près ce qu’on possède et utilise, il y a déjà quelques pistes qui peuvent se dessiner.
En dehors des questions fonctionnelles et des besoins des utilisateurs/contributeurs des espaces sociaux, il est une autre question préalable : ont-ils besoin d’informations référencées dans les systèmes en production.
La réponse est bien évidemment dépendante des projets et des organisations, mais il y a fort à parier qu’un jour ou l’autre, ce sera fatalement OUI !

Alors, il faut s’y préparer et identifier le niveau de maturité des applications existantes au regard de la question de l’interopérabilité et plus largement des standards (CMIS, JSR, Dublin Core, etc. ).

Si l’exigence “sociale” est portée par les utilisateurs (clients, partenaires, employés), elle doit pour réussir rapidement “faire corps” avec le reste de l’organisation et notamment les outils en place (ERP, CRM, applications métiers).
L’informatique de contribution ne remplace pas l’informatique de gestion, elle est là pour la “sublimer” en quelque sorte et permettre à l’entreprise d’exploiter des gisements de valeur ajoutée encore vierge !

C’est pourquoi, la cohérence, mais également le bon sens veut que les équipes informatiques, au même titre que les autres membres de l’écosystème, soient appelées à la fois à titre de contributeur mais également à titre de “constructeur” d’un système d’information au service de la valorisation de la “dimension sociale”.

Faire exploser les silos

Il est une autre dimension qui ne peut exister sans interopérabilité : la dimension transverse !

Passe encore d’expliquer aux collaborateurs que pour des raisons de sécurité, de système, d’accessibilité, d’organisation (non surtout pas d’organisation), certaines applications ne communiquent pas avec les outils, espaces ou médias sociaux, mais de là à prétendre qu’elles ne doivent pas le faire !

L’entreprise de demain, telle qu’imaginée et vantée par les nombreux “évangélistes” anglo-saxons ou francophones est une “émancipation” par rapport au modèle matriciel et néo tayloriste : elle s’épanouit dans des relations transverses et dans la valorisation du rôle, bien au-delà des fonctions et des métiers.

Au niveau SI, l’interopérabilité est le seul “pack fonctionnel“qui permet, :

  1. d’éviter la schizophrénie et le burn-out
  2. d’assurer la continuité dans la production (indispensable à l’entreprise)
  3. de favoriser l’utilisation des espaces sociaux
  4. de créer de la richesse
  5. d’harmoniser les ressources
  6. de mettre en oeuvre une stratégie de gouvernance
  7. d’économiser sur les coûts d’infrastructure (moindre duplication des données) et de faire face à Big data
  8. de déployer le modèle 2.0

Il s’agit donc bien de faire exploser les silos, pas les référentiels, ni les applications métiers : l’entreprise de demain passe par une meilleure utilisation/exploitation des informations dans TOUS les espaces et applications disponibles pour les membres de l’écosystème !

Etude annuelle Lecko [rse] : Vive l’intelligence collective !

2 février 2012 8 commentaires

J’ai suivi à distance la présentation du Tome 4 de l’étude annuelle consacrée aux réseaux sociaux d’entreprise réalisée par le cabinet Lecko et je souhaiterais revenir sur un point qui m’a étonné.

je n’a pas reçu l’étude et il se peut qu’une partie des réponses à mes questions s’y trouve, mais, je souhaiterais revenir ici sur la matrice des potentiels sociaux des différentes solutions étudiées par Lecko.

Je suis, je dois l’avouer, un peu mal à l’aise avec une matrice qui présente un potentiel (maturité au niveau du soutien à  l’intelligence collective) comme un critère différenciateur et le constat que toutes (ou presque) les solutions étudiées présentent un très bon ou excellent niveau de maturité sur ce point.

Je connais Lecko et la qualité de leur travail, leur rigueur, tout ce qui contribue à leur professionnalisme et je profite de ce billet pour en témoigner une fois de plus, mais, mais, mais ….

De deux choses l’une, soit le critère n’est pas pertinent et il faut en trouver un autre,

soit il y a manque d’explication, confusion ou incompréhension à propos de l’intelligence collective.

Selon Pierre Lévy :

L’intelligence collective est le projet d’une intelligence variée, partout distribuée, toujours valorisée et mise en synergie en temps réel….(Le Monde diplomatique – Octobre 1995)

Peux-t-on raisonnablement considérer que toutes (ou presque) ces solutions ont atteint un réel niveau de maturité fonctionnelle dans la distribution, la mise en synergie, le “real time” ?

Si oui, nous devons accepter de devoir considérer un autre critère (ou plusieurs) plus pertinents.

Si la réponse est “peut-être” ou “pas si simple“, il y a probablement matière à préciser où se trouve le curseur qui permet de juger de ce niveau de maturité et quelles sont les attentes légitimes en termes fonctionnels.

Il y a des pistes et celle de l‘interopérabilité est une dimension très intéressante surtout dans le contexte de cette étude focalisée sur l’urbanisation du SI social.

Je vous propose un exercice de “réflexion collective” : quels sont pour vous les critères pertinents au regard de l’intelligence collective ?

Dialogue, gouvernance et business (Social) 2.0 : Qui a dit Digital Board ?

30 janvier 2012 5 commentaires

Pas vous !

Bon, pour tous ceux qui pensent techno, désolé mais vous trouverez plus d’infos sur le blog de Fred Cavazza  – ce qui ne vous empêche pas de lire ce qui suit,-)

Pour tous ceux qui découvrent, essayons de savoir à quoi peut ressembler ce «machin» !

Il y a @netjmc qui sur son blog pose cette définition :

 -  A Digital Board: strategic decision-making body for all digital channels: internal and external.

Il s’agit ici d’un point de vue opérationnel «classique» qui consiste à mettre en exergue les critères (ou les moyens) indispensables à la mise en oeuvre des espaces «sociaux» dans les organisations.

© Jane McConnell NetStrategy/JMC

Quelle peut-être l’étendue de la mission de ce «conseil» ?
Aujourd’hui, les limites ne sont pas précises et la mise en oeuvre de ce type de «conseil» n’est pas encore monnaie courante : seulement dans 17% des organisations participantes à l’enquête citée ci-dessus.
Pourtant, il est important d’associer le «business» et toute l’entreprise (C-Level, Middle management) dans un espace d’instruction et de diffusion au service d’une stratégie d’‘intégration des médias sociaux.
Mais, faut-il restreindre la participation au digital board à certains niveaux de responsabilité dans l’organisation ou bien faut-il privilégier la notion d’engagement ?
Si le digital board a pour principale mission de contribuer à la stratégie de gouvernance des espaces collaboratifs (structurés ou pas) et des contenus qui y sont partagés, n’est-ce-pas également une opportunité d’ouvrir – avec transparence – ces espaces aux contributions des employés de l’entreprise ?
Est-ce trop «idéaliste» d’imaginer le «digital board» comme une instance collaborative, transverse, ouverte et ainsi participante de la relation (qui a dit dialogue ?) sociale dans l’organisation ?

Il y a également le groupe LG qui sur son site web présente le Digital Board  :

 As an organization that represents both general and administrative workers, the Digital Board Council delivers employee opinions about working conditions and the work environment to management. (head office: quarterly/companywide: every six months)

Et enfin,  il y a Julien Cotteau qui la semaine dernière publiait un billet très intéressant à propos du Dialogue social 2.0 que je vous recommande et qui vient mettre en perspective l’entreprise de demain (une réflexion en profondeur plus qu’en complexité).

Gouvernance, dialogue social et médias sociaux au coeur de la valeur ajoutée d’un espace collaboratif ouvert, au service de l’écosystème, capable (en action et en légitimité) de décisions structurantes pour l’organisation, est-ce la définition du Digital Board ?

Peu importe, dirons certains d’entre-vous, et ils ont raison si les promesses que portent ce “machin” en terme de management sont réalistes et réalisées !

En opposition au COMEX (comité exécutif) qui reste un “organe” très conventionnel et peu (ou pas du tout) ouvert aux non-dirigeants, le “digital board” apparaît comme un “lieu” plus simple, plus humain dans lequel il est (sera?) possible de discuter et de décider (de proposer) des questions essentielles tenant au  quotidien et au futur de l’entreprise.

L’entreprise de demain implique une bonne dose d’imagination dans les moyens, mais également dans les instances, qui la gérent et l’animent tant au niveau “business” que des relations sociales.
Le digital board représente-t-il une “instance” à déployer ?, Avec quels contours opérationnels, A votre avis ?

Suisse 2.0 (retour sur la matinée de l’entreprise 2.0 | 20.01.12 | Lausanne)

26 janvier 2012 1 commentaire

Vendredi 20 janvier – 9:00 – Lausanne (VD)- Suisse : la première matinée de l’Entreprise 2.0 !

Tout d’abord, merci aux participants et aux contributeurs !

Le thème de cette session “inaugurale” était la pratique collaborative en entreprise !
Les participants ont joué le jeu, transformant, à certains moments, cette matinée en forum d’échanges et en séance de mise en oeuvre de la collaboration et je les en remercie.

Xavier Comtesse a lancé les débats autour de la question de Management 2.0 et des transformations auxquelles les entreprises, mais également toutes les organisations, doivent faire face et avec lesquelles elles doivent “composer”.

Clients, partenaires, employés et plus généralement tous les participants d’un écosystème, participent aux décisions d’une manière directe ou indirecte en s’exprimant et en donnant leur avis.
Claude Super, à propos de l’entreprise de demain:


De l’affaire Hildebrand à l’illustration de nouveaux modèles d’affaires (Ikéa, Nespresso, etc..), Xavier Comtesse s’est attaché à mettre en perspective cette évolution 2.0 par des illustrations de notre quotidien.

Avec un brin de provocation et d’humour, Xavier Comtesse n’hésite pas à affirmer que ceux qui n’évoluerons pas vers le modèle “2.0″ et qui ne tiendrons pas compte de ce nouveau paradigme, sont condamnés à disparaître !

Pour Xavier Comtesse, l’essentiel est dans la légitimité :

  • légitimité ressentie dans l’écosystème tout entier et notamment par les clients, les employés, les fournisseurs mais aussi l’opinion publique pour les politiques,
  • légitimité dans la démarche, dans la création de valeur,
  • légitimité dans la communication,
  • légitimité sociale (responsabilité)

Pour Xavier Comtesse, la Suisse doit montrer la voie et du côté des entreprises, comme de celui du monde politique, il est temps de s’engager dans ce sens.

D’un point de vue politique, nous avons la chance d’un modèle très participatif en Suisse et le “star système” n’existe pas ou si peu.

Cette proximité avec nos représentants politiques (personne ici ne se laisserait aller à parler d’élite !) et économiques (entreprises locales) est une opportunité pour le déploiement du modèle 2.0, elle est source de légitimité !

Xavier Comtesse et le 2.0 :


Merci à Xavier pour cette superbe introduction !

Claude Super,les entreprises ont-elles le choix ? :


Le débat lancé, c’est Solvaxis (éditeur suisse) qui a pris le relais en illustrant la réalité collaborative autour des outils structurants tels que l’ERP, CRM ou solution de GED.

Nous avons pu ainsi constater que les entreprises de Suisse romande avait bien compris les atouts de la pratique collaborative même si les expériences restent encore très liées aux métiers, donc aux applications en production.

Ceci m’a permis de lancer, en seconde partie de la matinée, une réflexion sur la pluralité des pratiques collaboratives, les bénéfices que l’entreprise y trouve, mais également les conditions de mise en oeuvre (notamment les enjeux en terme de pratique managériale et de conduite de changement).

Les contenus présentés lors de cette première des Matinées de l’Entreprise 2.0 seront bientôt mis en ligne pour que chacun (ceux que cela intéresse) puisse également participer et enrichir les débats.

Cette première a connu un réel succès et nous nous réjouissons d’organiser une deuxième session dans les prochaines semaines !

Si vous souhaitez nous proposer un thème, un intervenant, une contribution, merci de le faire ici en commentaire ou directement sur le site de iNzeCLOUD !

Et merci à Etienne pour ses compliments !

2012 : le triomphe du collectif ?

18 janvier 2012 1 commentaire

En préparant notre première des “matinées de l’entreprise 2.0” qui se tiendra à Lausanne le vendredi 20 janvier et dont le thème est celui de la pratique collaborative, j’ai été surpris de la quantité de contenus publiés à propos de la collaboration : outils, méthodes, projets, etc. !

La question n’est pas vraiment nouvelle et depuis la fin des années 1990, la pratique collaborative a fait l’objet de nombreuses réunions dans les entreprises, réunions qui ont permis l’éclosion de projets structurants notamment autour de la “gestion documentaire”.

A la lecture de mes billets, vous avez compris que la pratique collaborative fait partie de mon quotidien et qu’elle est “inscrite dans mon ADN”.
Pour certains d’entre-nous, c’est une pratique innée, nous jouons “collectif”, nous appartenons à la catégorie des “team player” et nous partageons certaines “valeurs” si bien résumées par Sylvaine Pascual dans son  billet : valeurs du rugby appliquées à la vraie vie !

Aujourd’hui, certains sociologues mettent en évidence l’émergence de nouveaux modèles de relations sociales, de nouveaux pactes : le fatriarcat !

Et d’autres de nous expliquer que l’internet, les jeux en ligne, la “dématérialisation” de nos échanges, la mobilité, la connexion permanente, créent, entre autres, des conditions favorables à l’individualisme et surtout de nouvelles attentes par rapport au monde du travail !

Et Stéphane Hugon nous explique :

Cette nouvelle attitude est à la fois bien et pas bien. Les nouvelles technologies, qui ont permis d’éclater le temps du travail, ont fait beaucoup d’heureux. Mais si le travail ne s’arrête plus à la porte de l’entreprise, il est alors partout, tout le temps. Au niveau managérial, les nouveaux modèles s’inspireront probablement du sport, avec l’idée d’équipe, de plaisir, de compétition. Le ludique sera la culture de l’organisation de demain. Les gens seront aussi de moins en moins autonomes, il y aura une recherche du partage sur le modèle wiki : les gens participeront à un grand ouvrage qui sera peut être commencé en France et continué à l’autre bout du monde grâce aux nouvelles technologies. Cela créera peut-être d’autres névroses. Avec cette nouvelle configuration, tout est possible : l’angoisse est permanente, comme le réenchantement.

Et la collaboration dans l’entreprise au quotidien dans tout cela ?

Ce n’est probablement pas une affaire de génération, mais probablement plus une question d’écoute, d’empathie et d’ouverture d’esprit, mais il faut bien reconnaître qu’entre les aspirations des uns et les habitudes des autres, la mise en oeuvre de pratiques collaboratives pertinentes apparaît comme moins facile : une tentative de réconciliation ?

Oui probablement, mais également une question de patience et de méthode : 

  • Patience pour réussir la “convergence” d’intérêts personnels parfois “opposés”, convergence nécessaire à la réussite collective !
  • Méthode pour faciliter la collaboration et permettre ainsi à chacun d’y “trouver son compte” !

Les outils et les solutions techniques sont disponibles et plurielles (c’est peut-être ce qui change par rapport au début des années 2000),
le contexte économique pousse à la recherche de “nouveaux moyens et modèles”
et les “nouveaux comportements” constituent un “terreau favorable”.

Il faut y ajouter une VOLONTE et de la METHODE (progressivité, transparence, réalisme) au service de votre vision.

A votre avis , 2012 sera-t-elle l’année du triomphe du Collectif ?

@aponcier, candidat à l’Académie 2.0 ;-)

16 janvier 2012 3 commentaires

Permettez-moi, à mon habitude, ce léger (ou pas) trait d’humour sans ironie.

Nous sommes nombreux (enfin quelques-uns !) à publier des billets, à nous exprimer au sujet de l’entreprise de demain et des outils qui peuvent servir et faciliter son épanouissement.
Anthony Poncier a pris le temps de remettre en ordre avec pertinence, méthode et bon sens, le “meilleur” à propos des réseaux sociaux d’entreprise en 101 réponses.

Pour découvrir un peu plus en détail le contenu de cet “opus”, lisez ou relisez une interview réalisée par Frank Lapinta et publiée sur son blog.

Pour ma part et il n’est pas dans mes habitudes de faire de la “promo”,  je salue le travail, la concision mais également l’aspect très utile de ce livre au format “poche” donc très pratique et facile à consulter !

Je ne sais pas si vous y trouverez des idées nouvelles mais je pense que ce guide vous sera utile lors de réflexions dans les décisions et les mises en oeuvre de réseaux sociaux d’entreprise.
Au delà des “querelles de chapelle”, qui restent pour la plupart du temps le fait de certains éditeurs, il y a dans la communauté des acteurs qui travaillent à la mise en oeuvre de l’entreprise de demain (consultants, responsables projets, responsables SI et C-level dans les entreprises) un certain consensus quant aux “usages” possibles, probables et pertinents des réseaux sociaux d’entreprise.
Anthony Poncier a su les rassembler, dans une démarche encore un peu “évangéliste“, tout en étant très pragmatique et proche de la réalité du terrain, dans cet ouvrage.
Les “contributions ” et retours d’expérience de Pascale Leclerq [MMA], de Frédéric Charles [Lyonnaise des Eaux] et de Jean-Marc Goachet [ARCES]  confirment, s’il en était besoin, l’objectif de cet ouvrage : être avant tout un “guide pratique“.

Votre avis ?

Merci

Pour commander le livre en ligne sur le site de diateino (l’éditeur)

Gouvernance de l’information et entreprise 2.0 : perspectives 2012

10 janvier 2012 8 commentaires

La gouvernance de l’information, c’est un peu comme l’entreprise 2.0 (et ce n’est pas un hasard) : on en parle beaucoup, mais on la “réalise” peut être un peu moins !

La gouvernance de l’information est un élément indispensable à la construction de l’entreprise de demain car elle est déterminante pour la CONFIANCE.

Pour beaucoup, la gouvernance a été jusqu’alors une stratégie de défense, de protection et les mises en oeuvre de solutions ont été principalement faites pour répondre à des litiges !
C’est peu dire que la gouvernance n’est pas encore directement “intégrée” dans notre quotidien !

Et pourtant, la stratégie de gouvernance doit être proactive, mais également “naturelle” pour porter ses fruits et supporter la transformation de l’entreprise !

J’ai eu l’occasion de participer à différentes réunions, mais également initiatives (dont celle lancée par Jean-Pascal Perrein que je salue ici), lu différentes études, et il me semble qu’il manque à tout cela une dimension clairement affichée : le business !

La gouvernance au service du business

Que ce soit au niveau des applications et/ou processus “internes” ou des nouveaux espaces : réseaux sociaux d’entreprise, intranet 2.0 ou bien digital work place, la gouvernance de l’information doit être réfléchie principalement en tant que soutien aux affaires et non pas seulement comme une stratégie de défense décidée par les “risk managers” et les directions juridiques.
Revenons à la “définition de la gouvernance de l’information selon Gartner :

 Gartner’s own (official, which means we argued about every word) definition of is as follows:
Information governance is the specification of decision rights and an accountability framework to encourage desirable behavior in the valuation, creation, storage, use, archival and deletion of information. It includes the processes, roles, standards and metrics that ensure the effective and efficient use of information in enabling an organization to achieve its goals

Un usage réel et efficace des informations au service de la réussite des objectifs !

Dans le contexte plus concret du quotidien des organisations, cela oblige, pour autant qu’on le veuille, à un certain nombre de “nouveautés”, à savoir :

  • rendre la “prise de décision” plus facile et transparente,
  • définir clairement les rôles et les responsabilités,
  • décider de “règles” (guidelines) à propos des contenus partagés et générés par les “utilisateurs” (versus ceux générés au niveau des applications d’infrastructure)
  • et ,, pouvoir “quantifier” les coûts de la non conformité des informations par rapport aux “règles” métiers (usages) ce qui implique de pouvoir disposer d’indicateurs clairs et pertinents pour le “business”.

Big Data vu par The Economist

En 2012, il est souhaitable que les entreprises mettent en oeuvre des stratégies en soutien à la valeur de l’information qui ne réside pas dans sa possession mais bien dans l’usage qu’on peut en faire !

Et c’est bien pour cela que les programmes (projets) de gouvernance de l’information et de “data quality”, voire de “data excellence”  vont prendre un nouvel élan en 2012 : ils constituent le meilleur moyen de continuer à être efficace, pertinent, mais également mobile (et agile) et confiant dans un environnement “encombré de données et d’informations : selon IBM, nous produisons chaque jour 2.5 trillion bytes de données et 90% du volume actuel a été généré ces deux dernières années !)

Et pour vous, quelles sont les perspectives en ce qui concerne les programmes de gouvernance de l’information en 2012 ?

Bousculer la hiérarchie pour décloisonner les savoirs (interview pour Knowledge Plaza)

14 décembre 2011 2 commentaires

Il est fréquent dans les organisations de confier des responsabilités à ceux qui « savent » plus souvent qu’à ceux qui s’engagent.
Or l’entreprise a souvent plus besoin d’engagement de ses collaborateurs que d’une connaissance académique
.

Quel est selon vous le futur et les tendances de la gestion des connaissances ? Qu’est-ce qui différencie une connaissance ou un savoir d’une information?
Une information c’est une ou plusieurs données contextualisées. Une connaissance, c’est une information ou un assemblage d’informations utiles et utilisables dans un contexte particulier. Je pense que la gestion des connaissances représente un vrai gisement de productivité pour les entreprises et de valorisation personnelle pour les individus. Pourtant derrière une apparente convergence se cache une profonde distorsion d’intérêt : la connaissance est source de pouvoir et la partager, c’est accepter de perdre du pouvoir.
Knowledge Management ou pas, l’entreprise doit, afin d’espérer valoriser à son avantage cet énorme capital de connaissances, bousculer la donne du pouvoir et des hiérarchies établies.
Il est fréquent que les organisations confient davantage les responsabilités à ceux qui « savent » qu’à ceux qui s’engagent. Or l’entreprise a souvent plus besoin de l’engagement de ses collaborateurs que d’une connaissance « académique ».

Lisez la suite de cet entretien réalisé par Natacha Heurtaut sur le blog de Knowledge Plaza.

Intuitions 2012 : Mobilité, Gamification, Digital workplace,….[#e20]

13 décembre 2011 4 commentaires

Après un premier exercice dont je me suis assez bien tiré en décembre 2010, voici quelques unes de mes intuitions pour 2012 :

1.Mobilité

La disponibilité sur mobiles d’une multitude d’applications et de services va continue à croître en 2012.

Le téléphone portable (et la tablette) font maintenant partie intégrante de «l’homme augmenté» !
Le phénomène va prendre de l’ampleur dans les entreprises qui aujourd’hui commencent à considérer ces «terminaux» comme des outils surs et pertinents.

La seule question ouverte aujourd’hui est : y-a-t-il de la place pour un modèle différent de l’AppStore et de l’Android Market et surtout y-a-t-il de la place pour un autre «fournisseur» ?

2. Gamification

L’un des buzzword de 2011 qui devrait trouver une réelle consécration en 2012.

La gamification (quelle appellation barbare !), c’est le dernier stratagème à la mode pour vous, nous, faire participer et contribuer dans les réseaux sociaux et les espaces collaboratifs.

Il est probable que les entreprises vont développer les «pratiques» de ludification (liées au mécanisme du jeu) pour donner plus de vigueur, d’intérêt et de notoriété notamment aux intranets en cours de migration vers des versions 2.0

3. Intranet collaboratif

Intranet 2.0 ou digital workplace, c’est selon et ce n’est pas pareil.

2012 sera l’année du renouveau des intranets et la migration des portails internes vers une offre d’espaces ouverts, dynamiques et personnalisables.

Certaines entreprises voient plus loin dans l’approche des service et des moyens qu’elles fourniront à leurs employés.

Elles amorcent des réflexions autour du futur «poste de travail», dématérialisé, personnel, agnostique en terme de support hardware.

Cette réflexion va «booster» le renouveau des intranets et des espaces collaboratifs, possible anticipation de la «digital workplace» de demain.

4. Cloud computing

Les 3 tendances présentées ci-avant sont étroitement liées au cloud computing.
En 2011 et quoiqu’en disent «les grincheux» de nombreux projets de cloud computing privé, publics ou mixtes ont été lancé par les entreprises et les organisations publiques ou parapubliques.
C’est une tendance lourde qui autorise un certain contrôle des coûts et qui ne perturbe pas l’utilisateur final tant il est habitué à «travailler» avec des solutions de ce type ne serait-ce qu’à tire personnel.
Le cloud computing représente également une opportunité à moindre coût pour les petites et moyennes entreprises qui ont déjà pour beaucoup d’entre-elles compris les bénéfices immédiats qu’elles peuvent en retirer.
Le cloud sert la «virtualisation» de l’entreprise et cela va s’accentuer en 2012.

interaction5. Médias sociaux

Je continue à penser que les «médias sociaux» ne représentent qu’une étape et que certains d’entre-eux n’ont en fin de compte que peu de valeur ajoutée même s’ils offrent une pléthore de fonctionnalités.

Sans aller jusqu’à décortiquer la courbe d’adoption des réseaux sociaux en occident et ailleurs dans le monde, je pressens que seuls les réseaux offrant de réels services dans un domaine particulier pourront continuer à se développer.

Les autres, généralistes et sans singularité, devront trouver un nouveau modèle pour «conserver» une certaine attractivité auprès des particuliers donc des annonceurs !

En ce qui concerne, les réseaux sociaux d’entreprise, leur avenir tient à moyen terme dans une intégration facile et harmonieuse dans la digital workplace (voir supra)

6. TV connectée ?

Il est clair que tout le monde y croit et je dois avouer que du point de vue de l’utilisateur (pardon téléspectateur),il s’agit d’une perspective alléchante!

Le poste de télévision a considérablement évolué en technologie et en look [ne serait-ce qu’en épaisseur ;-) ] mais pas en ce qui concerne l’interactivité, ni le contenu.
Pourquoi, ce support hardware ne servirait-il pas à autre chose qu’à de la diffusion (push)?

Il y a trop d’intérêts en jeu et la maturité du public est maintenant suffisante en ce qui concerne la souscription de services en ligne pour qu’on ne considère pas la TV connectée comme une tendance pour 2012.

Gérer le débit

Gérer le débit

7. Analyse, valorisation et gouvernance de l’information

La gouvernance de l’information restera une tendance mais c’est surtout du fait de l’explosion des besoins en analyse de l’information et des données.
En 2012, les outils d’analyse des informations contenues dans les différents référentiels des entreprises ainsi que celles circulant sur les réseaux sociaux viendra s’ajouter à l’exploitation des données stockées par l’entreprise.

Les gains de productivité et de marge trouvent dans la finesse des analyses un nouvel élan tandis que les éditeurs améliorent très sensiblement leurs offres.

La gouvernance de l’information et des données viendra en appui pour autant qu’elle s’attache à des problématiques «business» (quels KPI ?) et non pas uniquement «légales» [c’est du records management dans ce cas] !

8. Management 2.0 

Il ne s’agit pas d’une révolution mais plutôt d’une lame de fond !

On est probablement encore loin d’être submergé mais 2012 porte les chances de voir un certain nombre d’entreprises mettre en oeuvre des pratiques managériales différents ne serait-ce que pour faire face à la crise, crise qui d’ailleurs sera une bonne excuse pour les autres de pratiquer un immobilisme dangereux.

Le «nouveau» management est basé sur une approche plus collaborative et il valorise le leadership et le rôle aux dépens de la fonction.
En 2012, ce sont les projets ou les démarches d’innovation, de renouveau des relations humaines dans l’entreprise qui seront à la source de l’évolution vers un “management nouvelle version” !

Et vous, quelles sont vos intuitions pour 2012 ?

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