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Entreprise 2.0 : A bout de souffle ?

17 octobre 2011 5 commentaires

Au delà de la provocation et d’un soupçon d’ironie, il faut reconnaître que depuis les premières fois où Andrew Mac Afee a parlé de concept entreprise 2.0, beaucoup de billets ont été écrits, beaucoup de discours ont été prononcés, beaucoup de conférences ont été organisées et que malgré cette agitation, on a l’impression que rien (ou si peu) ne bouge !

La prochaine conférence de Santa Clara sera probablement l’occasion de faire le point, mais ce concept n’est-il pas à bout de souffle ?

Il est intéressant de lire sur le blog de Mac Afee, un billet publié en septembre dans lequel il mentionnait nombre d’autres billets relatifs à l’état d’avancement de l’entreprise 2.0, aux difficultés rencontrées, peut-être en écho à celui de Laurie Buczek  !

L’entreprise a fortement évolué dans ses structures, ses méthodes et ses outils, mais il est une caractéristique qui reste : l’utilisation de mesures pour mieux contrôler et anticiper.
L’entreprise est dans une logique de croissance, ou en tout cas de développement et cette logique se nourrit d’informations quantitatives et qualitatives.
Or depuis les années 60, le quantitatif a pris la main sur le qualitatif et la multiplication des solutions informatiques n’a fait qu’accroître la dimension “chiffrée”, ce fut l’ère de l’informatique de gestion !
L’entreprise vit souvent dans une certaine anticipation et elle a besoin de ces solutions, mais elle a également besoin, ne serait-ce que pour “assurer” sa survie, d’innovation, donc de pouvoir apprécier, au-delà des la réalité brute des chiffres, son environnement opérationnel.

Depuis 2005, les entreprises découvrent une “nouvelle dimension” qui affecte potentiellement le développement de leurs affaires : “le social business” ou plus simplement le fait que les outils issus des développements 2.0 ont permis à bon nombre d’entre nous, donc de consommateurs, donc de clients ou d’utilisateurs potentiels,  de “prendre la main” et ainsi d’amender ou de commenter publiquement les affirmations et arguments des services marketing : l’avènement de l’informatique de contribution.

Ceci n’est pas vraiment nouveau me dire-vous et vous avez raison – réputation, bouche à oreille, etc. – par contre ce qui l’est c’est l’amplification probable et la diffusion globale de ces “avis” ou “recommandations” et leur impact !
Ce qui est vrai pour le consommateur est vrai également pour le collaborateur qui devient un utilisateur de services (solutions) que l’entreprise lui met à disposition.
L’informatique de contribution n’est pas une révolution, mais elle est en décalage avec l’informatique de gestion même si le socle sur lequel elle se développe est constitué des applications d’infrastructure du type ERP ou PGI (en français).

L’évolution qui est en marche est une rupture pour deux raisons principales :

  • elle privilégie le rôle aux dépens de la fonction (hors des cadres des matrices organisationnelles classiques)
  • elle est basée sur une valorisation de l’immatériel (échanges, idées, etc.)

Et tout son intérêt est dans la convergence dans l’utilisation des données (quantitatif) et du “social” (qualitatif), mais c’est également dans cette mise en oeuvre que les entreprises rencontrent le plus de difficultés !

Il faut “s’extrapoler” des approches conventionnelles et des méthodes traditionnelles pour trouver les meilleures opportunités de mise en scène, de nouvelles manières de faire : créer des espaces collaboratifs qui font sens et qui sont porteurs d’une valeur ajoutée qui va au-delà des phénomènes de “mode” et des gadgets !

Cette approche doit se faire à partir de mises en perspective différentes, innovantes, dérangeantes :

  • En quoi, les schémas d’organisation et d’architecture des systèmes d’informations sont-ils encore pertinents ?
  • Est-il raisonnable d’imaginer une offre de services (solutions) aux utilisateurs (collaborateurs) dans et au-delà de l’entreprise en “rupture” d’une représentation graphique de l’infrastructure logicielle ?
  • En quoi, la différenciation rôle (owner, leader, manager, steward. etc.) versus fonction (directeur, chef de service, employé, C, etc.) impacte-t-elle le système d’information et ses prestations ?
  • Quels sont les critères (standards, particuliers) de validation de la mise en oeuvre d’une initiative 2.0 ?
  • Comment mesurer la valeur et les apports du savoir, des échanges, .., dans mon entreprise ?
  • Y-a-t-il un intérêt dans l’approche “valorisation” classique, si oui quels sont les outils existants ou restant à imaginer ?
  • Business Feeling ou Business Intelligence : quelle place pour l’approche intuitive ?
  • Jusqu’où un concept comme le Lean IT peut-il servir l’Engagement ?
  • La notion de processus et les applications qui la supportent sont-elles applicables en l’espèce à l’entreprise de demain ?
  • ……….

Alors, à bout de souffle l’entreprise 2.0 ?

A mon avis (et encore plus depuis que le nom du logiciel SharePoint figure en “une” sur le programme de la conférence de Santa Clara), l’appellation “entreprise 2.0″ a vécu, victime d’un buzz très (trop) long et disproportionné par rapport à la réalité rencontrée sur le terrain.

Mais sur le fond, les questions sont nombreuses et c’est tant mieux car cela montre que cette évolution est encore incertaine dans la méthode, approximative dans les résultats, mais bien réelle dans la volonté de beaucoup.

L’entreprise continue à évoluer et il est probable que la valorisation de l’immatériel et donc des échanges “sociaux” constitue une nouvelle source d’opportunité en complément et au service des échanges plus traditionnels de services et /ou de marchandises qui ont fait jusqu’alors son succès.

Au fait, vous avez quel rôle dans votre entreprise ?

#confintranet 2011 : Pragmatisme, réalisme et résultats

12 octobre 2011 8 commentaires

J’ai eu l’occasion de participer à la conférence Intranet 2011 organisée mardi 11 octobre à Paris par CCM Benchmark et je souhaiterais , au travers de ces quelques notes et “tweets” partager avec mes impressions de cet évènement.

En dehors des quelques soucis dus à une grève d’une certaine catégorie …… à la SNCF qui n’ont fait que compliquer et rallonger mon temps de parcours Gare de Lyon – Pré Catelan, il faut remercier les organisateurs ainsi que les participants pour la qualité de cette journée (merci également au service traiteur).

Je n’ai pas assisté à toutes les tables rondes et, vous savez comment cela se passe, mais je retiendrai de cette journée comme le sentiment que le contexte du déploiement des réseaux sociaux ou en tout cas celui de la valorisation de l’immatériel (relations sociales et autres “actifs”) est entré dans une nouvelle phase !

En effet,à l’occasion de la première table ronde, nos interlocuteurs se sont attachés (et je les en remercie) à placer leur expérience de réseau social d’entreprise, d’intranet 2.0 ou de solution collaborative (choisissez l’appellation qui vous sied le mieux) au coeur du fonctionnement et de la logique de leur entreprise.

De ce point de vue, il est particulièrement intéressant de noter que la diversité des usages et des manières ne tient pas tant à l’outil (cette information nous a été donnée en fin d’intervention), mais bien à la vision de l’entreprise, à ses objectifs et à la “qualité” de son management.

Viralité, crowdsourcing, modération, engagement, sont tout autant de questions posées et abordées.
Au travers des réponses de chacun, nous avons pu constater la différence (donc la richesse) des approches, des organisations et des déploiements.

Le constat est sans appel, le réseau social d’entreprise s’inscrit non seulement dans la logique de l’entreprise et ses caractéristiques tiennent de l’ADN  de celle-ci !

La deuxième table ronde (à laquelle j’avais l’honneur de participer) portait sur les orientations ou plutôt les approches métiers des réseaux sociaux d’entreprise.

Ce fut également, avec les témoignages de Simply Market, de @flapinta pour l’expérience menée au sein du département RH à la Société Générale ou la présentation de Plazza chez France Telecom Orange, une bonne occasion de constater que la “gestion” de ces projets et des espaces qui sont créés demande une réflexion stratégique et des mesures d’accompagnement à leur utilisation au service des mutations que vivent les entreprises.

La valorisation du “social” dans l’entreprise ne peut que servir les projets et les métiers, mais à la différence des approches traditionnelles, elle ne se fait pas dans une logique de silo ou verticale, mais dans une démarche qui favorise les échanges transversaux.

Pour autant, on reste très pragmatiques, voire très “terre à terre” et les bénéfices attendus ou si vous préférez la valeur escomptée tient quelquefois à “peu de chose” : information plus fluide, information plus claire, information plus disponible, etc., mais toujours très réelle !

Il est réjouissant de constater que les entreprises savent déployer avec opportunisme les solutions les plus novatrices, voire dérangeantes.
Le leadership de certains managers et le besoin d’initiatives nouvelles pour combler les lacunes de celles déjà lancées contribuent largement à sortir la question de la valorisation du savoir et du “capital social” hors du champ des publications des bloggers les plus imaginatifs !

Reste à ce que les fournisseurs de solution (absents à cette conférence) s’en rendent compte et poussent leurs équipes à faire preuve d’un peu plus d’imagination dans l’organisation des solutions proposées même si l’approche “sociale” est déterminante et que les outils ne sont là que pour la servir !

Ensuite ce fut autour de Dassaut Systèmes de présenter sa solution de “nouvel intranet” (démo live)

Gestion des communautés, pardon Community management, avec @vinceberthelot, ont suivi en début d’après-midi .

mais également l’infobésité avec @fcharles (sans moi, pour cause de grèves !!)

Dommage, car je sais que la présentation d’@aponcier était très intéresssante et riche  (voir ci-après), de même que celle de Xavier Aucompte.

Et le mot de la fin :  Bravo à Vincent Berthelot pour le Pipotron 2.0 ;-)

>>> La TL #confintranet et merci à tous les Twittos ;-) )

La pres. d’Anthony Poncier :

Collaborateur 2.0 et réseau social d’entreprise : droit de réponse

La profession de foi et les bonnes résolutions publiées la semaine dernière nous ont valu cette demande de publication d’un “droit de réponse” ou d’une mise au point.

Et c’est avec plaisir que nous accédons à la requête de Christophe et mettons copie de son courrier en ligne.

 

Et maintenant, il est temps de se reposer un peu  les “neurones”, non ?!

Mais également de prépare la rentrée !!!! qui sera 2.0 !

A bientôt (peut-être pour quelques devoirs de vacances les jours prochains)

Architecture de l’information : livrables, méthodologies, apports

Qu’est-ce que l’architecture de l’information ?
Selon l’association designersinteractifs : “Le terme architecture de l’information a été employé pour la première fois par l’architecture américain Richard Saul Wurman en 1976 pour répondre à « l’explosion des données créées », selon ses termes.
En 1996, alors que le terme n’est plus employé, il émerge à nouveau à travers les travaux de Lou Rosenfeld et de Peter Morville, qui se l’approprient pour l’appliquer au processus de conception de sites web. Ils publient l’ouvrage de référence sur le sujet, Information Architecture for the World Wide Web, édité chez O’Reilly, en 1998.
L’architecture de l’information est l’art et la science d’organiser l’information des sites web, des intranets et des applications logicielles pour aider les utilisateurs à combler leurs besoins en information et en faciliter l’usage.
C’est également une pratique qui permet de formaliser les différents livrables du modèle d’un site, notamment : arborescence, zoning, story-board (interface filaire ou wireframe en anglais) et système de navigation.”

En savoir plus sur le site designersinteractifs.

FaceBook et actifs informationnels ?

29 septembre 2010 4 commentaires

Hier, je postais une note rapide à propos de la valeur des contenus poussés sur la plateforme Twitter dans laquelle je précisais que malgré l’absence de valeur, ou la très faible valeur “métier”, patrimoniale ou encore plus légale de ces contenus, il n’en restait pas moins que certains de ces contenus pouvaient représenter un risque pour les organisations.

D’ailleurs, à ce titre, il est toujours prudent de mettre en place des procédures de conservation et d’intégrer ces contenus dans la politique de gouvernance de l’information et des référentiels utilisés dans l’entreprise.

FaceBook : la réalité du réseau

La différence fondamentale entre Twitter et FaceBook tient à ce que ce dernier est une application de réseau et non pas un outil de “push” d’information.

Sur Facebook, vous ne “recrutez” pas des abonnés et vous ne souscrivez pas à des sources d’information, vous rassemblez autour de vous les personnes (au travers de leurs avatars) avec lesquelles vous souhaitez partager des informations, des émotions et qui l’acceptent (le principe de réciprocité et d’accord mutuel n’existe pas sur Twitter).

Cette dimension de réseau offre de nouvelles perpectives quant aux contenus partagés et à leur valorisation éventuelle.

Selon les différents informations statistiques disponibles notamment sur le site de la plateforme, le contenu généré et sous contrôle de FaceBook est gigantesque.

Ce contenu représente en terme de typologies et de valeur tout ce qu’on peut imaginer (à l’exception peut-être des documents produits en traitement batch) : ce sont autant de vidéos, photos, images, fichiers audios, fils d’infos, messageries instatanées, données personnelles, données de géolocalisation, présentations, documents, bref, un vrai catalogue à la Prévert !

Contenus et réseaux sociaux

Contenus et réseaux sociaux

Beaucoup, trop ?, de contenus

Depuis quelques années, les spécialistes du marketing ont mis en place des outils de collecte de données, souvent liées à nos habitudes de consommation, qui servent aujourd’hui à toutes (ou presque) les entreprises.

Depuis peu, il existe des tentatives de classification des données et informations partagées sur les réseaux sociaux.

Cette taxonomie (reprise par Hubert Guillaud sur son blog Internet Actu) des données sociales permet de distinguer

  • les données de services” : les données que vous confiez à un site social afin de l’utiliser. Ces données peuvent inclure votre nom légal, votre âge voir le numéro de votre carte de crédit.
  • Les données divulguées, c’est-à-dire celles que vous publiez sur votre profil et vos pages : billets de blogs, photographies, messages, commentaires.
  • Les données confiées”, c’est-à-dire celles que vous publiez sur les pages (et wall) de membres de votre réseau. (A la différence des données divulguées, quelqu’un d’autre en a le contrôle)
  • Les données fortuites sont celles que d’autres personnes publient à votre propos.
  • Les données comportementales sont celles que le site recueille sur vous en surveillant ce que vous faites et avec qui vous le faites. Il peut s’agir de jeux auxquels vous jouez, des sujets sur lesquels vous écrivez, des articles auxquels vous accédez (et qui permettent de prévoir votre appartenance politique).
  • Les “données dérivées” sont des données concernant l’utilisateur issu de toutes les autres données. (par exemple, un soutien affirmé au WWF vous identifierait plutôt comme une personne avec une orientation écologique)

La caverne d’Ali Baba ?

Si ce n’est pas le cas, il s’agit sans aucun doute d’un beau filon susceptible de contenir quelques pépites de choix.

La valeur de ce contenu est incroyable tant le volume est grand et son exploitation par les équipes marketing est une priorité pour toutes les organisations.
Il s’agit d’imaginer et de mettre en oeuvre des stratégies de “récupération” de ces informations, stratégies complexes, audacieuses et aux résultats incertains.

Mais, il s’agit également pour les organisations de considérer les informations émises et reçues comme des actifs porteurs de valeur ajoutée mais également de risques qu’il faut analyser.

Il ya beaucoup de questions ouvertes à ce sujet et il est clair, comme le rappelait récemment Bertrand Duperrin dans une note sur son blog, que la sécurité quant à la teneur des contenus échangés n’est pas qu’une affaire de technique, de procédures et d’informatique, mais également et surtout de comportement et de sensibilisation et de formation.

Au delà de ces considérations, les contenus mis à disposition sur ces réseaux publics ou internes ont, pour certains, une valeur importante et il s’agit également de les intégrer au niveau de la politique de gouvernance de l’information et des référentiels, non pas en tant que source de risques mais bien éléments de valeur ajoutée pour l’organisation.

Management de l’information [devoir de vacances ;-) ]

A découvrir ou simplement parcourir.

Réseaux sociaux d’entreprise et gouvernance de l’information

21 juillet 2010 2 commentaires

L’entreprise 2.0 va se développer par la mise en production de RSE basés sur des solutions techniques pleinement matures.

Ces applications de RSE sont le plus souvent encore très généralistes, elles sont le terreau  nécessaire au développement des nouvelles pratiques, mais certaines commencent à proposer des approches plus verticales et spécialisées.
Que ce soit Jalios, SharePoint ou encore Jive ou Jamespot.pro, ces solutions
s’appuient sur un pack fonctionnel commun permettant de mettre en oeuvre les dimensions relationnelles et conversationnelles, si caractéristiques du monde 2.0.

Avec ces solutions ce sont des nouvelles fonctionnalités mais surtout une rupture avec les solutions de gestion de contenus qui se met en place dans l’entreprise. Ainsi, l’organisation est centrée sur les conversations ou l’activité des membres (le document est associé et non plus au centre de la ou des discussions).
Les RSE impliquent tous les processus de l’entreprise 2.0 et sont porteurs de rupture à tous les niveaux de l’organisation.

En matière de contenu et de données, ce sont les RSE qui participent le plus à la croissance des volumes de contenus non structurés (± 80% de l’information utilisée dans l’entreprise).
Ce contenu doit pouvoir être utilisé directement et indirectement en association avec les informations existantes dans les bases des ERP (données structurées), des CRM mais également des solutions de gestion de documents (ECM).

L’entreprise 2.0, pour être encore plus efficace, doit pouvoir relier, associer, agréger tous ces contenus et ce, afin de rationaliser des processus tel celui de la relation client (facturation, après-vente, gestion de compte, etc.).

Elle doit également pouvoir mettre à disposition des RSE ces contenus afin de favoriser la dimension conversationnelle et ceci en toute sécurité, fiabilité et facilité.

Les RSE impliquent également une rupture dans la gestion de la gouvernance de l’information car ils obligent à une stratégie où les contenus structurés et non structurés sont gérés par des règles communes permettant à l’entreprise de valoriser ce patrimoine informationnel mais également de se protéger.

Contrairement au web, l’entreprise 2.0 a l’obligation de mettre en place un système où la confiance dans les contenus, les processus, est indéniable.
Cette confiance passe obligatoirement par une évaluation précise et objective de l’actif informationnel (information stewardship) et de son utilisation.

Elle passe également par ne connaissance des risques et le respect absolu des cadres juridiques dans lesquels l’entreprise évolue.

Les RSE doivent donc contribuer à la réalité de cet espace de confiance. Leur supervision ainsi que leur contrôle doit accompagner leur formidable développement dans l’entreprise.

L’entreprise 2.0 va, avec les réseaux sociaux d’entreprise, se doter d’outils pour gérer la gestion des savoirs et des  savoir-faire informels. Elle doit s’attacher à ce que ces outils servent également la mise en oeuvre des espaces de confiance.

e-volution 2.0 : chance ou risque ?

L’été est bien là et profitons de la bonne humeur générale pour regarder notre révolution 2.0 d’une oeil légèrement malicieux !

J’ai toujours été amusé de constater en écoutant les prévisions météos aux Etats-Unis que de temps en temps, il y avait des chances d’averses pluvieuses tandis qu’en France les météorologues parlent plus souvent de risques.

Tout le monde sait que le mot chance est employé dans le sens de probabilité, mais il n’empêche que son emploi est peut-être révélateur d’une approche différente du  monde.

Partir du principe que la probabilité qu’une chose arrive est également porteuse d’opportunités (si vous me permettez ce raccourci extrêmement rapide) relève d’une pensée positive qui me séduit bien plus que de considérer toute chose du point de vue du ou des risques qu’elle porte en elle-même ou génère.

Pour revenir aux averses (de pluie ou de neige), le risque est de gâcher une belle journée ensoleillée, de rendre la circulation moins fluide et de probablement de réduire votre brushing à néant!
Par contre, l’opportunité ou la chance d’une averse, c’est d’abord  un phénomène naturel indispensable à notre existence, une occasion de se rafraîchir ou de “farter” ses skis, que sais-je encore !

La “révolution 2.0” que nous sommes en train de vivre et/ou de subir met en exergue une différence comportementale importante entre ceux qui considérent qu’il s’agit d’une opportunité et ceux qui y voient surtout des risques (donc des menaces).

Pour chacun d’entre nous, le choix entre conservatisme (confort) et audace est permanent et nous savons trouver nos solutions et nous adapter plus ou moins rapidement (opportunisme ?).
Au niveau des entreprises et selon le point de vue et le réalisme de leur dirigeants, le choix entre chance et risque sera déterminant de leur avenir.
Dans une étude récente, USEO illustre les changements actuels liés à l’apparition des “Réseaux Sociaux d’Entreprises (RSE ) qui vont se distinguer des Intranets traditionnels en introduisant de nouvelles règles:

  • Une existence numérique : L’accès est conditionné à la création d’une identité numérique
  • La transparence : La possibilité de savoir qui est venu consulter une information. Plus globalement, l’activité de chacun est affichée : ses lectures, ses contributions, ses interactions,  etc.
  • La mise en relation: L’identification d’autres membres ayant des centres d’intérêt communs et la possibilité de rentrer en contact avec eux.
  • La conversation : La possibilité pour chacun d’engager la conversation, de s’insérer dans une discussion, d’apporter une information

Ces nouvelles règles conduisent au développement de nouvelles valeurs au sein de l’entreprise :

  • La capacité à entrer en contact avec les autres
  • L’abondance
  • La confiance, l’e-réputation,

Des valeurs portées par l’Organisation, mais qui bousculent les modes d’organisation hiérarchiques et dérangent ceux qui estiment que leur «utilité» tient à l’information qu’ils possèdent. Pour cette raison, les RSE se développent dans les contextes où les collaborateurs s’emparent de l’outil avec l’approbation de la Direction. Mais c’est l’encadrement intermédiaire qui en réinventant son mode de management va permettre d’utiliser pleinement le levier procuré par les RSE (pour : fluidifier la circulation de l’information, valoriser les compétences, augmenter le partage d’expertise, etc.) au service d’objectifs métiers.”

En ce qui me concerne, il est clair que nous avons des chances d’entreprise 2.0 dans les mois qui viennent !

Retrouvez ici les publications de la société USEO


Collaboration, croissance et gestion de l’information

6 juillet 2010 5 commentaires

La gestion de l’information est au centre de l’évolution de notre économie et depuis quelques années de nombreux travaux et publications mettent en avant la culture de l’information,  à l’instar de Don Tapscott et Anthony Williams qui l’ont dénommée : wikinomie.

On ne le dira jamais assez, mais un des enjeux des entreprises est notammnent de réorganiser en son sein ses modes de gestion de l’information formelle et informelle.
Si l’on se référe au “modèle” de la wikinomie, celui-ci exige au préalable une structure de gestion interne ouverte sur l’extérieur sans faille et, sécurisée.

Il y de nombreuses méthodes pour soutenir cette organisation. MIKE 2.0 est probablement la méthode la plus référencée dans les blogs anglo-saxons.

MIKE 2.0

MIKE2.0 (Method for an Integrated Knowledge Environment) est un cadre de distribution Open Source pour la Gestion d’Information d’Entreprise.
Il fournit une méthodologie complète qui peut être appliquée dans un certain nombre de projets différents dans l’espace Gestion d’Information. Bien qu’il soit initialement axé autour des données structurées, l’objectif de MIKE 2.0 est de fournir une méthodologie complète pour tout type de Développement de l’Information.

Mike 2.0

Le Développement de l’Information est une approche que les organisations peuvent utiliser pour traiter l’information comme un actif stratégique dans leur chaîne d’approvisionnement: de la façon dont elle est créée, consultée, présentée et utilisée dans le processus décisionnel à la façon dont elle est partagée, conservée en toute sécurité, entreposée et détruite.

La Nécessité du Développement de l’Information

Le concept du Développement de l’Information est fondé sur une prémisse : en raison de sa complexité, nous manquons de méthodes, de technologies ainsi que de compétences pour résoudre nos problèmes de gestion de l’information.
Un grand nombre des techniques en usage aujourd’hui sont relativement immatures et fragmentées et les solutions efficaces sont de plus en plus difficiles à trouver.
C’est une des raisons pour lesquelles les organisations qui savent bien gérer l’information connaissent plus de succès.

Il s’agit pour les organisations de :

  • Conduire une approche globale à travers une stratégie d’information.
  • Permettre aux personnes possédant les compétences nécessaire de construire et gérer des systèmes d’information tout en créant une nouvelle culture d’excellence de l’information.
  • Promouvoir des nouveaux modèles d’organisation qui offrent des compétences améliorées de gestion de l’information.
  • Améliorer les processus autour de la conformité, les politiques, les pratiques et la mesure de la valeur de l’information.
  • Fournir des solutions technologiques contemporaines qui répondent aux besoins des organisations fortement fédérées d’aujourd’hui

MIKE 2.0 est une méthode qui fait la part belle aux technologies 2.0 et qui aborde tous les aspects concrets de leur application dans l’entreprise et de la planification dans le temps et l’espace.
Même si cette méthode peut paraître un peu «lourde» en terme de descriptifs des procédures, elle offre l’indéniable avantage d’être complète et de représenter un bon cadre pour une mutation maîtrisée vers l’entreprise 2.0.


MIKE 2.0 & collaboration

Pour en savoir plus :
L’architecture SAFE
MIKE 2.0 (en anglais)
Télécharger le livre blanc Governance 2.0 (en anglais)

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