A propos des technos 2.0, de la gouvernance de l'information, des réseaux sociaux et de la valorisation des contenus au service de l'entreprise de demain
« L’essor d’Internet et des nouvelles technologies a donné au monde des médias toutes les caractéristiques d’une nouvelle et puissante démocratie »……
Quelques enseignements concernant la consommation de la presse « écrite » qui. aujourd’hui, est faite à part égale sur support papier et dématérialisé (internet) :
Et les français plébiscitent les médias sociaux, notamment en tant qu’outil relationnel !
Retrouvez les chiffres et les enseignements de cette étude :
Il est peut-être injuste d’écrire que rien n’a été fait en ce qui concerne la protection des données personnelles car les textes et les directives existent au niveau suisse (cf. supra) mais également au niveau européen avec la directive 95/46/CE qui « constitue le texte de référence, au niveau européen, en matière de protection des données à caractère personnel. Elle met en place un cadre réglementaire visant à établir un équilibre entre un niveau élevé de protection de la vie privée des personnes et la libre circulation des données à caractère personnel au sein de l’Union européenne (UE). Pour ce faire, la directive fixe des limites strictes à la collecte et à l’utilisation des données à caractère personnel, et demande la création, dans chaque État membre, d’un organisme national indépendant chargé de la protection de ces données. »
Business versus sphère privée
L’opposition n’est pas nouvelle tant les enjeux sont importants pour nous tous.
La sphère privée, notion relativement récente, est une protection contre les intrusions (ingérences?) de plus en plus nombreuses dans notre liberté de conscience, de choix et bien sur, notre propre sécurité.
L’existence de charte à propos du droit à l’oubli ou l’utilisation des techniques d’obfsucation ne sont pas suffisantes pour protéger le citoyen dans un monde où les données personnelles sont parfois les clefs (exploitation marketing) de la réussite d’un business.
Il est légitime pour tout fournisseur de services, et pour tout commerçant, de s’attacher à mieux connaître son marché, ses potentialités, les segments auxquelles il s’adresse, bref à travailler son marché et sa « zone de chalandise », mais doit-on pour autant accepter que cela se fasse à nos dépens ?
Des entreprises à dimension sociale?
L’entreprise a une responsabilité sociétale surtout en ce qui concerne les données numériques et il ne suffit pas de se « cacher » derrière les possibilités offertes par les technologies pour s’en dégager.
Le cas Confédération Suisse vs Google Street View est intéressant de ce point de vue.
En effet, personne ne remet en cause l’intérêt du service proposé par Google, ni sa pertinence (le marché et les consommateurs s’en chargeront) mais il est légitime de s’interroger sur les conditions dans lesquelles les images à la base de ce service sont prises et sur l‘insuffisance de protection des données personnelles pouvant exister sur ces images.
La confiance : facteur du succès !
L’économie numérique ne peut vraiment se développer sans que les acteurs aient pleinement confiance dans les organisations et les entreprises.
Il est important de souligner que le terme le plus souvent associé à économie numérique ou à internet est PROTECTION !
Nul doute des dangers et chacun doit prendre des précautions quant à la divulgation d’informations personnelles. Le challenge est le même (mais l’échelle est différente) pour les entreprises que pour les personnes privées et les sources d’information, notamment à destination de la jeunesse et à l’initiative des pouvoirs publics, sont disponibles : Netla en Suisse, CNIL en France.
Il existe également des services du type liablefor qui proposent une aide et un support pour les particuliers, et les entreprises, soucieux de protéger leur identité numérique et leurs données personnelles, mais il est regrettable de constater que Google, Facebook et bien d’autres n’ont pas une attitude proactive et se contente d’adapter leurs politiques ou leur façon d’agir selon les contextes légaux.
A quand une réflexion globale et coordonnée (G8 pour la CNIL) sur le sujet de la protection des données personnelles, réflexions qui devrait aboutir à des règles simples, universelles (je rêve?), indiscutables quant à l’appropriation et l’utilisation et la sécurisation des données personnelles de tout à chacun ?
Il en va de notre confiance dans une économie dont la croissance est favorisée par la dématérialisation et la croissance exponentielle des échanges de contenus numériques.
Les résultats d’une enquête effectuée au Collège des Allobroges, auprès d’élèves de 3ème année, à la fin du mois de janvier 2011. Le questionnaire adressé aux Collégiens avait pour objectif de mieux connaître leurs pratiques sur Internet. (107 Collégiens ont répondu à l’enquête)
6 pays d’Asie (Indonésie, Turquie, Inde, Philippines, Taïwan, Malaisie)
5 pays européens (Royaume-Uni, France, Italie, Allemagne, Espagne)
1 pays océanien (Australie)
En Afrique et en Asie du Sud-Est les hommes représentent la majorité des utilisateurs de Facebook.
Enfin, la moyenne d’âge dans le monde est 28,2 ans, avec en Asie du Sud-Est, un âge moyen de 24.1 ans tandis qu’elle est de 31.2 and en Amérique du Nord).
Avant de regarder ces initiatives sous l’angle de la gouvernance de l’information, il est important de s’adresser aux spécialistes pour mieux comprendre de quoi nous parlons.
Fort d’une consultation préalable du Blog de Fadhila Brahimi et d’une recherche « personal branding » sur Google me retournant Environ 4’820’000 résultats, j’ai choisi de retenir cette (ces) définition(s) :
« Le Personal Branding, qu’est-ce que c’est ?
Construire sa marque personnelle, explique Béatrice Cuvelier, « c ‘est mettre en œuvre une démarche qui prend en compte vos compétences, votre personnalité, vos qualités distinctives pour en dégager une identité unique. Autre approche pour définir la marque personnelle, celle de Peter Montoya, le « pape » américain du Personal Branding : « Votre marque personnelle, c’est tout simplement l’idée claire, forte et positive qui vient immédiatement à l’esprit des personnes qui vous connaissent quand elles pensent à vous ».
Nos amis américains, jamais à court d’idées ni de slogans, mais un peu à la traîne en ce moment en terme de croissance économique et de création d’emplois ont développé la promotion de l’entreprise individuelle, comprenez nous sommes tous (vous, moi, eux) des entreprises et devons mettre en place de stratégies pour nous « vendre » et avec le web 2.0, c’est si facile !
Plus facile à dire (encore que) qu’à faire, non ?
Ne soyons pas si candide, la plupart d’entre-nous n’ont pas envie d’être « marketés » ni de mettre en oeuvre une campagne d’autopromotion des fins économiques et/ou sociales.
Pourtant, nous sommes si nombreux à utiliser quotidiennement les media sociaux, à partager des données et des informations sur les profils Facebook ou Linkedin, à pousser des messages sur Twitter, mais dans quel but ?
Il convient donc bien, à titre personnel, de décider a priori d’une stratégie qui consiste à :
définir le(s) but(s) : emploi, mandats, rencontre, etc.
décider du message
préparer les contenus
choisir les outils
planifier et organiser les publications
mettre en oeuvre les outils de mesure
Le personal branding, ce n’est que du marketing ! basé sur la publication de données personnelles ! n’est-ce pas Henri ?
Une démarche aléatoire sur un chemin semé d’embûches
A la différence des entreprises commerciales ou des organisations, peu d’entre-nous sommes au fait des techniques, sans parler des méthodes.
Il est clair que les offres de coaching ne manquent pas, mais sommes-nous certains de vouloir, de pouvoir, supporter, entretenir, surveiller et travailler quotidiennement à la valorisation de votre « image » numérique ?
Si nous le faisons « naturellement » dans la vie « réelle » à l’occasion de rencontres avec nos amis, nos collègues ou bien d’évènements ou de circonstances (recherche d’emploi), les outils à disposition sur internet dépassent nos prédispositions personnelles à la communication : ce sont des applications informatiques !
En effet, et sauf à avoir le contrôle absolu sur les données divulguées, il est est impossible, ou très difficile, de « rectifier » le tir en cas de besoin !
La gouvernance de sa propre information commence, comme pour les organisations, à évaluer la valeur de celle-ci au regard de ses objectifs et ce bien avant de publier les données.
Clip vidéo de la campagne initiée par l’association belge GSARA, (groupe de réflexion sur l’audiovisuel) veut avertir que sa vie privée peut être exposée sur Facebook.
Pour beaucoup, le personal branding consiste probablement à ne pas laisser de traces sur les réseaux ou media sociaux et il est probable que, volontaire ou non, c’est une stratégie qui vaut la peine d’être évaluée ! A chacun de voir
Merci de votre lecture de cette note qui, je l’espère, contribuera un peu à asseoir ma réputation numérique et à bientôt !