E20 : ma petite entreprise ne connaît pas …..


Dès demain, l’Enterprise 2.0 European Summit sera l’occasion de faire le point sur la réalité du « social business » dans les entreprises au travers des initiatives qu’elles ont pu mener ces derniers mois.

Au delà des témoignages, de leur pertinence et de la qualité des « enseignements » qui nous sont proposés à l’occasion des séances pleinières et des nombreux « ateliers » ou sessions, il nous faut constater qu’ils seront le fait, pour la plupart, de grandes entreprises : AXA, Danone, Renault, BASF, Auchan, SNCF, Amadeus, entre autres.

Et il est une question qui taraude la plupart de mes interlocuteurs : le social business, l’entreprise 2.0, sont-ils réservés au monde des grandes entreprises et des multinationales ?

La réponse évidente, simple, naturelle est : bien évidemment non !

Mais pourquoi rencontre-t-on aussi peu de petites et moyennes entreprises (à l’exception de Lippi) qui témoignent des initiatives qu’elles ont prises, des succès escomptés et des difficultés rencontrées ?

Probablement pour des raisons de notoriété et de capacité à attirer des participants à des événements, mais également du simple fait que leur taille oblige chacun à se consacrer à ses missions principales, missions dans lesquelles « l’évangélisation autour du 2.0 » n’a très probablement pas de place.

Alors et pour rester dans le concret, je vous propose aujourd’hui de jeter un regard objectif et bienveillant sur les 12 pratiques qui font une organisation « collaborative » proposées par Chess Media Group et de vous poser les « bonnes questions » indépendamment de la taille globale de votre organisation.

  1. Chacun, l’employé et l’organisation soit y trouver son compte (quels bénéfices, pour qui ?)
  2. La collaboration est d’abord un projet basé sur une stratégie (le choix des outils vient ensuite)
  3. L’écoute des employés est essentielle (quelles pratiques, quelle culture ?)
  4. Lâchez « la bride » de vos employés
  5. Affirmer la valeur de l’exemple par un soutien actif des « managers »
  6. Intégrer les pratiques dans l’existant  (pratiques, processus, outils) autant que faire se peut
  7. Mettre en place une organisation d’accompagnement (formation, suivi, conseils) réactive
  8. Créer et mesurer les indicateurs pertinents (KPIs métiers par exemple)
  9. Mettre en oeuvre des initiatives structurantes (pas que des pilotes ou des expériences « pirates »), la collaboration n’est pas une option !
  10. Considérer la collaboration comme un « sujet » en perpétuelle évolution (besoins, pratiques, sujets, KPIS, outils) et privilégier une méthode agile
  11. Garder en mémoire qu’au delà de l’employé, c’est tout l’écosystème de votre organisation qui peut tirer bénéfice de la collaboration
  12. La collaboration est dans notre ADN et la mise en oeuvre assumée de ces pratiques dans les organisations a des impacts positifs sur nous tant en ce qui concerne notre « productivité » que probablement notre « bien-être ».

Pour en parler 😉

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Hypertextual publie le « Petit guide de la conduite du changement dans l’économie de la connaissance »


Cecil Dijoux publie son premier guide de la conduite du changement dans l’économie de la connaissance et la pertinence est au rendez-vous !

cecil-usi-2012Depuis plusieurs années Cecil partage une expérience au travers de son blog (#hypertextual) dans lequel il publie ses réflexions quant aux questions de management et/ou à la culture des organisations dans un monde interconnecté.
Plusieurs billets ont bénéficié de commentaires ou de mises en perspectives de  » Thought Leaders » dont John Hagel, Yves Caseau, Jon Husband ou Susan Scrupski, mais également d’autres contributeurs tout aussi intéressants qu’avisés quant il s’agit de partager autour de la conduite du changement.

Cecil a vécu et a été impliqué de près ou de loin dans de nombreuses initiatives de changement organisationnel, ce qui lui confère une légitimité et un point de vue très intéressant.

Avec ce « Petit guide de la conduite du changement dans l’économie de la connaissance », premier e-book #hypertextual, Cecil entend combler un manque car il n’existait aucun ouvrage de ce type consacré à la conduite du changement dans la société de la connaissance.
En partageant son expérience mais aussi des nombreuses recherches qu’il a effectuées pour son blog en marge d’un projet de conduite du changement (18 mois) au sein d’une R&D logicielle (80 personnes) et donc, d’une organisation de travailleurs de la connaissance, Cecil apporte une contribution réellement intéressante pour tous ceux qui participent ou réfléchissent à ces questions de « change management ».

Pour Cecil « le très faible taux de succès constaté sur ce genre d’initiatives de changement devrait inviter à la modestie et à réfléchir sur les moyens que l’on peut se donner pour améliorer les chances de réussite de son projet. Dans la plupart des initiatives de changement vécues, j’ai identifié deux causes principales d’échec : des lacunes théoriques et une insuffisante confrontation au réel« .

L’objectif avoué de ce petit guide est de proposer sous une forme synthétique (moins de 100 pages), un trait d’union entre la théorie (sous la forme d’une stratégie en quatre étapes inspirée des ouvrages principaux sur le sujet) et la pratique au quotidien (un ensemble d’actions alignées sur des principes de management).

A vous d’apprécier et de juger !

Cet e-book téléchargeable gratuitement est licencié sous Creative Commons by-nc-sa

* Cecil Dijoux exerce dans l’industrie des systèmes d’information depuis un quart de siècle.
Cette expérience l’a amené à travailler dans plusieurs pays d’Europe, plusieurs types d’industrie ou d’organisations (start-up, PME, société de service, éditeur logiciel, entreprises transnationales) et à de nombreux postes (développeur, support, opérations, manager, consultant).

[#e20s]Gestion et animation de communautés : comment faire efficace ?


Créer un centre d’excellence !

Dachis Group propose et décrit dans une présentation mise en ligne il y a quelques jours les avantages et les conditions de mise en oeuvre de ce CoE.

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Et les 8 étapes « constitutives » d’un CoE efficace :

  1. La vision
  2. Les KPi (comment mesurer le succès)
  3. Les rôles (Qui, pourquoi, pour quoi?)
  4. Les compétences
  5. Les acteurs
  6. Les coûts
  7. Le projet pilote
  8. La communication

Découvrez pourquoi dans la présentation ci-après :

[Commerce de détail] Comment Google va rafler la mise ?


L’important pour le commerce de détail et pour les petites entreprises de service, contrairement aux marques, est de réussir à moindre coût l’expérience de l’e-commerce !
Certains y sont allés de leur propre site de vente en ligne, site venant compléter une stratégie classique  » brick and mortar « , mais beaucoup n’ont pas osé s’y risquer par manque de connaissance, de budgets ou encore en l’absence de perspectives claires.

L’essentiel pour le commerce de détail est de se faire « repérer » dans sa zone de chalandise qui reste souvent restreinte à un périmètre géographique limité.

Il n’y a pas si longtemps, des enseignes lumineuses et un encart dans un gratuit local pouvait garantir avec le « bouche à oreille » une visibilité suffisante.
La réputation et la bouche à oreille fonctionne toujours très bien, voire de mieux en mieux, mais au travers de nouveaux canaux !

L’acte d’achat au coeur du système

Il y a eu les premières expériences de commerce électronique et on a pu constater que très souvent les expériences ont été le fait de nouveaux acteurs venus concurrencer le commerce traditionnel, non sans un certain succès si l’on en juge par Amazon, mais également les « supermarchés » en ligne !

Puis, il y a eu les réseaux sociaux et principalement Facebook, réseau rapidement pris d’assaut par les marques !

Facebook est à la marque ce que l’enseigne lumineuse est à la boutique : un facteur de visibilité, mais pas forcément un générateur direct de ventes et de revenus.
Hors le commerçant a surtout besoin de générer des revenus sans pouvoir compter sur une notoriété importante ou un effet de mode. Il génère son chiffre d’affaires dans sa zone de chalandise.

Contrairement aux médias sociaux « traditionnels » Google propose avec Google Map, Street View et Plus, une approche nouvelle de l’expérience d’achat pour l’utilisateur.

Avec Google, ce n’est pas vous qui êtes au coeur de l’application, mais votre besoin ou votre envie ! Et cela change tout !

J’ai, dans un billet précédent, décrit l’incroyable valeur ajoutée de ce service !

Simplicité, pertinence, accessibilité (mobile), du point de vue de l’utilisateur pour un investissement maîtrisé pour le commerçant.

Avec ce service, l’engagement du client et le travail du community manager (ou du responsable du commerce) prennent tout leur sens au delà des postures et des effets de mode dans une réalité commerciale motivée par l’envie et/ou le besoin.

On cherche  et on trouve en fonction de sa localisation:

Ici une école dans la région de Nyon (CH)

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Ou un « burger » sur la 39th à NYC

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on affiche la page du restaurant choisi (note/nombre d’avis/prix moyen)

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On visualise l’endroit et le « look » de la boutique et on jette un oeil vite fait aux recommandations

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On utiliser la fonction itinéraire de Map (si on est perdu), on téléphone pour réserver une table, on garde en favori ou on le partage avec des amis 😉

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Quoi de plus efficace pour le consommateur, mais également pour le commerçant ? une page Facebook ? un site marchand ? un panneau publicitaire gérant ? pas si sur !

Google, au travers de ses applications vise clairement la masse des petites et moyennes entreprises et les particuliers que nous sommes dans une stratégie (solomo) ou l’efficacité opérationnelle est valorisée aux dépens de l’égo des annonceurs.

Une stratégie qui va permettre à Google de « rafler la mise » de l’e-commerce en valorisant l’expérience utilisateur en dualité : online et « brick and mortar » !

#E20: Casser les silos, ils reviennent au galop !


Les entreprises déploient des efforts importants pour évoluer et développer un « capital social » plus riche au travers d’un engagement plus pertinent de leurs employés et, au-delà, de tout leur éco système.

Il est convenu que la conduite du changement passe notamment par l’ouverture d’espaces de dialogues et de partage à des niveaux « transverses », c’est à dire au-delà des hiérarchies établies et même des « frontières » communément admises.

Il faut « casser les silos », car ils peuvent être des freins à l’enrichissement du capital social !

Un héritage lourd !

Les organisations actuelles ont évolué dans une logique qui a conduit à un certain « raffinement » dans la mise en oeuvre de barrières, de frontières, autour du savoir et des dicastères, réels enjeux de pouvoir !
Il est presque paradoxal de constater que l’économie moderne s’est construite avec le « libre échange » par des entreprises qui ont, en ce qui concerne leur propre organisation opérationnelle, privilégier un certaine « protectionnisme ».

Protectionnisme des savoirs, des connaissances et des relations qui sont devenus LE système de management des moyennes et grandes entreprises à travers le monde.

C’est un modèle unique, probablement suffisamment efficace pour avoir pu résister lors des derniers chocs économiques, construit et soutenu par tant de générations issues des « business schools » à travers le monde occidental.

Une évolution difficile, mais salutaire

Aujourd’hui, le besoin d’adaptation, donc de connaissance, aux évolutions des marchés, des envies, de besoins, fait que les entreprises doivent trouver en interne, et au moyen notamment d’un marketing opérationnel fort, des sources d’informations et d’innovations qui lui permettront de satisfaire son besoin vital de performance économique.

Cette adaptation est bien comprise et nombreux sont les projets et les tentatives qui en témoignent.
Aujourd’hui, les solutions techniques viennent servir avec efficacité cette évolution, mais elles ne peuvent se substituer à une absence de vision, une mauvaise stratégie ou à un manque de vigilance.

Comme c’est souvent le cas, les entreprises vont évoluer à leur propre rythme, selon leur propre culture et en fonction du leadership de leur(s) dirigeant(s) et ici comme ailleurs, rien n’est définitivement acquis !

Le silo est mort, vive le silo !

silosL’habitude, le conformisme, la facilité sont avec les rivalités internes et les luttes pour le pouvoir tout autant de bonnes raisons de défendre son pré carré et de dessiner à l’envie les contours de nouveaux silos.

La mise en oeuvre de pratiques et d’outils collaboratifs et transverses doit se faire au delà des pratiques « protectionnistes », c’est à dire qu’elle implique une conduite du changement qui soit :

  • explicite
  • transparente
  • comprise
  • accompagnée

au service d’objectifs réalistes à court et moyen terme.

A défaut,

  • les communautés institutionnelles ne seront que des espaces de communication top-down,
  • les communautés de projets resteront réservées à la contribution des seuls initiés et des experts, tandis que
  • les communautés privées et ou secrètes deviendront le refuge des conservatismes de tout poil et les sanctuaires des pratiques qu’on avait voulu voir évoluer !

Le community manager voit ainsi son rôle largement réévalué au service de la conduite du changement et au service de la mise en oeuvre de l’entreprise de demain.

Véritable acteur au coeur des stratégies opérationnelles d’évolution des organisations, le responsable de communauté est le premier symbole de l’entreprise 2.0, charge à tous ceux qui partagent ce rôle de tout mettre en oeuvre avec méthode et courage pour rejeter définitivement la « tentation silo » !