Plateformes sociales d’entreprise : qui sont les leaders ?


La dernière publication de The Forrester Wave™: Enterprise Social Platforms en début juin est très intéressante car elle témoigne d’une « stabilisation de l’offre » et de l’émergence de réels leaders sur ce marché.

IBM, Microsoft et SalesForce se démarquent des autres éditeurs en occupant le devant de le scène et les « back offices » sociaux pour mieux consolider des positions déjà largement dominantes dans les infrastructures IT et métiers.

Il n’y a que SalesForce qui, en tant que « nouveau », a su s’imposer dans un marché dominé par les grands et sa légitimité « métier » y est sans doute pour beaucoup.

Source: Forrester Research, Inc.

Source: Forrester Research, Inc.

On notera la présence de bluekiwi et de Zimbra (ex Telligent) parmi les solutions bien classées (les critères de sélection des éditeurs sont clairement mentionnées dans le document ci-dessous).

Forrester a également cherché à identifier si ces solutions répondaient avec la même pertinence à une demande de plus en plus pressante des clients, à avoir intégré les plateformes sociales aux flux d’activités métiers.

De ce point de vue et sans surprise, SalesForce fait largement la course en tête devant Tibco

Source: Forrester Research, Inc.

Source: Forrester Research, Inc.

De mon point de vue, cette publication montre à quel point

  1. les éditeurs traditionnels savent acquérir un leadership sur des marchés nouveaux, notamment par des rachats de « pure players » dont le dernier en date, Jive s’est rapproche récemment de Cisco
  2. l’intégration (ou l’interopérabilité) avec les solutions métiers et l’infrastructure est clef dans l’appréciation de la valeur que peuvent porter ces plateformes dites sociales.

Vous trouverez à la lecture du rapport complet les éléments d’analyse et d’appréciation de la stratégie des solutions étudiées.

 

Les CEO et la C-suite au pied du mur pour construire l’entreprise de demain !


IBM a publié fin 2013 les résultats d’une enquête riche d’enseignements : « The Global C-suite Study« 

Conduite dans 70 pays auprès de 4’183 personnes membres de la C-suite
[Chief Executive Officers (CEOs), Chief Financial Officers (CFOs), Chief Human Resource Officers (CHROs), Chief Information Officers (CIOs), Chief Marketing Officers (CMOs) and Chief Supply Chain Officers (CSCOs)]
et représentant plus de 20 secteurs économiques, cette étude met en exergue 3 tendances lourdes :

  • Embrace disruption : »Entrez dans un monde de perturbation »
  • Build shared value : « Créez une valeur partagée »
  • Dare to be open : « Osez l’ouverture »

La fin du confort qui a prévalu dans beaucoup d’esprits – donc de stratégies – ces dernières décennies oblige les responsables d’entreprises à reconsidérer leur modèle d’affaire et notamment à promouvoir l’innovation non seulement en tant que pratique mis surtout état d’esprit tant la concurrence est rapide, mouvante et globale.

Ainsi près de la moitié des répondants pensent que leur concurrence peut venir d’acteurs extérieurs à leur secteur d’activité !

embrace disruption - C-suite survey

Le comportement des consommateurs évoluent et bien évidemment les entreprises doivent l’anticiper, notamment en terme de proposition de valeur.

Mais, près de 30% des sondés estiment que la C-suite à laquelle ils appartiennent ne comprend pas ce qui se passe côté client ou dans les marchés qu’ils visent !

build shared value - C suite

Comment créer une proposition de valeur partagée ?

En associant les consommateurs et potentiellement tout l’écosystème à certains processus de l’entreprise ! Et ces pratiques sont déjà, semble-t-il, en place !

build shared value engaging customers

 

Et enfin, osez une collaboration active au sein d’un écosystème dynamique !

Dare to be open - C suite

Et puisqu’on en parle, je vous propose de suivre l’interview de Laurent Guez, Directeur délégué des Echos, à l’occasion d’un débat qui s’est tenu à Paris en Mai 2014.

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Business Innovation : élémentaire mon cher Watson !


Il est toujours intéressant de suivre l’évolution des entreprises, que ce soit dans leur organisation ou dans leur offre de produit et/ou de services.

Depuis plus (ou presque) un siècle IBM se réinvente toujours en trouvant des relais de croissance à force d’anticipation et d’innovation.
Ce n’est pas la seule compagnie qui réussit à le faire, mais il faut avouer qu’elles ne sont pas très nombreuses sur la durée !
Le centenaire de « la dame en bleu » a été marqué par une communication intense autour de Watson et de l’expérience Jeopardy.

Au delà des slogans, Watson marque – à mon avis – une étape significative de l’entrée d’IBM dans l’Iconomie et montre ainsi sa capacité à illustrer ce qui pourrait être l’entreprise de demain, par la valorisation de l’information au moyen de l’analyse cognitive et de la mise en oeuvre « technique » de l’anticipation.

Et c’est en cela que le prochain IBM Business Innovation Summit 2014 qui se tiendra à Lausanne le 3 juin est particulièrement intéressant !

  • Guy-Laurent Arpino, CIO Europe & Global Marketing de Bacardi-Martini, témoignera de comment les entreprises doivent être au cœur de la révolution technologique du SMAC (Social, Mobile, Analytics, Cloud)
  • Haig A. Peter, d’IBM Research à Rüschlikon, présentera le supercomputer Watson et comment IBM le mettra à l’œuvre dans des secteurs aussi variés que la santé, le service clients et la finance
  • Plusieurs panels de discussion traiteront des aspects métiers du Marketing, RH, Finance – vous pouvez choisir le panel qui vous intéresse et joindre des intervenants variés qui partageront leur point-de-vue expert sur la matière et vous inviteront à participer au débat

Une belle occasion pour tous ceux qui au marketing, dans les RH ou encore dans la communication doivent se préparer et accompagner l’entreprise et ses employés dans cette évolution vers  l’entreprise de demain !

Save the date ;-)

Tout aussi intéressante et très pragmatique, la prochaine édition des Matinées de l’Entreprise se tiendra le 23 mai à Genève, on vous y attend (participation gratuite).

Réseaux sociaux d’entreprise : quelle information pour quelle gestion ?


Ci-après la présentation partagée à l’occasion de l’Atelier RSE et Gouvernance de l’information - IBM Forum de l’Intégration et de la Gouvernance de l’information.

Merci à tous : auditeurs, contributeurs et organisateurs et en attendant la publication des toutes les présentations (vidéos et podcasts), retrouvez le le flux Twitter de la journée et lisez le compte-rendu de Jean-Christophe Dichant (@JCDichant).

A votre disposition !

Gouvernance de l’information : la vision d’IBM


Le propos de ce blog n’est pas de faire la promotion d’un éditeur, d’une solution, mais il nous plaît à partager avec vous des présentations dont nous pensons qu’elles constituent un apport intéressant dans le débat autour de la gestion et la gouvernance de l’information.

Bonne lecture !

Les Maîtres de l’information – côté éditeurs -


La lutte sur le marché des solutions de gestion de l’information n’est pas nouvelle, mais il semble que du côté éditeur les grandes manoeuvres aient débuté depuis quelques mois et gagnent rapidement en intensité.

Il y a eu les nombreuses déclarations autour la gouvernance de l’information, les premières déclarations d’intention mais également les premières communications de statégies, pour mémoire EMC qui rachète Kazeon (RM), Iron Moutain qui absorbe Misoma Systems (email and eDiscovery), Autonomy et CA à propos de l’Entreprise Information Management, etc.
On a également assisté aux premières communications ainsi qu’à l’émergence de l’Entreprise Information Management dans le discours des analystes et à de nombreuses mises en perspectives de la gestion de l’information, données structurées et non structurées, publiées ici et ailleurs.

La compétition devient plus claire car les règles du jeu sont connues et les acteurs déclarés, mais qui va gagner ?

Les 5 règles du jeu

  1. avoir une taille critique (a priori le jeu est réservé aux majors)
  2. avoir une offre cohérenteincluant :
    1. Master data management
    2. Business Intelligence
    3. Records Management
    4. eDiscovery
    5. Fédération de contenus (ECM) et support des applications traditionnelles mais également SharePoint, emails ainsi que tous les fichiers produits par les collaborateurs
    6. Web Content Management
    7. Architecture 2.0
  3. supporter les médias et réseaux sociaux
  4. disposer d’un écosystème performant
  5. supporter le cloud (privé et/ou public)

Les compétiteurs

Il y a d’abord IBM bien évidemment et on peut dire que du côté de Armonk , cette compétition est prise très aux sérieux !
Il y avait eu le show de Las Végas et le projet conjoint IBM-SNCF déjà évoqué dans une note (cf. Les impacts technologiques de la gouvernance de l’information) sur ce blog.
Il y avait eu, notamment, l’achat de Cognos et de Filenet, à savoir de la Business Intelligence et de la gestion électronique de document.
Ces dernières semaines, IBM a annoncé l’achat d’Open Pages puis de Netezza et concrétise encore un peu plus sa stratégie d’appropriation des solutions les plus pertinentes d’analyse de contenus et de données.

Les autres compétiteurs : Autonomy, Open Text, EMC ou encore Oracle sans oublier Microsoft qui avance également dans ce sens, côté ECM avec SharePoint 2010.

Les Maîtres ?

L’art de la divination est difficile et je n’ai pas les compétences ;-)

Pourtant, les leaders de demain dans les technologies qui serviront l’Enterprise Information Management sont à chercher, à mon avis,  dans cette liste restreinte.
Si vous pensez à d’autres acteurs, merci de partager avec nous vos idées !

Pour lancer le débat et au vu des informations disponibles à ce jour, j’ai bâti une analyse basée sur les critères suivants :

  1. qualité de l’offre technologique (voir le détail de l’offre ci-dessus)
  2. capacité à exécuter (écosystème, taille et présence)
  3. reconnaissance et légitimité sur ce marché

Outre les capacités d’innovation et la réelle compréhension des besoins des entreprises (besoins métiers essentiellement), il est facilement compréhensible que les maîtres seront les sociétés qui auront prouvé leur capacité à innover, à produire des solutions performantes à moindre coût qu’elles auront d’ailleurs mis en oeuvre avec succès pour elles.

Cette valeur de l’exemple ou de la base de démo grandeur nature sera probablement clef car elle est le meilleur argument de la faisabilité et de la pertinence des solutions mises en avant sur le marché.

De plus et dans la mesure où ces innovations technologiques complexes doivent servir les métiers et contribuer à la croissance des organisations, il n’est pas clairvoyant de penser que ces projets puissent être confiés à des fournisseurs qui ne disposent pas d’une assise suffisante tant en terme financier que de références.

Côté technologique, il ne s’agit pas d’une marché de niche et la plupart des éditeurs de solutions que l’on peut qualifier de niche (dans la mesure où leur offre n’intègre la totalité des composants fonctionnels cités plus haut) sont condamnés à valoriser techniquement leur solution en espérant un rachat par l’un des Maîtres ou à persévérer en assurant leur pérennité sur son marché de niche.

Ceci étant dit, pour moi le tiercé gagnant est IBM (bien évidemment dirons les uns !), Oracle et Autonomy, viennent ensuite Open Text, Microsoft et EMC dont la stratégie n’est pas aussi facile à comprendre au vu des informations dont je dispose.

Et pour vous ?