Réseaux sociaux d’entreprise : 10 conseils pour réussir les projets


Ne pas partir la « fleur au fusil »

A l’instar de tout projet, la mise en oeuvre d’un  réseau social d’entreprise est à gérer avec réalisme, précision et dynamisme.
Définition des objectifs, précision du planning, évaluation des outils et obtention des ressources sont, entre autres, « les milestones » de l’avancement de la mise en oeuvre du RSE.
Le mieux pour éviter des désillusions quant aux fonctionnalités et aux « orientations » des solutions proposées sur le marché est de se référer aux analyses disponibles.

Ne pas lancer des « projets pirates »

Les projets faisant appel à des solutions de réseau social d’entreprise doivent s’inscrire d’emblée dans une démarche officielle.
Il ne s’agit pas d’installer sur un serveur une solution et de mettre en oeuvre une « communauté » de geeks ou de collègues sympas, car cela ne sert qu’à dévaloriser le RSE.
Le passage des entreprises au modèle 2.0 ne peut pas se faire pas dans les « recoins » des services informatiques ou marketing et le « projet pirate » est clairement contre productif !

Ne pas contourner le middle management

Les réseaux sociaux d’entreprise font partie des projets qui, pour réussir, doivent bénéficier d’une large support du top management. Pour autant, il est dangereux de se satisfaire de l’investissent du C-Level dans la démarche et de ne pas y faire participer le « middle management ».
Ces acteurs de l’entreprise peuvent devenir les meilleurs sponsors des projets dans le temps et les associer aux projets concrets dans les dicastères qui les concernent est un gage de réussite.

Ne pas snober les équipes informatiques

Toutes les ressources ainsi que tous les secteurs de l’entreprise sont concernés par les espaces collaboratifs au service de leurs projets. Il en va de même pour les équipes techniques et notamment l’informatique.
Les projets du type RSE sont des projets métiers et fonctionnels avant d’être techniques, mais l’implication de l’IT dans les phases d’évaluation, d’intégration, voire de support interne, est essentielle et dans ce cas, il faut également éviter de « gaspiller » inutilement ses atouts !

Ne pas annoncer votre RSE comme le « Facebook » de l’entreprise

Il est des équipes ou des services, en dehors du middle-management et de l’IT, qui peuvent vous aider à réussir la mise en oeuvre de vos projets s’appuyant sur un RSE, il s’agit des équipes marketing, RH et communication (corporate, mais également interne).

En valorisant les projets par une communication claire et pertinente, vous les positionnerez d’emblée comme indispensables à la bonne marche et à la croissance de l’organisation.
Un réseau social d’entreprise se « vend » en interne d’abord comme une réalisation innovante, pertinente et porteuse de valeur ajoutée et il est important de communiquer sur ces thèmes en identifiant, puis en associant les ressources de l’entreprise (leaders d’opinion, managers, etc.)  qui peuvent vous aider dans cette tâche de promotion.

Ne pas ouvrir une « auberge espagnole »

Chacun le sait, une auberge espagnole représente un endroit où chacun arrive avec ses provisions, ce qu’il aime, ce qu’il a prévu. On ne partage pas tous la même nourriture : il n’y a pas un menu, mais chacun mange ce qu’il a pris avec lui.

C’est donc un lieu convivial où on ne partage rien si ce n’est l’espace.

Le réseau social d’entreprise, c’est un espace partagé mais surtout des contributions valorisées autour d’un thème, d’un projet, d’une stratégie, etc.
A l’inverse de l’auberge espagnole, dans le RSE on apporte pour le partager avec les autres. Il faut donc préciser les périmètres des espaces les contours des communautés et s’attacher à l’animation (le community management?!) du tout.

Ne pas oublier que le RSE s’inscrit dans une stratégie d’entreprise

Le RSE doit être porteur de valeur ajoutée.
Il faut intégrer d’emblée la question des critères d’évaluation des projets mis en oeuvre.
La mesure du succès des espaces n’est pas simple mais il faut s’attacher à trouver un consensus autour des éléments quantitatifs et qualitatifs que l’on accepte de considérer comme données significatives et exploitables en interne (conseil d’administration, direction financière, pôle RH, etc.). Les contenus échangés et produits dans les RSE sont également éligibles aux programmes de gouvernance de l’information mis en place dans l’organisation.

Ne pas considérer le RSE comme un « club privé » réservé aux moins de 30 ans

Il est difficile de réussir des projets sans l’aide et l’appui des ses  collègues et force est de constater que dans l’entreprise la génération Y n’est pas représentative de l’ensemble des ressources humaines.
La contribution de tous est souhaitée et le réseau d’entreprise, même s’il est quelquefois géré autour de communautés, de groupes et de contenus protégés, reste un espace ouvert !
Trouvez les bons « sponsors » et les relais d’opinion qui contribueront au succès des projets dans lesquels les « baby boomers » et autres générations trouveront place pour transmettre leur expérience et leur savoir!

Ne pas oublier de regarder ce que font les autres

Les retours d’expérience sont de plus en plus nombreux, diversifiés et publics, alors n’hésitez pas à les lire pour en tirer les meilleurs bénéfices dans la gestion de vos projets.

Vous trouverez dans ces pages, les présentations des projets Plazza d’Orange en France, les témoignages de SO’xpert et d’autres utilisateurs de BlueKiwi mais également de L’Oréal, de La Lyonnaise des Eaux et de Renault autour du 2.0

Ne pas se prendre trop au sérieux

Bien sur, il faut rester professionnels et continuer à participer à l’effort collectif de mutation des organisations vers le 2.0.
Le réseau social d’entreprise, ce n’est que l’intégration de solutions techniques qui vont vous permettre de renouer avec le dialogue, de vous ouvrir à vos collègues, vos partenaires, vos clients avec plus de facilité et de sécurité, ce n’est pas non plus la REVOLUTION !

Aurélien Fouillet rappelait récemment  » la puissance affective d’un nouveau pacte social : le fatriarcat » et il est important d’en tenir compte, mais pour autant sachons rester simples et pragmatiques, surtout dans les projets !