Sondage L’Atelier – Ifop : les nouvelles formes d’engagement des salariés


Quelques chiffres à retenir dans les résultats publiés ci-dessous

>> L’accès à internet est restreint à l’usage professionnel pour 21% des sondés

>> 88 % des sondés disent être très impliqués dans l’entreprise ce qui pour 64% d’entre-eux signifie prendre du plaisir à son travail, 58% adhérer aux valeurs de l’entreprise et pour 55% aller au-delà des missions prévues par leur contrat de travail

>> 51% se plaignent d’une surcharge de travail tandis que pour 47% le principal problème au travail se trouve dans le manque de participation aux décisions de l’entreprise

>> L’implication des sondés dépend de l‘image de l’entreprise véhiculée par la qualité des produis et des services (86%), les valeurs de l’entreprise (81%) ou encore les informations publiées sur elle dans la presse, les médias en ligne et les réseaux sociaux (62%).

>> A la question : Votre implication serait-elle plus importante si votre entreprise adoptait un management plus collaboratif (participatif, associatif) ? Ils sont 61% à répondre Oui !

43% des sondés soulignent que l’amélioration de leur implication pourrait résulter d’une amélioration des outils de travail tandis que 38% souhaitent avoir la possibilité d’influencer la stratégie de l’entreprise.

Tous les détails de cette enquête, ci-après :

Contact l’Atelier : Sandra Edouard-Baraud – Sandra.edouardbaraud@atelier.net

Contacts Ifop : Frédéric Micheau / Guillaume Chevalier frederic.micheau@ifop.com

Médias sociaux | Automne 2011 | Tendance « Je t’aime, moi non plus ! »


Apparemment l’engouement est le même et pourtant, …., on sent bien qu’en ce début d’automne ou cette fin d’été indien, la tendance n’est pas aussi franche.

Il a, tout d’abord, un côté presque « mécanique » à  ce « désamour » si on considère qu’en Occident nous sommes probablement dans la dernière période d’adoption de ces médias par la « majorité tardive ».

Pour une bonne partie du reste du monde, le média social est une notion plus difficile à comprendre. Beaucoup de nos congénères vivent des relations sociales fortes car elles sont une des conditions de leur survie physique et/ou économique.
Loin de nos « souvenirs » et des assemblées d’alumni, ils ne se sont pas « égarés » dans un individualisme pervers et ils ont moins besoin de « recréer » le lien social.
Ils utilisent la technologie mobile pour maintenir et enrichir la dimension sociale de leur quotidien et, contrairement à nous, voient dans ces outils le(s) moyen(s) de servir leurs objectifs.

Ce printemps, les « révolutions arabes » ont donné un coup de pouce à l’image des médias sociaux et nous devons reconnaître que la réalité est plus complexe et surtout bien éloignée du quotidien « Ken & Barbie » vécu par les occidentaux sur les réseaux sociaux.

Pragmatisme versus nombrilisme

Dans le monde du pragmatique, la fin justifie les moyens et le développement des médias sociaux est ressenti comme une chance de pouvoir réaliser mieux et plus vite les échanges sociaux et notamment ceux qui relèvent de l’urgence.
Il y a quelques mois, le CICR expliquait lors d’un TEDx à Genève l’importance des médias sociaux (Twitter en l’occurrence) dans la prévention des risques en Haïti.
Plus récemment Michelle Blanc se faisait l’écho dans un billet publié sur son blog de l’importance de Twitter, notamment en terme d’influence.
Il est clair que pour le pragmatique, ce sont là deux types de valorisation du média social qui font sens.

Du côté du nombriliste (comportement très répandu dans les économies développées), le média social sert à se montrer, à battre des records quantitatifs : nombre d’amis, nombre de followers, indice de réputation ou d’influence, etc..
C’est le mythe  « Ken & Barbie » : toujours plus beau, plus haut, plus lisse MAIS seul, banal et répudiable à souhait! >>>>Pathétique !

Votre argent m’intéresse !

Et du côté des nombrilistes, il faut bien reconnaître que la vie n’est pas simple tous les jours.

En effet, le nombriliste consomme le social comme le MacDo !
Il fait rarement dans la gastronomie, pas plus que dans l’hygiène alimentaire.
Il a tendance à se « goinfrer » et veut être partout : FaceBook, Twitter, Viadéo, LinkedIn, Google +, Netlog, YouTube,……. et j’en passe ! et quelquefois, il craque !! et abandonne.

Il veut être le plus beau, le plus connu, le meilleur, mais il évolue dans un monde où la technologie et les plateformes évoluent très vite, trop vite ?

Les dernières mises à jour (modifications ? améliorations) de Facebook ont permis aux moins clairvoyants de constater que la logique des « fournisseurs de plateforme » n’était pas forcément en ligne avec les objectifs des participants : le nombriliste n’est vu que comme un consommateur de produits et de services : son argent, plus que son avis, les intéresse !

Certains savent tirer leur épingle du jeu et il est probable que le « crowdsourcing » (si utile pour l’innovation notamment) est facilité par les échanges sur ces réseaux, mais le « vulgus pecum » découvre le monde des applications informatiques, i.e. nouvelles fonctionnalités non demandées et non abouties, risques de divulgation d’informations « sensibles » etc. et pour certains ne reconnaissent plus la « valeur ajoutée » qu’ils avaient cru y trouver !

Peut-on y voir un désarroi qui conduira au désamour ?

Web 2.0 | Entreprise 2.0 : besoin d’un alibi ?


Tous les jours, nous échangeons, partageons, discutons et  j’apprécie particulièrement ces moments de débat et de confrontation d’idées, voire de polémique.

Il y a quelques jours, une « discussion » lancée par Thierry de Baillon, Vincent Berthelot, Axyome et votre serviteur autour du thème du 2.0 mérite qu’on s’y arrête quelques instants !!

Les innovations technologiques en général et avec elle les outils issus du Web 2.0 ont permis d’élargir le champ de nos interactions, de nos échanges, de nos débats, bref de notre vie.

Si vous en doutez, voyez ce qu’en dit Michel Serres  (vidéo ci-après)

Outils versus Culture ?

Il n’est pas rare de lire des billets ou même des retours d’expérience nous présentant avec une certaine,  pour ne pas dire une CONFUSION certaine le web 2.0 et l’Entreprise 2.0 !

Cette confusion est souvent le fait des éditeurs ou fournisseurs de solutions, plus rarement celui de conseils en organisation !

En effet, vendre la technologie ou les « solutions techniques » est une chose,  et personne (surtout pas moi) nie l’apport des innovations technologiques (connues sous l’appellation 2.0), ni les évolutions qu’elles permettent.
Pour autant, il ne faut pas confondre la fin et les moyens !

L’entreprise 2.0 différe des outils qui la servent.

L’entreprise 2.0 est un nouveau paradigme, elle « casse » les codes généralement admis et les méthodes enseignées.Elle s’émancipe des outils et des fonctionnalités. Elle invente un autre modèle !

Je rejoins Thierry de Baillon qui, dans ses billets, nous illustre l’approche holitisque qui est LA caractéristique de l’entreprise 2.0 !

L’entreprise 2.0 c’est avant tout une vision issue d’une capacité à se projeter dans l’avenir avec différentes perspectives et de la conviction de l’importance de la PERSONNE (individu, humain) dans le fonctionnement et le développement des organisations.

L’entreprise 2.0 est un GRAND projet qui implique de savoir CONDUIRE LE CHANGEMENT, changement qui rappelons-le ne se résume pas à la mise en oeuvre d’un réseau social d’entreprise ou d’une plateforme collaborative.

Alors, le WEB 2.0, un alibi pour des managers timorés et (trop) conventionnels ?

Nous en débattrons à l’initiative de l‘Institut Boostzone lors’un petit déjeuner sur le thème : « Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise » en compagnie de Bertrand Duperrin et Anthony Poncier. Vous pourrez écouter aussi Nicolas Rolland de Danone, Pascale Leclercq de MMA et Georges Edouard Dias de l’Oreal.

CEO 2.0 : je veux mon réseau social d’entreprise !


2012, c’est l’année des jeux olympiques donc de la valorisation de la performance, de l’effort, de la fraternité dans la compétition et je pense que c’est un bon thème à exploiter pour donner une impulsion à notre société.

Depuis quelques mois, une certaine mélancolie, pour ne pas dire une sérieuse baisse de motivation, est perceptible dans « nos murs » et il me faut remettre cette équipe en bon état de marche !
Depuis quelques années on ne pratique plus les « stages commandos » pour cadres, ni le saut à l’élastique, et le directeur RH m’a récemment informé que les techniques traditionnelles de « team building » étaient dépassées et que nous devions (nous, pas lui) faire preuve d’imagination notamment envers le middle management qui est un peu (ou beaucoup) bousculé ces temps.

Naturellement et comme d’habitude dans les cas « graves » tout revient sur mon bureau et je dois trouver une idée particulièrement pertinente et novatrice !

Depuis quelques temps, je reçois des invitations à des colloques et autres réunions dans lesquels on ne parle, apparemment, que d’un sujet : les réseaux sociaux d’entreprise !

Naturellement, j’ai demandé à mon assistante de me trouver de la documentation et de m’inscrire à l’un des colloques pour autant qu’il cible clairement une audience de chefs d’entreprise et de cadres supérieurs et qu’il se déroule dans un endroit pour le moins acceptable en terme de localisation et de réputation.

En attendant le colloque, j’ai commencé à jeter un oeil aux nombreux articles imprimés par mon assistante et classés dans une logique que je n’ai pas compris, mais est-ce vraiment important ?

Tout de suite, j’ai constaté qu’il y avait un problème car en dehors des articles publiés dans les journaux et les revues dites spécialisées (informatiques pour la plupart), le reste, soit la plus grande partie, était constitué d’un amas de feuilles tout droit sorties de l’imprimante qui ronronne à droite du bureau de Nadine. (c’est le prénom de mon assistante!)

Franchement, mon sang n’a fait qu’un tour !
Vu les efforts (sacrifices) imposés par les actionnaires et relayés avec zèle par le CFO (on sait qui me l’a « chaudement » recommandé celui là), il était hors de question que Nadine imprime des pages de sites web (les emails oui, pour le côté pratique), d’autant plus que la mise en page aléatoire rend souvent le texte difficile à lire !

Et Nadine de m’expliquer avec sa patience habituelle que la plus grande partie des informations et des débats sur le sujet se font en ligne et que c’est surtout dans les blogs qu’elle a réussi à trouver des articles qui lui ont semblé pertinents !
Là, je dois avouer qu’elle m’a un peu agacé !!!
Le ton « institutrice » et le discours pédagogique ne m’ont pas vraiment plu et puis, je sais bien ce qu’est un blog, ma fille en avait un sur le site de Skyrock avant d’ouvrir sa page Facebook et là je ne vois vraiment pas le rapport entre les inepties des blogs et la problématique de mon entreprise !

J’ai donc (comme d’habitude) décidé de chercher par moi même et avec Google cela n’a pas été trop difficile !
Sur la recherche « réseaux sociaux d’entreprise« , Google m’a proposé plus de 29 millions de résultats, trop pour moi !
J’ai quand même participé un à un sondage (12 questions).
Ensuite, j’ai repris les feuilles imprimées par Nadine et j’ai commencé à chercher le nom des auteurs de ces articles.

Il faut reconnaître que de ce côté, cela a été beaucoup plus simple !!

Thierry de Baillon, Bertrand Duperrin, Claude SuperFranck Lapinta, Frédéric Poulet, Axyome Martin, Anthony Poncier et les consultants de USEO (LECKO)  ou de NextModernity, les publications de Collaboratif-info, pour ne citer que les plus référencés en langue française sur ce sujet, ont beaucoup écrit ces derniers mois sur le sujet et je dois avouer qu’au delà de l’exercice pénible (à mon avis) de lire sur l’écran de mon notebook (le Blackberry est vraiment nul de ce point de vue), j’ai découvert des billets intéressants, pertinents et souvent très concrets, donc très utiles.

Depuis, je peaufine mon plan et je ne rate pas (en fin je crois) les retours d’expérience et ceux des entreprises de taille moyenne m’intéressent beaucoup.
Si j’ai bien compris l’impérieuse nécessité d’un leadership (c’est mon rôle, non?), pour autant, il me reste encore à travailler sur certains points :

  • Comment harmoniser le réseau social d’entreprise avec notre organisation matricielle et mon organigramme en râteau qui me permet de « garder un contrôle » direct avec les managers  ?
  • Quelle communication dois-je faire pour continuer à « challenger » fortement ces managers sans pour autant que cette nouvelle initiative ne soit par trop « déstabilisante » pour certains d’entre-eux ?
  • Quels sont les projets, les départements, les sujets, etc.,  qui auraient un bénéfice rapide à utiliser ce réseau ?
  • A qui vais-je déléguer la responsabilité du réseau social d’entreprise : la com, les RH, l’informatique,…?
  • Dois-je prévoir la mise en place d’une « task force » et/ou d’un comité éditorial ?
  • Comment valoriser cet « outil » vis à vis du conseil d’administration (au delà du Directeur Financier), quels arguments, quels coûts,  quel retour sur investissement ?
  • Comment « vendre » cet outil aux cadres et aux employés ?
  • En tant qu’initiateur et porteur de ce projet, jusqu’où dois-je aller en terme de participation et  quels sont les risques pour moi ?
  • ……
  • Quelles sont les autres questions que je devrais me poser ????????

Mon entreprise a besoin de continuer  à évoluer pour être bien armée et pouvoir faire face aux difficultés que le quotidien, des marchés aux clients en passant par les produits, les solutions et bien sur les employés, ne manquent pas de dresser sur notre chemin.

Mon rôle de responsable est de guider et d’accompagner cette évolution afin qu’elle se passe au mieux des intérêts de chacun et le réseau social d’entreprise (pas la plateforme informatique, mais ce qu’elle peut permettre de faire) est une partie de la réponse à mon avis et je sais que je veux mon réseau social d’entreprise, mais ………….j’ai encore plein de questions……..

Et je ne suis pas le seul, si j’en crois ce billet !

PS : Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite,…., quoique ;-))

Données, réseaux, médias sociaux : on contrôle tout et on sécurise !!


Le Journal du Net vient de publier un dossier très complet sur les solutions techniques permettant de se protéger contre la fuite des informations et données stratégiques (Data Loss Prevention), mais la question est plus complexe que le déploiement d’un logiciel.

Il n’est pas une entreprise qui ne soit concernée par la protection des données et nous aurons l’occasion d’en discuter avec celles du Jura suisse à Delémont ce week-end.

Au delà des questions de gouvernance, de management, il y a la nécessaire et salutaire prise de conscience des risques encourus et vous trouverez dans la présentation ci-dessous les principaux points que nous allons développé à l’occasion d’un workshop.

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