Social business : le débat continue et gagne en pertinence avec les #e20s Expert Talks


En préparation de la conférence qui se tiendra à Paris en mars prochain et parce que la discussion et les échanges sont intenses et que les contributions permettent d’avancer dans la compréhension et la réalisation de ce grand chantier qu’est l’entreprise de demain.

Il y a eu le meet-up organisé à Paris en septembre ave notamment la participation de John Husband, Harold Jarche, Thierry de Baillon, Richard Collin et à propos duquel j’ai publié un billet intitulé Entreprise collaborative, social business : comment « faire du neuf avec du vieux » ?

A l’initiative de Bjoern Negelman, un second rendez-vous a été pris sur le thème « concretizing the digital workplace« .

j’ai eu le plaisir de partager notamment avec Ana Silva, Oscar Berg à ce sujet et il était particulièrement intéressant de pouvoir « confronter » une vision avec les retours de terrain et notamment l’expérience d’Amadeus relayée par Hans-Juergen Sturm.

Hier, Dave Gray (@davegray), Frédéric Williquet (@fredericw) et Josu Inchaurraga (@josuinchaurraga) débattaient du rôle des RH et notamment autour de la question de la transformation culturelle des organisations autour et par les « médias sociaux ».

Il s’agit d’un point clef et nous sommes nombreux à échanger sur ce thème 😉


Merci aux participants de cette session de leur pertinence pour un débat riche que vous pouvez découvrir ou revoir ci-après !

Et pour ceux qui réfléchissent et s’interrogent quant aux outils et « manières de travailler » de demain, prenez le temps de visionner cette discussion avec Jon Proda, l’un des fondateurs de Podio.

Social Business, des « déboires de César Birotteau » à Zola


La semaine dernière, Xavier Aucompte, le très pertinent dirigeant de WEA, publiait sur un blog, un billet d’humeur intitulé « les réseaux sociaux d’entreprise : grandeur et décadence » avec le sous titre « Si Balzac était encore là, que pourrait-il écrire ? ».
Et Xavier de mettre en exergue les nombreuses contradictions de ce marché et/ou de ses acteurs notamment dans l’hexagone :

Si la publicité tapageuse a été forte pour vendre ces outils sans être très transparente avec la réalité des expérimentations, la crise et la nouvelle maturité des entreprises sur ce marché nous amènent à commencer un va et vient proche du « je t’aime, moi non plus ».

Et tout au long de ce billet , Xavier « flirte » avec un autre grand moment du journalisme, de la littérature et de l’histoire de France : le fameux « j’accuse » d’Emile Zola !

Et si au-delà de l’allusion aux déboires du très célèbre César Birrotteau, n’était-il pas plus pertinent de placer tout à chacun devant ses responsabilités !

Face à la crise financière, économique, sociale et humaine qui continue à déployer ses méfaits, peux-t-on se contenter d’initiatives tièdes et sans grandes perspectives ?

Aujourd’hui, toutes les organisations peuvent déployer, au meilleur profit, des outils et des méthodes porteuses de valeur ajoutée pour leurs clients, leurs fournisseurs, leurs employés et donc elles mêmes in fine.
Alors comment interpréter  ce que Xavier qualifie de négation de « l’évidente révolution des (nos) usages » ?
Que faut-il comprendre dans cette attitude ?

Faut-il « comme Zola » a su le faire dans un cas bien plus douloureux, s’engager et « pousser un coup de gueule » ?

Qui faut-il accuser et de quoi ?

  • les élites de leur absence de vision ?
  • les organisations de pas savoir exprimer leur « mission »
  • les conseils d’administration de ne pas voir plus loin que le bout de leur nez ?
  • les managers de leur manque de leadership ?
  • les responsables RH de leur éloignement et du peu d’empathie ?
  • les employés de ne pas avoir toujours « le courage » de s’engager ?
  • l’informatique de « compliquer » à souhait les choses simples ?
  • les éditeurs de jouer « perso » ?
  • les consultants du manque d’envergure sur le social business ?
  • les équipes projet de la culture du « pilote » ?
  • les financiers de leur incapacité à réfléchir hors ROI ?
  • les réseaux grands publics de leur trop grand succès ?
  • les smartphones d’avoir « désacralisé » l’usage des technologies de l’information ?
  • Microsoft de dominer le marché des intranets collaboratifs avec Sharepoint ?
  • etc.

Il est vrai que comme Zola, il faut du courage, de l’engagement et probablement un peu de passion pour réussir la transformation de nos organisations !

PS : Afin d’être tout à fait clair, j’ai un trop profond respect pour Balzac, Zola, leur oeuvre et leurs actions respectives, pour ne que considérer ce billet  que pour ce qu’il est, c’est à dire une suite donnée à la publication de Xavier et ce sans autre prétention d’aucune sorte 😉 Merci

Réseaux sociaux : les français entre maturité et fatigue


Le SNCD a publié en septembre les résultats d’une étude à propos des internautes français et des réseaux sociaux : ou en sont les socionautes ?

Pas de surprise quant à l’hégémonie de Facebook, mais des retours intéressants concernant notamment les attentes par rapport aux marques,

mais également l’importance relative du réseau social en tant que canal de vente et d’acquisition.

A vous de juger:

Social business, non parce que c’est utile, mais parce que c’est rentable !


Depuis plusieurs mois, je suis régulièrement sollicité par des étudiants qui travaillent, dans le cadre de leur formation, à la rédaction d’un mémoire ou d’un rapport sur les sujets de l’entreprise 2.0 et du « social business ».
Tout d’abord, je profite de ce billet pour les remercier de leur confiance en mon expertise et de leur intérêt pour mes billets et mes publications ici ou ailleurs.

L’utilité du social business

En quoi, le « social business » est-il utile ? et à qui?

Je ne sais pas si les étudiants que j’ai rencontré sont les seuls à poser et à se poser la question, mais il est patent qu’elle est pertinente, à défaut d’être audacieuse.
J’ai compris (à tort ?) que leur intérêt pour ce sujet était le plus souvent dicté par un besoin, à titre personnel et professionnel, d’en savoir plus, d’aller au-delà des publications de nos très prolixes « évangélistes » américains et surtout de combler un manque dans l’enseignement délivré au niveau académique (écoles et universités) à l’occasion de ces programmes de formation (continue).

Souvent leur connaissance du fonctionnement de l’entreprise est encore « balbutiante » ou incomplète et en dehors des services ou des métiers qui sont les leurs, il leur est difficile de mettre  en perspective le « modèle 2.0 » dans et au service de l’organisation toute entière.

Tout d’abord et d’une manière un peu brutale, poser la question de l’utilité revient à s’interroger sur la nature profonde de l’homme, de sa capacité et de ses besoins de communication et d’échange.

Mettre en oeuvre des espaces d’échanges et de partage relève de l’évidence d’un point de vue « sociologique » et de l’utilité d’un point de vue plus pragmatique ou opportuniste.

Même si l’exercice n’est pas forcément facile et qu’il faut mettre de son côté tous les atouts pour réussir un projet social business dans l’entreprise, il n’en reste pas moins qu’il est urgent de s’y mettre pour ceux qui en sont encore à se poser la question (quelle question au fait ?) !

Utile pour (en désordre) :

  • reconnaître vos collègues,
  • découvrir l’organisation,
  • réseauter,
  • partager des idées sur des projets,
  • contribuer à la réussite de votre équipe,
  • faire valoir votre pertinence et/ou vos compétences,
  • apporter des idées novatrices,
  • exprimer une opinion,
  • interpeller le management,
  • exprimer votre (in)satisfaction,
  • mobiliser autour d’une idée, d’un projet,
  • optimiser l’organisation du travail,
  • travailler à distance,
  • utiliser les documents adhoc,
  • avoir confiance,
  • se sentir utile,
  • être membre à part entière d’une organisation,
  • etc.

A vous de continuer cette liste et d’y ajouter ce qui vous paraît le plus utile dans l’apport des outils supportant les initiatives de « social business ».

Utile, oui et pour toute l’entreprise !

Mais , une stratégie « social business » peut-elle être rentable ?

Si l’on accepte de reprendre la liste dressée ci-dessus, peux-t-on dire qu’elle recèle des potentialités de rentabilité ?

A vous d’en juger !


Qu’en est-il dans votre organisation ?

Quels sont vos indicateurs clefs en matière de stratégie « social business » ?

Quelles initiatives avez-vous lancé et comment accompagnez-vous ce changement tant au niveau métier, que RH ou management ?

Parlons-en !

PS : c’est bien volontairement que je n’ai pas abordé la question du ROI ,-)

Vous avez dit social : Business, Brand, Marketing ou Entreprise ?


Quand nous parlons « social » sur les réseaux, de quoi parlons-nous principalement ?

PIVOT Conference (initiative de Brian Solis) s’est posé la question et a entrepris de scruter les échanges sur les médias sociaux afin d’en savoir un peu plus.

Dans près de 50% des échanges le terme social est associé à Marketing, au mot Business dans 35% des cas, 14% pour Brand et seulement 2% pour Entreprise [on comprend que SalesForce ait finalement décidé de ne pas déposer la marque éponyme ,-)].

Et selon vous, qu’en est-il de la pertinence des données mises en forme dans l’infographie ci-après ?