Gourous #e20 : Comment voient-ils l’entreprise de demain ?


Retrouvez ci-après et sur YouTube, les échanges avec Ranjay Gulati, Ross Dawson, Sameer Patel, Esteban Kolsky et bien d’autres !

Une initiative et une réalisation de Thierry de Baillon et Frédéric Gilbert (à laquelle j’ai modestement contribué) que je salue et remercie 😉

RSE et transformation de l’entreprise (NextModernity) lors des JSB 2011


Un évenement SharePoint organisé en Octobre 2011.

> Plusieurs vidéos en ligne dont celle de Richard Collin – NextModernity | culture du devenir >< passer du quantitatif au qualitatif

Débat 2.0 : Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise?


De retour de la « conférence » organisée par Boostzone et Collaboratif-info mardi 18 octobre à Paris, je vous propose de revenir rapidement sur les moments forts et « phrases clés » de l’évènement.

La première table ronde animée par Stéphane Moracchini réunissait Anthony Poncier, Bertrand Duperrin et votre serviteur.

Nous avons tenté de mettre la question sociale dans le contexte des entreprises, de leur évolution, en rappelant certains enseignements tirés de nos expériences, mais nous avons également voulu mettre en perspective et sous des aspects très pratiques cette évolution/mutation de l’entreprise.

Les questions ont été nombreuses et malgré la difficulté de savoir rester pertinent et « utile » dans un laps de temps très court, nous avons su mettre l’accent sur quelques points importants.

Si certains dans l’entreprise ont des craintes face aux projets collaboratifs ou « sociaux » dans l’entreprise, Bertrand rappelait à juste titre, qu’il faut également se poser la question des risques que l’entreprise prendrait en refusant d’accompagner cette mutation.

Anthony a très justement rappelé que la question du ROI reste encore largement débattue, mais que les bénéfices que les entreprises ont retiré des premières expériences sont indéniables même si quelquefois, ceux-ci sont plus difficilement intégrables dans une logique comptable (quelle valorisation pour une innovation, une amélioration, etc.). La question du ROI du RSE en tant que telle ne se pose pas, le RSE est au service de projets et/ou de processus et c’est dans ce cadre qu’on peut juger de sa pertinence !

Nous avons également engagé le débat autour de l’implication du C-level dans cette démarche et nous sommes tous d’accord pour mettre l’accent sur le nécessaire soutien voire « sponsoring » des exécutifs tout en reconnaissant que leur participation active (contribution) aux différents espaces dépend plus de leur personnalité et de leur envie et qu’elle ne conditionne pas la réussite de ce type d’initiative.
Le CEO doit soutenir le RSE car il contribue activement à la mise en oeuvre de sa vision pour l’entreprise.

La seconde table ronde réunissait Pascale Leclercq (MMA Académie), George-Edouard Dias (L’OREAL) et Nicolas Rolland (DANONE). Nul besoin de préciser à quel point leurs expériences sont riches et intéressantes.

Nous retiendrons des échanges menés par Dominique Turcq, outre la diversité des contextes, des cultures et donc des expériences, quelques « évidences » :

Le consommateur a changé, il veut du sens, il a besoin d’être en confiance : il est passé d’une attitude passive à la contribution (voir notre dernier billet) et qu’on le veuille ou pas, cette évolution est là, les outils existent et les entreprises doivent en tenir compte.

Si le consommateur a changé, n’oublions pas qu’il est également le salarié et qu’il ne laisse pas ses aspirations au vestiaire : il veut également participer et contribuer plus activement dans et pour l’entreprise (voir le sondage IFOP-Atelier)

L’entreprise DOIT s’ouvrir et « tirer profit » de cette évolution pour mieux innover, mieux servir, mieux vendre et ainsi rester profitable !

Que l’on soit dans une culture de confrontation ou de collaboration, les RSE permettent à chacun de « valoriser » ses compétences, ses idées.

Cette hiérarchie horizontale permet à l’entreprise d’avance, mais avant d’arriver là il faut convaincre en interne.

Le RSE n’est pas un « projet pirate », c’est un projet d’entreprise et les membres du panel, au delà de la diversité de leurs expériences, ont bien su mettre l’accent sur la stratégie nécessaire à la réussite des projets, stratégie qui passe notamment par une « collaboration active » avec les équipes en charge du SI et les RH, sans oublier (selon les objectifs) les équipes business et autres métiers (legal, finances,etc.).

Au delà de ces témoignages, il est patent que l’évolution que nous constatons tous (à notre niveau) est réelle tant dans les comportements que dans les attentes des individus.

L’entreprise de demain doit se mettre en condition pour savoir gérer au mieux l’individu dans la diversité de ses rôles : citoyen, consommateur, employé, prescripteur, etc.., et que les réseaux sociaux d’entreprise peuvent l’aider à gérer les projets supportant ce changement.

Oui, c’était bien !

A votre disposition pour en discuter plus longuement 😉

Intrapreneurship : mythe ou opportunité ? (#intranet)


Il y a quelques jours Elsua annoncait sur son blog qu’en ce qui le concerne, il abandonnait l’usage de la terminologie « social business » pour préférer celle de « Social Enterprise » et de nous souhaiter la bienvenue dans une nouvelle époque, celle de l’Intrapreneurship !

Le concept d’intrapreneurship n’est pas vraiment nouveau (il est apparu à la fin des années 70), mais il trouve aujourd’hui un terrain probablement plus favorable à son épanouissement.

Pour les tenants de l’orthodoxie quant à l’utilisation de ce terme, je leur propose de parcourir l’étude publiée par Alf Steinar Sætre, en 2001, sous le titre « Intrapreneurship: An Exploratory Study of Select Norvegian Industries« , ils y trouveront des cas pratiques, des analyses  ainsi que des illustrations pertinentes et documentées.

Aujourd’hui, l’explosion de l’utilisation des plateformes de sociaux peut être considérée comme favorable au développement de l’intrapreneurship, mais reste encore en à définir le contexte précis (outils, objectifs, etc..) dans lequel il peut espérer atteindre une certaine maturité.

Quand Scrupski écrit à propos de la « révolution sociale dans l’entreprise »:

“[…] The zeitgeist of Social is about introducing the promises of Web 2.0 (Openness, egalitarianism) to reinvent the way things have been done in prior eras, evolved from industrial age principles, e.g. Taylorism.

Social is not about anarchy ; it’s about freedom and democracy and innovation. It’s not about rigid structures and hierarchies; it’s about transparency and honesty and re-distributing power to create agile change motivated by passionate, engaged actors. It’s about leadership that rewards and recognises talent and instinctively has a collective understanding of the community it serves, because it’s tuned into what they think, as well as what they do. It’s about authenticity and trust.”

On ne peut qu’être d’accord (d’autant plus pour l’avoir maintes fois écrit, défendu ou proclamé sur ce blog et d’autres) !

Et dans la « vraie » vie ?

Au delà des discours qui souvent tiennent plus de la méthode Coué ou qui, parfois, sont proches de pratiques incantatoires, il y a une réalité avec laquelle  nous devons tous composer.

Dans les années 2000, les entreprises ont mis en oeuvre un outil en réponse à des besoins de diffusion de l’information en interne : l’intranet.
Généralement conçu comme un site web (premières générations,  i.e. pas ou peu participatif), cet espace, sous la responsabilité d’un webmaster isolé et n’ayant pas les moyens de déployer un CMS, est resté une « publication » ouverte en mode « pull » (consultation) pour des informations générales (en fait, il a souvent été considéré comme un « tableau d’affichage » disponible sur le poste de travail).

En se fiant aux statistiques disponibles (voir l’infographie ci-après) on constate que les collaborateurs utilisent l’intranet (43% au moins une fois par semaine) en premier lieu pour y trouver des infos sur leurs collègues ou le personnel (trombinoscope), lire les news concernant la compagnie, consulter les procédures ou encore y trouver certains formulaires « corporate » !

Pas étonnant, mais vous me direz que les réseaux sociaux d’entreprise sont là et qu’ils viennent à point nommer pour « bousculer » cette vision « archaïque » de la communication interne et l’absence d’opportunités d »engagement » pour les collaborateurs de l’entreprise.

Oui, peut-être et le débat est ouvert !

Et l’esprit d’entreprise dans tout cela ?

Si les outils sont là et que les autres moyens et les conditions sont réunis, à savoir suffisamment de transparence, d’ouverture,de bienveillance et d’humilité de la part de tous les acteurs, il faut encore qu’ils en aient ENVIE, mais également l’ESPRIT !

 « Nous sommes tous des entrepreneurs! » Beau slogan, s’il en est , surtout pour vendre un bouquin, des formations, …
Pour les moins jeunes, on avait déjà entendu « sous les pavés, la plage » ! Cool mais depuis longtemps on arrêté de creuser ;-))
Loin d’être désabusé, j’essaie de rester objectif et réaliste.
Je pense comme beaucoup qu’il y a un gisement de richesses non ou mal exploitées en chacun et que l’un des intérêts des réseaux sociaux tient à faire « émerger » une partie de ces richesses.

Pour autant, je dois constater que beaucoup d’entre nous se contente d’un « rôle » de spectateur et qu’il est parfois difficile de faire vivre des espaces collaboratifs.
Il est certain que les réflexions amorcées dans beaucoup d’entreprises autour de l’intranet et de ce que cette plateforme peut représenter en tant qu’outil de productivité, de cohésion et d’engagement pour les collaborateurs vont dans un sens favorable à l’intrapreneurship.

Mais, il est également acquis qu’ENTREPRENDRE c’est aussi (surtout dirons certains) un état d’esprit, nullement partagé par tous et qu’il est également noble et productif de savoir SERVIR !

C’est pourquoi, j’insiste sur le fait que la transformation du capital social en « business » ne se fera pas à prétendant que « tout le monde est un entrepreneur » mais plutôt en permettant à chacun de trouver sa place, son « utilité » et la reconnaissance par le déploiement de ces nouveaux outils.

A votre avis?

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En complément :

Conférence Intranet 2011 – Paris – 11 octobre

Conférence : Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise  Institut Boostzone et Collaboratif-Info – Paris – 18 octobre

 

Entreprise X.0 : du capital social à la création de valeur


En complément d’une note publiée il y a quelques semaines mais également en écho aux derniers articles à propos de So Lo Mo, une présentation intéressante de Michaël Tartar (dont je vous conseille le blog) et Stéphane Hugon de Eranos.

A vous de jouer et de tout remettre en perspective pour dessiner votre approche de l’entreprise X.0