Parfois, il est plus facile de dire que d’écrire, mais rien ne vous empêche, bien au contraire, de commenter 😉
——
——
A quoi sert d’additionner, de multiplier les contacts, si ce n’est pour « conclure » ?
Même si l’approche réaliste et un peu désespérée de Jean-Claude Dusse nous fait bien rire dans le film « Les bronzés font du ski« , il faut reconnaître qu’elle n’est pas très propice à la relation.
Depuis que les occidentaux ont massivement renoué avec des pratiques sociales au travers de leur smartphone, il est probable que la rencontre a gagné en intensité !
Mais si la relation est l’objectif pour la simple raison qu’elle est le moyen le plus efficace au service du business, il faut réussir à la créer !
Je lisais ce matin l’article Neuroscience Outlines the Key to Social Customer Effectiveness dans lequel le schéma ci-contre est largement mis en évidence.
Ce schéma illustre les points suivants autour de l’efficacité :
un contenu qui attire l’attention et favorise l’engagement suscite l’intérêt (awareness)
un contenu qui attire l’attention et est marquant crée la nouveauté (novelty)
un contenu qui est marquant et qui favorise l’engagement est à la source de l’intention d’achat (purchase)
Ceci dit et maintenant que l’on dispose de l’avis de scientifiques, il nous reste à « capitaliser » et à réussir à transformer le rencontre en relation.
En effet, qu’est-ce qui caractérise une relation, si ce n’est l’envie ou le désir selon les cas.
Pour être efficace, il faut donc savoir donner envie !
La relation est également caractérisée par une proximité intellectuelle, certes, mais souvent physique !
Combien de temps, une relation peut-elle perdurer dans un univers uniquement virtuel qu’il soit numérique ou épistolaire ?
Pour durer, il faut donc aller au-delà des solutions technologiques !
Il est illusoire de penser que dans un avenir proche, la technologie sera en mesure d’apporter une réponse à toutes nos questions et nos rêves.
La technologie n’est développée que pour faciliter l’exécution de certaines tâches.
Ceci devrait nous permettre, pour autant que nous puissions acquérir une maîtrise suffisante, de consacrer plus de temps à la relation, l’essence de l’humain !
Les utilisateurs des réseaux sociaux publics auront donc avantage à conserver ou à recréer des lieux de relations (les lieux de rencontres étant virtualisés) afin de créer les meilleures conditions d’un engagement de qualité de la part des participants de son écosystème.
Les projets de réseaux sociaux d’entreprise doivent également s’intégrer dans une dynamique de création de relations fortes à l’intérieur de organisations, relations qui seront constitutives du socle sur laquelle l’entreprise continuera à se développer.
Les stratégies de « social marketing » et/ou de pratiques collaboratives auront d’autant plus de chance de succès qu’elles favoriseront la relation réelle (IRL) source d’un véritable engagement.
Et si au lieu de poser la question : Vos employés relayent-ils vos valeurs dans leurs tweets ?, vous pensiez plutôt : Quel est le meilleur contexte pour une relation forte avec et entre les participants de notre écosystème ?
Discutons-en ici si vous le souhaitez ou sur la page des Matinées de l’Entreprise 2.0 si vous préférez, ou tout simplement nous rejoindre le 20 avril à Genève à l’occasion de la seconde édition des Matinées de l’Entreprise 2.0 dont le programme sera communiqué aux alentours du 22 mars
.
Par ailleurs et en attendant, les nombreux participants aux groupes et aux forums mis en ligne sur e-20.ch accueilleront avec bienveillance vos contributions
A chaque conférence, petit-déjeuner ou séminaire sur le thème du « social business », la question du temps passé « sur les réseaux sociaux » est posée par un ou plusieurs participants.
L’approche « social business » n’est donc pas si simple, ni si facile pour les petites et moyennes entreprises.
La question du « temps passé » renvoie immédiatement au concept de la mesure « facile » de l’efficacité et au fait que le salaire est encore considéré comme la rémunération d’une « disponibilité spatio-temporelle » au service de l’entreprise.
La tendance dans beaucoup d’entreprises est de restreindre, voire de bloquer les accès aux médias sociaux, à l’intérieur de leur « zone de sécurité ».
Ce réflexe trouve une rapide justification dans le besoin de sécurité informatique et l’affirmation que l’employé est là pour travailler !
A chacun de voir !
Non, ce serait trop simple : comment refuser a priori une innovation technique ou une évolution sociologique sans prendre le temps de regarder d’un peu plus près ?
On constate que les entreprises qui ont du succès aujourd’hui sont celles qui, à défaut d’avoir anticipé, ont toujours su « prendre le train en marche », alors que faire ?
Stratégie et équilibre
Les différentes « études » à propos de petites et moyennes entreprises et des médias sociaux (cf. l’infographie ci-dessous) mettent en avant les avantages d’une présence sur ces réseaux dont principalement le « faible coût » et la possibilité de renforcer les relations dans son écosystème et notamment avec ses clients.
Mais, elle révèle également une distorsion importante : pour la majorité des entreprises, le message sur le « wall » est le meilleur moyen pour entrer et pérenniser le contact avec ses clients, alors que ces derniers avouent être bien plus sensibles aux offres promotionnelles et commerciales.
Ce sondage apporte également des éléments de réponse pour ceux qui pensent que c’est une occupation chronophage : 74% des entreprises déclarent qu’elles n’ont pas un « community manager » ou un collaborateur attitré pour gérer cette présence.
Bonne ou mauvaise nouvelle ?
Bonne, car le fait des médias sociaux est l’affaire de TOUTE l’entreprise, même si la présence d’un « expert » ou d’un « guide » et la mise en oeuvre d’un « programme » d’accompagnement est souhaitable (tout au moins au début de l’expérience) afin que l’activité sociale sur les réseaux s’intégre « naturellement » dans le quotidien de chacun.
Mais, il faut une stratégie !
Les bonnes questions à se poser sont toujours les mêmes :
avant de se lancer.
Tout autant de points abordés avec pertinence par Yan Luong dans son intervention pour PME Romandie à Lausanne qui peuvent vous aider à décider de faire juste ce dont vous avez besoin : ni trop, ni trop peu !
Consommation « simultanée », intuitivité des outils, envie de partager, valorisation des contributions et des contributeurs, tout autant de facteurs favorables à la mise en oeuvre d’espaces sociaux privés.
En dehors des considérations purement marketing, il est de nombreux thèmes qui peuvent trouver dans l’exploitation des « échanges » matière à évoluer et se transformer au bénéfice de l’entreprise.
Avec les réseaux sociaux privés, on entre dans les « système » de l’entreprise et même si la question d’en faire trop ou pas assez est réelle, la réponse doit être différente !
La fluidité facilite les échanges et la stratégie de gouvernance les replace dans un contexte de confiance, mais qu’en est-il de l’exploitation de ces « insights » ?
L’interopérabilité des systèmes apparaît comme une nécessité, mais elle est lourde et concerne plutôt les moyennes et grandes entreprises.
Ces dernières années, on a redécouvert, avec le succès des réseaux publics, la richesse des « relations sociales » y compris pour les affaires, pour l’entreprise, et on a « rajouté » une couche sociale avec une offre applicative de réseaux sociaux d’entreprise.
Si on considére, la « couche sociale » comme complémentaire et non supplémentaire, ne serait-il pas plus efficace de disposer de « fonctionnalités sociales » dans les applications que nous utilisons déjà ou de disposer d’applications « sociales » capables d’intégrer « l’intelligence » et les informations stockées au niveau infrastructure (ERP, CRM) ?
En fin de compte, la question n’est pas tant de faire trop ou pas assez, mais surtout de savoir pour quoi et pourquoi vous allez le faire !
**********************
Official transcript at http://sivers.org/ff
19ème puissance mondiale (classement selon PIB 2011), mais 4ème si on s’en tient au PIB par habitant, la Suisse est indéniablement un pays qui compte sur la scène économique.
La Suisse est égalemement un pays « vertueux » en terme de finances publiques, un pays qui sait compter et où on sait compter !
Pourtant, les entreprises suisses sont confrontées elles-aussi à la concurrence internationale, à la course à l’innovation, aux risques de perte de marchés ; elles vivent une réalité de sociétés – pour la plupart – exportatrices et sont très dépendantes de la « santé économique » du monde.
Dans ce contexte, on pourrait penser que le « social business » est devenu rapidement une dimension que la plupart des entreprises ont tenté d’approcher !
Eh bien, non !
La réalité du « social business » en Suisse est surprenante : il n’existe quasiment pas et rares sont les projets innovants en la matière qui voient le jour !
Une culture de consensus et d’ouverture
La Suisse est, pourrait-on le penser, le pays « tout désigné » pour le « social business ».
En effet, la confédération helvétique a consacré la participation et la contribution citoyenne en mode de gouvernement tant au niveau fédéral que dans les instances locales (Landsgemeinde).
Les suisses sont très attachés à la « démocratie directe » au niveau politique, même si les taux de participation aux « votations » ne sont que rarement élevés (généralement inférieurs à 50% selon l’OFS).
Les suisses sont également des adeptes des médias sociaux : selon le site socialbakers, il y a plus de 2’750’000 utilisateurs de Facebook en Suisse, ce qui représente 38% de la population totale et 48% des internautes.
Par ailleurs, et tout à chacun peut le constater tous les jours, les suisses sont accueillants, curieux et ouverts et il est facile d’échanger avec eux à l’occasion d’une rencontre inopinée au détour d’un chemin de randonnée, à la terrasse d’une cantine (sur les pistes de ski) ou simplement » à l’apéro » !
Mais, rien n’y fait, peu d’entreprises en Suisse commence à déployer des stratégies de déploiement dans et avec les médias sociaux.
Aujourd’hui, l’approche reste encore classique (présence de certaines marques et/ou entreprises globales sur Facebook et Twitter) et le réflexe des générations 30-50 ans est le plus souvent de considérer ces stratégies comme intéressantes, inéluctables mais « chronophages« , donc sans en percevoir réellement les bénéfices!
Une pratique d’observation et de prudence
On a coutûme de dire des suisses que c’est un peuple d’ingénieurs !
C’est peut-être l’explication de cet attentisme général qui caractérise l’économie suisse, que ce soit les petites et moyennes entreprises ou les instances « consulaires » Economie Suisse, les diverses Chambres de Commerce et autres associations « faîtières » qui continuent leur « bonhomme de chemin » et leurs pratiques lobbyistes sans trop regarder du côté des média sociaux et de leurs apports potentiels à ces stratégies !
Trop d’enthousiasme nuit à l’objectivité et je reconnais qu’une certaine prudence est certainement nécessaire en la matière !
Mais, dans une économie fortement concurrentielle du point de vue des débouchés mais également des ressources (talents), il devient urgent de décider d’une stratégie « social business » à court et moyen terme.
Et de ce point de vue, il me plaît de rappeler l’initiative « notre histoire.ch« , initiative qui illustre bien la pertinence et la valeur ajoutée des contributions de chacun au service d’un projet commun!
Il est une autre opération rédactionnelle et fortement tientée de « social » lancée récemment par la RSR qui mérite, d’abord, un grand « coup de chapeau » !
Audacieuse, intelligente et nullement prétentieuse, cette initiative baptisée « En Ligne directe » conjugue les outils traditionnels de ce média (RSR La Première), les médias sociaux (Twitter) et des applications qui permettent à tout à chacun d’apporter sa contribution au débat à partir de son smartphone.
Cette initiative (unique à ma connaissance dans le monde des médias francophones) permet à la rédaction de la RSR de valoriser aux yeux du public mais également des « pourvoyeurs de fonds », le média pour lequel elle travaille par une approche innovante, singulière et riche de sens dans un contexte de recherche permanente de légitimité !

Les entreprises suisses ont tout à gagner à observer cette « innovation » mise en oeuvre par les équipes de la RTS, innovation dont on peut déjà constater qu’elle trouve un public, donc un succès !
Les apports d’une statégie « social business » vont au delà des attentes traditionnelles et des contenus des tableaux de bord opérationnels.
Quelle est la légimité de votre offre, de votre marque vis à vis de votre public cible, quelle est la qualité de votre « marque employeur », que connaissez-vous de vos clients, quelle est la place des membres de votre écosystème (employés, clients, fournisseurs, dans vos démarches de recherche d’innovation, quel leadership avez-vous sur vos marchés, etc., tout autant de questions légitimes pour lesquelles l’approche « social business » peut vous aider é trouver des réponses pertinentes et à la hauteur de vos ambitions et de vos moyens.
Venez en discuter avec nous le 20 avril à Genève à l’occasion de la seconde matinée de l’entreprise 2.0.
Ensemble, dessinons l’entreprise de demain !



Il est acquis pour « tout le monde » que l’entreprise de demain se construira également à partir de la mise en oeuvre de stratégies de gouvernance de l’information.
Jean-Pascal Perrein vient de livrer au nom de l’observatoire de la gouvernance de l’information un livre blanc sur le sujet.
Sujet qui est particulièrement vaste, mais l’ambition de ce travail « collectif » est à la hauteur du défi.
Cette initiative servie par des professionnels (consultants, éditeurs et utilisateurs) arrive à point nommé pour nous permettre de faire un point de situation à propos de la gouvernance de l’information et de l’évolution de l’entreprise mises en perspectives.
Je vous conseille vivement de télécharger ce document qui, en un peu plus de 60 pages, décrit la réalité des entreprises françaises en ce domaine.
Dans ce billet, je reviens sur 3 points qui me paraissent intéressant à développer (toute l’étude est intéressante, bien évidemment !)
La gouvernance de l’information en support à l’économie du savoir
L’économie de demain sera celle du savoir (en réseau), l’information est plus que jamais clef !
Comment gérer avec précicion et efficacité un « processus » de maturation de l’information sous forme de données jusqu’à la connaissance au service de l’accroissement des compétences ?
La donnée est au coeur et son utilisation doit être faite au regard des indicateurs clefs de « performance » de ceux pour qui elle est essentielle : les métiers.
Sans stratégie, ni cadres, ni référentiels, cette exploitation intelligente est difficile si ce n’est impossible !
La gouvernance de l’information est aussi une pratique « collaborative »
Non seulement, la mise en oeuvre d’une stratégie de gouvernance de l’information est au service du développement de l’entreprise de demain, mais elle ne peut se faire qu’au travers des « méthodes » (collaboration et transversalité) qui en sont les principales caractéristiques.
Dans le cas précis, on parle d’instance plutôt que d’espace, mais le principe est le même : rassembler autour d’un sujet/projet les rôles les plus pertinents (pas les fonctions les plus importantes) tout en « légitimant » et en crédibilisant le travail du groupe par un lien fort avec une direction opérationnelle de l’entreprise.
Dans la réalité, peu d’entreprises (moins de 30% des participants à l’étude) ont « institutionnalisé » ce mode de fonctionnement pour la gouvernance de l’information : autant dire que le(s) chemin(s) sera(ont) long(s) et très probalement propres à chaque organisation.
La gouvernance de l’information concerne toute l’organisation
C’est en effet une stratégie qui a des effets « structurants » pour l’organisation car tous les contenus (émis, reçus, partagés, stockés, archivés, …) sont éligibles aux programmes qui la supporte.
Et les espaces sociaux sont également concernés, de même que les « outputs » des applications traditionnelles.
Ceci implique que toute l’organisation et ses métiers participent à la « formulation » de la stratégie – ne serait-ce que pour en apprécier les impacts, mais également à la mise en oeuvre des solutions techniques et/ou fonctionnelles.
Il y aurait beaucoup à dire à propos des enseignements de cette emquête et du contenu de ce livre blanc.
S’il en est une que j’ai particulièrement apprécié, c’est la « remise en cause » de l’approche de la gouvernance de l’information faite du seul point de vue du risque.
Je regrette également que pour certains, il faut attendre l’émergence d’un « gros risque », donc d’une douleur intense probale avant d’entamer une réflexion sur le sujet.
je regrette également que certains éditeurs n’arrivent pas à valoriser leurs solutions techniques, au delà du « painfull », dans une vision (quelle valeur ?) plus structurante et pertinente au service de l’entreprise de demain.
Quoiqu’il en soit, merci à l’Observatoire de la Gouvernance de l’Information !
————————– Articles complémentaires ————–
Medias sociaux : quel besoin de gouvernance pour l’entreprise 2.0 ?
Interopérabilité : clef de voûte de l’entreprise de demain ?
Dialogue, gouvernance et business (Social) 2.0 : Qui a dit Digital Board ?
Gouvernance de l’information et entreprise 2.0 : perspectives 2012
L’entreprise de demain [#e20] – en confiance, jusqu’où ?
Gouvernance de l’information : l’essentiel est dans la valeur !
Que d’information (suite), y a-t-il un pilote ???
Méthodes et usages pour une politique de gouvernance de l’information
Réseaux sociaux d’entreprise, gestion de contenu, gouvernance et records management
Entreprise 2.0, réseaux sociaux et information stewardship
Réseaux sociaux d’entreprise, joker de la gouvernance de l’information ?
La gouvernance de l’information : une affaire trop sérieuse pour être laissée dans les mains des… ?