Nouveau : le community killer, un profil dangereux !


Vous connaissez toutes et tous le « community manager » et je suis certain que vous avez déjà rencontré – au moins virtuellement – le « community killer » !

Qu’il s’agisse des réseaux sociaux grands publics, des réseaux plus « professionnels » ou encore des espaces collaboratifs et sociaux internes aux organisations, le « community killer » peut sévir partout et en tout temps !

Comment le reconnaître ?

community-killerContrairement au « community manager » le « community killer » avance masqué : il ressemble à tout le monde et c’est bien ce qui rend la tâche difficile

S’il ne posséde pas de signes distinctifs dans son apparence, il n’en reste pas moins que son expression le trahit la plupart du temps.

A regarder de près dans les communautés qu’il investit, il y a quelques signes qui ne trompent que rarement:

  • Hyperactivité
    • Il poste commentaires et avis à une fréquence surprenante, presque convulsive
    • Il intervient dans le(s) débat(s) quand les autres font autre chose, c’est à dire de préférence tard le soir ou le week-end
    • Il participe de beaucoup de communautés
  • Omniscience
    • Il a un avis sur tout ou presque
    • Il commente avec péremption
    • Il « supporte » mal la contradiction
  • Pression
    • Il en « remet toujours une couche »
    • Il dicte ce que les autres devraient faire
    • Il assène mais n’argumente pas
    • Il réagit mais ne propose pas

Quand vous constatez la présence de ces signes dans les actions et commentaires d’un ou de plusieurs membres d’une communauté que vous gérez, il est grand temps de passer à l’action.

En effet, la communauté est un espace de partage, parfois de confrontation (des idées), qui doit – pour être efficace – connaître, à défaut d’harmonie, le respect des contributeurs à la fois dans leurs rôles et leurs idées.

Or le « community killer » n’a pas d’empathie, il est à la quête du pouvoir et ses actions ne sont justifiées qu’au regard de cet objectif très personnel !

Comment s’en protéger ?

Le « community killer » peut réduire à néant vos efforts et renvoyer « aux calendes grecques » la réalisation des objectifs assignés à la communauté : il est nuisible !

Mais, bienveillance oblige, vous ne pouvez l’exclure (sans de bonnes raisons) et il est souvent difficile de le « raisonner » car

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  • vous avez avec lui une réelle divergence du point de vue des objectifs
  • il respecte généralement l’étiquette ou les « usages » de votre communauté
  • il dit parfois « tout haut » ce que certains pourraient penser « tout bas »
  • il bénéficie d’une certaine notoriété dans la communauté du fait de sa participation très active

Votre mission – si vous l’acceptez (lol) – est d’éviter que tout ceci ne se transforme en un « coup d’état » et ne réduise vos efforts à néant.

Pour ce faire, vous devez faire preuve de :

  • patience,
  • pertinence,
  • empathie,
  • bienveillance et
  • détermination.

Plutôt que de le « contrer » par une modération ou des commentaires trop insistants, laissez le soin aux autres membres de la communauté de le faire !
Parfois, il est également très productif de ne pas relancer un débat suite à une intervention « à la hussarde » du community killer et le laisser seul face au désintérêt des autres.

Et n’oubliez pas que dans les réseaux publics il en va des contributions, des commentaires et des appréciations comme de la Seine sous le pont Mirabeau et qu’à de rares exceptions près (bad buzz), peu prêteront attention aux efforts de ce « community killer » qui désertera la place pour essayer d’en investir une autre qu’il aura estimée plus  “facile à prendre ».

Pour les communautés internes aux entreprises et à leur écosystème, le sujet peut devenir plus « difficile » et rien, à part un accompagnement digne de ce nom (en plus des chartes, guides, formation, engagements) , ne peut réellement vous aider à limiter la capacité de nuisance des « community killer ».

Et selon vous ?

La communication, quatrième pilier de l’entreprise de demain


C’est probablement le pilier le plus « explicite » ou à défaut le plus connu et communément cité du quadriptyque.

Avec l’Entreprise 2.0, la communication est plus que jamais une question de choix « éditoriaux » efficace pour « sortir du lot » des innombrables messages publiés 24 heures sur 24, sur tous les médias et dans le monde entier.

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L’offre de moyens et de supports est incroyablement riche, mais cette abondance ne simplifie pas, bien au contraire, un exercice auquel bon nombre de dirigeants de petites et moyennes entreprises sont peu ou pas du tout préparés.
L’expression de la valeur ajoutée du service, du produit ou de l’idée qu’on promeut vis-à-vis d’un public cible fait appel à des compétences qui ne sont pas les mêmes que celles qui ont permis au créateur ou au dirigeant de l’entreprise de lancer sa machine commerciale.

La start-up et la petite et moyenne entreprise ont besoin de la communication, mais elles doivent composer avec des contraintes inhérentes à leur taille, à leurs moyens et à la culture de leurs dirigeants.
Il est loin le temps où l’argument technique ou fonctionnel était suffisant pour gagner des marchés.

L’émotionnel a bouleversé la manière de communiquer et maintenant c’est au tour du « social » de changer la donne en ouvrant à chacun la voie à la communication de masse, plus ou moins contrôlée, mais persistante et relayée par des « médias » parfois non sollicités par l’entreprise (réseaux sociaux).

Plus que jamais, la communication doit être réfléchie et organisée selon :

  • les objectifs déclinés à court, moyen et long terme ;
  • une ligne éditoriale guidée par ces objectifs ;
  • une mise en œuvre cadencée (selon les ressources) ;
  • une recherche de légitimité ;
  • un besoin d’appui de communautés ;
  • un engagement crée par un leadership dans un domaine.

L’Entreprise de demain est une entreprise agile qui sait optimiser l’utilisation des ressources disponibles au seul service de ses objectifs et en matière de communication, elle dispose d’une palette d’outils (réseaux sociaux, espaces collaboratifs, rencontres virtuelles et physiques, colloques, etc.) dont la plupart restent accessibles facilement.

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L’accès facile à ces outils est un plus pour la promotion des start-ups et des PMEs, de leurs produits et services, mais également de leur écosystème voire de leurs valeurs, mais il complique parfois les choses tant les « communicants » sont nombreux et que la durée d’impact d’un message est très éphémère malgré sa persistance sur les réseaux.

unnecessary_noiseLa petite et moyenne entreprise peut tirer profit de ces médias à la seule condition d’être réellement engagée, humble et de savoir rester patiente et persévérante.

Le buzz ne peut pas faire tout seul une « success story », mais bien plus souvent la promotion des « communicateurs » qui l’ont initiée souvent malgré eux.
C’est pourquoi il est beaucoup plus pertinent de travailler sur la durée avec un discours crédible qui sera source de légitimité, quitte à s’essayer au « buzz » une fois celle-ci acquise.

Et il ne faut pas oublier que la légitimité n’est souvent pas universelle et jamais éternelle et c’est pourquoi la communication est un exercice d’endurance dont les entreprises ne peuvent aujourd’hui faire le pari de s’en dispenser.

La communication demande également de savoir gérer son « identité  et son image numérique » qui ne sont que le reflet de l’entreprise, reflet constitué par les informations disponibles sur Internet, alimentées au cours du temps par l’entreprise elle-même, mais également par d’autres individus amicaux ou non.

Cette problématique d’identité est capitale pour toute société qui souhaite contrôler son image et défendre son e-reputation sur Internet.

Il s’agit d’établir une stratégie de communication claire avant d’écrire une quelconque information sur la toile.

Parlons-en ensemble le 26 septembre à Yverdon à l’occasion de la conférence : Innovation, Start-Up et PME 2.0.

Georges Edouard Dias : « avec le digital, le chef de produits pourrait être chef de consommateurs »


C’est à plus qu’une liste d’aphorismes que nous propose Georges Edouard, mais à une reprogrammation du marketing, dont les dignes représentants nous noient ad nauseam de phrases toutes faites du style “mettons le client au centre de nos préoccupations” qui servent surtout à se trouver un alibi pour ne pas le faire. Le digital, au travers de côté direct, immédiat et interactif permet l’engagement avec le client et la transformation de cette relation client.

via Georges Edouard Dias : « avec le digital, le chef de produits pourrait être chef de consommateurs ».

Réseaux sociaux : dites-nous tout et même le reste !


A force d’en parler et d’en faire « la promo », il est bien normal que les réseaux sociaux nous rendent quelque chose !

Ces derniers jours, les études et présentations publiées sont particulièrement intéressantes quant à l’intérêt et à l’apport des réseaux sociaux au regard de plusieurs types de stratégie.

Il a tout d’abord la création d’entreprises et le rapport publié par CCI-France à partir d’une enquête réalisée auprès de créateurs d’entreprise.

Parmi les nombreuses informations intéressantes, j’en ai retenu deux montrant l’intérêt des réseaux sociaux et leur « utilisation » par les porteurs de projets d’entreprise.

Il y a d’abord le secteur économique qui segmente fortement l’utilisation des réseaux sociaux.

rs_par_secteur_economique

Mais également les objectifs (attentes) qui guident cette utilisation ou présence active sur les réseaux sociaux : trouver des clients mais également des idées (intelligence collective +1).

objectifs_reaseaux_sociaux_ccifrance

Il y a aussi la dynamique que les réseaux sociaux peuvent apporter aux petites et moyennes entreprises.

L’étude réalisée par Viadeo auprès des PME et TPE vient corroborer les conclusions de celle produite par CCI France et quels que soient les ajustements que l’on peut imaginer du fait de l’échantillonnage (membres des organisations et questionnaire en ligne auto administré), il est patent que les porteurs de projets ainsi que les PME/TPE (professions libérales) trouvent dans les réseaux sociaux des espaces et des outils pertinents notamment en terme de marketing.

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Et au-delà il y a le Big Data, vous l’aviez oublié ?

McKinsey (CMSO) a mise en ligne une présentation riche et pertinente à propos de l’exploitation des informations produites, échangées, « consommées » et les stratégies d’analyse possibles et pertinentes au regard de 16 exemples !

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A vos tableurs 🙂

Community manager, parce que je le vaux bien !


Le rapport de Community Roundtable a été publié courant juin et cette nouvelle édition met en évidence quelques données intéressantes. Le community manager est clef dans la plupart des stratégies « digitales » et son importance croit que ce soit au service des communautés  privées ou publiques. Ainsi et en guise de « mise en bouche » avant que vous ne preniez le temps de lire le rapport :

  • Pour être un bon community manager, pas besoin d’être un as de l’informatique ou un expert technique des médias sociaux, mais plutôt une personne douée d’empathie et de leadership,

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  • par contre, il faut savoir « rendre compte » (le reporting) aux métiers et aux différents initiateurs ou supporteurs des stratégies « social business »: un vrai rôle de « manager » !

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  • et être capable de susciter un réel engagement et de faire évoluer « la relation sociale » au bénéfice de l’entreprise :

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