Réseaux sociaux d’entreprise, plateformes collaboratives : enfin dans la cour des grands !


Fin 2010, Jeremiah Owyang, analyste à Altimeter Group, avait clairement annoncé, à l’occasion de LeWeb, que 2011 verait la professionnalisation et le développement du « social businesss ».

Il y a quelques jours, Julien Codorniou (Facebook) déclarait  « Un jour chaque société aura son responsable Facebook »  et l’opérateur de réseaux sociaux grand public d’y aller de son opération de séduction.

Demain, IBM lance le Forum Intégration et Gouvernance de l’Information à l’occasion duquel les réseaux sociaux d’entreprise seront abordés notamment du point de vue de la gestion et la gouvernance de contenu.

Depuis quelques semaines, les éditeurs y vont, chacun à son tour, de leur solution.

Que l’on vienne

ils jouent tous maintenant dans la cour des grands !

Début janvier, USEO a publié son évaluation des différentes solutions disponibles et récemment AIIM a rendu public son guide pour une bonne mise en oeuvre des réseaux sociaux d’entreprise.

Les solutions me manquent pas et les entreprises identifient mieux la valeur ajoutée de ces espaces pour les équipes (RH, customer care, etc.) dans certains processus clefs pour le succès.

La maturité des outils, leur ouverture et la probable convergence des réseaux sociaux d’entreprise avec les solutions de gestion de contenu ( partenariat technologique entre blueKiwi et Entropysoft), voire certains CRM (Lotus Connection – Sugar CRM), sont autant de signes que ces solutions s’inscrivent dorénavant dans les « solutions d’infrastruture » que les entreprises vont déployer au service de projets ponctuels ou structurants selon les cas.

Cette maturité, dont on ne peut que se féliciter, va probablement conduire à une concentration au niveau des acteurs mais également à une amélioration technique de l’offre, notamment en terme de sécurité et de contrôle tant des accès que des contenus dont il faudra, pour ces derniers, savoir faire l’évaluation pour mieux en définir le cycle de vie.

Et n’oublions pas que nos messages, nos contenus, sont probablement moins éphémères que ceux dessinés à l’eau sur le pavé par ce chinois à Pékin, mais sachons mettre en oeuvre les bonnes méthodes et les bons outils pour une meilleure exploitation de ces actifs informationnels partagés également dans les réseaux sociaux d’entreprise !

A lire en complément :
Réseaux sociaux d’entreprise : retour d’expérience de groupeReflect, So’xpert et Altaïde

Réseaux sociaux d’entreprise (retours d’expériences, suite) : Orange

Réseaux sociaux d’entreprise, gestion de contenu, gouvernance et records management

Entreprise 2.0, réseaux sociaux et information stewardship

Entreprise 2.0 | RSE : La menace des 7 péchés capitaux !

Le guide pour les projets « collaboratifs et sociaux » en 2011


AIIM vient de publier le guide « social business roadmap 2011« .

Organisé autour de 8 étapes ou questions essentielles, ce guide est un bon outil qui peut contribuer à la réussite de vos projets.

Bienvenue dans la « media-démocratie » [L’Observatoire International des usages et interactions des médias – Deloitte]


Ci-après le compte rendu du travail présenté par L’Observatoire International des usages et interactions des médias.

Vous pouvez télécharger le document original ici.

« L’essor d’Internet et des nouvelles technologies a donné au monde des médias toutes les caractéristiques d’une nouvelle et puissante démocratie »……

Quelques enseignements concernant la consommation de la presse « écrite » qui. aujourd’hui, est faite à part égale sur support papier et dématérialisé (internet) :

Et les français plébiscitent les médias sociaux, notamment en tant qu’outil relationnel !

Retrouvez les chiffres et les enseignements de cette étude :

Médias sociaux, espaces publics et gouvernance : état de l’art des outils et méthodes d’archivage


Retrouvez ci-après le rapport publié, en mars 2011, conjointement par l’American Council for Technology et Industry Advisory Council à propos de l’état de l’art en matière de politiques et de solutions d’archivage pour les médias sociaux.

Le but de cette étude est d’ouvrir un débat autour de l’utilisation des technologies collaboratives issues du Web 2.0, également connues sous le nom de médias sociaux, dans le but d’aider les autorités et les citoyens à communiquer plus étroitement et ouvertement.

L’étude a été réalisé au travers d’entretiens avec 10 organismes autour des questions de gestion des contenus partagés et publiés sur les médias sociaux.
L’ACT-IAC cherchait à explorer, identifier et à comprendre les meilleures pratiques de gouvernance, les politiques de rétention et d’archivage supportant les médias sociaux utilisés au service de la mission de l’agence.

Entreprise 2.0, RSE, collaboratif : l’éternel débat entre ETRE et AVOIR !


Si pour beaucoup ETRE se résume à AVOIR, il nous faut rappeler en introduction ce qu’en disait Eric Fromm en 1976 (parution en 1978 [eh oui!] en français chez Robert Laffont) dans son ouvrage  AVOIR ou ÊTRE ? en page 33 :

« Le choix entre avoir et être, en tant que notions contraires, ne frappe pas le sens commun.
Avoir, semblerait-il, est une fonction normale de notre vie : pour pouvoir vivre, il faut avoir certaines choses. En outre, nous devons avoir certaines choses afin d’en tirer plaisir. Dans une culture dont le but suprême est d’avoir — et d’avoir de plus en plus — et où on peut dire d’un individu qu’ « il vaut un million de dollars », comment peut-il y avoir une alternative entre avoir et être?
Au contraire, il semblerait qu’avoir est l’essence même d’être ; et que celui qui n’a rien n’est rien. Pourtant, les grands maîtres de la Vie ont fait de l’alternative « avoir ou être » le thème central de leurs systèmes respectifs. Bouddha enseigne que, pour pouvoir parvenir au plus haut niveau de développement humain, nous ne devons pas être avides de posséder. Jésus nous dit : « […] que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait et se perdait lui-même? » (Luc 9, 24 25). Maître Eckhart enseignait que ne rien avoir, se rendre ouvert et « vide », est le seul moyen d’atteindre la richesse et la force spirituelles. Marx enseignait que le luxe est tout autant un vice que la pauvreté et que nous devrions avoir pour but d’être plus et non d’avoir plus. […] Pendant des années, j’ai été profondément impressionné par cette distinction et je cherchais sa base empirique dans l’étude concrète des individus et des groupes par la méthode psychanalytique.

Ce que j’ai découvert m’a amené à conclure que cette distinction, tout comme celle qui existe entre l’amour de la vie et l’amour de ce qui est mort, représente le problème le plus fondamental de l’existence ; que les données anthropologiques et psychanalytiques empiriques tendent à démontrer que avoir et être sont deux modes fondamentaux d’expérience dont les forces respectives déterminent les différences de caractères chez les individus et les différents types de caractères sociaux. »

L’entreprise s’inscrit dans le mode AVOIR

Et quoi qu’on en dise ou écrive à propos des entreprises, de leur évolution, voire de leur responsabilité sociale, il ne fait nul doute que l’entreprise est l’illustration même de l’avidité!
Nous participons tous de cette logique de possession qui supporte l’entreprise dans son quotidien et son évolution.
Aujourd’hui, les « nouveaux modes » de management, ainsi que les solutions ou les organisations qui les servent, appartiennent de facto à cette logique.
Les solutions collaboratives, les réseaux sociaux d’entreprise, ainsi que la « colonisation » des médiaux sociaux grand public par les marques, sont autant d’outils au service d’AVOIR.
Par la centralisation et la mesure, donc le contrôle, ces solutions, ces plateformes, ces expériences soutiennent activement la possession, le retour sur investissement, la création de richesse ! dont il n’est pas acquis qu’elle serve toujours l’individu ! (voir l’excellente note de Thierry de Baillon à propos des Deux visages du social Business)

Et quel mode pour la personne ?

A la différence d’AVOIR qui s’inscrit dans le temps (passé, présent et futur), ÊTRE est hors du temps et c’est également en cela que l’individu, la personne, peut trouver satisfaction dans la valorisation des échanges et des partages sociaux.

L’apport des réseaux sociaux d’entreprise ainsi que des plateformes collaboratives est important pour ceux d’entre-nous qui appartiennent à un mode d’expérience du type ÊTRE.
Ainsi, il peut être possible d’exister au delà des hiérarchies et de certaines pesanteurs d’organisation, mais seulement à certaines conditions !

Mais les RSE servent également les aspirations de ceux qui s’inscrivent dans le mode AVOIR en permettant aux organisations de CROÎTRE et aux individus d’en (S)AVOIR plus.

Ces outils participent activement de la représentation de notre mode à propos duquel Eric Fromm écrivait page 171 : »Sans la carte de notre monde naturel et social » […] « les êtres humains auraient été désemparés et incapables d’agir à dessein et de façon consistante, car ils n’auraient eu aucune possibilité de s’orienter et de trouver un point fixe leur permettant d’organiser les impressions qui les assaillaient de toute part.
Notre monde a pour nous une signification et nous nous sentons certains de nos idées grâce au consensus de ceux qui nous entourent. »