E20, Social business : du buzzword à la mise en production !


La conférence organisée à Lausanne le 25 avril sera l’occasion de revenir sur certains "fondamentaux" qui caractérisent les initiatives "social business" et avec eux les réseaux sociaux d’entreprise !

A l’instar des employés qui ont besoin d’un réel accompagnement pour comprendre et être à l’aise avec les stratégies, les outils et les moyens mis à leur disposition, les porteurs des initiatives "social business" peuvent avoir à "composer" avec des résistances internes.

Il y a d’abord les résistances " conservatrices " !
Mieux-avantOn y trouve pêle mêle les nostalgiques (c’était mieux avant), les pré retraités (quelque soit leur âge), les pas concernés, les pressés (pas le temps), les "surbookés" (non mais allo, quoi!), bref tous ceux qui ont de "bonnes raisons" pour dévaluer, voire faire échouer ce type de projets.
On les rencontre à tous les niveaux des métiers !

Il y a les résistances " frustrées " !
Ce sont souvent des profils d’employés qui craignent de voir leur rôle ou leur influence dévalorisés par des projets de ce type.
frsutratedIls peuvent souffrir d’un manque de reconnaissance, de valorisation, qui peut provoquer un refus de tout projet dont ils estiment qu’ils contribueraient encore plus à leur "isolement".
On les rencontre bien évidemment dans le "middle management", mais également souvent dans les départements informatiques qui parfois assistent à une déferlante de demandes de contribution et de support à des projets dont ils sont loin d’avoir été les initiateurs, voire les conseillers.

Enfin, il a les résistances " fourbes ".
fourbeElles peuvent être partout (tous les niveaux, tous les métiers) dans l’entreprise, ce qui les rend souvent très dangereuses.
Difficiles à déceler, donc à combattre (convaincre), elles s’expriment au travers des "lieux sociaux" que leurs tenants affectionnent : machine à café, fumoir, restaurant du coin ou encore "meetings secrets" !
Il s’agit, à la différence des autres types, d’une stratégie mise en oeuvre par des collaborateurs inquiets de leur avenir dans une entreprise dont ils ne comprennent plus le dessein sans toutefois l’avouer !

La réalité du succès des projets collaboratifs et sociaux dans les entreprises passe par l’affrontement avec ces résistances dans un objectif de conviction et non d’opposition.

La passion ne suffit pas et si la raison peut aider c’est parce qu’elle porte en elle les contenus "pédagogiques" qui peuvent éclairer quant à la stratégie, aux objectifs et au chemin qui sera suivi.

f_requirementsAu delà des résistances humaines, il y a les résistances plus techniques, arguments souvent utilisés, parce que soit disant objectifs, pour combattre un projet "social business".

Avant la mise en production, la phase des spécifications fonctionnelles et techniques (ou l’inverse) est souvent l’occasion d’arbitrage (nive to have versus must have) entre  les résistances (impossibilités) de la plateforme et/ou des conditions d’exploitation.

Il ne faut pas sous estimer ces difficultés qui sont souvent réelles !
Les ignorer ne peut que renforcer les résistances.

Du buzzword à la mise en production, les initiatives "social business" suivent des parcours singuliers bornés par des étapes structurantes conditionnant le succès : cahier des charges, spécifications fonctionnelles, spécifications techniques, développement (ou intégration), recette, pilote, notamment.
Quelle que soit la taille de l’organisation ou l’ampleur (périmètre) du projet, ce cheminement ne peut pas se faire sans les "utilisateurs clefs" fonctionnels et techniques, les équipes en charge de l’exploitation, les compétences en terme de sécurité, les responsables métiers, les managers "intermédiaires", etc., tout autant de résistances potentielles avec qui il faudra "composer" !

La mise en production n’est pas que le fait, loin s’en faut, de la technique, et ce point à lui seul représente également la singularité de ce type de projets au regard de ce que nous avons connu par le passé !

Comment allons-nous travailler demain ? (Future of Work)


PSFK a publié récemment un recueil des différents interviews et travaux réalisés sur le thème du "future of work".

En guise de mise en bouche et avant de découvrir l’incroyable richesse du document (en vente au prix de 495$) et des contenus mis en ligne, vous trouverez ci-après le menu et quelques aperçus des enseignement de ce rapport !

sommaire_psk

Et pour ceux que le futur du poste de travail intéresse, vous pouvez nous rejoindre mercredi 23 janvier à Genève !

Bonne lecture

[#TEDxHELVETIA]Une pincée d’optimisme pour un monde qui broie du noir !


Convié avec notamment @sdufaux @CHQue @yseult @PatrickChareyre @VMarchand @aisoz @alanvonlanthen @relaxintheair @yan_luong @mccasal à "relayer" le TEDxHelvetia organisé sur le thème "Imagining Our Future" le 13 septembre par l’EPFL, la Fondation Lomboard Odier et l’Alumni EPFL, je ne peux que vivement les remercier pour la qualité de cette soirée.

Tout d’abord et pour ne pas oublier et paraître ingrat, c’était parfait, ou presque, du côté :

  • du lieu (Rolex Learning Center – EPFL)
  • de l’accueil en général (un peu long pour ceux qui attendaient l’Ipod avec Spotme)
  • des buffets
  • de l’ambiance en général
  • de la qualité d’expression des orateurs,
  • ….

Encore bravo !

Pour ce qui est du contenu, chacun y a probablement trouvé des prises de paroles plus intéressantes que d’autres.
Il est toujours malaisé de porter une jugement sur la qualité du contenu de certains orateurs quand ils tentent de nous expliquer notre (un) futur par un discours qui a "du mal à trouver son public".

Ainsi, la première partie a projetté la salle (du moins une partie) dans un futur noir, presque angoissant (même si réel)

Ce sont là les réactions de quelques Twittos présents, on ne sait pas ce qu’en ont pensé les banquiers (il y a en avait beaucoup car l’EPFL a "produit" énormément de banquiers pour un école d’ingénieurs).

Si vou souhaitez parcourir la TL de cet évènement, je vous conseille le document réalisé et publié sur storify par RelaxInTheAir ou encore "l’étude d’impact’ : Tweet Reach" produite par Clemens M. Schuster

En ce qui me concerne, je retiendrai de cet évènement quatre moments forts :

1- la prestation en début de soirée de Eliana Burki (un peu Alpen chic, quoique?)

2 – la présentation de Stéphanie Lacour et Jamie Paik à propos de matériaux flexibles et de leurs intérêt pour l’industrie et notre futur

3- la prestation "pédagogique" de Yaron Herman

4- l’incroyable et enthousiasmant projet matternet.us dont l’objectif et d’être au transport (donc aux objets) ce qu’internet est à l’information !

Oui, une bonne pincée d’optimisme pour un monde qui broie du noir !

Merci aux orateurs pour leur intelligence, leur pertinence, leur envie de partager et au plaisir pour un nouveau TEDx et longue vie à TEDxHELVETIA.

Tout de bon ;-

2.0, social et collaboration en entreprise : où en sommes-nous ?


En juillet Collaboratif-info titrait "L’entreprise collaborative : où est-ce que ça coince ?", Fred Cavazza nous expliquait, suite à la parution du livre de Dion Hinchcliffe que le social business était avant tout une question d’intégration et aujourd’hui, Bertrand Duperrin nous rassure : le community management est (comme "la force") en nous !!!

Bon, mais concrètement, où en sommes-nous ?

Tout d’abord et quels que soient les efforts de communication et/ou commerciaux déployés par les uns et les autres, il semblerait que l’outil "social" le plus utilisé actuellement reste encore l’email, eh oui le courrier électronique !
Et ceci est probablement encore plus vrai dans l’entreprise !

Logique commerciale vs. besoin utilisateur

A chaque besoin une application et à chaque application une interface !
A ce régime, nos écrans ne seront plus suffisants (comme c’est le cas sur les smartphones) pour afficher les icônes des applications avec lesquelles nous travaillons au quotidien et l’organisation de son "bureau"  deviendra vite une tâche bien ennuyeuse, mais ô combien nécessaire.
La logique commerciale des éditeurs et l’absence de pression des clients pour des standards communs nous a conduit à une situation qui privilégie largement les intérêts commerciaux des premiers aux dépens des besoins de souplesse des seconds !
Et les premiers qui ont fait les efforts pour s’adapter aux particularités de chaque solution, ce sont les employés !
Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, que le "seul" outil qui soit devenu universel ou presque est le courrier électronique et la convergence (pour ne pas dire la similitude) des interfaces n’y est pas pour rien !
L’étanchéité des silos applicatifs y compris dans les interfaces utilisateurs a consacré une "certitude" fermée, rigide, protectrice alors que l’entreprise a plus que jamais besoin d’ouverture, d’échanges, d’agilité et d’interaction.

Créer de la fluidité entre applications

(Photo: Garratt Gallgher)
The graphic user interface (GUI) created by MIT engineer Garratt Gallagher (similar to the one seen in the Hollywood movie The Minority Report starring Tom Cruise).

Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que la mise en oeuvre des espaces collaboratifs, des réseaux sociaux d’entreprises, n’est pas facile et parfois semble impossible.
Les réticences ne manquent pas et il faut avouer que rien ou presque n’a été fait pour faciliter la vie des utilisateurs.
Partant du fait que "c’est aussi simple que Facebook" ou "intuitif" que la gamme MS-Office, chacun y est allé de son "wall" ou de son "ruban", c’est selon.
Du côté de l’utilisateur, pas d’autre choix que de s’adapter ou alors ne pas utiliser !
Et c’est bien le problème, y compris du côté de MS-SharePoint !
A moins de vouloir de mettre en production des logiciels qui restent sous-utilisés, il faut privilégier les solutions qui s’intégrent dans l’univers de l’utilisateur, dans ses outils habituels dont le client email !

Fort heureusement, d’autres l’ont compris et travaillent à apporter des solutions novatrices et surtout pertinentes à ce réel problème de l’adhésion des employés aux outils collaboratifs et sociaux proposés par les organisations.

Aujourd’hui, j’en ai retenu deux : harmon.ie et  Azendoo.
Tout d’abord harmon.ie parce que parler social business, engagement, etc., c’est bien, mais que faciliter l’adoption de ces usages c’est mieux, surtout quand on s’intégre aux applications d’infrastructures des entreprises !
La solution d’harmon.ie n’a rien de spectaculaire, mais côté pratique, simplicité, elle n’est pas en reste pour faciliter l’utilisation de SharePoint ou Google Docs avec Outlook ou un client Lotus Notes.
Pour les utilisateurs, nul doute que cette solution apporte du confort, de la fluidité et de la sécurité et de la gouvernance (toutes les fonctions MS-SharePoint dont le records management sont disponibles) dans le travail collaboratif et l’exploitation des contenus structurés ou non-structurés.
Pour l’entreprise, Harmon.ie est une solution pour faire coexister des solutions d’infrastructures a priori incompatibles ou pour amorcer en douceur des migrations.

Azendoo, de son côté, a déjà eu les honneurs de la presse francophone et s’inscrit dans une tendance lourde : mettre les tâches (et non les messages) au coeur de la collaboration, en

  • Aidant chaque employé à organiser ses « Tâches » en portant le concept de post-it, connu de toutes les cultures et utilisés sur tous les bureaux, sur une application web. Azendoo est assez proche d’une méthode d’organisation Anglo-Saxonne : « GTD » (Get Things Done) qui donne quelques clefs d’efficacité professionnelle.
  • Fluidifiant la collaboration via des « Sujets ». Chaque sujet rassemble a) les personnes, b) les documents, c) les flux de discussions et d) les tâches de tous pour une vision unique et centrale du travail d’équipe vers des projets agiles.
  • Diminuant les emails en facilitant les échanges, dans des espaces sociaux et collaboratifs

Il s’agit ici de connecter le travail, l’accélèrer et aider à accomplir celui-ci, seul ou en équipes, tout en intégrant d’autres applications que les employés utilisent déjà : email, Evernote, Google docs, etc.

A part ces deux exemples (merci de faire part de vos expériences Podio, Zyncro etc.), de mon point de vue, on n’a guère avancé !

En début d’année, je lançais (avec d’autres) un appel à plus d’interopérabilité pour une adoption facilitée, et je sais que nous sommes nombreux à partager ce point de vue, loi du discours attendu des éditeurs, aussi je pressens que l’avenir ne manquera pas de nouvelles solutions pertinentes, pratiques, faciles et utiles à l’instar des deux solutions abordées plus haut !

Le monde, même 2.0, ne s’est pas fait en un jour et n’oublions pas qu’il ne se fera pas sans les utilisateurs !

[Etude]Du web 2.0 à l’Entreprise 2.0


La fondation CIGREF vient de publier un document de synthèse (Les Essentiels)  issu des travaux concernant un nouveau projet de recherche de la « Vague A » du programme ISD : « comment le Web 2.0 modifie les organisations qui deviennent des « entreprises 2.0… ». 

Les auteurs du projet de recherche précisent notamment que « en observant l’évolution du Web, la tendance générale est l’essor des technologies collaboratives, dans lesquelles l’utilisateur est à la fois consommateur et concepteur des contenus diffusés sur le Web.
Les auteurs ont choisi d’examiner comment ces technologies, en tant que supports d’interactions, font évoluer la chaîne de création de valeur dans les organisations
 »

La synthèse en ligne :