En préparant notre première des « matinées de l’entreprise 2.0 » qui se tiendra à Lausanne le vendredi 20 janvier et dont le thème est celui de la pratique collaborative, j’ai été surpris de la quantité de contenus publiés à propos de la collaboration : outils, méthodes, projets, etc. !
La question n’est pas vraiment nouvelle et depuis la fin des années 1990, la pratique collaborative a fait l’objet de nombreuses réunions dans les entreprises, réunions qui ont permis l’éclosion de projets structurants notamment autour de la « gestion documentaire ».
A la lecture de mes billets, vous avez compris que la pratique collaborative fait partie de mon quotidien et qu’elle est « inscrite dans mon ADN ».
Pour certains d’entre-nous, c’est une pratique innée, nous jouons « collectif », nous appartenons à la catégorie des « team player » et nous partageons certaines « valeurs » si bien résumées par Sylvaine Pascual dans son billet : valeurs du rugby appliquées à la vraie vie !
Aujourd’hui, certains sociologues mettent en évidence l’émergence de nouveaux modèles de relations sociales, de nouveaux pactes : le fatriarcat !
Et d’autres de nous expliquer que l’internet, les jeux en ligne, la « dématérialisation » de nos échanges, la mobilité, la connexion permanente, créent, entre autres, des conditions favorables à l’individualisme et surtout de nouvelles attentes par rapport au monde du travail !
Et Stéphane Hugon nous explique :
Cette nouvelle attitude est à la fois bien et pas bien. Les nouvelles technologies, qui ont permis d’éclater le temps du travail, ont fait beaucoup d’heureux. Mais si le travail ne s’arrête plus à la porte de l’entreprise, il est alors partout, tout le temps. Au niveau managérial, les nouveaux modèles s’inspireront probablement du sport, avec l’idée d’équipe, de plaisir, de compétition. Le ludique sera la culture de l’organisation de demain. Les gens seront aussi de moins en moins autonomes, il y aura une recherche du partage sur le modèle wiki : les gens participeront à un grand ouvrage qui sera peut être commencé en France et continué à l’autre bout du monde grâce aux nouvelles technologies. Cela créera peut-être d’autres névroses. Avec cette nouvelle configuration, tout est possible : l’angoisse est permanente, comme le réenchantement.
Et la collaboration dans l’entreprise au quotidien dans tout cela ?
Ce n’est probablement pas une affaire de génération, mais probablement plus une question d’écoute, d’empathie et d’ouverture d’esprit, mais il faut bien reconnaître qu’entre les aspirations des uns et les habitudes des autres, la mise en oeuvre de pratiques collaboratives pertinentes apparaît comme moins facile : une tentative de réconciliation ?
Oui probablement, mais également une question de patience et de méthode :
- Patience pour réussir la « convergence » d’intérêts personnels parfois « opposés », convergence nécessaire à la réussite collective !
- Méthode pour faciliter la collaboration et permettre ainsi à chacun d’y « trouver son compte » !
Les outils et les solutions techniques sont disponibles et plurielles (c’est peut-être ce qui change par rapport au début des années 2000),
le contexte économique pousse à la recherche de « nouveaux moyens et modèles »
et les « nouveaux comportements » constituent un « terreau favorable ».
Il faut y ajouter une VOLONTE et de la METHODE (progressivité, transparence, réalisme) au service de votre vision.
A votre avis , 2012 sera-t-elle l’année du triomphe du Collectif ?
La gouvernance au service du business
Hier, j’ai eu la chance de participer à un de ces moments de « magie » à la suite de tweets mentionnant le
Pour ceux qui en doutent encore, ces billets ont été l’occasion d’un débat lancé, relancé sur Twitter et relayé sur le blog HyperTextual avec les interventions remarquées de
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