Contrôle, mesure, centralisation, quelle place pour l’individu ?

La révolution numérique a de nombreux impacts sur notre vie quotidienne.
Au delà des facilités pratiques, qu’en est-il de notre liberté et de notre vie de citoyen ?

Nous avons déjà abordé la question de la protection de la sphère privée et des informations personnelles dans de précédentes notes.

Je ne sais pas s’il faut quitter Facebook (voir l’article publié par l’Express en mars 2010), mais je constate que nous sommes toujours plus nombreux à publier en ligne des informations personnelles souvent anecdotiques et sans grand intérêt (désolé de décevoir certains) sauf pour un petit nombre et pour très peu de temps.

Nous sommes également toujours plus enclin à demander une protection plus importante et « sérieuse » en ce qui concerne l’utilisation de ces informations.
Avec l’émergence du monde 2.0, nous sommes tous devenus des rédacteurs, commentateurs, etc. bref, des ACTEURS et, comme vous, je m’en réjouis !

Cette opportunité nous inquiéte car nous n’avons pas ou plus le contrôle de l’utilisation et de l’exploitation  des informations qui nous concernent.
Aussi, naturellement nous demandons à l’Etat de nous protéger contre d’éventuelles dérives du systéme.

Il n’y a pas de doute quant à la légitimité de la demande et le rôle de l’Etat dans nos démocratie est bien, entre autres, de protéger l’individu.
Mais, en mettant en oeuvre le cadre de cette protection (lois et réglements), l’Etat va également se donner les moyens de contrôle.
Ainsi, les organisations seront contraintes de se doter d’outils de mesure de la réelle conformité de leur politiques internes au regard des dispositions légales.

Parmi toutes les questions ouvertes par la révolution numérique, une doit tous nous préoccuper : cette interventionnisme étatique signifie-t’il la fin programmée du schéma libéral dans lequel évoluent aujourd’hui nos sociétés occidentales ?

Sommes-nous prêts à accepter un contrôle important voire très important de la vie économique et sociale au nom du respect de la sphère privée ?
ou souhaitons-nous laisser le système avancer et « s’autoréguler » ?

Le débat est ouvert depuis longtemps et la passage accéléré au monde 2.0 le rend encore plus actuel.

J’ai dit « Big Brother« , non …….. mais l’aurais-je pensé si fort !

En savoir un peu plus
Dossier publié par l’Agefi du 28.06.2010 et en particulier l’éditorial d’Edmond Tavernier
Dossier « Promesses et périls du monde numérique » à lire sur Ababord
Les fonctions régaliennes de l’Etat
Rapport du groupe de travail « Ethique du Numérique » (UMP-France) mai 2010
Le site de la Ligue des Droits de l’Homme

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