Business et informations personnelles ?


Il y a quelque jour la BBC a publié une note concernant le cas du magazine XY (site pour jeunes homosexuels),  propriétaire d’une base de données regroupant les informations de nombreux abonnés (plus d’un million).
L’éditeur des publications XY est en faillite depuis février 2010 et il semblerait que les informations contenues dans ses bases de données aient été considérées comme un actif et donc valorisées en compensation des dettes.
Ce cas est particulièrement sensible du fait des caractéristiques de la population concernée.

Dans le cas d’une cession, ces informations vont passées sous le contrôle d’un autre « Data Controller » (voir le site de ICO en UK) et les garanties qui ont pu être données aux abonnés quant à l’utilisation de ces informations risquent d’avoir fait long feu !

De plus, aux Etats-Unis il n’y a pas d’équivalent à l’European Data Protection Directive (Directive 95/46/EC) qui protége les citoyens contre un abus possible dans l’utilisation des informations personnelles et que cette affaire ne concerne évidemment pas que des citoyens US.

Les législations vont certainement évoluer, notamment en ce qui concerne le respect de la sphère privée, mais aussi légitime que soit notre désir de protection, ne sommes-nous pas en train d’appeler de nos voeux l’existence d’un monde où l’Etat (par l’édition des règles et le contrôle de leur application) sera seul maître du jeu ?

Gouvernance, risques, protection, ordre public, e-cetera !


La vie n’est pas forcément « un long fleuve tranquille » et le monde que nous contribuons à inventer chaque jour n’est pas un « havre de paix ».

En complément de mes notes organisées autour des questions de gouvernance de l’information et de la valorisation des actifs informationnels, il est beaucoup de nouveaux sujets auxquels réfléchissent de nombreux groupes et experts.

La valeur ajoutée de ces publications est plus que significative et si vous souhaitez en savoir plus sur bon nombre de sujets mis en exergue par l’apparition de l’homo erectus 2.0, je vous conseille, entre autres, les blogs ou sites suivants :

– Le blog de Jean-Paul Pinte sur les questions de cybercriminalité, sécurité et ordre public
Regards sur le numérique (édité par Microsoft France)
– La sécurité de applications en ligne expliquée par Jacques Pantin, fondateur et PDG de Dictao

Mais également, Médiapart, le site francophone d’information 2.0

Contenu/Contexte : quels actifs informationnels ?


A l’occasion de la dernière édition de Enterprise 2.0 à Boston au début juin 2010, de nombreuse discussions et présentations ont traité du management et de l’apport des réseaux sociaux et collaboratifs.

Le développement des espaces de collaboration peut être un formidable accélérateur du partage des connaissances, mais est-il pour autant un levier de croissance pour l’entreprise ?

Pour nous la réponse est clairement OUI !

Pour autant les contenus crées, échangés, commentés dans ces espaces ont une valeur inégale dans le temps et seuls certains d’entre-eux répondent aux critères de définition de ce qu’est un actif informationnel (cf. Quelle économie pour le XXIe siècle ? par Jacques Sapir).

« Il n’y a pas d’information ou de connaissance en dehors d’un contexte précis » rappelle Sapir avant de poursuivre par la définition de l’actif informationnel comme « une information considérée comme simultanément pertinente et utilisable pour une décision donnée ».

La gouvernance de l’information est une stratégie qui consiste à recenser, à organiser ces actifs et à valoriser leur contenu au service de la croissance.
Cette stratégie est clairement pro active dans le sens où elle tient d’une volonté d’optimiser l’utilisation de tous les actifs de l’organisation, notamment par le mise en oeuvre de référentiels. Il ne s’agit pas seulement de protéger l’organisation en s’assurant de la conformité de ses pratiques quant à la conservation des informations (sécurité, gestion des accès, cycle de vie, anonymisation, destruction) mais bien plus, de mettre à disposition des processus métiers, une information identifiée pour sa valeur et son apport.

Les plateformes E2.0 évoluent rapidement vers le concept de  Social Business Design (voir la définition de ce concept sur le blog d’Aximark) dans lequel on ne se contente pas de valoriser un peu plus le contenu non structuré existant dans l’entreprise au travers de réseaux collaboratifs, mais surtout de mettre en oeuvre une réelle stratégie de création de richesse en utilisant la valeur de ces actifs.

Dans ce contexte, la gouvernance de l’information doit être considérée comme le socle sur lequel sera bâti l’architecture de l’entreprise 2.0.
Cette évolution majeure dans l’approche du contenu doit trouver, pour chaque organisation, sa justification en tant que support de croissance.

Quelques liens :
Boston 2010 sur le site de NextModernity et Usage2.0
L’entreprise 2.0 par Frédéric CAVAZZA
Enterprise 2.0 – Boston 2010 sur le blog d’Anthony Poncier
Aximark, le blog

Tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil…


En tout cas, tout le monde se souvient du film de Jean Yanne !

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus incontournables tant pour une catégorie de personnes privées que pour les entreprises et les organisations.

Sans revenir sur les idées développées dans les notes précédentes, arrêtons-nous sur une fonctionnalité disponible sur ces plateformes collaboratives : donner une appréciation (notée ou pas) ou délivrer une recommandation .

L’opportunité de publier un avis est un facteur de transparence et nous devons nous en réjouir !

Vraiment ?

Si l’énoncé ci-dessus n’appelle dans son principe aucune contestation, c’est bien dans cette évidence qu’est le problème.

La transparence tant souhaitée peut-elle constituer un piège dans certains cas ?
Autrement dit, s’il est facile de donner une note moyenne, voire mauvaise à un restaurant ou un hôtel, est-il aussi naturel de refuser une « recommandation » à un ami ou à un supérieur hiérarchique et surtout est-il possible de ne pas écrire une recommandation très flatteuse et probablement moins objective ?

Il est probable que les mentalités et les approches soient très différentes à ce sujet entre le monde anglo-saxon et le monde latin. Outre Atlantique, il est courant de solliciter des recommandations, dont il est facile de constater qu’elles ne sont souvent qu’une juxtaposition de qualités « attendues » rarement étayées par des faits ou des réalisations précises.

En Europe et particulièrement dans le monde francophone, il est, culturellement, recommandé de ne pas « s’afficher »  en mettant en avant un profil aussi génial qu’incroyable !

Quoiqu’il en soit, nous sommes plusieurs à avoir constaté que la plupart de ces recommandations tiennent du « prêté pour un rendu » et qu’elle n’engage personne à l’exception de celui qui les prend pour argent comptant.

Vous pouvez recommander ce blog, si vous le souhaitez, mais également réagir et commenter cette note.

A bon entendeur !

Réseaux sociaux et entreprises


Nous sommes de plus en plus nombreux à partager des informations au travers de Twitter (microblogging) ou des sites comme Linkedin ou encore Facebook, YouTube, et cela commence à impacter les entreprises.

Une anecdote rapportée par Olivier Buquen vaut sans doute plus qu’un long discours : « un PDG du CAC 40 a dû se séparer d’un collaborateur direct membre du comité exécutif parce que, dans ses états Facebook, il racontait sa journée quasiment en direct en révélant dans quel pays son patron se rendait et quelles personnes il rencontrait. »

Cette anecdote nous renvoie au contrôle des contenus que peut et doit exercer l’entreprise, mais les réseaux sociaux peuvent également être un support de croissance pour les organisations, le modèle de la wikinomie serait-il en marche ?

Les entreprises sont également très intéressées par ces nouveaux espaces de communication nés avec le web 2.0 et la mise en oeuvre de solutions telles Microsoft Office SharePoint Serveur et elles n’hésitent pas à les utiliser en interne.

Certaines expériences (Bouygues, CEA, Danone, Ubisoft, Lufthansa, etc. ) sont à découvrir dans le dossier le le collaboratif à l’heure du 2.0 publié par le Le journal du Net.