[enquête] Réseaux sociaux d’entreprise en 2013 : la collaboration avant tout


Le Lab des Usages a publié récemment via le Journal du Net un aperçu des résultats de son enquête annuelle à propos des réseaux sociaux d’entreprise et de la gestion des projets.

Et les données issues de cette dernière enquête sont intéressantes à plus d’un titre :

  • elles attestent d’une progression de la mise en œuvre de réseaux sociaux d’entreprise
  • elles mettent exergue la singularité de ces expériences par rapport à des projets informatiques plus classiques.

La mise en production d’un réseau social d’entreprise est une initiative qui tient à la fois de la capacité à délivrer une solution technique et de la volonté à transformer l’organisation autour d’une incitation forte à la communication qu’elle soit officielle, dans les communautés ou simplement au travers des fonctionnalités sociales.

Autant la partie installation et paramétrage – à la charge des équipes techniques – est un exercice maitrisé, il n’en est pas autant pour ce qui est de l’appropriation par une utilisation active de ces outils.
Aussi, la plupart des initiatives restent dans un périmètre très conservateur : la collaboration autour de projets.
Pourtant, les données recueillies permettent un certain optimisme : intérêt marqué des dirigeants et mise en œuvre générale (ou presque) de mesures d’accompagnement des utilisateurs.

La valorisation du « social » – dans et au service de l’entreprise – doit se faire non seulement au regard d’objectifs clairs et précis en terme de stratégie, mais également d’un cadre de gouvernance destiné à établir la confiance sans quoi, et malgré le support des dirigeants, un réseau social d’entreprise aura du mal à trouver sa légitimité aux yeux de ceux dont on attend le plus en terme de pertinence et de richesse : les contributeurs.

Et de ce côté s’il n’est pas surprenant de constater que « certaines populations » participent plus facilement, je reste surpris du côté « obligatoire » du RSE dans plus de la moitié des organisations !
Que l’on suggère aux porteurs de projets d’utiliser les espaces collaboratifs et la plateforme sociale pour travailler ensemble est légitime, mais il est vain de croire pour autant que tout le monde va y aller et contribuer largement.
La participation, l’engagement, est un acte volontaire et nul ne prétendre obtenir des résultats probants par l’obligation (la contrainte) !

Un projet de réseau social d’entreprise est à mener dans le temps (évolutivité des besoins, des pratiques et des technos) selon une stratégie éditoriale, et dans un cadre de gouvernance (guide de pratiques) en valorisant l’adhésion (accompagnement, communication) par un contenu riche, pertinent et porteur d’une valeur ajoutée explicite pour tout à chacun.

Découvrez ci-après la présentation complète des données issues de cette enquête réalisée auprès de 138 participants en novembre 2013.

Mes intuitions pour 2014 : Le portable est mort, vive la mobilité !


2014 sera l’année de la mobilité !

Applications et services pour les loisirs, le travail, mon réseau, les paiements, mon portefeuille, mes alertes : tout ou presque y sera et le mobile (téléphone ou tablette) est le support hardware du « social business » et plus largement de notre mutation en homonumericus.

L’internet des objets – automatisation de la relation et des échanges entre objets – trouve dans les applications mobiles le média idéal pour l’exploitation de ces nouvelles opportunités avec le support logistique du Cloud.

A force de vouloir trouver des voies nouvelles dans la valorisation des relations et des contributions sociales avec les mêmes outils et objectifs qu’il y a des décennies (ou presque), on en avait presque oublié de regarder du côté des utilisateurs, de leurs envies, de leurs besoins dans une économie numérique (donc largement dématérialisée).

L’observation rapide de nos comportements individuels et collectifs et notamment la prépondérance des supports mobiles dans notre quotidien ajoutée à la maturité de beaucoup d’applications disponibles sur appareil mobile sont là pour montrer que 2014 sera l’année de la consécration de la mobilité dans nos quotidiens privés et professionnels.

On voit bien – y compris dans les entreprises (voir la dernière étude du Lab des Usages) et au delà des questions de stratégie éditoriale et d’objectifs – qu’il est essentiel de promouvoir la disponibilité sur mobile(s) des applications et des plateformes opérationnelles en tenant compte de l’expérience utilisateur.

Et pour ce faire, 2014 verra également, en accompagnement de la mobilité :

  • la mise en oeuvre de cadre de gouvernance opérationnelle,
  • mais aussi la généralisation d’outils (et de pratiques) telles que
    • les notifications (pas l’email !),
    • l’enrichissement des contenus (taxonomie et folksonomie) et,
    • le déploiement des stratégies d’analyse (big data et real time).

BYOD (bring your own device), DYOJ (design your own job) CYOB (choose your own boss), tout autant de perspectives réjouissantes pour le futur et pour lesquelles la technologie et la pratique de mobilité sont clefs !

Selon vous ?

Séminaires SharePoint 2013 : Retour d’expérience


CALENDAREn janvier à Paris (le 14 janvier), Lyon (date à confirmer) et Genève (le 30 janvier) : Save the date!

[Participation gratuite mais inscription obligatoire car le nombre de places est limité !]

Les objectifs de cette matinée sont multiples :

  • Quel est l’avenir de l’intranet social ?
  • Quelles sont les spécificités de SharePoint 2013 lui permettant de se démarquer par rapport aux autres solutions ?
  • Comment utiliser aux mieux les fonctionnalités offertes par SharePoint 2013 pour mener à bien un projet « social » ?
  • Comment déployer une solution SharePoint 2013 en entreprise ?

Ce séminaire sera l’occasion de (re)découvrir SharePoint 2013 et de bénéficier du retour d’expérience d’un grand groupe français ayant mené un projet de Portail collaboratif.

Programme
Intervenants :
Claude SUPER, consultant senior spécialisé dans le social business, les réseaux sociaux d’entreprise et la conduite du changement
Katerine MUGFORD, consultante senior spécialisée dans les réseaux sociaux professionnels et en management des connaissances
Un membre de l’équipe au coeur du Projet Portail d’Entreprise chez TOTAL, apportera le témoignage d’une grande entreprise française
Erwan GUIZIOU, Directeur du bureau de Strasbourg et consultant senior spécialisé en gestion de projets, réseaux sociaux et gestion des contenus

8h30-9h00 Accueil et présentation de l’agenda
9h00-10h10 SharePoint 2013 (C. Super & E. Guiziou)

    • La valorisation des contenus : FAST au service des stratégies éditoriales
    • La pertinence des liens sociaux : comment mettre en réseaux les personnes, les communautés ?

10h10-10h30 Questions / réponses autour de SharePoint 2013 (C. Super)
11h00-12h00 Retour d’expérience sur le projet WAT : TOTAL, premier groupe à avoir déployé SharePoint 2013

    • Genèse du projet
    • Le choix de SharePoint 2013 : besoins identifiés et bénéfices attendus
    • Organisation des espaces du Portail, choix des fonctionnalités et développements spécifiques
    • Conduite du projet et déploiement
    • Démarche d’accompagnement des utilisateurs
    • WAT, et après ?

12h00-12h15 Conclusion (C. Super & K. Mugford)

Informations pratiques
Lieux et horaires : Le 30 janvier 2014 – Immeuble FER – 98, rue Saint Jean – Genève (salle A2) – 8h30 à 12h15

Pour vous inscrire à la session de Genève vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous, pour Paris c’est ici !

← Retour

Merci pour votre réponse. ✨

Libre échange et connexion, sources des meilleures opportunités !


Vous l’avez au moins lu dans vos bouquins d’économie ou d’histoire (économique), le libre échange a fait, depuis la fin du XVIII°, l’objet de débats passionnés et de théories (Adam Smith, David Ricardo, pour ne citer que les plus célèbres !) et ce n’est pas fini si on en juge par les discussions en cours au sein de l’OMC et ailleurs

Nul n’est besoin de préciser combien les économies, les entreprises et les états occidentaux ont su profiter de ces franchises douanières et de l’ouverture des marchés.

Aujourd’hui, on peut presque dire que le débat est relancé ou continue, mais cette fois à l’intérieur des organisations et des entreprises !

L’évolution des comportements et des pratiques que nous contribuons à créer (à l’insu de notre plein gré !) implique une profonde mutation des entreprises vers plus de collaboration et de partage pour une meilleure performance.
La survie pour beaucoup d’organisations est à ce prix et il suffit de lire la presse économique pour se rendre compte que les mauvais choix, l’absence d’anticipation et de vision se paient comptant : Nokia, Kodak, Polaroid, Blackberry, et bien d’autres plus ou moins connues et médiatiques.

Il y a bien sur de la résistance dans les entreprises :

  • conservateurs vs précurseurs
  • timides vs audacieux
  • pantouflards vs aventuriers

ce n’est pas nouveau et je dirais même que c’est tant mieux car ces tensions permettent et nourrissent le débat.
Je me souviens de la fin du siècle dernier (années 1995-1999) et du nombre de fois où, à l’occasion de réunions ou d’entretiens avec des responsables d’entreprises et des directeurs informatiques, j’ai entendu « ici, l’accès à l’internet ne sera jamais autorisé ! ».
Depuis, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts et la mutation technologique (SOA, web services, web 2.0, SaaS, etc.) a fait que l’internet est entré par la porte des services applicatifs, en toute discrétion, et qu’il est aujourd’hui impensable de revenir en arrière et de faire sans.

protectionnisme_franceIl reste encore au moins une marche à franchir pour les entreprises, celle de la mise en oeuvre du « libre échange des idées« , stratégie mieux connue sous la terminologie de « social business ».

Il s’agit maintenant de considérer le protectionnisme autour des idées, des projets et des contributions comme un frein au développement des affaires et des organisations !

Et les opportunités sont là en terme d’innovation, mais également de transmissions de savoir-faire, de formation, de bonnes pratiques et de gestion :

  • des savoirs
  • des ressources
  • des relations
  • des talents
  • des besoins
  • des projets
  • etc.

La connexion, techniquement disponible partout et à tout moment, doit aussi devenir une pratique, un état d’esprit, un comportement, mais c’est à vous d’en dessiner le contour, en termes d’objectifs et de périmètre, pour ce qui vous concerne.

Il est temps d’oser le décloisonnement, d’ouvrir des espaces de libre échange à l’intérieur de l’entreprise mais également autour des organisations, d’y valoriser la « mixité » des acteurs et la diversité des contributions.

Reste pour chacun à trouver « la bonne mesure » pour valoriser, entre libre échange et protectionnisme, les idées au service de votre stratégie !

Selon vous ?

Un RSE ne peut pas fonctionner sans une forte couche de contenus


Le titre ce ce billet est extrait d’une citation faite par Thomas Prudhomme (RFF) et publiée la semaine dernière dans le Journal du Net.

La « socialisation » des intranets -plus que le réseau social d’entreprise – est le type de projet qui visiblement fait sens aujourd’hui dans beaucoup d’entreprises.

Il est vrai qu’il est souvent porté par la « com » interne et qu’il bénéficie d’un concours de circonstances intéressants – à savoir, entre autres, :

  • obsolescence de la plupart des intranets en production depuis le début du siècle
  • perte d’efficacité et faible audience
  • besoin de mobilisation (engagement) des ressources humaines
  • « on boarding » de nouvelles générations (Y)
  • nouveaux comportements et outils (mobilité, apps, etc.)
  • etc.

Et c’est un bon gage de réussite !

Pourtant, rien n’est gagné d’avance et si le « contenant » (la plateforme et sa mise en oeuvre) est très important car il doit permettre une évolution douce vers un intranet plus riche dans sa dimension « sociale », il n’en reste pas moins que la pertinence du contenu reste une condition essentielle de succès !

Les « pure players » sociaux apportent des briques fonctionnelles très intéressantes, mais parfois trop « décalées » au regard de la culture, de la pratique et des besoins de l’entreprises.

De plus, ils font souvent fi de l’historique et des outils en production et en général et quoiqu’ils en disent, ils ne sont pas fédérateurs  !

Le retour d’expérience de RFF est intéressant de ce point de vue mais également car il met en exergue un point essentiel : le message, les contenus et comme le dit encore Thomas Prudhomme :

Pour passer au collaboratif nous savions dans notre cas qu’il fallait partir d’une base de gestion de contenus solide

Une stratégie éditoriale

La valorisation de la collaboration et au partage dans l’entreprise passe également par la mise en oeuvre d’une stratégie éditoriale.

Il est effectivement plus facile de mettre à disposition des collaborateurs de l’entreprise, non seulement des outils, mais également des sujets de discussions, des messages auxquels ils peuvent être appelés à réagir ou qu’ils peuvent relayer et enrichir dans des communautés ad-hoc !

La publication de contenus (institutionnels ou pas) ne peut pas pour autant se faire comme auparavant faute de quoi l’audience ne sera pas là et les effets de rebond inexistants !

Des porteurs de messages

s-populariteEn matière de stratégie éditoriale, les communicants n’ont plus rien à apprendre ou presque.

Dans un intranet social, il est un élément qui peut « perturber » le déroulement du scénario et il concerne le porteur du message.

La dimension « sociale » des nouvelles plateformes de communication interne – pratiques d’évaluation obligent – contraint à une réflexion permanente quant aux porteurs de contenus notamment en terme de popularité et de pertinence.

C’est une tâche difficile, car tout à chacun au travers des espaces communautaires ou a minima au travers des ses commentaires peut être un porteur de contenu « efficace » et servir ainsi la réalisation de certains objectifs assignés à l’outil déployé dans l’entreprise.

Une gouvernance opérationnelle

Le repérage de ces porteurs de contenus populaires ainsi que la valorisation des contenus que l’ion souhaite pousser auprès d’un audience maximale sont des sujets au coeur de la gouvernance opérationnelle.
Il n’est pas, à mon avis, de gouvernance informationnelle sans gouvernance opérationnelle pour ce qui est de ce type de plateformes.

Et c’est probablement un autre aspect des difficultés auxquelles sont confrontés les porteurs et supporteurs des « intranets sociaux »  et que nous pourrions tenter de résumer en :

Comment réussir une communication interne efficace et pertinente (notamment du point de vue business) pour l’entreprise avec autant de porteurs de messages que de salariés et une pratique d’auto évaluation permanente des contenus au travers des sujets et des contributeurs, et ce en toute transparence ?

A votre avis ?