ECM et RSE : Perspectives 2011 et retour d’Info360 [J. Mancini -AIIM]


La dernière étude sectorielle produite par AIIM avec notamment une section consacrée aux « outils « sociaux » et collaboratifs  (adoption et « business drivers ») dans l’entreprise.

Et pour tous ceux qui n’étaient pas à Washington la semaine dernière pour Info360, ci-dessous quelques notes communiquées par John Mancini.

La gouvernance documentaire en France (Etude serdaLAB – mars 2011)


serdaLAB a publié à l’occasion du salon Documation 2011, un livre blanc intitulé La gouvernance documentaire dans les organisations françaises.

Vous pouvez le télécharger ici!

Pour notre part, nous en avons retenu que 53% des organisations interrogées n’appliquaient pas de politique de gouvernance documentaire.

Il est également intéressant de lire que seulement 11% des sondés définissent la gouvernance documentaire comme la valorisation des informations en tant que capital immatériel de l’organisation, tandis que pour seulement 4% il s’agit de maîtriser les risques liés à la gestion de l’information.

Retrouvez les nombreux enseignements disponibles dans ce livre blanc ci-après ou en le téléchargeant sur le site de serdaLAB.

Réseaux sociaux d’entreprise : pourquoi ça marche ?


J’aurais pu intituler cette note « retour aux sources » tant le succès des réseaux sociaux d’entreprise nous replonge dans nos « fondamentaux »  et ce ne sont pas les débats et conférences du récent Salon de l’Intranet qui vont nous contredire !

Le réseau social d’entreprise n’est pas un projet technique

En effet, les outils mis à disposition des utilisateurs servent avant tout la dimension humaine et c’est bien pour cela que ça marche !

Si les frontières entre « maison et bureau » sont de plus en plus tenus, il semble, à lire l’étude de IDC, que le fossé numérique se creuse entre les entreprises et leurs salariés.

Si « la crainte de perdre le contrôle face à une organisation virtuelle par définition complexe à appréhender » est bien réelle du côté des entreprises, l’adoption des outils web 2.0 par les salariés reste une formidable opportunité pour les entreprises.

Le réseau social d’entreprise supporte des projets ouverts

En valorisant l’humain, le réseau social d’entreprise est un ensemble de solutions imaginées pour supporter et faire avancer des projets ouverts, loin des cloisonnements traditionnels.
L’ouverture de l’entreprise à son ecoystème se fait au gré de ses intérêts et de ses besoins et à un rythme maîtrisé.

Avec le RSE, l’ouverture ne signifie pas perte de contrôle !

Bien au contraire, le réseau social d’entreprise permet de « garder la main » tout en valorisant les échanges, les apports externes et l’implication, selon les espaces et les projets, des employés et cadres de l’entreprise aux côtés des partenaires et de certains clients.

La mise en oeuvre d’un réseau social d’entreprise est facile !

Et ce n’est pas le moindre des avantages !
Si les projets n’ont généralement pas une dimension technique, il n’en demeure pas moins qu’ils s’appuient sur des outils développés sur des plateformes technologiques et les équipes techniques doivent, pour le moins, en assurer la mise en oeuvre !

Disponible en SaaS ou dans le Cloud, le RSE s’inscrit parfaitement dans les nouvelles réalités des entreprises et des nouvelles applications qu’elles mettent en production en  complément et en interaction avec les outils traditionnels que ce sont les ERP, CRM, ECM et autres solutions métiers.

Sortir de « l’informatique de gestion » pour se projeter dans une « informatique de contribution« , c’est aussi pour cela que le réseau social d’entreprise, ça marche !

Réseaux sociaux et protection des données personnelles


En complément de la note publiée en début de semaine à propos de la sphère privée et des médias sociaux, retrouvez ci-après le point de vue de Jacques Folon.

Sphère privée et médias sociaux : tout a été dit, mais rien (ou presque) n’a été fait !


Aux USA, le Congrès se pose beaucoup de questions quant à la protection de la sphère privée sur Facebook tandis qu’en Suisse, c’est le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) qui s’inquiète à propos de Google Street View et qui demande à la justice de trancher !

Il est peut-être injuste d’écrire que rien n’a été fait en ce qui concerne la protection des données personnelles car les textes et les directives existent au niveau suisse (cf. supra) mais également au niveau européen avec la directive 95/46/CE qui « constitue le texte de référence, au niveau européen, en matière de protection des données à caractère personnel. Elle met en place un cadre réglementaire visant à établir un équilibre entre un niveau élevé de protection de la vie privée des personnes et la libre circulation des données à caractère personnel au sein de l’Union européenne (UE). Pour ce faire, la directive fixe des limites strictes à la collecte et à l’utilisation des données à caractère personnel, et demande la création, dans chaque État membre, d’un organisme national indépendant chargé de la protection de ces données. »

Business versus sphère privée

L’opposition n’est pas nouvelle tant les enjeux sont importants pour nous tous.
La sphère privée, notion relativement récente, est une protection contre les intrusions (ingérences?) de plus en plus nombreuses dans notre liberté de conscience, de choix et bien sur, notre propre sécurité.

L’existence de charte à propos du droit à l’oubli ou l’utilisation des techniques d’obfsucation ne sont pas suffisantes pour protéger le citoyen dans un monde où les données personnelles sont parfois les clefs (exploitation marketing) de la réussite d’un business.

Il est légitime pour tout fournisseur de services, et pour tout commerçant, de s’attacher à mieux connaître son marché, ses potentialités, les segments auxquelles il s’adresse, bref  à travailler son marché et sa « zone de chalandise », mais doit-on pour autant accepter que cela se fasse à nos dépens ?

Des entreprises à dimension sociale?

L’entreprise a une responsabilité sociétale surtout en ce qui concerne les données numériques et il ne suffit pas de se « cacher » derrière les possibilités offertes par les technologies pour s’en dégager.
Le cas Confédération Suisse vs Google Street View est intéressant de ce point de vue.
En effet, personne ne remet en cause l’intérêt du service proposé par Google, ni sa pertinence (le marché et les consommateurs s’en chargeront) mais il est légitime de s’interroger sur les conditions dans lesquelles les images à la base de ce service sont prises et sur l‘insuffisance de protection des données personnelles pouvant exister sur ces images.

La confiance : facteur du succès !

L’économie numérique ne peut vraiment se développer sans que les acteurs aient pleinement confiance dans les organisations et les entreprises.

Il est important de souligner que le terme le plus souvent associé à économie numérique ou à internet est PROTECTION !
Nul doute des dangers et chacun doit prendre des précautions quant à la divulgation d’informations personnelles. Le challenge est le même (mais l’échelle est différente) pour les entreprises que pour les personnes privées et les sources d’information, notamment à destination de la jeunesse et à l’initiative des pouvoirs publics, sont disponibles : Netla en Suisse, CNIL en France.
Il existe également des services du type liablefor qui proposent une aide et un support pour les particuliers, et les entreprises, soucieux de protéger leur identité numérique et leurs données personnelles, mais il est regrettable de constater que Google, Facebook et bien d’autres n’ont pas une attitude proactive et se contente d’adapter leurs politiques ou leur façon d’agir selon les contextes légaux.

A quand une réflexion globale et coordonnée (G8 pour la CNIL) sur le sujet de la protection des données personnelles, réflexions qui devrait aboutir à des règles simples, universelles (je rêve?), indiscutables quant à l’appropriation et l’utilisation et la sécurisation des données personnelles de tout à chacun ?

Il en va de notre confiance dans une économie dont la croissance est favorisée par la dématérialisation et la croissance exponentielle des échanges de contenus numériques.

Annexes :