AIIM vient de publier le guide « social business roadmap 2011« .
Organisé autour de 8 étapes ou questions essentielles, ce guide est un bon outil qui peut contribuer à la réussite de vos projets.
AIIM vient de publier le guide « social business roadmap 2011« .
Organisé autour de 8 étapes ou questions essentielles, ce guide est un bon outil qui peut contribuer à la réussite de vos projets.
Avant de discourir à propos de vertus cardinales, arrêtons-nous un instant aux 7 péchés capitaux et surtout à leur capacité de « nuisance » dans les projets et les processus de déploiement et de mise en oeuvre du modèle d’entreprise 2.0 et notamment des réseaux sociaux d’entreprise.
L’orgueil (superbia) :
L’humilité est un facteur de réussite pour les porteurs de projets 2.0 dans les entreprises.
Le collaboratif ne se met pas en oeuvre avec succès en assénant, ni en décrétant, du haut de son piédestal ou de sa position hiérarchique.
Il s’agit souvent de projets simples, pragmatiques, mais porteurs d’une grande valeur ajoutée, autour desquels il faut CONVAINCRE !
L’avarice (avaritia) :
Dans le modèle 2.0, un des buts est naturellement la profitabilité, mais la manière est différente de ce que nous avons pu connaître dans les entreprises plus « traditionnelles ».
Il n’y a pas d’antinomie entre vouloir « gagner de l’argent » et refuser l’avarice.
Avec les réseaux sociaux d’entreprise, le savoir, la connaissance sont partagés et il s’agit bien de lutter contre les volontés éparses d’appropriation de l’information et de sa conservation à des fins uniquement personnelles.
L’envie (invidia) :
Contribution, échanges, partages, sont les maîtres mots des nouveaux outils mis à notre disposition pour servir nos projets, nos collègues, nos partenaires et nos clients.
Sans aller jusqu’à l’abnégation (ce que personne ne demande, ni même ne souhaite), il nous faut apprendre à considérer l’apport de l’autre comme autant d’avantages et ne pas en rester à des attitudes envieuses guidées par un arrivisme aussi dangereux qu’inefficace.
La colère (ira) :
N’est jamais bonne conseillère, c’est bien connu.
Dans le modèle 2.0, elle n’a pas sa place ! Non pas qu’il faille voir dans les initiatives 2.0 l’ultime valorisation d’un « consensus mou et universel », mais plutôt des expériences dans lesquelles la patience et le respect de l’autre trouvent une pleine signification.
Qu’on se le dise, le 2.0 n’est pas un modèle pour les autocrates, ni les colériques (souvent les mêmes) de tout poil!
l’impureté (luxuria) :
Enfin, nous y voila !
A lire le titre, certains d’entre-vous s’impatientaient déjà de lire ce qui suit!
Il est vrai que pour ce péché, l’exercice pourrait tenir de la haute voltige et c’est pourquoi je vais en rester à une pirouette pour laquelle j’en appelle à votre indigence !
L’entreprise 2.0 peut être source de satisfaction pour ceux qui y participent mais il ne faut pas considérer cette satisfaction, ni même le fait « d’être 2.0 » comme un fin en soi.
L’entreprise 2.0 est un modèle de développement des organisations bâti autour de la valorisation de l’humain.
Les objectifs de tout à chacun sont différents et leur réalisation se fait à un rythme bien loin de celui d’une quête sensuelle effrénée !
La gourmandise (gula) :
Restons simples et pratiques !
Les changements induits par les nouveaux outils et les comportements qu’ils favorisent sont profonds et nécessiteront probablement plus d’une génération pour être « visibles » partout.
Il faut savoir rester dans (et garder) la mesure.
Les projets disproportionnés, démesurés ou plus simplement ceux mis en oeuvre sans méthode, avec un certain aveuglement (ou au moins de la méconnaissance) sont voués à l’échec!
La paresse (acedia) :
La conduite du changement demande de l’investissement personnel, intellectuel mais également une vision forte ainsi qu’une réelle éthique.
Loin d’attitudes paresseuses, les projets 2.0 ont besoin de leaders capables de donner envie et « d’embarquer » avec eux, sur des projets clairs et adaptés, les forces et les ressources nécessaires, utiles et « volontaires ».
L’entreprise 2.0 est un modèle basé sur une implication personnelle (quelquefois au delà du rôle), donc de l’ENGAGEMENT !
Enterprise Social Network (ESN) ou réseau social d’entreprise (RSE) font la une des blogs, des pages économiques et sont en tête d’affiche des colloques consacrés aux ressources humaines et au management, mais que faire d’un réseau social d’entreprise ?
Nous avons eu longuement l’occasion de disserter et d’échanger, notamment sur ces pages, sur l’intérêt, l’opportunité ainsi que les avantages (en terme de développement et de croissance) du modèle 2.0, modèle participatif dont le RSE est un des piliers.
Il y a quelques semaines, je posais une question simple, l’entreprise 2.0, étendue jusqu’où, en écho à de nombreux articles lus sur l’Internet, aujourd’hui c’est Frédéric Charles qui publie Une entreprise a t-elle le choix de ne pas se transformer en une Entrerprise 2.0 ?,
alors oui, mais, ………… so what?
Restons concrets
Au delà des « phénomènes de mode », nous savons tous que l’entreprise innove et évolue sans cesse, ne serait-ce que pour survivre !
Il est des évolutions plus visibles, plus innovantes et quelque fois plus dérangeantes que d’autres et le réseau social d’entreprise appartient, du fait de la notoriété de son « cousin » grand public, d’emblée à celles qui font largement parler d’elles.
Le réseau social d’entreprise s’inscrit d’emblée dans une logique d’entreprise, c’est à dire une logique économique et non ludique !
Il faut donc savoir rester concrets et pragmatiques.
Un outil au service de l’entreprise
Le RSE est avant tout une application qui doit servir les objectifs de l’entreprise.
Sa mise en oeuvre est souvent facile d’un point de vue technique (solutions disponibles en SaaS) mais pour autant sa valeur ajoutée n’est pas établie d’emblée.
Nous tentons au travers de ces pages de partager avec vous les retours d’expériences que certaines entreprises veulent bien publier (Orange Plazza, BlueKiwi et quelques clients) ainsi que les visions des éditeurs (Tibco, Broadvision, etc.), et il est important de souligner à quel point la mise en production d’une solution de RSE doit être liée à des projets concrets gérés par les équipes métiers en association avec l’IT.
Garder la maîtrise, à défaut de mesurer le ROI
Un des critères qui prévaut lors du choix de la solution technique ou applicative en support à un réseau d’entreprise est sa souplesse, son adaptabilité.
Ces dernières années, on a souvent parlé d’agilité tant en terme de management que de développement et le RSE est un des ingrédients de cette agilité, aussi nul besoin de choisir des solutions trop complexes qui prétendent répondre à tous les besoins en agrégeant toutes les données en provenance de toutes les applications ; il vaut mieux s’en tenir à des projets précis et facilement identifiés dans et par toute l’entreprise.
Il est encore difficile de mesurer quantitativement les résultats de toutes ces réalisations mais chacun sait que ce retour sur investissement existe réellement et que tant les ressources humaines, les ventes ou encore le service clients seront bientôt en mesure de travailler avec des indicateurs pertinents.
Alors un réseau social d’entreprise, pour être plus agile, plus à l’écoute, donc plus performant dans une logique de service et de valeur ajoutée.
Les réseaux sociaux sont sur le devant de la scène depuis quelques mois, mais il ne faut pas pour autant oublier la gestion de contenus (ECM/CMS) dont les solutions font partie des applications indispensables à la valorisation de l’information au service des processus métiers.
Ces solutions sont également appelées à être le support des réseaux sociaux d’entreprise par la gestion des documents et autres contenus produits, échangés et utilisés dans ces espaces.
De temps en temps, nous revenons sur les offres des éditeurs et vous trouverez ci-dessous une présentation (très commerciale) de la solution Alfresco, solution « open source » comme Nuxeo et tant d’autres.
Bonne lecture.
En juillet 2010, je publiais une note à propos de la production de contenus, de big data et du phénomène « d’information overload » ou d’infobésité (infobesity) qui semble être une des caractéristiques majeures de notre monde 2.0.
En 2003, Jakob Nielsen mettait en garde contre « l’information pollution », la difficulté d’absorber toutes ces informations et un phénomène de « zapping » généralisé.
Depuis qu’une société informatique française a su créer le buzz en mettant en avant son projet de généraliser les réseaux sociaux d’entreprise afin de supprimer les emails (trop ci, trop ça) et reprendre ainsi une hypothèse formulée sur ce blog en début d’année, il n’est pas une semaine sans un article dans la presse ou dans les blogs à propos de l’infobésité !
Ne voir dans les réseaux sociaux d’entreprise que des avantages en terme de gestion de courriel est surprenant et associer le « trop plein » d’information au seul usage de la messagerie électronique est tout aussi réducteur.
Trop d’information et de contenus
Le volume d’information produit double chaque année et il est majoritairement le fait d’individus (en opposition aux contenus produits par les applications, par exemple : les factures, les relevés de banque, etc.) et majoritairement constitué de contenus non structurés (tels que emails, vidéos, messages, courriers).
Voyez ci-dessous l’illustration vidéo faite en 2010 par Informatica :
Nouvelles méthodes et anticipations
De même que l’entreprise 2.0 ne peut-être réduite à la mise à disposition d’outils issus du web 2.0 aux collaborateurs, il est impossible de ne pas mettre en oeuvre des stratégies pour gérer ce flux permanent d’information généré par et pour les individus et les organisations.
Toutes les études se rejoignent sur le fait que dans les réseaux sociaux publics, 1% des « abonnés » créent les contenus, 24 % sont actifs tandis que 75% restent passifs voire pas intéressés. De même, des enquêtes récentes ont permis de constater que moins de 10% des messages émis sur Twitter étaient lus !
En ce qui concerne, les réseaux sociaux d’entreprise et si on en croit certains retours d’expérience (exemple: Alcatel Lucent), le taux d’activité est bien meilleur !
Il nous est impossible de traiter ce flux en temps réel et il est probable que beaucoup de contenus ne méritent aucune attention et n’ont aucun intérêt (sauf pour celui qui les a créés).
Tant que la publication de contenus sera gratuite (pas facturée en tant que telle pour le particulier), il est certain que la volumétrie produite continuera à croître exponentiellement, mais il est également probable que la volumétrie stockée ou conservée ne pourra suivre la tendance au même rythme.
Pour l’entreprise, la production et la conservation des contenus ainsi que le traitement de l’information ont un coût qu’il faut maîtriser et ajuster en fonction de leur valeur (cliquer ici pour calculer le coût du trop plein d’information pour votre entreprise).
Tout est question de méthode avant de parler d’outils !
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