Que d’information (suite), y a-t-il un pilote ???


En juillet 2010, je publiais une note à propos de la production de contenus, de big data et du phénomène « d’information overload » ou d’infobésité (infobesity) qui semble être une des caractéristiques majeures de notre monde 2.0.

En 2003, Jakob Nielsen mettait en garde contre « l’information pollution »,  la difficulté d’absorber toutes ces informations et un phénomène de « zapping » généralisé.

Depuis qu’une société informatique française a su créer le buzz en mettant en avant son projet de généraliser les réseaux sociaux d’entreprise afin de supprimer les emails (trop ci, trop ça) et reprendre ainsi une hypothèse formulée sur ce blog en début d’année, il n’est pas une semaine sans un article dans la presse ou dans les blogs à propos de l’infobésité !

Ne voir dans les réseaux sociaux d’entreprise que des avantages en terme de gestion de courriel est surprenant et associer le « trop plein » d’information au seul usage de la messagerie électronique est tout aussi réducteur.

Trop d’information et de contenus

Le volume d’information produit double chaque année et il est majoritairement le fait d’individus (en opposition aux contenus produits par les applications, par exemple : les factures, les relevés de banque, etc.) et majoritairement constitué de contenus non structurés (tels que emails, vidéos, messages, courriers).

Voyez ci-dessous l’illustration vidéo faite en 2010 par Informatica :

Nouvelles méthodes et anticipations

De même que l’entreprise 2.0 ne peut-être réduite à la mise à disposition d’outils issus du web 2.0 aux collaborateurs, il est impossible de ne pas mettre en oeuvre des stratégies pour gérer ce flux permanent d’information généré par et pour les individus et les organisations.

Toutes les études se rejoignent sur le fait que dans les réseaux sociaux publics, 1% des « abonnés » créent les contenus, 24 % sont actifs tandis que 75% restent passifs voire pas intéressés. De même, des enquêtes récentes ont permis de constater que moins de 10% des messages émis sur Twitter étaient lus !

En ce qui concerne, les réseaux sociaux d’entreprise et si on en croit certains retours d’expérience (exemple: Alcatel Lucent), le taux d’activité est bien meilleur !

Il nous est impossible de traiter ce flux en temps réel et il est probable que beaucoup de contenus ne méritent aucune attention et n’ont aucun intérêt (sauf pour celui qui les a créés).

Tant que la publication de contenus sera gratuite (pas facturée en tant que telle pour le particulier), il est certain que la volumétrie produite continuera à croître exponentiellement, mais il est également probable que la volumétrie stockée ou conservée ne pourra suivre la tendance au même rythme.

Pour l’entreprise, la production et la conservation des contenus ainsi que le traitement de l’information ont un coût qu’il faut maîtriser et ajuster en fonction de leur valeur (cliquer ici pour calculer le coût du trop plein d’information pour votre entreprise).

Tout est question de méthode avant de parler d’outils !

A lire en complément :

Réseaux sociaux d’entreprise : Clearvale Intranet par Broadvision


Après le lancement de tibrr par Tibco, c’est au tour de Broadvision de dévoiler son réseau social d’entreprise : Clearvale Intranet.

Avec IBM/Lotus, Tibco et Broadvision, l’offre se densifie (voir l’étude d’USEO), se professionnalise et le temps des grandes manoeuvres est lancé.

Vous aviez été prévenus fin 2010.

Bonne lecture

Entreprise 2.0 cherche leader désespérément …


Il n’est plus une semaine sans nouvel article concernant l’entreprise 2.0, la collaboration, les réseaux sociaux d’entreprise, et je vous laisse découvrir ou redécouvrir ceux que j’ai lu récemment :
Ca n’est pas parce qu’on collabore mieux que l’entreprise y gagne… par Bertrand Duperrin, – Comment créer les conditions pour favoriser le travail collaboratif ? ou encore Curator, social business :le temps des experts n’est pas celui des entreprises sur le blog d’Anthony Poncier et l’excellent L’entreprise 2.0 : pour les organisations d’aujourd’hui ou de demain ? à lire sur le blog d’USEO.

Vous en trouverez beaucoup d’autres sur le web et les différentes mises en perspectives, selon les sites (RH, IT ou encore marketing), sont le plus souvent intéressantes, mais j’ai pourtant l’impression qu’on tourne autour du pot !

Sortir du post-taylorisme et de l’organisation scientifique du travail

L’entreprise est-elle à la croisée des chemins ?
Peu nous importe et les exégètes des théories de management sont là pour nous le dire, mais le modèle 2.0 ne peut se résumer à un modèle dans lequel la technologie 2.0 vient porter secours au post-taylorisme !
Il est encore trop tôt pour annoncer une sortie de ces types d’organisation tant décriés publiquement mais si souvent mis en pratique partout et pas uniquement dans les entreprises.

La collaboration, la responsabilisation, l’expression sont-elles inconciliables avec des objectifs de productivité et de croissance ?

Ras le bol des gestionnaires, besoin de leaders !

Non pas que je pense que les gestionnaires sont inutiles, mais l’entreprise 2.0 a besoin de leaders, de visionnaires pragmatiques et aventuriers.
Les réseaux sociaux permettent à tout à chacun d’exprimer son avis, de partager, donc d’exercer son leadership dans un domaine, sur un sujet ou un projet.

Nous sommes peu nombreux (+- 1%) à profiter de cette opportunité, mais on ne peut nier son accessibilité quasi universelle !

Pour l’entreprise, le défi est du même type : réussir à faire émerger le ou les leaders qui construiront son avenir.

Qui peut réussir la mutation 2.0 ?

On connaît tous des patrons géniaux qui vous donnent ENVIE !
On a tous également connu ou côtoyé des dirigeants aimables (quelquefois), distants, imbus, mais surtout incapables d’articuler une vision, bref des OMBRES !
Dans ce cas, ce sont souvent les gestionnaires (sous contrôle du conseil d’administration) qui supervisent le fonctionnement de l’entreprise à partir du fameux cockpit (traduisez monstruosité de tableaux dynamiques généralement crées avec MS Excel).

Ces profils sont utiles à l’entreprise, mais ils ne peuvent combler l’absence de leader.
A l’instar de ce qui se passe dans les entreprises plus petites ou artisanales où les relations sont plus faciles (proximité) et souvent plus directes, le leadership est primordial.

La mutation des entreprises ne peut se faire sans conduite de changement bien sur, mais elle doit être portée par un ou plusieurs leaders afin de trouver les relais internes nécessaires à son succès.

Ne soyons pas naïfs, dans l’entreprise il en est comme dans la vie quotidienne : peu de collaborateurs souhaitent s’engager a priori.
Il seront d’autant plus nombreux à le faire si un véritable élan est donné par les PATRONS dans un esprit de collaboration et de reconnaissance au service d’une STRATEGIE d’entreprise.

Sans renforcement du sentiment d’appartenance, il n’ y a pas de loyauté et la mutation sera très difficile, donc les succès très incertains.

Social media et grands comptes : ils y sont tous, ou presque.


En peu de temps, les médias sociaux sont passés du statut de tendance émergente, intéressante dans le monde de la communication à celui d’élément essentiel du paysage médiatique, et les grandes entreprises (Fortune Global 100) réagissent à ce changement.

L’année dernière, l’enquête de Burson-Marsteller révélait que 79% des 100 plus grandes sociétés du classement Fortune Global 500 utilisaient au moins l’une des plate formes les plus populaires de médias sociaux, à savoir Twitter, Facebook, YouTube ou avaient un blog d’entreprise.
Mais, l’utilisation de ces médias était uniquement pour la diffusion des messages vers le public.

Cette année, l’étude montre que  les Fortune Global 100 sont maintenant plus susceptibles de participer directement à des échanges avec le public (les clients) sur les médias sociaux et les entreprises sont de plus actives sur Twitter et qu’elles « discutent » sur  leurs pages Facebook.
Il s’agit bien d’une indication claire que ces entreprises mettent en oeuvre des stratégies et des ressources d’engagement pour tirer profit mais également pour maîtriser les médias sociaux et ceci est nouveau par rapport aux résultats de l’étude de l’année précédente.

Retrouvez ici la totalité des résultats de l’enquête réalisée par Burson Marsteller :

France : Entreprises et médias sociaux : du buzz à la réalité du terrain !


Voici les résultats d’un sondage réalisé par l’Atelier et l’Ifop sur l’usage des médias sociaux en entreprise.

Le sondage a été réalisé à partir d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif des cadres des entreprises françaises, du 18 au 24 janvier 2011.

A découvrir et comme le disait si justement Anthony Poncier sur son blog Curator, social business :le temps des experts n’est pas celui des entreprises.