E 2.0, social business : même pas peur, quoique ….

La transformation des entreprises vers des organisations plus collaboratives, plus ouvertes, plus transparentes, dans lesquelles le partage de la connaissance est le maître mot pour une meilleure efficacité économique tandis que la « hiérarchie horizontale » vient renforcer une pratique « saine » de relations humaines harmonieuses, reste encore du domaine du rêve, de l’inéluctable et pour certains du « cauchemar ».

Empty bar roomA défaut de voir les projets vaciller, voire pire, échouer, il faut savoir anticiper les CRAINTES légitimes ou pas (c’est selon) qui accompagnent ces nécessaires changements.
L’accompagnement est essentiel et pour tout le monde tant personne n’est à l’aise avec l’entreprise 2.0 IRL !

Il ne suffit pas de décider, pas plus  que de le décréter et les pratiques incantatoires sont illusoires : le changement se fera sur l’impulsion d’un leadership fort (partagé ou individuel) et une pratique managériale participative, faite de beaucoup d’empathie et d’assertivité.

Le changement est une valeur forte (du moins pour beaucoup d’entre-nous) car il est souvent considéré comme porteur d »amélioration deans tous (beaucoup) de domaines.
Mais la mise en oeuvre du changement devient source d’angoisse quand, concrétement, elle nous contraint à « sortir » de notre confort et à agir différement !

Au niveau individuel, l’entreprise 2.0 c’est pour beaucoup une zone de risques car elle demande de l’engagement !

Il est vrai que la prise de parole  est une prise de risque et les pratiques managériales de ces dernières décennies ont largement contribué à instaurer un « climat de défiance » dans le domaine de « la libre espression »en entreprise !

Alors comment donner envie aux collaborateurs de « donner plus » non pas en terme de travail ou de productivité horaire, mais en terme « d’implication personnelle » ?
L’offre technique suffit-elle pour lancer les projets?
Faut-il privilégier les outils (applications) utilisées à titre personnel comme le dit Frédéric Charles ?
Est-ce le moment de réfléchir à de « nouveaux contrats » ?

Tout autant de questions dont les réponses sont intimement liées à notre « tempérament », mais également à notre formation et à nos projets professionnels (plan de carrière par exemple)

L’organisation partage une part de responsabilité dans la production des réponses car, de son côté le changement est également une source de craintes et de risques quand bien même il serait à l’origine d’un « mieux », d’un « plus économique » !

Favoriser l’engagement est un risque pour l’entreprise, à moins de ….

A moins de mettre en oeuvre un contrôle strict ?
Pourquoi pas mais la liberté surveillée est-elle favorable à l’engagement ?
On constate que les contributeurs actifs sont peu nombreux, n’est-ce pas contre productif de les encadrer d’une manière trop « restrictive » ?

Comment établir la confiance sans laquelle la pratique collaborative ne peut produire ses meilleurs résultats ?
Bien sur, il faut accompagner (je n’aime pas le mot encadrer) et se poser les « bonnes questions (voir le billet de Maître Aurélien Van de Wiele du cabinet Alain Bensoussan au sujet des RSE) !

Nombreux sont les collaborateurs qui demandent cet accompagnement (voir l’étude de l’atelier sur Ouest France Emploi en Ille et Vilaine et Morbihan)

« À une époque où l’on recherche la transparence, contrôler la parole est contre-productif. On préfère écouter une personne parlant de son métier que le discours officiel de l’entreprise » affirme Carole Sottel, responsable adjointe du recrutement de BNP Paribas.

Alors, où est l’équilibre ?

Quels sont les équilibres ?

Ne rien faire est également une prise de risques !

Les réponses sont à chercher dans votre culture, dans votre histoire et dans la capacité de votre capital humain à créer, imaginer, travailler, avancer ensemble, en cadence et à votre rythme !

Le risque engendre la crainte ou la peur, mais la prise de risques est également source de bénéfices et de résultats !
Tout ne serait question que de bon sens, d’attention et d’équilibre ?

L’entreprise 2.0, ce n’est pas que du business, des procédures, des ressources, c’est avant tout une valorisation de l’humain au travers de ses activités sociales et économiques, pour le bien de la communauté !

Mais là, on s’égare, non ?

Parlons-en, voulez-vous ?

8 réflexions sur “E 2.0, social business : même pas peur, quoique ….

  1. L’humain… bien sûr… L’affectif, l’immatériel en action, les croyances, la psycho… L’amour, toujours…

    Mais aussi le respect de la déontologie, et de la morale, qui permet de ne pas trop s’illusionner, ou manipuler l’autre, en se fixant et en lui fixant des barrières « éthiques »…

    Les arnaques fleurissant sur internet et les réseaux dits sociaux (voir mon dernier billet sur le site ecobusinessangels.com) démontrent la fragilité des liens « virtuels », leur maquillage étant trop aisé pour ne pas tenter les escrocs, à la chasse aux pigeons…

    Je partage donc, cher Claude, avec aussi les Valeureux (« valeureux.org… ») votre envie d’une économie plus collaborative, mais il y a du boulot !

    Pour trouver des pistes , je vous engage à lire l’excellent livre « Au delà de la crise financière, nouvelles richesses, nouvelles valeurs » (L’Harmattan). paru en février 2012. Viveret y est, en bonne place, c’est tout dire !

    Nous pourrions en parler ensemble si vous passez par Paris, je songe en effet à créer en Suisse une antenne de l’Association « Les EcoBusinessAngels » avec quelques personnes ressources de qualité. Si vous en connaissez, dites-le moi…

    André BROUCHET
    Président des EcoBusinessAngels à Paris

    • Merci André pour le commentaire et la (les) proposition(s).
      Parlons-en volontiers.
      Vous pouvez me joindre sur le réseau de votre choix [y compris téléphone] à partir des infos publiées dans ma page bio.
      A bientôt
      Cordialement
      Claude

  2. Nous arrivons à une fin progressive du modèle taylorien dans lequel le contrôle et le commandement dictent jusqu’au manière de s’engager et de prendre la parole.
    Aujourd’hui, les entreprises qui gagnent sont celles qui savent prendre le risque de vivre et de laisser vivre (cf ton excellent exemple de valve). Cette démarche comporte quelques risques mais recel un potentiel d’innovation et de créativité si important que certains risques vaillent la peine d’être vécus.
    C’est avec ces principes d’une plus grande liberté dans les choix de l’implication que nous avons pensé Qibud. L’entreprise taylorienne est un monde de génération de frustration et toute frustration à un impact sur la santé d’un organisme (l’entreprise en étant un):
    Nous rentrons dans le monde des structures à composantes organiques (même les réseaux de distribution électrique vont diminuer leur centralisation). L’avantage de ces structures c’est qu’elle s’auto-équilibre à chaque modification de leur environnement et qu’elle sont génératrice de diversité et donc de résilience. Dans ce contexte-là, il y a une relation entreprise-employé à réinventer progressivement.

  3. Pingback: L'actualité de l'organisation d'entreprise (17/05/12) - Qualysto

  4. Pingback: Gamification : une vraie fausse bonne idée ? | Le Blog de Claude Super | Let's make your business more social!

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