Observatoire de la gouvernance de l’information [saison 2] : c’est parti !


BREAKING NEWS !

L’observatoire de la gouvernance de l’information [saison 2], vient d’ouvrir ses portes le 14 juillet en France .

Pour rappel, il s’agit d’une initiative, pilotée par Jean-Pascal Perrein (blogueur avec qui j’ai commencé à vous apporter de la matière sur le sujet il y a 2 ans).
La première édition de l’observatoire avait permis de collecter des informations de qualité, informations analysées et commentées dans un live blanc qui a connu un grand succès (plus de 1400 téléchargements le premier mois).

Cette année, la seconde édition continue d’être originale et décalée en nous proposant notamment, un sondage dédié aux experts de l’information, qui sont ils, que souhaitent ils et que pensent ils ?
En exclusivité, je peux d’ores et déjà livrer à votre insatiable curiosité quelques chiffres, surprenants pour certains, mais ATTENTION ces données peuvent encore fortement varier, en fonction de la météo des futures réponses:

A J+3, ce sont plus de 100 experts qui ont bien voulu répondre !
Le panel actuel est composé d’experts d’un âge moyen de 37 ans avec une expérience moyenne de 14 ans (soit un début d’activité professionelle aux alentours de 23 ans).
Ils se présentent comme des personnes :

  1. A l’écoute et disponibles
  2. Ambitieuses et créatives
  3. Créatives et imaginatives

et affichent des priorités :
1 : être heureux et se faire plaisir
….
8 : Gagner beaucoup d’argent

A la question concernant les seniors et le monde du travail, quel est votre avis ?
Pour les répondants, on devient senior à partir de 53 ans [Note de l’auteur : ça va ou bien !]
Position 1 = [· Les seniors savent être facilement très opérationnels]
Position 8 = [· Les seniors respectent les générations plus récentes]

Ces mêmes experts estiment que le principal besoin au niveau RH dans 5 ans sera :
«….. postes de management ayant une compréhension globale de l’information et ses enjeux et une aisance à dialoguer avec de multiples experts de l’information »

Tandis que leur « vision » de l’évolution des expertises autour de l’information dans les 5 ans, leur font penser que les rôles autour de la gestion des usages collaboratifs et communautaires vont évoluer tandis que les rôles autour des documents physiques vont régresser [Note de l’auteur :ouf ! On aurait eu du mal à imaginer le contraire de la part d’experts 😉]

D’autres sujets sont couverts : Le big data, le cycle de vie de l’information, l’information stratégique, la relation entre les offreurs et les utilisateurs de services de gestion d’information, la Direction marketing et la gouvernance de l’information, et une extension d’évaluation usages et organisation qui a été construite par Fabien Grenet que je salue au passage.

Cet observatoire est très riche, il vaut le coup, à mon avis, de prendre quelques minutes pour le balayer après avoir récupéré votre invitation sur www.gouvinfo.org

Entreprise 2.0 – social business – et management : qui seront les nouveaux leaders ?


Tout d’abord, il y a eu Gartner qui mettait en perspective l’importance du rôle des CMO (Chief Marketing Officer) au regard des dépenses informatiques.
Puis plusieurs publications mettant en valeur le CMO, aux côtés du CIO et de l’ensemble d’une C-Suite préoccupée par le traitement des informations, des données et les questions de gouvernance de l’information.

Et, la semaine dernière pendant que David K. Williams publiait sur Forbes un article expliquant que le « middle management » ne servait à rien (le titre original est The End of Middle Managers (And Why They’ll Never Be Missed) tandis que le Nouvel Economiste publiait de son côté un excellent billet intitulé That’s MarketingLa révolution digitale bouleverse le rôle et le poids du directeur marketing dans l’entreprise.

La fin de « l’imposture » des financiers dans l’entreprise

J’ai déjà eu l’occasion de publier sur le sujet et, quand bien même je reconnais les qualités et la nécessité du travail réalisé par les équipes en charge des finances de entreprises, j’ai toujours constaté qu’elles n’avaient que très rarement une quelconque pertinence en matière d’entreprenariat.
La finance, c’est d’abord de la technique et à l’instar des équipes informatiques, véritables seigneurs dans les dernières décennies du siècle passé, ce sont les financiers qui ont pris le pas sur l’essentiel dans les entreprises depuis une bonne quinzaine d’années.
Outre l’aspect purement technique, il y a également la question de la « valeur ajoutée » des financiers dont le « travail » est de satisfaire aux critères décidés par leurs commanditaires : les membres du conseil d’administration et au delà les actionnaires, jamais les employées, ni les clients !
Mais il y a surtout le fait que trop souvent les financiers sont à la fois juge et partie !
Nul besoin d’en écrire plus à propos du scandale du Libor, du cas des manipulations chez Barclays, ou ailleurs (voir jean-Claude Daumas : le cas Blin & Blin), ni du fait que selon une étude commanditée par IBM et réalisée Forrester: 52 % des responsables d’entreprises n’ont aucune confiance dans les informations dont ils disposent !
Le financier est un rôle important, essentiel, mais tous les instigateurs ou complices de ce « coup d’état permanent » [titre d’un essai de F. Mitterand mais expression également reprise par le CETIM pour parler du FMI] doivent maintenant accepter la valorisation du rôle tenu par tous ceux qui du marketing à la vente et au service client ont la responsabilité de la réalisation au quotidien sur le terrain.

Place aux professionnels 😉

Une entreprise commerciale c’est toujours quelque part une organisation qui valorise un produit ou un service auprès de clients qui y trouvent une valeur ajoutée.
Quel que soit le produit, le service, celui qui l’a imaginé, celui qui le fabrique, etc., il faut toujours quelqu’un pour le vouloir, donc l’acheter et comment ne pas comprendre que l’un des rôles le plus important dans toute organisation commerciale est celui qui crée, entretient et gére la relation avec le client !

A la différence de l’IT et des finances, ce n’est pas un rôle technique !
Et c’est une rôle sur exposé, ceux qui l’exercent ne peuvent pas être juges !

On a beaucoup disserté sur l’entreprise 2.0, naturellement « human centric« , il n’est donc pas étonnant que ceux qui sont au coeur de la relation humaine de et dans l’entreprise sont en passe de devenir les leaders dans l’entreprise de demain.
Ils ont un rôle qui leur donne toutes les clefs :

  • écoute, dialogue et empathie pour une meilleure créativité,
  • perception et compréhension pour une relation améliorée
  • visibilité et anticipation pour des résultats optimisés

ne manque plus qu’un leadership reconnu, mais ce n’est qu’une histoire de temps !

On est bien loin des affirmations aussi stupides que démotivantes du type « un vendeur ne sert qu’à aller chercher un bon de commande » ou encore « c’est le produit ou le service qui fait la vente, pas le vendeur » et c’est tant mieux.
Le marketing, la vente, le service client, c’est d’abord de la séduction ce qui implique de l’envie, du dialogue, de l’empathie et des « atouts » 😉
Et moins nombreux qu’on le croit sont ceux, qui dans l’entreprise, sont prêts à endosser ce rôle dans la fonction qui est la leur !

Futurs leaders : des opérationnels

Les leaders de demain le seront dans un rôle opérationnel (ce qui n’est pas toujours la vision du marketing dans les entreprises) et c’est bien pourquoi Gartner voient en eux les principaux consommateurs de technologies dans un futur proche.
L’entreprise de demain ne se réalisera pas qu’avec du marketing fonctionnel (Go2Market, lancement de produits, stratégies tarifaires, promotions etc.), mais bien dans un quotidien au coeur des marchés et en confrontation avec une réalité mouvante et un contexte parfois difficile à appréhender (psychologie, anthropologie mais aussi patience, don, etc.).


Les nouveaux leaders seront ceux qui sauront décider des technologies adaptées aux buts de l’entreprise, à leur mise en oeuvre et qui pourront ainsi anticiper l’évolution d’un contexte (offre, client, comportement, innovation, tendances, besoins, etc.) avec pour objectif de devenir, d’être et de rester le(s) meilleur(s).

Nous sommes tous devenus des marketers, et ainsi que l’écrivent Tom French, Laura LaBerge, and Paul Magill :

In many companies, the marketing function is best placed to orchestrate customer engagement for the entire organization

dans un article récemment publié sur McKinsey Quaterly et intitulé Five ‘no regrets’ moves for superior customer engagement

Voyez ce qu’en dit Terry Jones (fondateur de Travelocity et Président de Kayak.com) à propos de l’impérieuse nécessité de faire tomber le « mur » existant entre l’IT et le marketing:

Demain, dans une relation « humanisée », la valeur (ajoutée) d’un produit ou d’un service ne suffira plus, il lui faudra acquérir une « légitimé » au regard du client et seuls l’engagement, l’empathie, l’exclusivité, la proximité, donc l’émotion (pour ne pas dire l’affectif ») sont à même de servir cette légitimité.

Les leaders de demain seront ceux qui, dans l’entreprise, travaillent avec efficacité en support à cette LEGITIMITE !

Demain, je serai « collaborateur 2.0 »! la suite (1 an après)…


Il y a un an, c’était l’effervescence d’abord en raisons des congés tous proches, mais également du fait des projets de transformation annoncés pour la rentrée.

Aujourd’hui, et à titre perso, je vais tenter de faire un point de situation objectif !

Tout d’abord et pour ceux qui n’oseraient pas demander des nouvelles de Christophe, je vais faire court : les résultats étaient en-dessous des objectifs (chiffre d’affaires qui sert au calcul des salaires des membres des équipes ventes), mais également des attentes (chiffre d’affaires qui sert à établir les budgets que l’on présente au « board » et qui généralement est inférieur de 20 à 25% [parfois plus] aux objectifs), il est parti fin décembre !

Pour ceux qui en interne en doutaient encore, une entreprise 2.0 c’est d’abord aux yeux des actionnaires une entreprise la plus rentable possible !

Assurer la performance économique, un objectif que certains auraient presque oublié, mais malgré SalesForce et Chatter, ce n’est toujours pas plus facile !

Je regrette Christophe mais je suis content qu’il ait trouvé un nouveau job à la direction commerciale d’une entreprise plus petite (je dirais qu’elle a su garder un côté artisanal) qui lui va bien et comme il me le répète quand on discute (rarement) : «  ici, le social n’a pas besoin de plateforme informatique, on discute ouvertement, directement et surtout on sait pour qui on bosse, le patron est là et trempe la chemise avec nous » !
En fin de compte Christophe est peut être un peu « has been » et les collaborateurs engagés récemment auraient probablement eu un peu de mal avec lui.

Peu importe, depuis octobre 2011, nous avons une plateforme collaborative (vous vous souvenez le projet Un + TOUS) avec, je crois, tous les ingrédients du 2.0 !

Au début, pour moi celà a été très frustrant !
La plateforme a été validée par les équipes techniques (l’informatique) en septembre  et nous (les cadres) avons été convié au début octobre à un meeting au cours duquel on nous a expliqué que dorénavant il se suffisait pas de « penser collectif », mais il fallait agir et de travailler ensemble et c’est pour celà que la plateforme 2.0 avait été mise en oeuvre.
Nous avons eu le droit à un exposé du CIO (directeur informatique) nous expliquant l’intérêt de cet outil accessible à partir de nos postes de travail (ordinateurs), mais également de nos téléphones portables intelligents et des tablettes.

A ce stade de mon récit, je dois vous informer qu’après le cloud il y a 2 ans, le 2.0 l’année dernière, notre CEO (directeur général), qui n’est jamais à court d’idée, a lancé mi-juin un projet BYOD (bring Your Own Device ce qui en français correct et courant veut dire « t’apporte ton matos pour bosser« ), mais là je m’égare 😉

Revenons au lancement de notre plateforme 2.0 préparé d’un point de vue technique par le chef informatique, un vrai travail de professionnels !
Côté fonctionnel, tout ou presque n’a pas été dit et nous sommes restés dans le flou le plus complet tandis que les nombreuses et légitimes questions sont souvent restées sans réponses claires et précises de la part d’une équipe RH, elle-même dépassée par l’ampleur du changement ou mal informée du projet.

Il y avait bien eu des groupes (communautés) de crées et nous disposions de beaucoup d’outils pour échanger, partager, travailler.
Mais il me semble qu’on avait simplement pas passé suffisamment de temps sur le COMMENT utiliser cette plateforme pour atteindre nos objectifs !
On s’est donc « débrouillé » et ceux parmi nous qui étaient les plus motivés, ou qui ont simplement vu rapidement ce que pouvait leur apporter la plateforme 2.0, ont tenté des expériences.

Pour ma part, j’ai décidé d’y aller « doucement » et de me servir de ces outils pour diffuser, mais également recevoir de l’information et je dois avouer que la sélection des sources (flux RSS) m’a pris pas mal de temps, de même que la constitution d’une « communauté homogène » bien qu’hétéroclite !
Il est encore trop tôt our faire un premier bilan en ce qui me concerne, mais je dois avouer que j’y trouve mon compte notamment en matière de veille d’information.
Un autre avantage important pour moi est la facilité avec laquelle je communique avec les participants de mon groupe.

En résumé et après quelques mois, l’expérience est intéressante à mon avis et je sais que d’autres partagent cette impression.
Si nous sommes loin d’être des « collaborateurs 2.0 » (est-ce un objectif pour quelqu’un ?), nous commençons à comprendre ce que les outils 2.0 et les « plateformes sociales » peuvent nous apporter au quotidien dans notre travail.

Bien sur, il y a les gains en productivité qu’apporte les espaces collaboratifs (information contextualisée, suivi en « temps réel », disponibilité et accessibilité permanente) si l’on accepte de renoncer un tant soit peu aux meetings et réunions si peu efficaces.
Il y a aussi un peu moins d’emails et de pièces jointes à traiter (les messages concernant les sujets et les projets abordés restent sur la plateforme).

Mais, il y a surtout le fait qu’avec cette plateforme, nous « apprenons à travailler ensemble » quand nous en avons besoin.
Je n’ai pas la réputation d’être un doux réveur et pourtant je ressens comme un changement, une plus grande envie (pour ne pas dire plus d’enthousiasme), de la simplicité et de la chaleur humaine et tout ceci fait qu’on prend du plaisir à penser ensemble (discuter, échanger, confronter) autour des thèmes qui font notre quotidien professionnel.
Et cela se passe en dehors des frontières traditionnelles de nos services et départements, de nos métiers!
L’autre enseignement de cette « première phase » tient au constat que beaucoup d’entre nous (je parle des cadres notamment) restent en dehors et n’osent pas plonger, tandis que d’autres (plus rares) occupent certains espaces en tant que « donneurs d’ordre » sur ce qu’il faudrait faire (de leur point de vue à charge des autres !).

Bref, on progresse à notre rythme, sur un chemin dont nous découvrons le charme et les embûches et il est probable que beaucoup nous rejoindrons dans ces espaces si propices à une plus grande efficacité.
Avec un accompagnement digne de ce nom, nous pourrions avancer un peu plus vite et beaucoup mieux !

A bientôt et bonnes vacances 3.0 : imaginez un instant votre verre qui échange avec la bouteille pour que votre hydratation soit optimale 😉

[Conférence] #e2conf – Boston / ce qu’il faut en retenir : getting work done!


Getting work done !


Tel est le leitmotiv (pragmatique) de la conférence de Boston !

Pour en savoir plus, il y a les « notes » de Andrew McAfee prises et publiées à l’occasion des différentes conférences.

Extrait :

Is the Physical World Safe from Computers? It is conceivable that computer algorithms could master knowledge work, but can they master the physical world? Google’s autonomous car actually drives itself. McAfee and his co-author drove it down Route 101 in stop-and-go traffic. The computerized car did just fine.

Il y a également l‘incroyable travail collectif initié et supporté par Jim Worth  !

Cette conférence a été marqué par un « retour aux fondamentaux » ainsi que je l’avais annnoncé il y a quelques jours !
Luis Suarez, résume cette édition en mettant en exergue la dimension « vie réelle » du social business en complément de nos « vies virtuelles »

So a big highlight for me, from the Enterprise 2.0 conference, is a big Thank You!, to everyone I conversed with, learned from, shared common experiences with, etc. etc. yes, you know who you all are!! (Too many to mention all of you over here in a single paragraph!

Et il y a cette excellente présentation de Yvette Cameron et Alain Lepofsky de Constellation Research que je vous laisse parcourir, lire et relire ….

Après avoir pris le temps de découvrir ces quelques extraits dont la pertinence ne vous aura pas échappé.

———-

———-

[Etude]Du web 2.0 à l’Entreprise 2.0


La fondation CIGREF vient de publier un document de synthèse (Les Essentiels)  issu des travaux concernant un nouveau projet de recherche de la « Vague A » du programme ISD : « comment le Web 2.0 modifie les organisations qui deviennent des « entreprises 2.0… ». 

Les auteurs du projet de recherche précisent notamment que « en observant l’évolution du Web, la tendance générale est l’essor des technologies collaboratives, dans lesquelles l’utilisateur est à la fois consommateur et concepteur des contenus diffusés sur le Web.
Les auteurs ont choisi d’examiner comment ces technologies, en tant que supports d’interactions, font évoluer la chaîne de création de valeur dans les organisations
 »

La synthèse en ligne :