2013 : mon blog en quelques chiffres


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 47  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 17 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Social business : optez pour la simplicité !


Je suis souvent surpris par la complexité des discours, des billets, des présentations quand il s’agit de plateformes ou de solutions y compris « sociales ».

Pour ma part, et tout au long des projets auxquels je participe je privilégie la simplicité, qui n’est en rien une dégradation fonctionnelle, mais bien au contraire une valorisation des fonctionnalités au travers de la simplicité de leur utilisation.

Et à ce titre, je viens partager avec vous, comme à chaque fois que je repère des applications ou des outils qui vont dans ce sens.

Il y tout d’abord et pour tous ceux qui, côté marketing notamment, travaillent avec les médias sociaux, cette incroyable application Simply Social (difficile de faire plus compliqué, non !).

En quelques copies d’écran, vous aurez compris qu’ici c’est la logique métier qui prime avec l’expérience utilisateur pour produire une interface pertinente !

4 - Strategy

1 - Tasks

3 - Editorial calendarPour mettre en oeuvre et assurer le suivi des campagnes c’est à dire définir et s’aligner sur une stratégie, gérer des contributeurs et des contenus et organiser le tout dans un planning précis, il est difficile de faire plus simple et efficace.

Un regret : les notifications sont en fait de emails !!!
Une telle interface mérite un vrai système de notification et non un envoi d’email !!!!!!

La seconde application dont je souhaitais mentionner la nouvelle version a déjà fait l’objet de citations sur ce blog. Il s’agit de Harmon.ie dont je ne sais toujours pas pourquoi Microsoft ne l’a pas encore acheté (mais bon cela ne me regarde pas et bientôt l’App de harmon.ie sera dans le catalogue des Apps de Office Store) !!

Cette dernière version propose outre la mobilité, le support de Yammer permettant à tous ceux qui n’ont pas mis en production les fonctions sociales de SahrePoint 2013 ou qui ont opté pour Office 365 (email, SharePoint, Office), l’offre cloud de Microsoft, d’offrir une interface unique pour ces composants collaboratifs et sociaux (qui, rappelons-le, ne fonctionnent pas ensemble sur une installation « on premise »).

Simple car tout – ou presque – est disponible en sécurité et en déconnexion dans une seule interface !

A vous de juger 😉

Vous

Business, travail : pourquoi faut-il changer de modèle ?


Peut-être parce qu’il est tout simplement mauvais !

Mauvais, car il ne répond plus aux attentes d’un monde et d’individus qui ont beaucoup changé depuis la fin des « 30 glorieuses » !

Aujourd’hui, plusieurs générations en occident n’ont connu que la crise économique avec ses hauts et ses bas, ses espoirs et ses désillusions, bref une période compliquée pour beaucoup d’entre nous!

Le modèle de développement économique – colonne vertébrale de la construction du monde dans lequel nous vivons – est de plus en plus remis en cause, voire considéré comme illégitime, contre productif ou plus simplement inefficace.

Ce modèle a été construit pour tenter d’étancher une soif d’argent (et de pouvoir) dans une période  où tout manquait et où la promesse d’un mieux technologique ou pratique suffisait à créer de la légitimité : le règne des ingénieurs !

Crise pétrolière, OPEP, tout autant de termes qui ont pris le devant de l’actualité et contribué petit à petit à « discréditer » la technologie en tant que facteur de bien être pour les individus (qui subissent les conséquences de ces crises) donc de rentabilité et de profits pour les actionnaires.

Pour pallier à ce contexte néfaste pour les affaires, on a vu poindre le nez dans le début des années 80, les outils d’ingénierie financière (Matif) et tous ses « dérivés » (sans mauvais jeux de mots) qui nous ont conduit aux fameux « sub primes« , etc… , le règne des financiers !

Recherche de dividendes, productivisme à tout prix (qui se rappelle encore du remembrement en France?) pour aboutir à …. pas grand chose selon les différents points de vues exprimés en grand nombre sur le web !

J’avais déjà fait allusion aux travaux du Club de Rome (années 70), mais aujourd’hui les réflexions sont plus précises, elles ont plus d’audience et gagnent en popularité, signe que notre modèle est au bout !

Alors, quelles pistes privilégier ?

Sans arbitrage, ni volonté d’exhaustivité, je vous laisse parcourir ces liens qui pointent sur des billets mettant en scène différents besoins de changement :

Sur le thème du travail, je vous conseille l’excellent billet de Rawn Shah : Work Is Broken; Let’s Hack It

Companies are certainly running faster, but not getting further with all that speed. In fact, companies are dying faster and organizational performance has been deteriorating for decades, regardless of economic or cyclic conditions.

ou encore l’avenir homocentrique du travail par Esko Kilpi

Tandis qu’en matière de comportement et d’attentes des nouvelles générations, je vous propose :

Sur le thème du recrutement : C’est le candidat qui choisit le recruteur à lire sur le Journal Du Net:

Nous pourrions penser que la conjoncture donne l’avantage à l’employeur plutôt qu’au candidat, sur un marché de l’emploi où la demande domine sévèrement l’offre. Il n’en est rien. Le contexte ne fait qu’amplifier une tendance de fond bien réelle : le candidat a le choix de son employeur !

Sur les attentes des nouvelles générations : Pourquoi la Génération Y est insatisfaite et malheureuse ?

La Génération X voulait vivre le rêve américain – la Génération Y veut vivre ses propres rêves.

Sur l’organisation économique et de nos ambitions collectives (partagées ou pas) :  les deux papiers proposés par Stéphane Garelli sur bilan.ch

«Suréduqués»?

Dans les pays où le système d’apprentissage est développé, le chômage des jeunes est au plus bas: 6,1% en Suisse et 8,1% en Allemagne.
A l’université, on acquiert des connaissances, dans le système d’apprentissage, on apprend un métier. Il est plus fascinant pour des jeunes universitaires de maîtriser la stratégie à la Steve Jobs ou la finance à la Warren Buffett que la plomberie à la super Mario.

et Productifs: mais à quel prix?

Est-il mieux d’avoir des économies de plus en plus productives (comme celles de l’Europe en crise et mentionnées plus haut) avec des taux de chômage hallucinants ou des économies moins productives mais qui emploient presque tout le monde?

Plus tous ceux que vous trouverez dans vos fils Twitter, Facebook, Google + et ailleurs.

Et le social business dans tout cela, me direz-vous ?

Il y a aujourd’hui deux grandes « écoles », ne parlons pas de courants, s’il vous plaît !

La première qui a cru voir derrière cette appellation une formidable opportunité de changement pour plus d’écoute, de partage, de justice, voire de fraternité !

La seconde très pratique qui a vu dans les outils disponibles des opportunités pour redonner du souffle et de la rentabilité à un modèle agonisant et rejeté par beaucoup!

Aujourd’hui, nous sommes au milieu d’un gué et il va falloir choisir un chemin pour construire l’économie et la vie sociale de demain.

Si le débat est lancé tant du côté des fournisseurs de solution (cf- la dernière proposition de Sales Force notamment) que de celui des entreprises, c’est probablement parce que beaucoup comprennent qu’il est difficile – voire contre productif – d’essayer de comprendre et d’appliquer de nouveaux usages sans changer (ou à minima mener une réflexion) le modèle et la vision économique et sociale qui les supportent !

Et de ce côté, il y a également des pistes intéressantes, dont celles de la « thrivability » (dérivé du verbe to thrive : prospérer) qui recoupe parfois les notions de « lean » !

Vous en découvrirez plus en suivant ce lien qui pointe sur les pages web d’un groupe de réflexion basé à Montréal.

Thrivewordle

A suivre ….

Un RSE ne peut pas fonctionner sans une forte couche de contenus


Le titre ce ce billet est extrait d’une citation faite par Thomas Prudhomme (RFF) et publiée la semaine dernière dans le Journal du Net.

La « socialisation » des intranets -plus que le réseau social d’entreprise – est le type de projet qui visiblement fait sens aujourd’hui dans beaucoup d’entreprises.

Il est vrai qu’il est souvent porté par la « com » interne et qu’il bénéficie d’un concours de circonstances intéressants – à savoir, entre autres, :

  • obsolescence de la plupart des intranets en production depuis le début du siècle
  • perte d’efficacité et faible audience
  • besoin de mobilisation (engagement) des ressources humaines
  • « on boarding » de nouvelles générations (Y)
  • nouveaux comportements et outils (mobilité, apps, etc.)
  • etc.

Et c’est un bon gage de réussite !

Pourtant, rien n’est gagné d’avance et si le « contenant » (la plateforme et sa mise en oeuvre) est très important car il doit permettre une évolution douce vers un intranet plus riche dans sa dimension « sociale », il n’en reste pas moins que la pertinence du contenu reste une condition essentielle de succès !

Les « pure players » sociaux apportent des briques fonctionnelles très intéressantes, mais parfois trop « décalées » au regard de la culture, de la pratique et des besoins de l’entreprises.

De plus, ils font souvent fi de l’historique et des outils en production et en général et quoiqu’ils en disent, ils ne sont pas fédérateurs  !

Le retour d’expérience de RFF est intéressant de ce point de vue mais également car il met en exergue un point essentiel : le message, les contenus et comme le dit encore Thomas Prudhomme :

Pour passer au collaboratif nous savions dans notre cas qu’il fallait partir d’une base de gestion de contenus solide

Une stratégie éditoriale

La valorisation de la collaboration et au partage dans l’entreprise passe également par la mise en oeuvre d’une stratégie éditoriale.

Il est effectivement plus facile de mettre à disposition des collaborateurs de l’entreprise, non seulement des outils, mais également des sujets de discussions, des messages auxquels ils peuvent être appelés à réagir ou qu’ils peuvent relayer et enrichir dans des communautés ad-hoc !

La publication de contenus (institutionnels ou pas) ne peut pas pour autant se faire comme auparavant faute de quoi l’audience ne sera pas là et les effets de rebond inexistants !

Des porteurs de messages

s-populariteEn matière de stratégie éditoriale, les communicants n’ont plus rien à apprendre ou presque.

Dans un intranet social, il est un élément qui peut « perturber » le déroulement du scénario et il concerne le porteur du message.

La dimension « sociale » des nouvelles plateformes de communication interne – pratiques d’évaluation obligent – contraint à une réflexion permanente quant aux porteurs de contenus notamment en terme de popularité et de pertinence.

C’est une tâche difficile, car tout à chacun au travers des espaces communautaires ou a minima au travers des ses commentaires peut être un porteur de contenu « efficace » et servir ainsi la réalisation de certains objectifs assignés à l’outil déployé dans l’entreprise.

Une gouvernance opérationnelle

Le repérage de ces porteurs de contenus populaires ainsi que la valorisation des contenus que l’ion souhaite pousser auprès d’un audience maximale sont des sujets au coeur de la gouvernance opérationnelle.
Il n’est pas, à mon avis, de gouvernance informationnelle sans gouvernance opérationnelle pour ce qui est de ce type de plateformes.

Et c’est probablement un autre aspect des difficultés auxquelles sont confrontés les porteurs et supporteurs des « intranets sociaux »  et que nous pourrions tenter de résumer en :

Comment réussir une communication interne efficace et pertinente (notamment du point de vue business) pour l’entreprise avec autant de porteurs de messages que de salariés et une pratique d’auto évaluation permanente des contenus au travers des sujets et des contributeurs, et ce en toute transparence ?

A votre avis ?

Expérience client et utilisateur : quelle valorisation ?


Depuis quelques années, du côté du design et d la conception en général, on ne parle que de cela : l’expérience utilisateur, qui selon le site UX-FR se résume à :

Le terme “Expérience Utilisateur” a été diffusé dans dans les années 90 par Donald Norman (auteur du célèbre “Design of everyday things” et aussi de la méthode de design centrée sur l’utilisateur) et, d’après la norme iso ISO 9241-210, correspond “aux réponses et aux perceptions d’une personne qui résultent de l’usage ou de l’anticipation de l’usage d’un produit, d’un service ou d’un système”.

Frank Cavazza rappelait, il y a quelques mois et à juste titre, que concevoir une expérience utilisateur était une « vraie discipline » et de renvoyer vers adoptive path et ses méthodes pour auditer, représenter et apprécier une expérience utilisateur (cf. l’exemple ci-après)

RailEurope_CXMap_FINAL copy_001

Aujourd’hui, on nous fait miroiter une alliance objective du « brick & mortar » et du virtuel par le biais du web 3 (internet des objets).
L’idée ou l’objectif est de faire que l’expérience utilisateur et/ou client dans un espace de vente influence, interagisse, prépare, que sais-je encore, la prochaine étape du parcours client (visite ou achat par exemple).
Pour être plus clair, il est très probable que la mutualisation de l’expérience client en ligne et client en boutique, pour un même profil, soit porteuse de valeur ajoutée.

Mais, comment s’en assurer ?

Si pour la vente de services, la dématérialisation de la relation client n’est pas considérée comme péjorative mais le plus souvent comme pertinente (gain de temps, disponibilité), il n’est pas acquis que pour la vente de biens (épicerie, parfums, etc.), il en soit de même.

D’ou la question – pour beaucoup de « commerçants » traditionnels qui exploitent également des sites de vente en ligne – de la valorisation croisée de l’expérience utilisateur et de sa mise en oeuvre dans une stratégie commerciale.

Du côté des outils et des applications professionnelles, il en est de même.

On propose aux employés de sortir d’une expérience utilisateur simple (pour ne pas dire simpliste) faite d’interfaces hommes machines pauvres en termes fonctionnels et organisées autour de la réalisation des tâches (de gestion) de l’entreprise pour « embrasser » une expérience de « réseauteur » confirmé avec – presque – les mêmes outils.

Où en est-on de la valorisation de nouveautés de ces derniers mois, à savoir :

  • modes de consommation de l’information (vidéos, conversations)
  • outils de mise à disposition de l’information (mobiles et notifications push)
  • richesse de l’information (donnée, contexte, métadonnées, auteur, usage)
  • fluidité et « privatisation » de certains échanges (mon profil, mon réseau)
  • gouvernance informationnelle et évaluation de l’information
  • virtualisation et externalisation de la réalisation de certaines tâches
  • prépondérance de l’information échangée sur l’information figée (écrite)
  • évolutivité et multiplicité des besoins donc des expériences
  • etc.

pour une meilleure expérience utilisateur ?

Où en sont les éditeurs dans ce travail de création de l’IHM de demain ?

Au delà des comportements singuliers, est-il possible de « standardiser » une expérience utilisateur pour en industrialiser l’application ?

Où faut-il imaginer des solutions souples et ouvertes dans lesquelles tout à chacun – s’il le souhaite et s’il en est capable – peut co construire à partir de « briques fonctionnelles » disponibles pour réaliser (selon ses objectifs) une expérience utilisateur réellement aboutie ?

2many_apps

A suivre et pour en reparler !