#confintranet 2011 : Pragmatisme, réalisme et résultats


J’ai eu l’occasion de participer à la conférence Intranet 2011 organisée mardi 11 octobre à Paris par CCM Benchmark et je souhaiterais , au travers de ces quelques notes et « tweets » partager avec mes impressions de cet évènement.

En dehors des quelques soucis dus à une grève d’une certaine catégorie …… à la SNCF qui n’ont fait que compliquer et rallonger mon temps de parcours Gare de Lyon – Pré Catelan, il faut remercier les organisateurs ainsi que les participants pour la qualité de cette journée (merci également au service traiteur).

Je n’ai pas assisté à toutes les tables rondes et, vous savez comment cela se passe, mais je retiendrai de cette journée comme le sentiment que le contexte du déploiement des réseaux sociaux ou en tout cas celui de la valorisation de l’immatériel (relations sociales et autres « actifs ») est entré dans une nouvelle phase !

En effet,à l’occasion de la première table ronde, nos interlocuteurs se sont attachés (et je les en remercie) à placer leur expérience de réseau social d’entreprise, d’intranet 2.0 ou de solution collaborative (choisissez l’appellation qui vous sied le mieux) au coeur du fonctionnement et de la logique de leur entreprise.

De ce point de vue, il est particulièrement intéressant de noter que la diversité des usages et des manières ne tient pas tant à l’outil (cette information nous a été donnée en fin d’intervention), mais bien à la vision de l’entreprise, à ses objectifs et à la « qualité » de son management.

Viralité, crowdsourcing, modération, engagement, sont tout autant de questions posées et abordées.
Au travers des réponses de chacun, nous avons pu constater la différence (donc la richesse) des approches, des organisations et des déploiements.

Le constat est sans appel, le réseau social d’entreprise s’inscrit non seulement dans la logique de l’entreprise et ses caractéristiques tiennent de l’ADN  de celle-ci !

La deuxième table ronde (à laquelle j’avais l’honneur de participer) portait sur les orientations ou plutôt les approches métiers des réseaux sociaux d’entreprise.

Ce fut également, avec les témoignages de Simply Market, de @flapinta pour l’expérience menée au sein du département RH à la Société Générale ou la présentation de Plazza chez France Telecom Orange, une bonne occasion de constater que la « gestion » de ces projets et des espaces qui sont créés demande une réflexion stratégique et des mesures d’accompagnement à leur utilisation au service des mutations que vivent les entreprises.

La valorisation du « social » dans l’entreprise ne peut que servir les projets et les métiers, mais à la différence des approches traditionnelles, elle ne se fait pas dans une logique de silo ou verticale, mais dans une démarche qui favorise les échanges transversaux.

Pour autant, on reste très pragmatiques, voire très « terre à terre » et les bénéfices attendus ou si vous préférez la valeur escomptée tient quelquefois à « peu de chose » : information plus fluide, information plus claire, information plus disponible, etc., mais toujours très réelle !

Il est réjouissant de constater que les entreprises savent déployer avec opportunisme les solutions les plus novatrices, voire dérangeantes.
Le leadership de certains managers et le besoin d’initiatives nouvelles pour combler les lacunes de celles déjà lancées contribuent largement à sortir la question de la valorisation du savoir et du « capital social » hors du champ des publications des bloggers les plus imaginatifs !

Reste à ce que les fournisseurs de solution (absents à cette conférence) s’en rendent compte et poussent leurs équipes à faire preuve d’un peu plus d’imagination dans l’organisation des solutions proposées même si l’approche « sociale » est déterminante et que les outils ne sont là que pour la servir !

Ensuite ce fut autour de Dassaut Systèmes de présenter sa solution de « nouvel intranet » (démo live)

Gestion des communautés, pardon Community management, avec @vinceberthelot, ont suivi en début d’après-midi .

mais également l’infobésité avec @fcharles (sans moi, pour cause de grèves !!)

Dommage, car je sais que la présentation d’@aponcier était très intéresssante et riche  (voir ci-après), de même que celle de Xavier Aucompte.

Et le mot de la fin :  Bravo à Vincent Berthelot pour le Pipotron 2.0 😉

>>> La TL #confintranet et merci à tous les Twittos ;-))

La pres. d’Anthony Poncier :

Entreprise 2.0 : Manuel de survie pour cadre (dynamique!)


L’entreprise 2.0 revient sur le devant de la scène en ce début d’automne et les billets sont nombreux en ce début octobre :

– Qui veut vraiment d’une entreprise 2.0 ?  à lire sur Les Talents d’Alex

– Les RSEs comme révélateurs de la culture d’entreprise sur Hypertextual

– Ne vous méprenez pas sur le social business. Pas plus que sur l’entreprise 2.0 chez Entreprise Collaborative,

plus tous ceux que j’aurais raté !

La période est propice : une sphère banco-financière en pleine crise de nerfs et prête à sombrer, des managers qui perdent leurs certitudes, des employés et collaborateurs qui demandent autre chose, des clients qui aiment et le revendiquent,…

Dans l’entreprise, le cadre a de quoi s’inquiéter  et face aux nombreuses incertitudes, il est bon de s’en tenir à quelques règles de survie élémentaires mais néanmoins précieuses voire salvatrices pour certains d’entre-nous.

Pour survivre dans un environnement instable qui pourrait devenir hostile, le cadre doit impérativement mettre en oeuvre une stratégie pertinente et savoir utiliser avec « bon sens » les outils dont il dispose !

La nouvelle menace dans un monde dématérialisé tient à la perte (absence) de contrôle de l’utilisation d’un certain nombre d’informations. Pour mieux s’en prévenir à un niveau professionnel le cadre doit :

  • Revoir sa page FaceBook, sa liste d’amis qu’il ne faut pas hésiter à « nettoyer » et vérifier les paramètres de sécurité afin d’éviter toute « divulgation » nuisible
  • Mettre à jour son profil Linkedin (ou Viadéo), soigner la présentation (Prénom + Nom et non l’inverse, majuscules-minuscules, etc.), utiliser les outils (compétences, évènements, etc.) afin de démonter une « maîtrise » de l’outil sans apparaître comme un « vil opportunniste » vis à vis de ses collègues et supérieurs
  • Choisir définitivement entre Iphone, BlackBerry ou smartphone Android qui correspondent aux « stéréotypes » suivants : plutôt pro, ouvert, convivial, esthète, pour l’Iphone ; pressé, efficace, costume 3 pièces, stressé pour le Blackberry et  définitivement technophile, jeune, voire geek pour Android disponible pour beaucoup de marques
  • Ouvrir un compte Twitter avant qu’il ne soit trop tard et penser une stratégie quant au contenu qui y sera poussé
  • Vérifier que son profil publié dans l’entreprise (trombinoscope, intranet, réseaux sociaux d’entreprise) est à jour et cohérent avec sa stratégie
  • Contribuer activement aux espaces collaboratifs auxquels il a été invité
  • Valoriser l’IRL et refuser de disparaître derrière la techno : reconnaître qu’une conversation téléphonique peut être plus agréable et plus efficace qu’un courrier électronique et savoir créer des relations humaines, sociales au delà des outils
  • Entretenir ses réflexes de survie (forme physique et mentale = rester sur le « qui vive »)
  • Rester humble et objectif par rapport à soi-même et ne jamais oublier qu’en 2.0 comme en 1.0 ou avant la vie est trop courte pour ……….. (à vous de remplir les blancs)

Et selon vous, quels conseils ?

Merci

Hommage :-(


Sondage L’Atelier – Ifop : les nouvelles formes d’engagement des salariés


Quelques chiffres à retenir dans les résultats publiés ci-dessous

>> L’accès à internet est restreint à l’usage professionnel pour 21% des sondés

>> 88 % des sondés disent être très impliqués dans l’entreprise ce qui pour 64% d’entre-eux signifie prendre du plaisir à son travail, 58% adhérer aux valeurs de l’entreprise et pour 55% aller au-delà des missions prévues par leur contrat de travail

>> 51% se plaignent d’une surcharge de travail tandis que pour 47% le principal problème au travail se trouve dans le manque de participation aux décisions de l’entreprise

>> L’implication des sondés dépend de l‘image de l’entreprise véhiculée par la qualité des produis et des services (86%), les valeurs de l’entreprise (81%) ou encore les informations publiées sur elle dans la presse, les médias en ligne et les réseaux sociaux (62%).

>> A la question : Votre implication serait-elle plus importante si votre entreprise adoptait un management plus collaboratif (participatif, associatif) ? Ils sont 61% à répondre Oui !

43% des sondés soulignent que l’amélioration de leur implication pourrait résulter d’une amélioration des outils de travail tandis que 38% souhaitent avoir la possibilité d’influencer la stratégie de l’entreprise.

Tous les détails de cette enquête, ci-après :

Contact l’Atelier : Sandra Edouard-Baraud – Sandra.edouardbaraud@atelier.net

Contacts Ifop : Frédéric Micheau / Guillaume Chevalier frederic.micheau@ifop.com

Médias sociaux | Automne 2011 | Tendance « Je t’aime, moi non plus ! »


Apparemment l’engouement est le même et pourtant, …., on sent bien qu’en ce début d’automne ou cette fin d’été indien, la tendance n’est pas aussi franche.

Il a, tout d’abord, un côté presque « mécanique » à  ce « désamour » si on considère qu’en Occident nous sommes probablement dans la dernière période d’adoption de ces médias par la « majorité tardive ».

Pour une bonne partie du reste du monde, le média social est une notion plus difficile à comprendre. Beaucoup de nos congénères vivent des relations sociales fortes car elles sont une des conditions de leur survie physique et/ou économique.
Loin de nos « souvenirs » et des assemblées d’alumni, ils ne se sont pas « égarés » dans un individualisme pervers et ils ont moins besoin de « recréer » le lien social.
Ils utilisent la technologie mobile pour maintenir et enrichir la dimension sociale de leur quotidien et, contrairement à nous, voient dans ces outils le(s) moyen(s) de servir leurs objectifs.

Ce printemps, les « révolutions arabes » ont donné un coup de pouce à l’image des médias sociaux et nous devons reconnaître que la réalité est plus complexe et surtout bien éloignée du quotidien « Ken & Barbie » vécu par les occidentaux sur les réseaux sociaux.

Pragmatisme versus nombrilisme

Dans le monde du pragmatique, la fin justifie les moyens et le développement des médias sociaux est ressenti comme une chance de pouvoir réaliser mieux et plus vite les échanges sociaux et notamment ceux qui relèvent de l’urgence.
Il y a quelques mois, le CICR expliquait lors d’un TEDx à Genève l’importance des médias sociaux (Twitter en l’occurrence) dans la prévention des risques en Haïti.
Plus récemment Michelle Blanc se faisait l’écho dans un billet publié sur son blog de l’importance de Twitter, notamment en terme d’influence.
Il est clair que pour le pragmatique, ce sont là deux types de valorisation du média social qui font sens.

Du côté du nombriliste (comportement très répandu dans les économies développées), le média social sert à se montrer, à battre des records quantitatifs : nombre d’amis, nombre de followers, indice de réputation ou d’influence, etc..
C’est le mythe  « Ken & Barbie » : toujours plus beau, plus haut, plus lisse MAIS seul, banal et répudiable à souhait! >>>>Pathétique !

Votre argent m’intéresse !

Et du côté des nombrilistes, il faut bien reconnaître que la vie n’est pas simple tous les jours.

En effet, le nombriliste consomme le social comme le MacDo !
Il fait rarement dans la gastronomie, pas plus que dans l’hygiène alimentaire.
Il a tendance à se « goinfrer » et veut être partout : FaceBook, Twitter, Viadéo, LinkedIn, Google +, Netlog, YouTube,……. et j’en passe ! et quelquefois, il craque !! et abandonne.

Il veut être le plus beau, le plus connu, le meilleur, mais il évolue dans un monde où la technologie et les plateformes évoluent très vite, trop vite ?

Les dernières mises à jour (modifications ? améliorations) de Facebook ont permis aux moins clairvoyants de constater que la logique des « fournisseurs de plateforme » n’était pas forcément en ligne avec les objectifs des participants : le nombriliste n’est vu que comme un consommateur de produits et de services : son argent, plus que son avis, les intéresse !

Certains savent tirer leur épingle du jeu et il est probable que le « crowdsourcing » (si utile pour l’innovation notamment) est facilité par les échanges sur ces réseaux, mais le « vulgus pecum » découvre le monde des applications informatiques, i.e. nouvelles fonctionnalités non demandées et non abouties, risques de divulgation d’informations « sensibles » etc. et pour certains ne reconnaissent plus la « valeur ajoutée » qu’ils avaient cru y trouver !

Peut-on y voir un désarroi qui conduira au désamour ?