Avant de parcourir l’intégralité de cette présentation faite par Ross Dawson, quelques extraits significatifs de l’importance d’une stratégie de gestion des médias sociaux notamment au niveau « ressources humaines » :
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Entreprise collaborative : peux-t-on encore parler de « ressources » humaines ?
Sans être un spécialiste de la sémantique, il a toujours été des mots dont l’usage dans certaines expressions me laisse perplexe et dont je pense qu’il contribue à un message volontairement réducteur.
C’est le cas de ressource dont la définition selon le Larousse est :
Et de son usage dans l’expression :
A l’époque de l’indiscutable prédominance d’une vision « tout en chiffres » de l’entreprise et des organisations, vision servie par les « progiciels de gestion intégrée » ou autres ERP, supports de l’informatique de gestion, il n’est pas étonnant de constater que l’offre de services des collaborateurs et des employés a été réduite à un moyen au même titre que les autres mis en oeuvre par les entreprises.
Aujourd’hui, et sans nier l’intérêt et l’utilité de ces applications de gestion, l’entreprise évolue vers une « informatique de contribution » supportée par de nouvelles solutions qui viennent accompagner une nouvelle vision dans laquelle l’humain et le lien social revient « sur le devant de la scène » pour une approche différente mais toujours profitable !
Dans ce contexte, il est clair que l’humain dans sa complexité, dans sa richesse, dans sa singularité et dans sa diversité ne peut pas être considéré uniquement en tant que ressource !
Pour autant, l’usage du mot « ressource », à lui seul, contribue-t-il à réduire l’importance de l’humain et du lien social dans nos organisations et si oui, quel terme ou quelle expression serait mieux adaptée pour représenter cette richesse ?
Plus nous sommes en contact avec les économies dites « émergentes », plus nous sommes nombreux à constater que, au-delà des toutes les questions de développement technologique et financier, les populations qui les servent ont su garder des structures, des liens sociaux très forts et aujourd’hui, c’est un réel atout au service des organisations !
La logique de service (versus celle de ressource) s’impose petit à petit dans les organisations et il est essentiel de savoir mettre en oeuvre les conditions cadres nécessaires à son épanouissement.
Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais bien de contribuer à une nouvelle réalité sociale servie par mais également au service de l’humain.
Le débat n’est ni futile, ni vain !
Si vous pensez que les expressions que nous utilisons ne sont pas le fait du hasard et qu’elles sont « l’illustration de notre vision » du monde dans lequel nous évoluons, alors il est probablement temps d’imaginer une expression plus noble et valorisante pour parler des collaborateurs qui travaillent au service des objectifs des organisations commerciales ou non !
A vos plumes !!!
Débat 2.0 : L’entreprise de demain,…, ce n’est peut-être pas pour demain !
Cela commence à bouillonner dans les conférences et les réunions publiques consacrées à l’évolution des entreprises : que ce soit #confrintanet ou le « Petit Déjeuner » Boostzone | Collaboratif info de la semaine dernière, ou les différents meet-ups préparatoires à Entreprise 2.0 (Paris – Février 2012), sans oublier le très récent Symposium Gartner d’Orlando !
L’entreprise de demain, tout le monde en parle !
Nous avons changé !
Cela a pris du temps, mais nous (en tant d’individus) avons changé dans nos envies, nos aspirations, nos modes de fonctionnement, etc….
et naturellement cette évolution va fortement influencer le fonctionnement et la stratégie des entreprises et des organisations professionnelles !
En ce début d’année, nous avions déjà relayé les travaux des sociologues et mis en exergue les nouveaux pactes sociaux.
Maintenant, et au-delà des milieux universitaires, tout le monde s’accorde à constater l’importance et l’irréversibilité de ces évolutions et il en va de même dans les entreprises.
L’individu doit aujourd’hui être perçu selon le (s) rôle(s) qu’il assume au gré de ses obligations, de ses envies ou encore de ses besoins.
Tantôt consommateur, parent, client, conseiller, ami, etc.., l’individu ne peut-être plus être réduit à une vision de la personne basée sur la fonction qu’il occupe au sein de la société : nous sommes passés d’une vision « utilisatrice » à une vision « humanisée« .
Nous sommes tous à la recherche de sens et nos comportements au quotidien, à la maison, au travail, en sont fortement influencés :
- en tant que consommateur, nous voulons des objets, des biens ou des services qui participent de cette recherche
- et en tant qu’employé ou collaborateur d’une organisation, nous voulons de la reconnaissance, de la participation, mais également une approche nouvelle.
Loin des systèmes, des technologies, l’entreprise doit adapter sa stratégie, ses comportements et ses outils de gestion et de management (de l’informatique de gestion à une informatique de contribution).
On entend beaucoup parler de « social business » et d’applications du type « social CRM » ou réseaux sociaux d’entreprises, mais l’évolution que nous vivons est avant tout une histoire de PERSONNES et non de processus, de tâches ou de systèmes !
Alors, demain ?
Demain, comme hier, on ne « rasera pas gratis » et il faut que les responsables d’entreprises anticipent les conséquences de cette évolution culturelle, non seulement du point de vue de leurs activités (ventes, marketing, etc.), mais également de celui de leur organisation et de leur fonctionnement (ressources humaines, communication, collaboration, etc.).
Individu, employé et culture de services
Un des éléments dont il faut absolument tenir compte est directement lié à cette évolution : nous sommes pleinement entré dans une culture de services.
Bertrand Duperrin a publié, la semaine dernière, un billet mettant en perspective cette notion de service au regard notamment de la relation client.
Pour ma part, je souhaiterais axer ma réflexion en mettant en perspective cette notion au regard de la « relation employé« .
Dans les acronymes récemment apparus dans le monde du traitement de l’information, je retiendrai XaaS (Everything As A Service).
L’employé, le collaborateur, demande de la reconnaissance et de la participation, mais au quotidien, il souhaite que l’entreprise lui donne les moyens, les outils, qui lui permettront d’être efficace au service de la réussite de son employeur.
Loin des organisations encore bien présentes aujourd’hui, l’entreprise doit développer une culture de services et adopter son fonctionnement et son management.
Pour autant et quelles que soient les prévisions des experts, les conditions économiques sont assez peu propices à l’entreprise de demain et certains, comme Xavier Aucompte dans son dernier billet, ne cachent pas leur pessimisme !
L’entreprise de demain ne nécessite pas beaucoup plus de moyens financiers, mais elle a besoin d’une vision et de leaders pour l’assumer et la porter.
Et en période de crise, la tendance est au repli, au protectionnisme, et aux « bonnes vieilles méthodes » alors que le seul choix réellement pertinent est de s’investir dans l’innovation, le service, l’ouverture et la « rupture ».
On aura plaisir à suivre ceux qui s’inscrivent dans cette démarche car ils seront les gagnants de demain et pour ceux qui en doutent encore, souvenez-vous de l’attitude des majors du disque (sur les 10 dernières années) !
Demain, ou après demain, l’entreprise va évoluer ! Avec VOUS ?
Débat 2.0 : Comment convaincre les dirigeants de l’importance des réseaux sociaux d’entreprise?
De retour de la « conférence » organisée par Boostzone et Collaboratif-info mardi 18 octobre à Paris, je vous propose de revenir rapidement sur les moments forts et « phrases clés » de l’évènement.
La première table ronde animée par Stéphane Moracchini réunissait Anthony Poncier, Bertrand Duperrin et votre serviteur.
Nous avons tenté de mettre la question sociale dans le contexte des entreprises, de leur évolution, en rappelant certains enseignements tirés de nos expériences, mais nous avons également voulu mettre en perspective et sous des aspects très pratiques cette évolution/mutation de l’entreprise.
Les questions ont été nombreuses et malgré la difficulté de savoir rester pertinent et « utile » dans un laps de temps très court, nous avons su mettre l’accent sur quelques points importants.
Si certains dans l’entreprise ont des craintes face aux projets collaboratifs ou « sociaux » dans l’entreprise, Bertrand rappelait à juste titre, qu’il faut également se poser la question des risques que l’entreprise prendrait en refusant d’accompagner cette mutation.
Anthony a très justement rappelé que la question du ROI reste encore largement débattue, mais que les bénéfices que les entreprises ont retiré des premières expériences sont indéniables même si quelquefois, ceux-ci sont plus difficilement intégrables dans une logique comptable (quelle valorisation pour une innovation, une amélioration, etc.). La question du ROI du RSE en tant que telle ne se pose pas, le RSE est au service de projets et/ou de processus et c’est dans ce cadre qu’on peut juger de sa pertinence !
Nous avons également engagé le débat autour de l’implication du C-level dans cette démarche et nous sommes tous d’accord pour mettre l’accent sur le nécessaire soutien voire « sponsoring » des exécutifs tout en reconnaissant que leur participation active (contribution) aux différents espaces dépend plus de leur personnalité et de leur envie et qu’elle ne conditionne pas la réussite de ce type d’initiative.
Le CEO doit soutenir le RSE car il contribue activement à la mise en oeuvre de sa vision pour l’entreprise.
La seconde table ronde réunissait Pascale Leclercq (MMA Académie), George-Edouard Dias (L’OREAL) et Nicolas Rolland (DANONE). Nul besoin de préciser à quel point leurs expériences sont riches et intéressantes.
Nous retiendrons des échanges menés par Dominique Turcq, outre la diversité des contextes, des cultures et donc des expériences, quelques « évidences » :
Le consommateur a changé, il veut du sens, il a besoin d’être en confiance : il est passé d’une attitude passive à la contribution (voir notre dernier billet) et qu’on le veuille ou pas, cette évolution est là, les outils existent et les entreprises doivent en tenir compte.
Si le consommateur a changé, n’oublions pas qu’il est également le salarié et qu’il ne laisse pas ses aspirations au vestiaire : il veut également participer et contribuer plus activement dans et pour l’entreprise (voir le sondage IFOP-Atelier)
L’entreprise DOIT s’ouvrir et « tirer profit » de cette évolution pour mieux innover, mieux servir, mieux vendre et ainsi rester profitable !
Que l’on soit dans une culture de confrontation ou de collaboration, les RSE permettent à chacun de « valoriser » ses compétences, ses idées.
Cette hiérarchie horizontale permet à l’entreprise d’avance, mais avant d’arriver là il faut convaincre en interne.
Le RSE n’est pas un « projet pirate », c’est un projet d’entreprise et les membres du panel, au delà de la diversité de leurs expériences, ont bien su mettre l’accent sur la stratégie nécessaire à la réussite des projets, stratégie qui passe notamment par une « collaboration active » avec les équipes en charge du SI et les RH, sans oublier (selon les objectifs) les équipes business et autres métiers (legal, finances,etc.).
Au delà de ces témoignages, il est patent que l’évolution que nous constatons tous (à notre niveau) est réelle tant dans les comportements que dans les attentes des individus.
L’entreprise de demain doit se mettre en condition pour savoir gérer au mieux l’individu dans la diversité de ses rôles : citoyen, consommateur, employé, prescripteur, etc.., et que les réseaux sociaux d’entreprise peuvent l’aider à gérer les projets supportant ce changement.
A votre disposition pour en discuter plus longuement 😉
Entreprise 2.0 : A bout de souffle ?
Au delà de la provocation et d’un soupçon d’ironie, il faut reconnaître que depuis les premières fois où Andrew Mac Afee a parlé de concept entreprise 2.0, beaucoup de billets ont été écrits, beaucoup de discours ont été prononcés, beaucoup de conférences ont été organisées et que malgré cette agitation, on a l’impression que rien (ou si peu) ne bouge !
La prochaine conférence de Santa Clara sera probablement l’occasion de faire le point, mais ce concept n’est-il pas à bout de souffle ?
Il est intéressant de lire sur le blog de Mac Afee, un billet publié en septembre dans lequel il mentionnait nombre d’autres billets relatifs à l’état d’avancement de l’entreprise 2.0, aux difficultés rencontrées, peut-être en écho à celui de Laurie Buczek !
L’entreprise a fortement évolué dans ses structures, ses méthodes et ses outils, mais il est une caractéristique qui reste : l’utilisation de mesures pour mieux contrôler et anticiper.
L’entreprise est dans une logique de croissance, ou en tout cas de développement et cette logique se nourrit d’informations quantitatives et qualitatives.
Or depuis les années 60, le quantitatif a pris la main sur le qualitatif et la multiplication des solutions informatiques n’a fait qu’accroître la dimension « chiffrée », ce fut l’ère de l’informatique de gestion !
L’entreprise vit souvent dans une certaine anticipation et elle a besoin de ces solutions, mais elle a également besoin, ne serait-ce que pour « assurer » sa survie, d’innovation, donc de pouvoir apprécier, au-delà des la réalité brute des chiffres, son environnement opérationnel.
Depuis 2005, les entreprises découvrent une « nouvelle dimension » qui affecte potentiellement le développement de leurs affaires : « le social business » ou plus simplement le fait que les outils issus des développements 2.0 ont permis à bon nombre d’entre nous, donc de consommateurs, donc de clients ou d’utilisateurs potentiels, de « prendre la main » et ainsi d’amender ou de commenter publiquement les affirmations et arguments des services marketing : l’avènement de l’informatique de contribution.
Ceci n’est pas vraiment nouveau me dire-vous et vous avez raison – réputation, bouche à oreille, etc. – par contre ce qui l’est c’est l’amplification probable et la diffusion globale de ces « avis » ou « recommandations » et leur impact !
Ce qui est vrai pour le consommateur est vrai également pour le collaborateur qui devient un utilisateur de services (solutions) que l’entreprise lui met à disposition.
L’informatique de contribution n’est pas une révolution, mais elle est en décalage avec l’informatique de gestion même si le socle sur lequel elle se développe est constitué des applications d’infrastructure du type ERP ou PGI (en français).
L’évolution qui est en marche est une rupture pour deux raisons principales :
- elle privilégie le rôle aux dépens de la fonction (hors des cadres des matrices organisationnelles classiques)
- elle est basée sur une valorisation de l’immatériel (échanges, idées, etc.)
Et tout son intérêt est dans la convergence dans l’utilisation des données (quantitatif) et du « social » (qualitatif), mais c’est également dans cette mise en oeuvre que les entreprises rencontrent le plus de difficultés !
Il faut « s’extrapoler » des approches conventionnelles et des méthodes traditionnelles pour trouver les meilleures opportunités de mise en scène, de nouvelles manières de faire : créer des espaces collaboratifs qui font sens et qui sont porteurs d’une valeur ajoutée qui va au-delà des phénomènes de « mode » et des gadgets !
Cette approche doit se faire à partir de mises en perspective différentes, innovantes, dérangeantes :
- En quoi, les schémas d’organisation et d’architecture des systèmes d’informations sont-ils encore pertinents ?
- Est-il raisonnable d’imaginer une offre de services (solutions) aux utilisateurs (collaborateurs) dans et au-delà de l’entreprise en « rupture » d’une représentation graphique de l’infrastructure logicielle ?
- En quoi, la différenciation rôle (owner, leader, manager, steward. etc.) versus fonction (directeur, chef de service, employé, C, etc.) impacte-t-elle le système d’information et ses prestations ?
- Quels sont les critères (standards, particuliers) de validation de la mise en oeuvre d’une initiative 2.0 ?
- Comment mesurer la valeur et les apports du savoir, des échanges, .., dans mon entreprise ?
- Y-a-t-il un intérêt dans l’approche « valorisation » classique, si oui quels sont les outils existants ou restant à imaginer ?
- Business Feeling ou Business Intelligence : quelle place pour l’approche intuitive ?
- Jusqu’où un concept comme le Lean IT peut-il servir l’Engagement ?
- La notion de processus et les applications qui la supportent sont-elles applicables en l’espèce à l’entreprise de demain ?
- ……….
Alors, à bout de souffle l’entreprise 2.0 ?
A mon avis (et encore plus depuis que le nom du logiciel SharePoint figure en « une » sur le programme de la conférence de Santa Clara), l’appellation « entreprise 2.0 » a vécu, victime d’un buzz très (trop) long et disproportionné par rapport à la réalité rencontrée sur le terrain.
Mais sur le fond, les questions sont nombreuses et c’est tant mieux car cela montre que cette évolution est encore incertaine dans la méthode, approximative dans les résultats, mais bien réelle dans la volonté de beaucoup.
L’entreprise continue à évoluer et il est probable que la valorisation de l’immatériel et donc des échanges « sociaux » constitue une nouvelle source d’opportunité en complément et au service des échanges plus traditionnels de services et /ou de marchandises qui ont fait jusqu’alors son succès.
Au fait, vous avez quel rôle dans votre entreprise ?








