Entreprise 2.0 : Manuel de survie pour cadre (dynamique!)


L’entreprise 2.0 revient sur le devant de la scène en ce début d’automne et les billets sont nombreux en ce début octobre :

– Qui veut vraiment d’une entreprise 2.0 ?  à lire sur Les Talents d’Alex

– Les RSEs comme révélateurs de la culture d’entreprise sur Hypertextual

– Ne vous méprenez pas sur le social business. Pas plus que sur l’entreprise 2.0 chez Entreprise Collaborative,

plus tous ceux que j’aurais raté !

La période est propice : une sphère banco-financière en pleine crise de nerfs et prête à sombrer, des managers qui perdent leurs certitudes, des employés et collaborateurs qui demandent autre chose, des clients qui aiment et le revendiquent,…

Dans l’entreprise, le cadre a de quoi s’inquiéter  et face aux nombreuses incertitudes, il est bon de s’en tenir à quelques règles de survie élémentaires mais néanmoins précieuses voire salvatrices pour certains d’entre-nous.

Pour survivre dans un environnement instable qui pourrait devenir hostile, le cadre doit impérativement mettre en oeuvre une stratégie pertinente et savoir utiliser avec « bon sens » les outils dont il dispose !

La nouvelle menace dans un monde dématérialisé tient à la perte (absence) de contrôle de l’utilisation d’un certain nombre d’informations. Pour mieux s’en prévenir à un niveau professionnel le cadre doit :

  • Revoir sa page FaceBook, sa liste d’amis qu’il ne faut pas hésiter à « nettoyer » et vérifier les paramètres de sécurité afin d’éviter toute « divulgation » nuisible
  • Mettre à jour son profil Linkedin (ou Viadéo), soigner la présentation (Prénom + Nom et non l’inverse, majuscules-minuscules, etc.), utiliser les outils (compétences, évènements, etc.) afin de démonter une « maîtrise » de l’outil sans apparaître comme un « vil opportunniste » vis à vis de ses collègues et supérieurs
  • Choisir définitivement entre Iphone, BlackBerry ou smartphone Android qui correspondent aux « stéréotypes » suivants : plutôt pro, ouvert, convivial, esthète, pour l’Iphone ; pressé, efficace, costume 3 pièces, stressé pour le Blackberry et  définitivement technophile, jeune, voire geek pour Android disponible pour beaucoup de marques
  • Ouvrir un compte Twitter avant qu’il ne soit trop tard et penser une stratégie quant au contenu qui y sera poussé
  • Vérifier que son profil publié dans l’entreprise (trombinoscope, intranet, réseaux sociaux d’entreprise) est à jour et cohérent avec sa stratégie
  • Contribuer activement aux espaces collaboratifs auxquels il a été invité
  • Valoriser l’IRL et refuser de disparaître derrière la techno : reconnaître qu’une conversation téléphonique peut être plus agréable et plus efficace qu’un courrier électronique et savoir créer des relations humaines, sociales au delà des outils
  • Entretenir ses réflexes de survie (forme physique et mentale = rester sur le « qui vive »)
  • Rester humble et objectif par rapport à soi-même et ne jamais oublier qu’en 2.0 comme en 1.0 ou avant la vie est trop courte pour ……….. (à vous de remplir les blancs)

Et selon vous, quels conseils ?

Merci

Sondage L’Atelier – Ifop : les nouvelles formes d’engagement des salariés


Quelques chiffres à retenir dans les résultats publiés ci-dessous

>> L’accès à internet est restreint à l’usage professionnel pour 21% des sondés

>> 88 % des sondés disent être très impliqués dans l’entreprise ce qui pour 64% d’entre-eux signifie prendre du plaisir à son travail, 58% adhérer aux valeurs de l’entreprise et pour 55% aller au-delà des missions prévues par leur contrat de travail

>> 51% se plaignent d’une surcharge de travail tandis que pour 47% le principal problème au travail se trouve dans le manque de participation aux décisions de l’entreprise

>> L’implication des sondés dépend de l‘image de l’entreprise véhiculée par la qualité des produis et des services (86%), les valeurs de l’entreprise (81%) ou encore les informations publiées sur elle dans la presse, les médias en ligne et les réseaux sociaux (62%).

>> A la question : Votre implication serait-elle plus importante si votre entreprise adoptait un management plus collaboratif (participatif, associatif) ? Ils sont 61% à répondre Oui !

43% des sondés soulignent que l’amélioration de leur implication pourrait résulter d’une amélioration des outils de travail tandis que 38% souhaitent avoir la possibilité d’influencer la stratégie de l’entreprise.

Tous les détails de cette enquête, ci-après :

Contact l’Atelier : Sandra Edouard-Baraud – Sandra.edouardbaraud@atelier.net

Contacts Ifop : Frédéric Micheau / Guillaume Chevalier frederic.micheau@ifop.com

CEO 2.0 : je veux mon réseau social d’entreprise !


2012, c’est l’année des jeux olympiques donc de la valorisation de la performance, de l’effort, de la fraternité dans la compétition et je pense que c’est un bon thème à exploiter pour donner une impulsion à notre société.

Depuis quelques mois, une certaine mélancolie, pour ne pas dire une sérieuse baisse de motivation, est perceptible dans « nos murs » et il me faut remettre cette équipe en bon état de marche !
Depuis quelques années on ne pratique plus les « stages commandos » pour cadres, ni le saut à l’élastique, et le directeur RH m’a récemment informé que les techniques traditionnelles de « team building » étaient dépassées et que nous devions (nous, pas lui) faire preuve d’imagination notamment envers le middle management qui est un peu (ou beaucoup) bousculé ces temps.

Naturellement et comme d’habitude dans les cas « graves » tout revient sur mon bureau et je dois trouver une idée particulièrement pertinente et novatrice !

Depuis quelques temps, je reçois des invitations à des colloques et autres réunions dans lesquels on ne parle, apparemment, que d’un sujet : les réseaux sociaux d’entreprise !

Naturellement, j’ai demandé à mon assistante de me trouver de la documentation et de m’inscrire à l’un des colloques pour autant qu’il cible clairement une audience de chefs d’entreprise et de cadres supérieurs et qu’il se déroule dans un endroit pour le moins acceptable en terme de localisation et de réputation.

En attendant le colloque, j’ai commencé à jeter un oeil aux nombreux articles imprimés par mon assistante et classés dans une logique que je n’ai pas compris, mais est-ce vraiment important ?

Tout de suite, j’ai constaté qu’il y avait un problème car en dehors des articles publiés dans les journaux et les revues dites spécialisées (informatiques pour la plupart), le reste, soit la plus grande partie, était constitué d’un amas de feuilles tout droit sorties de l’imprimante qui ronronne à droite du bureau de Nadine. (c’est le prénom de mon assistante!)

Franchement, mon sang n’a fait qu’un tour !
Vu les efforts (sacrifices) imposés par les actionnaires et relayés avec zèle par le CFO (on sait qui me l’a « chaudement » recommandé celui là), il était hors de question que Nadine imprime des pages de sites web (les emails oui, pour le côté pratique), d’autant plus que la mise en page aléatoire rend souvent le texte difficile à lire !

Et Nadine de m’expliquer avec sa patience habituelle que la plus grande partie des informations et des débats sur le sujet se font en ligne et que c’est surtout dans les blogs qu’elle a réussi à trouver des articles qui lui ont semblé pertinents !
Là, je dois avouer qu’elle m’a un peu agacé !!!
Le ton « institutrice » et le discours pédagogique ne m’ont pas vraiment plu et puis, je sais bien ce qu’est un blog, ma fille en avait un sur le site de Skyrock avant d’ouvrir sa page Facebook et là je ne vois vraiment pas le rapport entre les inepties des blogs et la problématique de mon entreprise !

J’ai donc (comme d’habitude) décidé de chercher par moi même et avec Google cela n’a pas été trop difficile !
Sur la recherche « réseaux sociaux d’entreprise« , Google m’a proposé plus de 29 millions de résultats, trop pour moi !
J’ai quand même participé un à un sondage (12 questions).
Ensuite, j’ai repris les feuilles imprimées par Nadine et j’ai commencé à chercher le nom des auteurs de ces articles.

Il faut reconnaître que de ce côté, cela a été beaucoup plus simple !!

Thierry de Baillon, Bertrand Duperrin, Claude SuperFranck Lapinta, Frédéric Poulet, Axyome Martin, Anthony Poncier et les consultants de USEO (LECKO)  ou de NextModernity, les publications de Collaboratif-info, pour ne citer que les plus référencés en langue française sur ce sujet, ont beaucoup écrit ces derniers mois sur le sujet et je dois avouer qu’au delà de l’exercice pénible (à mon avis) de lire sur l’écran de mon notebook (le Blackberry est vraiment nul de ce point de vue), j’ai découvert des billets intéressants, pertinents et souvent très concrets, donc très utiles.

Depuis, je peaufine mon plan et je ne rate pas (en fin je crois) les retours d’expérience et ceux des entreprises de taille moyenne m’intéressent beaucoup.
Si j’ai bien compris l’impérieuse nécessité d’un leadership (c’est mon rôle, non?), pour autant, il me reste encore à travailler sur certains points :

  • Comment harmoniser le réseau social d’entreprise avec notre organisation matricielle et mon organigramme en râteau qui me permet de « garder un contrôle » direct avec les managers  ?
  • Quelle communication dois-je faire pour continuer à « challenger » fortement ces managers sans pour autant que cette nouvelle initiative ne soit par trop « déstabilisante » pour certains d’entre-eux ?
  • Quels sont les projets, les départements, les sujets, etc.,  qui auraient un bénéfice rapide à utiliser ce réseau ?
  • A qui vais-je déléguer la responsabilité du réseau social d’entreprise : la com, les RH, l’informatique,…?
  • Dois-je prévoir la mise en place d’une « task force » et/ou d’un comité éditorial ?
  • Comment valoriser cet « outil » vis à vis du conseil d’administration (au delà du Directeur Financier), quels arguments, quels coûts,  quel retour sur investissement ?
  • Comment « vendre » cet outil aux cadres et aux employés ?
  • En tant qu’initiateur et porteur de ce projet, jusqu’où dois-je aller en terme de participation et  quels sont les risques pour moi ?
  • ……
  • Quelles sont les autres questions que je devrais me poser ????????

Mon entreprise a besoin de continuer  à évoluer pour être bien armée et pouvoir faire face aux difficultés que le quotidien, des marchés aux clients en passant par les produits, les solutions et bien sur les employés, ne manquent pas de dresser sur notre chemin.

Mon rôle de responsable est de guider et d’accompagner cette évolution afin qu’elle se passe au mieux des intérêts de chacun et le réseau social d’entreprise (pas la plateforme informatique, mais ce qu’elle peut permettre de faire) est une partie de la réponse à mon avis et je sais que je veux mon réseau social d’entreprise, mais ………….j’ai encore plein de questions……..

Et je ne suis pas le seul, si j’en crois ce billet !

PS : Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite,…., quoique ;-))

Intrapreneurship : mythe ou opportunité ? (#intranet)


Il y a quelques jours Elsua annoncait sur son blog qu’en ce qui le concerne, il abandonnait l’usage de la terminologie « social business » pour préférer celle de « Social Enterprise » et de nous souhaiter la bienvenue dans une nouvelle époque, celle de l’Intrapreneurship !

Le concept d’intrapreneurship n’est pas vraiment nouveau (il est apparu à la fin des années 70), mais il trouve aujourd’hui un terrain probablement plus favorable à son épanouissement.

Pour les tenants de l’orthodoxie quant à l’utilisation de ce terme, je leur propose de parcourir l’étude publiée par Alf Steinar Sætre, en 2001, sous le titre « Intrapreneurship: An Exploratory Study of Select Norvegian Industries« , ils y trouveront des cas pratiques, des analyses  ainsi que des illustrations pertinentes et documentées.

Aujourd’hui, l’explosion de l’utilisation des plateformes de sociaux peut être considérée comme favorable au développement de l’intrapreneurship, mais reste encore en à définir le contexte précis (outils, objectifs, etc..) dans lequel il peut espérer atteindre une certaine maturité.

Quand Scrupski écrit à propos de la « révolution sociale dans l’entreprise »:

“[…] The zeitgeist of Social is about introducing the promises of Web 2.0 (Openness, egalitarianism) to reinvent the way things have been done in prior eras, evolved from industrial age principles, e.g. Taylorism.

Social is not about anarchy ; it’s about freedom and democracy and innovation. It’s not about rigid structures and hierarchies; it’s about transparency and honesty and re-distributing power to create agile change motivated by passionate, engaged actors. It’s about leadership that rewards and recognises talent and instinctively has a collective understanding of the community it serves, because it’s tuned into what they think, as well as what they do. It’s about authenticity and trust.”

On ne peut qu’être d’accord (d’autant plus pour l’avoir maintes fois écrit, défendu ou proclamé sur ce blog et d’autres) !

Et dans la « vraie » vie ?

Au delà des discours qui souvent tiennent plus de la méthode Coué ou qui, parfois, sont proches de pratiques incantatoires, il y a une réalité avec laquelle  nous devons tous composer.

Dans les années 2000, les entreprises ont mis en oeuvre un outil en réponse à des besoins de diffusion de l’information en interne : l’intranet.
Généralement conçu comme un site web (premières générations,  i.e. pas ou peu participatif), cet espace, sous la responsabilité d’un webmaster isolé et n’ayant pas les moyens de déployer un CMS, est resté une « publication » ouverte en mode « pull » (consultation) pour des informations générales (en fait, il a souvent été considéré comme un « tableau d’affichage » disponible sur le poste de travail).

En se fiant aux statistiques disponibles (voir l’infographie ci-après) on constate que les collaborateurs utilisent l’intranet (43% au moins une fois par semaine) en premier lieu pour y trouver des infos sur leurs collègues ou le personnel (trombinoscope), lire les news concernant la compagnie, consulter les procédures ou encore y trouver certains formulaires « corporate » !

Pas étonnant, mais vous me direz que les réseaux sociaux d’entreprise sont là et qu’ils viennent à point nommer pour « bousculer » cette vision « archaïque » de la communication interne et l’absence d’opportunités d »engagement » pour les collaborateurs de l’entreprise.

Oui, peut-être et le débat est ouvert !

Et l’esprit d’entreprise dans tout cela ?

Si les outils sont là et que les autres moyens et les conditions sont réunis, à savoir suffisamment de transparence, d’ouverture,de bienveillance et d’humilité de la part de tous les acteurs, il faut encore qu’ils en aient ENVIE, mais également l’ESPRIT !

 « Nous sommes tous des entrepreneurs! » Beau slogan, s’il en est , surtout pour vendre un bouquin, des formations, …
Pour les moins jeunes, on avait déjà entendu « sous les pavés, la plage » ! Cool mais depuis longtemps on arrêté de creuser ;-))
Loin d’être désabusé, j’essaie de rester objectif et réaliste.
Je pense comme beaucoup qu’il y a un gisement de richesses non ou mal exploitées en chacun et que l’un des intérêts des réseaux sociaux tient à faire « émerger » une partie de ces richesses.

Pour autant, je dois constater que beaucoup d’entre nous se contente d’un « rôle » de spectateur et qu’il est parfois difficile de faire vivre des espaces collaboratifs.
Il est certain que les réflexions amorcées dans beaucoup d’entreprises autour de l’intranet et de ce que cette plateforme peut représenter en tant qu’outil de productivité, de cohésion et d’engagement pour les collaborateurs vont dans un sens favorable à l’intrapreneurship.

Mais, il est également acquis qu’ENTREPRENDRE c’est aussi (surtout dirons certains) un état d’esprit, nullement partagé par tous et qu’il est également noble et productif de savoir SERVIR !

C’est pourquoi, j’insiste sur le fait que la transformation du capital social en « business » ne se fera pas à prétendant que « tout le monde est un entrepreneur » mais plutôt en permettant à chacun de trouver sa place, son « utilité » et la reconnaissance par le déploiement de ces nouveaux outils.

A votre avis?

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En complément :

Conférence Intranet 2011 – Paris – 11 octobre

Conférence : Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise  Institut Boostzone et Collaboratif-Info – Paris – 18 octobre

 

Mobilité : une révolution pour et dans l’entreprise (#SoLoMo)


Dans SoLoMo, il y a MOBILE et, à lui seul, ce mot concentre les challenges, les risques, les opportunités et les contraintes des entreprises de demain.

Nouvelles perspectives, nouvelles offres, nouveaux comportements et nouveaux outils, à vous de vous y préparer !

Dans la présentation ci-après Paul Van Doorn vous donne une partie des clefs !