Social business pour les ………….. entreprises (restons concrets!)


Au delà des publications et des discours, il y a une réalité du «social business» et bien qu’on en est encore au tout début, une enquête menée par le MIT et Deloitte (voir le détail dans le billet publié sur ce blog) nous permet de mieux comprendre où sont les entreprises et les attentes qu’elles nourrissent en retour d’une stratégie intégrant le «social business».

Au regard des résultats présentés par MIT/SLOAN Management & Deloitte, les entreprises estiment que l’apport le plus significatif du «social business» se fera dans la relation client, l’innovation et la «fidélisation des employés» !

Restons concrets et prenons le temps nécessaire à «imaginer» la réalité de votre stratégie autour de ces thèmes.

En premier lieu, il convient de préciser ici que la mise en oeuvre d’une stratégie de social business (avec les outils adhoc) ne vient pas supplanter les initiatives existantes, surtout si elles fonctionnent bien.
Il s’agit, aujourd’hui, de  déployer des moyens d’action complémentaires (social software) et «en harmonie» avec l’infrastructure, la culture et le marché de l’entreprise.
La relation client !
Pour 80% des entreprises ayant participé à l’enquête, l’utilisation des ces solutions «sociales» aura une importance majeure dans la relation client dans les 2 prochaines années.
Pratiquement, il est donc important de réagir si rien n’a encore été prévu.
Qu’attendre des outils sociaux au service de la relation client ?
Tout d’abord, une vraie (bidirectionnelle) relation plus facile (en terme technique), plus fluide, donc probablement plus pertinente en terme de résultats pour vous et en terme de «reconnaissance» pour le client.
Comment en tirer parti ?
Par l’instauration d’un dialogue «honnête» et suivi.
Vos clients ont beaucoup d’informations utiles à partager avec vous et vous cherchez fréquemment à les fidéliser par des opérations marketing.
La fidélisation est au coeur d’une stratégie de «social business» et la reconnaissance du client en tant que tel est le premier pas vers son engagement.
Quelles sont les informations dont vous avez besoin et qui ne sont pas dans votre outil de CRM ?
A priori, celles qui sont difficilement «quantifiables» mais pourtant essentielles pour maintenir la relation : mécontentement, éloignement, déception, incompréhension, etc.

Bref, tout ce qui pourrait faire que votre client vous quitte sans que vous vous en aperceviez et surtout sans en connaître la ou les raisons.
Le dialogue, au moyen des outils sociaux, permet non seulement de maintenir la relation, mais surtout de la faire évoluer au meilleur de l’intérêt des deux parties.

Beaucoup d’entreprises comprennent le web et les médias sociaux uniquement comme un canal de distribution (cher, non sécurisé et aléatoire pour certaines), et elles passent ainsi à côté de gisements d’informations pertinente qu’elles cherchent par ailleurs à capturer par le biais d’enquêtes de satisfaction ou de sondages coûteux et ponctuels.
Le «social business» permet de mettre en oeuvre un «monitoring» permanent des segments de clients que l’on souhaite  suivre, accompagner en échange de leur engagement, tout en autorisant «l’identification» des possibles mécontentements, de leurs origines et de leurs porte-drapeaux.

L’amélioration de la relation client favorise (facilite ?) l’innovation et ce n’est pas surprenant que 74% des entreprises estiment que le «social business» permet d’innover et de créer une vraie différentiation, dans l’offre de produits et/ou de services, à son avantage.

Le crowdsourcing est aujourd’hui une des sources d’innovation très répandue, notamment pour les entreprises actives dans le B2C.
Vous savez ce qu’est un processus d’innovation dans votre entreprise et vous connaissez les coûts (le temps) associés à l’imagination, la création et la commercialisation d’un nouveau produit ou d’un nouveau service.
Personne ne peut se permettre de «rater» la bonne (meilleure) idée, la cible, le retour sur investissement.


Les outils de «social business» vous permettent de «sentir» les tendances, mais également de «repérer» les leaders d’opinion.
Vous pouvez ainsi «apporter» à vos équipes des idées différentes, en provenance «du terrain» ou simplement faire «valider» par la «foule» certaines idées déjà discutées en interne.
Il vous est également possible «d’associer» certaines personnes (leaders) à des étapes de vos processus en support à l’innovation.
Dans le cas de l’innovation, le client et potentiellement le public tout entier, peut vous aider à être plus créatif, plus innovant, plus pertinent dans votre offre.
A vous de trouver les bonnes stratégies et les bons messages pour optimiser l’apport du «social business» à votre futur.

Cependant, votre quotidien et votre futur n’est rien sans les collaborateurs qui accompagnent les clients, cherchent de nouvelles idées et rapidement dit «font tourner la boutique» !

L’entreprise ce sont d’abord les collaborateurs dont le nombre importe moins que la valeur et c’est bien pourquoi 65% des entreprises affirment dans cette enquête que le «social business» est essentiel dans la «fidélisation» de ces employés.

Ce n’est pas nouveau, me direz-vous et vous avez raison !
Par contre, ce qui est nouveau, c’est l’existence de «canaux» d’expression que vos employés utilisent au quotidien dans leurs relations personnelles, mais que peut-être vous avez banni de vos murs !
Les outils de communication interne (intranet) évoluent pour donner un peu plus d’espace aux fonctions «sociales» afin que dans votre entreprise, les collaborateurs, quels qu’ils soient et quelque soit leur rôle, soient connus et reconnus dans leur apport.
En terme d’investissement, le départ d’un employé est très souvent une perte importante  (compétence, connaissance, expérience) et à un moment où l’entreprise est en forte concurrence également du point de vue de son statut d’employeur (on parle de marque employeur), il est temps d’anticiper en valorisant et rassurant ses employés.

Et pour vous, quels sont les bénéfices que vous attendez du «socal business » ?

Parlons-en le 22 juin à Genève ou sur ce blog !

[Enquête] La réalité du social business dans les entreprises


Ce sera la thème de la Matinée du 22 juin à Genève et l’étude réalisée par MIT SLOAN Management en collaboration avec Deloitte précise, chiffres à l’appui, l’importance relative du social business, résumée en 3 mots : américaine, le fait des moyennes entreprises pour une collaboration accrue (networking).

A découvrir.

Entreprise 2.0, social business : questions d’identité numérique


Bien au delà de la gestion des accès et des droits (applicatifs) du collaborateur, les questions de l’identité numérique poussent l’entreprise (le département ressources humaines en premier), l’employé et la personne à la réflexion et à l’action.

CCM Benchmark organise, le 7 juin, dans le cadre de la conférence Intranet – RSE, une table ronde intitulée « L’identité numérique au cœur de l’intranet » et j’ai déjà eu l’occasion d’amorcer cette discussion dans un billet publié il y a quelques semaines.

La présentation ci-dessous n’a nullement la prétention d’apporter toutes les réponses, et vos commentaires sont les bienvenus !

Entreprise 2.0, social business : Carpe Diem !


@dhinchcliffe: A tangible ROI for @BASF #socbiz : Faster project progress, shortening crucial process 25%. http://ow.ly/i/E2Xb  #sbs2012

Chassez le naturel, il revient au galop et à ce « petit jeu », les tenants d’une approche principalement « chiffrée » de l’entreprise sont très à l’aise.
L’entreprise collaborative et le social business n’ont pas le temps d’une respiration qu’ils sont déjà soumis aux contraintes des chiffres et des « as du tableur » !!

Il est acquis pour tous que l’entreprise de demain doit être efficace d’un strict point de vue économique !

Il est également certain que l’évolution de l’entreprise vers un modèle plus ouvert, plus transparent, plus collaboratif, servira cette efficacité économique, alors pourquoi une telle pression ???

Est-il possible que les financiers ne comprennent pas ce qui se passe ?

A moins que ce ne soit le « board » (conseil d’administration), les actionnaires ?

Ou alors, ce n’est pas si clair, si explicite, si facile à imaginer ?

Il y a beaucoup de raisons et elles sont toutes légitimes à défaut d’être justifiées, aussi il est probablement utile de revenir à une réalité factuelle !

  • L’entreprise 2.0, le social business, on en parle depuis 5 ans (McAffee dans MIT Sloan Management Review du printemps 2006), le social business un peu moins et les expériences (expérimentations) sont encore plus récentes, comment voulez-vous être en capacité de produire des éléments chiffrés crédibles du type ROI ?
  • Cette mutation n’entre pas dans la catégorie des changements d’outils ou même de stratégie, il s’agit d’un changement culturel, et il est impossible aujourd’hui d’en mesurer précisément les effets pour l’organisation, comme c’est le cas lors de l’acquisition et la mise en production d’une nouvelle machine, d’un nouveau logiciel ou d’une nouvelle campagne marketing.
  • Ce(s) changements(s) culturel(s) est (sont) en cours, et les expériences sont nombreuses, différentes, singulières et ceci rend plus difficile l’établissement de règles précises et universelles quant à l’estimation ou l’évaluation des bénéfices.

Nous  visons une époque où l’un des maitres mots est l’innovation dont il faut capitaliser les résultats au futur immédiat.

Nous avons hérité d’une économie issue de la révolution industrielle et d’une approche financière et chiffrée globale, mais une autre révolution se passe sous nos yeux, nous en sommes les acteurs et il nous faut innover dans nos critères d’appréciation de ses effets.

Qui aujourd’hui peut prétendre avoir suffisamment de recul pour déclarer que le modèle entreprise 2.0 et le « social business » ne sont pas performants ?

Qui a tenté de produire des critères nouveaux d’évaluation de ces modèles et de leur transcription dans le quotidien des enteprises et des hommes qui les composent ?

Il est important, non seulement de bien « calibrer » ses efforts (pas uniquement en financiers, mais bien plus souvent en termes de capacité, de cadence et de rythme), préciser les périmètres concernés et les objectifs attendus (moyen et long termes), décider des critères (objectifs) d’évaluation et accepter de faire des expériences !

Seul un regard quotidien avisé peut permettre, en autorisant les changements de direction et en valorisant l’engagement tel qu’il peut se dessiner,  à ces expériences d’avancer dans la voie de l’efficacité pour l’entreprise.

Voir en complément, une série de billets et de podcasts a/s des enjeux des réseaux sociaux

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Entreprise 2.0, social business : quelle(s) motivation(s) ?


Quand une entreprise s’engage dans une mutation de ce type, la motivation est principalement sa survie à moyen et long terme !

En ce qui concerne les employé(e)s ainsi que les participants de son écosystème, rien n’est moins sur !

En effet, la crise actuelle peut «pousser» certaines organisations à aller plus vite sur le(s) chemin(s) de la transformation (d’autant plus que les outils sont à portée de «clic»), mais elle est souvent source d’inquiétude du côté des salariés !

Sunset in Biarritz (France)Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de passer quelques heures dans une petite ville du pays basque côté espagnol, juste posée sur la frontière.
Je dois vous avouer que je ne suis pas un fan des «expéditions shopping», mais pour la promesse de quelques tapas et d’un verre de tinto 😉
Depuis l’été dernier, l’ambiance a bien changé et ce n’est guère surprenant vu la situation du pays !

Au delà des boutiques fermées et d’une tristesse apparente (il ne faisait même pas beau), j’ai été surpris par la «détérioration» du service et ce notamment dans le magasin d’une enseigne de prêt à porter dont le nom commence par un Z  (ce n’est pas Zorro !)
Il est visible que le personnel est démotivé et cela se ressent très fortement : vêtements à même le sol, 60% des caisses fermées, hôtesses peu aimables et pas souriantes,….toujours de la musique, mais plus ou pas assez d’envie !
Dans ce contexte et pour autant que cette enseigne soit un tant soit peu sensible à sa réputation et à la qualité de son service, donc à ses affaires, il est de temps de réagir et d’imaginer quelque chose……..
Il ne s’agit pas ici d’émettre une critique à cette enseigne, pas plus qu’aux employés, mais de mettre en exergue une des clefs de la réussite des projets 2.0 et social business : la motivation !

La motivation, ce n’est jamais à moitié : on l’a ou on ne l’a pas !

Mais les sources de motivation sont nombreuses, différentes et complexes comme tout ce qui touche à l’humain.

Moins d’un tiers des salariés est heureux au travail, c’est une des constatations du baromètre 2011 EdenRed Ipsos réalisé auprès des salariés français.

(Le rapport complet au format pdf)

Un management de type assertif permet de mieux comprendre les aspirations de ses collaborateurs et ainsi de mettre en oeuvre les conditions favorables à leur motivation.
Mais ce type de management ne doit pas être le seul fait du C-level, il doit également être pratiqué par le middle management.

Which trail ?Le challenge ne s’arrête pas au type de management, car si l’écoute et la proximité permettent de mieux comprendre les sources de motivation des collaborateurs, il faut également les convaincre d’adopter la «même pratique» vis à vis des membres de l’écosystème que l’on souhaite motiver !

Une fois, les différentes sources de motivation – rétribution, reconnaissance, par exemple – connues, il est impératif de les faire reconnaître au niveau de l’organisation notamment pour les mettre en oeuvre (implication des RH, etc.).

La motivation s’entretient et ce sont souvent des «petits riens» qui lui nuisent.
Sans être particulièrement «susceptible», il est frappant de constater que beaucoup de managers considèrent la motivation comme un «acquis» invariable depuis la signature du contrat de travail, alors qu’ils devraient plutôt s’attacher à la cultiver !

L’entreprise 2.0 se nourrit de la richesse de ses relations au sein de son écosystème et elle ne peut prendre le risque de ne plus donner envie de s’engager pour et avec elle !

La « social entreprise » fonctionne avec deux leviers : le soutien du management et l’engagement des collaborateurs :

« »You need support from the top and engagement from the bottom. » – @ShakespDaughter BASF @ Social Business Summit 2012 – Berlin»

La motivation est source d’engagement, il est donc important que dans tous les projets, quels que soient leur objet, leur taille ou leur objectifs, une place importante soit faite d’emblée à la gestion des conditions de ce fameux engagement !

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