Information, techno 2.0, media sociaux Et le maillon faible !

Wikileaks traîne dans son sillage beaucoup de questions et quelques premiers enseignements.
Il suffit de parcourir ou d’écouter les media pour avoir un aperçu de notre perplexité collective quant aux objectifs de ce site, à ceux de Julian Assange ainsi qu’en ce qui concerne les sources de ce grand déballage ; bref, à qui profiterait « le crime »?

Il est probalement des mises en perspectives différentes de cette « affaire » qui méritent qu’on s’y attarde et je voudrais citer en premier la note Wikileaks : quand la politque devient technologique publiée par Xavier de la Porte sur Internet Actu (à lire, si ce n’est déjà fait).

Cette illustration du « répit » apporté par Wikileaks dans le déploiement (au moins sur le papier) à vitesse grand V dans le Cloud me permet de regarder cette « affaire » sous un angle également intéressant.

Une information dopée par les technologies

Nous l’avons déjà écrit dans une note publiée récemment : L’information est née de la contextualisation et de l’interprétation des données. Elle est donc étroitement liée aux systèmes en production, sans lesquels, elle n’existe pas.

En dehors du « cloud computing » sur lequel s’appuient la majeure partie des solutions de gestion de l’information, il est patent que la technologie à disposition, notamment l’enregistrement systématique des données au service des méthodes de « records management », a permis « l’explosion » de Wikileaks.

Il n’est pas étonnant de voir à quelle vitesse ces informations (sous un format original probablement dématérialisé) sont copiées, dupliquées, publiées et propagées  autour de la planète (avec l’appui intéressé des media plus traditionnels qui servent ici de chambre d’écho).

Corporate Espionage
Via: Credit Score

D’accord me direz-vous, mais ce sont là des échanges entre diplomates, des images de bavure en temps de guerre et, bien que nous soyons concernés, il nous faut humblement avouer que nous sommes un peu dépassés par ce tintamarre politico-médiatique.

Nous trouvons également quelques uns à se féliciter de cette apparente transparence globale et à retrouver, ainsi et depuis le dernier Robin des Bois, un espoir de justice dans ce monde global déshumanisé 😉

Au delà de nos valeurs et de nos objectifs, il nous faut accepter de constater que cette réalité s’applique également à nos profils ainsi qu’aux données personnelles que nous acceptons de divulguer au bénéfice d’une hypothétique valorisation de notre image sur l’internet.

Ainsi, le réseau social vient compliquer la donne en nous donnant la possibilité de nous retrouver dans la même situation que les entreprises ou les Etats-Unis dans le cas de Wikileaks.

Les technologies 2.0 mettent tous les intervenants (entreprises, organisations, gouvernements, citoyens) sur un plan d’égalité quant aux risques qu’ils encourent à ne pas se soucier des stratégies de gouvernance de l’information qui les concernent.

Le maillon faible

Revenons à Wikileaks et s’il est vrai que, l’enregistrement des données (peu importe les fins), leur format dématérialisé, ainsi que les formidables facilités techniques offertes par le cloud computing ont largement contribué à ce que la « bombe » soit aussi « efficace », il ne faut pas perdre de vue que ce ne sont que des technologies !

Durant cette dernière décennie, nous avons vu, au travers des forums, des pages « geocities« , des blogs et de Myspace, puis des media et réseaux sociaux, l’homme prendre une place prépondérante dans un univers ou la technologie régnait en maître.

Pour ma part, je m’en réjouis mais avec ce rééquilibrage nécessaire (pourquoi laisser le débat et les choix aux seuls techniciens?), il est probable que beaucoup d’entre-nous se trouvent avoir accès à des données, des informations, dont nous ne percevons pas les enjeux ou les conséquences de leur divulgation (à moins d’une motivation idéologique, économique ou personnelle) .

No privacy on the Internet

Avec l’internet, il n’y a pas de secret chuchoté à l’oreille, le message est enregistré et prêt pour publication dès sa saisie et sans limite de temps ou d’espace SAUF à l’avoir décidé en préalable !

Il faut aller plus loin et utiliser les technologies dans ce qu’elles peuvent nous apporter de mieux dans le contrôle des données et des informations, mais pour ce faire il est nécessaire de mettre en oeuvre des politiques dictées par des stratégies réfléchies et réalistes.

A titre privé, le principe de précaution joue à plein (éviter les mésaventures) et une formation fait sens.

Apprendre les technologies 2.0

En effet, pourquoi le modèle 2.0, et notamment les réseaux sociaux, n’auraient pas besoin d’apprentissage contrairement à toutes les technologies jusqu’alors développées et utilisées par le genre humain ?

Une réflexion sur “Information, techno 2.0, media sociaux Et le maillon faible !

  1. Pingback: Données, réseaux, médias sociaux : on contrôle tout et on sécurise !! « InfGov's Blog | Claude Super

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