Stratégie, stratégie et encore stratégie !!!
Avant de travailler à la votre, un petit détour par cette présentation qui vaut le temps qu’on s’y arrête !

Et vous pourrez espérer le Graal !

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Stratégie, stratégie et encore stratégie !!!
Avant de travailler à la votre, un petit détour par cette présentation qui vaut le temps qu’on s’y arrête !

Et vous pourrez espérer le Graal !

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Il y a eu cette superbe chanson de Souchon illustrée par ce clip dans lequel l’inénarrable Karl Zéro y va de sa contribution.
Et puis, il y a eu la déferlante «réseaux sociaux» dans laquelle certains ont failli se noyer tandis que les autres prenaient des poses d’observateurs avertis. Quelles que soient les postures ou les réflexes, rien ou presque ne change !
Le trompe l’oeil des fondamentaux
Les comportements et les outils évoluent plus vite que les manières de faire et d’être des organisations.
Il est vrai que la mesure du temps n’est pas la même et qu’à force d’être focalisé sur le «quarter» beaucoup en oublient de regarder plus loin, ou plus haut, devant eux !
Il est également vrai que depuis les «trente glorieuses», les organisations se construisent et vivent à partir de certains fondamentaux dont certains ne servent qu’à masquer une réalité complexe, difficile à appréhender et incroyablement mouvante.
Figée, rigide, lente, l’entreprise s’est trop souvent installée dans un confort facile, forte d’une quasi certitude : elle plie, selon la conjoncture, mais ne rompt jamais !
Il s’est crée ces dernières décennies une «pensée économique unique» basée sur le fait qu’à de rares exceptions près, les entreprises «savaient» ce dont les clients avaient besoin, quelles étaient leurs attentes, mais également que le salut est dans l’innovation à marche forcée !
D’accord, je caricature un peu, mais pas tant que cela, notamment pour les entreprises actives dans le commerce de détail, mais également pour d’autres secteurs comme l’informatique et particulièrement l’industrie du logiciel.
Parmi ces fondamentaux, il existe une «règle» qui consiste à concevoir que seule (ou presque) l’industrie du luxe doit s’attacher à mieux connaître pour mieux servir ses (plus rares) clients, le reste faisant l’objet d’un traitement de masse, anonymisé, « inconsidéré », et mécanisé, dans les «data centers» et exploité par les stratèges du marketing
Il faut reconnaître qu’à défaut d’autre choix, cela a plutôt bien fonctionné jusqu’alors !
Mais, n’a-t-on pas oublié la personne, l’individu dans sa singularité ?
Plus que de la connaissance, un besoin de reconnaissance, de considération !
Du côté de la cible (le client ou l’employé), les outils issus du web 2.0 ont suscité une envie et pour certains une «redistribution des cartes» dans la relation commerciale ou de travail !
Loin des premiers «coup de pub» de certains consommateurs qui ont mis la pression sur des fournisseurs «peu réactifs», il est acquis que les attentes du client ne correspondent pas forcément à ce qui se disait dans les bureaux des responsables marketing.
Le client ou l’employé, ce sont avant tout des personnes (La notion de personne, celle de «moi», cf. Marcel Mauss) qui dans le rôle de client ou d’employé aspirent à être reconnu et pour le moins à une certaine considération !
Les outils traditionnels de gestion de la relation client sont focalisés sur l’acquisition et le traitement d’informations dans le but de connaître le client et ce à des fins de segmentation, de «profiling», qui sont autant de fausses réponses au besoin de reconnaissance.
Il en est de même pour l’employé dans une certaine mesure !
Tout celà manque de finesse, de granularité et est l’ocasion de beaucoup de quiproquo ou de «ratés» !
Pour autant, il est illusoire de demander un «traitement personnalisé» pour des produits, des services ou des tâches dont la «marge», donc la rentabilité, est dans le nombre, la masse.
Est-ce à dire qu’en réclamant à l’aide des médias sociaux un peu de reconnaissance, les clients, les employés, perdent leur temps et ne peuvent espérer recevoir au mieux un brin de condescendance ?
Je ne le crois pas !
La légitimité au coeur du business
Ces dernières années, nous avons collectivement, et sans trop nous en rendre compte, plongé avec gourmandise dans une ère de communication intense, ouverte, parfois inutile mais si plaisante !
Et il est un paradoxe : on communique et échange beaucoup, mais on se ne «livre», se découvre, donc s’engage que dans de rares circonstances légitimes !
La reconnaissance est à l’origine de cet engagement et il est important d’y consacrer de l’énergie et des moyens.
Aujourd’hui, quand on parle de social business, on fait notamment référence à la différence indéniable que fait pour un produit, un service, un employeur, le fait d’être référencé et «soutenu» par des clients ou des employés.
Si la performance économique ne permet pas dans tous les cas d’apporter ni une écoute, ni un traitement personnalisé, il est essentiel de travailler à susciter l’expression des membres de son écosystème afin de déceler ce que les données chiffrées ne traduiront jamais ou trop tard : la déception d’un côté et l’illégimité de l’autre.
Prenons un exemple simple :
En cas de dysfonctionnement d’un objet, d’un produit, nous nous adressons généralement au fournisseur, à celui qui nous l’a vendu.
Il n’est pas rare dans ce cas et en préalable de se voir demander une série d’information (inutiles au regard du cas) et rappeler les conditions de garanties, de maintenance, etc.
Cette attitude est compréhensible du point de vue du fournisseur, mais plus difficilement du côté du client.
Le client ne demande qu’une chose : que le produit, l’objet ou le service qu’il a acheté ou souscrit fonctionne comme annoncé par le fournisseur (ou des bons de réduction ou des conditions d’achat « privilégiées »).
Le client souhaite être reconnu et rassuré : il veut une réponse claire, pas un argumentaire d’avocat !
Le client, qui n’est ni un «gogo», ni «une vache à lait», est conscient des contraintes et généralement il les accepte, pour autant qu’on sache lui dire vite et au travers des «outils» qu’il utilise (téléphone, courrier, email, médias sociaux) le temps et les conditions nécessaires pour régler son problème.
La légitimité ne s’acquiert pas dans les discours et les déclarations d’intention publiés sur les pages web, mais dans un comportement empathique, dans le respect des règle et des autres et dans une proximité (voire une connivence) !

L’Observatoire des RSE vient de publier une « enquête » réalisée auprès de ses membres, soit 40 entreprises ou institutions de différents secteurs d’activités : Finances, Energie, Industrie, Telecom, Services, Secteur Public…, en France.
L’intention est louable, mais l’étroitesse de l’échantillon – 40 collaborateurs appartenant à 40 organisations membres, donc sponsors de l’Observatoire – me laisse perplexe quant à la pertinence des résultats publiés !
Quoiqu’il en soit, le principal enseignement, à mon avis, de cette publication est que même dans les organisations concernées, rien n’est clair !
Rien n’est clair en matière de gouvernance, rien n’est clair quant aux rôles des différentes équipes (IT, RH,COM, COMEX,…), rien n’est clair dans les projets (taille, thèmes, objectifs, mesures, résultats) !
Enfin, à vous de voir ,-)


Au delà des publications et des discours, il y a une réalité du «social business» et bien qu’on en est encore au tout début, une enquête menée par le MIT et Deloitte (voir le détail dans le billet publié sur ce blog) nous permet de mieux comprendre où sont les entreprises et les attentes qu’elles nourrissent en retour d’une stratégie intégrant le «social business».
Au regard des résultats présentés par MIT/SLOAN Management & Deloitte, les entreprises estiment que l’apport le plus significatif du «social business» se fera dans la relation client, l’innovation et la «fidélisation des employés» !
Restons concrets et prenons le temps nécessaire à «imaginer» la réalité de votre stratégie autour de ces thèmes.
En premier lieu, il convient de préciser ici que la mise en oeuvre d’une stratégie de social business (avec les outils adhoc) ne vient pas supplanter les initiatives existantes, surtout si elles fonctionnent bien.
Il s’agit, aujourd’hui, de déployer des moyens d’action complémentaires (social software) et «en harmonie» avec l’infrastructure, la culture et le marché de l’entreprise.
La relation client !
Pour 80% des entreprises ayant participé à l’enquête, l’utilisation des ces solutions «sociales» aura une importance majeure dans la relation client dans les 2 prochaines années.
Pratiquement, il est donc important de réagir si rien n’a encore été prévu.
Qu’attendre des outils sociaux au service de la relation client ?
Tout d’abord, une vraie (bidirectionnelle) relation plus facile (en terme technique), plus fluide, donc probablement plus pertinente en terme de résultats pour vous et en terme de «reconnaissance» pour le client.
Comment en tirer parti ?
Par l’instauration d’un dialogue «honnête» et suivi.
Vos clients ont beaucoup d’informations utiles à partager avec vous et vous cherchez fréquemment à les fidéliser par des opérations marketing.
La fidélisation est au coeur d’une stratégie de «social business» et la reconnaissance du client en tant que tel est le premier pas vers son engagement.
Quelles sont les informations dont vous avez besoin et qui ne sont pas dans votre outil de CRM ?
A priori, celles qui sont difficilement «quantifiables» mais pourtant essentielles pour maintenir la relation : mécontentement, éloignement, déception, incompréhension, etc.
Bref, tout ce qui pourrait faire que votre client vous quitte sans que vous vous en aperceviez et surtout sans en connaître la ou les raisons.
Le dialogue, au moyen des outils sociaux, permet non seulement de maintenir la relation, mais surtout de la faire évoluer au meilleur de l’intérêt des deux parties.
Beaucoup d’entreprises comprennent le web et les médias sociaux uniquement comme un canal de distribution (cher, non sécurisé et aléatoire pour certaines), et elles passent ainsi à côté de gisements d’informations pertinente qu’elles cherchent par ailleurs à capturer par le biais d’enquêtes de satisfaction ou de sondages coûteux et ponctuels.
Le «social business» permet de mettre en oeuvre un «monitoring» permanent des segments de clients que l’on souhaite suivre, accompagner en échange de leur engagement, tout en autorisant «l’identification» des possibles mécontentements, de leurs origines et de leurs porte-drapeaux.
L’amélioration de la relation client favorise (facilite ?) l’innovation et ce n’est pas surprenant que 74% des entreprises estiment que le «social business» permet d’innover et de créer une vraie différentiation, dans l’offre de produits et/ou de services, à son avantage.
Le crowdsourcing est aujourd’hui une des sources d’innovation très répandue, notamment pour les entreprises actives dans le B2C.
Vous savez ce qu’est un processus d’innovation dans votre entreprise et vous connaissez les coûts (le temps) associés à l’imagination, la création et la commercialisation d’un nouveau produit ou d’un nouveau service.
Personne ne peut se permettre de «rater» la bonne (meilleure) idée, la cible, le retour sur investissement.
Les outils de «social business» vous permettent de «sentir» les tendances, mais également de «repérer» les leaders d’opinion.
Vous pouvez ainsi «apporter» à vos équipes des idées différentes, en provenance «du terrain» ou simplement faire «valider» par la «foule» certaines idées déjà discutées en interne.
Il vous est également possible «d’associer» certaines personnes (leaders) à des étapes de vos processus en support à l’innovation.
Dans le cas de l’innovation, le client et potentiellement le public tout entier, peut vous aider à être plus créatif, plus innovant, plus pertinent dans votre offre.
A vous de trouver les bonnes stratégies et les bons messages pour optimiser l’apport du «social business» à votre futur.
Cependant, votre quotidien et votre futur n’est rien sans les collaborateurs qui accompagnent les clients, cherchent de nouvelles idées et rapidement dit «font tourner la boutique» !
L’entreprise ce sont d’abord les collaborateurs dont le nombre importe moins que la valeur et c’est bien pourquoi 65% des entreprises affirment dans cette enquête que le «social business» est essentiel dans la «fidélisation» de ces employés.
Ce n’est pas nouveau, me direz-vous et vous avez raison !
Par contre, ce qui est nouveau, c’est l’existence de «canaux» d’expression que vos employés utilisent au quotidien dans leurs relations personnelles, mais que peut-être vous avez banni de vos murs !
Les outils de communication interne (intranet) évoluent pour donner un peu plus d’espace aux fonctions «sociales» afin que dans votre entreprise, les collaborateurs, quels qu’ils soient et quelque soit leur rôle, soient connus et reconnus dans leur apport.
En terme d’investissement, le départ d’un employé est très souvent une perte importante (compétence, connaissance, expérience) et à un moment où l’entreprise est en forte concurrence également du point de vue de son statut d’employeur (on parle de marque employeur), il est temps d’anticiper en valorisant et rassurant ses employés.
Et pour vous, quels sont les bénéfices que vous attendez du «socal business » ?
Parlons-en le 22 juin à Genève ou sur ce blog !

Quand une entreprise s’engage dans une mutation de ce type, la motivation est principalement sa survie à moyen et long terme !
En ce qui concerne les employé(e)s ainsi que les participants de son écosystème, rien n’est moins sur !
En effet, la crise actuelle peut «pousser» certaines organisations à aller plus vite sur le(s) chemin(s) de la transformation (d’autant plus que les outils sont à portée de «clic»), mais elle est souvent source d’inquiétude du côté des salariés !
Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de passer quelques heures dans une petite ville du pays basque côté espagnol, juste posée sur la frontière.
Je dois vous avouer que je ne suis pas un fan des «expéditions shopping», mais pour la promesse de quelques tapas et d’un verre de tinto 😉
Depuis l’été dernier, l’ambiance a bien changé et ce n’est guère surprenant vu la situation du pays !
Au delà des boutiques fermées et d’une tristesse apparente (il ne faisait même pas beau), j’ai été surpris par la «détérioration» du service et ce notamment dans le magasin d’une enseigne de prêt à porter dont le nom commence par un Z (ce n’est pas Zorro !)
Il est visible que le personnel est démotivé et cela se ressent très fortement : vêtements à même le sol, 60% des caisses fermées, hôtesses peu aimables et pas souriantes,….toujours de la musique, mais plus ou pas assez d’envie !
Dans ce contexte et pour autant que cette enseigne soit un tant soit peu sensible à sa réputation et à la qualité de son service, donc à ses affaires, il est de temps de réagir et d’imaginer quelque chose……..
Il ne s’agit pas ici d’émettre une critique à cette enseigne, pas plus qu’aux employés, mais de mettre en exergue une des clefs de la réussite des projets 2.0 et social business : la motivation !
La motivation, ce n’est jamais à moitié : on l’a ou on ne l’a pas !
Mais les sources de motivation sont nombreuses, différentes et complexes comme tout ce qui touche à l’humain.

Moins d’un tiers des salariés est heureux au travail, c’est une des constatations du baromètre 2011 EdenRed Ipsos réalisé auprès des salariés français.
(Le rapport complet au format pdf)
Un management de type assertif permet de mieux comprendre les aspirations de ses collaborateurs et ainsi de mettre en oeuvre les conditions favorables à leur motivation.
Mais ce type de management ne doit pas être le seul fait du C-level, il doit également être pratiqué par le middle management.
Le challenge ne s’arrête pas au type de management, car si l’écoute et la proximité permettent de mieux comprendre les sources de motivation des collaborateurs, il faut également les convaincre d’adopter la «même pratique» vis à vis des membres de l’écosystème que l’on souhaite motiver !
Une fois, les différentes sources de motivation – rétribution, reconnaissance, par exemple – connues, il est impératif de les faire reconnaître au niveau de l’organisation notamment pour les mettre en oeuvre (implication des RH, etc.).
La motivation s’entretient et ce sont souvent des «petits riens» qui lui nuisent.
Sans être particulièrement «susceptible», il est frappant de constater que beaucoup de managers considèrent la motivation comme un «acquis» invariable depuis la signature du contrat de travail, alors qu’ils devraient plutôt s’attacher à la cultiver !
L’entreprise 2.0 se nourrit de la richesse de ses relations au sein de son écosystème et elle ne peut prendre le risque de ne plus donner envie de s’engager pour et avec elle !
La « social entreprise » fonctionne avec deux leviers : le soutien du management et l’engagement des collaborateurs :
« »You need support from the top and engagement from the bottom. » – @ShakespDaughter BASF @ Social Business Summit 2012 – Berlin»
La motivation est source d’engagement, il est donc important que dans tous les projets, quels que soient leur objet, leur taille ou leur objectifs, une place importante soit faite d’emblée à la gestion des conditions de ce fameux engagement !
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