[#TEDxHELVETIA]Une pincée d’optimisme pour un monde qui broie du noir !


Convié avec notamment @sdufaux @CHQue @yseult @PatrickChareyre @VMarchand @aisoz @alanvonlanthen @relaxintheair @yan_luong @mccasal à « relayer » le TEDxHelvetia organisé sur le thème « Imagining Our Future » le 13 septembre par l’EPFL, la Fondation Lomboard Odier et l’Alumni EPFL, je ne peux que vivement les remercier pour la qualité de cette soirée.

Tout d’abord et pour ne pas oublier et paraître ingrat, c’était parfait, ou presque, du côté :

  • du lieu (Rolex Learning Center – EPFL)
  • de l’accueil en général (un peu long pour ceux qui attendaient l’Ipod avec Spotme)
  • des buffets
  • de l’ambiance en général
  • de la qualité d’expression des orateurs,
  • ….

Encore bravo !

Pour ce qui est du contenu, chacun y a probablement trouvé des prises de paroles plus intéressantes que d’autres.
Il est toujours malaisé de porter une jugement sur la qualité du contenu de certains orateurs quand ils tentent de nous expliquer notre (un) futur par un discours qui a « du mal à trouver son public ».

Ainsi, la première partie a projetté la salle (du moins une partie) dans un futur noir, presque angoissant (même si réel)

Ce sont là les réactions de quelques Twittos présents, on ne sait pas ce qu’en ont pensé les banquiers (il y a en avait beaucoup car l’EPFL a « produit » énormément de banquiers pour un école d’ingénieurs).

Si vou souhaitez parcourir la TL de cet évènement, je vous conseille le document réalisé et publié sur storify par RelaxInTheAir ou encore « l’étude d’impact’ : Tweet Reach » produite par Clemens M. Schuster

En ce qui me concerne, je retiendrai de cet évènement quatre moments forts :

1- la prestation en début de soirée de Eliana Burki (un peu Alpen chic, quoique?)

2 – la présentation de Stéphanie Lacour et Jamie Paik à propos de matériaux flexibles et de leurs intérêt pour l’industrie et notre futur

3- la prestation « pédagogique » de Yaron Herman

4- l’incroyable et enthousiasmant projet matternet.us dont l’objectif et d’être au transport (donc aux objets) ce qu’internet est à l’information !

Oui, une bonne pincée d’optimisme pour un monde qui broie du noir !

Merci aux orateurs pour leur intelligence, leur pertinence, leur envie de partager et au plaisir pour un nouveau TEDx et longue vie à TEDxHELVETIA.

Tout de bon ;-

Observatoire de la gouvernance de l’information [saison 2] : la suite


Lancée il y a quelques semaines, la saison 2 de l’observatoire de la gouvernance de l’information continue et ce ne sont pas moins de 630 personnes qui ont déjà participé à cette enquête !

Il n’est pas trop tard et vous pouvez vous aussi apporter votre contribution en récupérant votre invitation sur www.gouvinfo.org

En attendant, voici, en avant-première, quelques chiffres intéressants :

Tout d’abord, ce sont principalement les grandes sociétés (plus de 3’000 employés) qui sont représentées puisque 45 % des participants déclarent y travailler .
Et ce sont les membres de la direction générale (20,44%), de la direction de l’organisation et du système d’information (9,39%) et de la DSI (23,76%) qui ont donné leur avis.
Ils déclarent avoir des fonctions de management :

  • Global (exécutif, fonction de direction) : 26,24%
  • Local (manager, fonction de pilotage d’un service) : 25,14%
  • Projet (chef de projet, rôle de pilotage de projets) : 16,57%
  • Expertise (consultant expert, rôle de conseil) : 19,06%

Mais leurs responsabilités s’exercent, pour plus de la moitié d’entre-eux, sur des équipes n’excédant pas 15 personnes.

Point de situation

Apparemment, les organisations ont évolué sur cette question et notamment au niveau du management, mais au-delà de la prise de conscience, les projets restent encore dans les tiroirs :

Ainsi, ce sont 47% (32% en 2011) à affirmer que le C level est très moteur, qu’il a défini des objectifs clairs et qu’il se positionne en sponsor, mais également 72% (64% en 2011) à préciser que malgré la compréhension du sujet dans les grandes lignes, le niveau managérial gère d’autres priorités, tandis 65% (61% en 2011) affirment que leurs dirigeants estiment que ce type d’initiative manque encore de « justifications » !

Les enjeux

Il y a, pour le moment, peu d’évolution par rapport aux résultats de la « saison 1 », puis que pour la plupart l’enjeu principal reste : mieux gérer les risques autour de l’information, avoir une meilleure sécurité de l’information, être en accord avec la réglementation en vigueur !

Il est encourageant de constater que nombreux sont également ceux qui valorisent

  • le développement de la gestion des connaissances, c’est à dire la diffusion et le développement du savoir, la valorisation et productivité des employés, et le développment d’ un bien-être dans le cadre de leur travail
  • une meilleure agilité : amélioration de la prise de décision, de la qualité des produits et services, développement d’une plus grande capacité à innover
  • le business: faciliter et favoriser les opportunités d’affaires, mieux gérer la relation client, améliorer l’organisation ou la réorganisation des ressources

Mais dans ce contexte, il n’est pas très étonnant que beaucoup de décideurs ne trouvent pas (ou peu) de justifications à la mise en oeuvre de programmes de gouvernance de l’information.

On ne saurait trop conseiller à certains professsionnels, dont quelques éditeurs, de travailler à un argumentaire plus positif et valorisant plutôt que de rabacher sans cesse une argumentention uniquement basée sur « la peur », les risques encourus et la réponse technique !
Il s’agit de décisions stratégiques nécessaires pour assurer la performance économique de l’entreprise dans une certitude de confiance et non pas simplement d’ajouter une « brique de records management ou de gestion des règles »

Les instances

Une instance de gouvernance de l’information ?

Et selon vous ?

Social, local et apps : Etes-vous prêts pour le business mobile ?


Selon l’ARCEP, le marché du mobile continue de se développer en France,  tout comme en Suisse !
Actuellement, le taux d’équipement est très élevé en Europe :

et les ventes de smartphones continuent de progresser : Le marché mondial des smartphones reste dynamique et progresse de plus de 40% en un an avec 153,9 millions de smartphones dans le monde contre 106,5 millions il y a un an au deuxième trimestre 2012 (selon GFK, 13,3 millions d’unités seront vendues en France en 2012).
Le nombre d’applications téléchargées devrait doubler en 2012 pour s’établir à 18 milliards selon Gartner. Les revenus générés devraient atteindre 15 milliards de dollars en 2011, puis 58 milliards de dollars en 2014.
Gartner évalue à 8,2 milliards d’applications le nombre d’applications téléchargées en 2010, chiffre qui devrait passer à 17,7 milliards cette année.
Apple a déjà annoncé avoir franchi le cap des 10 milliards d’applications téléchargées sur son App Store depuis son lancement, en 2008, «dont sept milliards pour la seule année dernière».

Dans ce contexte, qui peut encore  se permettre de ne pas s’intéresser au « business mobile » ?

Probablement pas grand monde, mais s’y intéresser, avoir une stratégie est un bon début, reste encore à mettre en oeuvre ce nouveau business ou canal de ventes, c’est selon !

Et il faut construire son application !

Et qu’elle soit utilisable sur les « systèmes » du marché, car à l’instar des solutions d’entreprises, la standardisation et l’interopérabilité ne sont pas (non plus) à l’ordre du jour sur les équipements mobiles (au moins au niveau applications et systèmes d’exploitation).

De ce côté, il faut avouer que les choses sont un peu moins difficiles qu’au début des plateformes de e-commerce !
Et en cette rentrée, j’ai choisi de vous présenter des « outils » ou solutions qui vous facilitent la vie et votre cheminement vers l’entreprise de demain : sociale, mobile, agile, efficace pour ses clients et performante également d’un point de vue économique.

Pour les applications mobiles, il existe un outil – NeoMAD –  développé par une société française – Neomades – basée à Bidart (oui, à côté de Biarritz !), outil qui peut vous aider à aller très vite sur ce marché, à la rencontre de vos clients.
NeoMAD est destiné aux développeurs d’applications mobiles qui veulent couvrir plusieurs, voir tous les équipements mobiles du marché, sans avoir à maîtriser tous les kits de développement correspondants, les langages de programmation induits et les ergonomies sous-jacentes. La seule compétence requise pour développer des applications multi plate-formes mobiles avec NeoMAD, est la programmation en langage Java.

Partant du principe qu’une bonne illustration est plus pertinente qu’un long discours :

Merci à Camille Jourdain, quant à vous, on ne pourra pas nous reprocher de ne pas vous avoir prévenu 😉

———– ADD-ON(*) : CREER SON APPLICATION MOBILE EN LIGNE—————

APPYET

APPS-BUILDER

APPBAR

* ces services n’ont fait l’objet d’aucun test de notre part, ils sont mentionnés à titre indicatif

#SoLoMo : qui peut encore « snober » le business mobile ?


Le M commerce est une opportunité que personne (ou presque) ne peut ignorer.

Si vous en doutez encore, prenez le temps de lire les quelques stats qui suivent à propos du comportment et des usages des possesseurs de mobile (source : Mobile Industry Statistics)

Gamification : une vraie fausse bonne idée ?


Il y a quelques semaines Bertrand Duperrin publiait un billet très intéressant intitué : Gamification, Souvenez-vous que le badge est la récompense !

Au cas où certains d’entre-vous auraient encore des doutes quant à ce qui peut se cacher derrière cet anglicisme, je les renvoie aux définitions en ligne :

Selon advergame :

Pour résumer, la gamification est la généralisation de mécanismes issus du jeu-vidéo dans des domaines qui n’étaient pas censés a priori les utiliser.

C’est une nouvelle étape de la numérisation des services, après avoir porté sur le net ou le mobile des comportements de la vie réelle, la prochaine étape est d’y intégrer des mécaniques de jeux. Les avantages et objectifs sont nombreux : simplicité de la prise en main, immersion et engagement de l’utilisateur, fidélisation, conversion, amélioration des temps d’exposition, etc. Ce phénomène semble fonctionner dans le monde numérique (à travers des ambassadeurs à succès célèbres comme Foursquare) mais s’il a la capacité de se généraliser à la vie réelle, là ça devient fascinant.

La mise en oeuvre de ces mécanismes au sein de la relation client comme de la relation employé est probablement la dernière tendance lourde au service de l’engagement !

SalesForce avec l’outil Rypple ou encore les différentes solutions d’aide à la prise en mains d’outils tiers comme Bunchball ou Kudosbadges pour IBM Connections montrent bien l’intérêt de la « ludification ».

Y, une génération infantile ?

Il paraît que Frédérick Taylor disait :

« Le travail est principalement constitué de tâches simples et pas particulièrement intéressantes. La seule façon d’obtenir des gens qu’ils les exécutent est de les inciter correctement et de les surveiller attentivement ».

La gamification est une « nouvelle » façon d’obtenir que les gens exécutent leurs tâches et c’est tout ?

Peut-être et si c’est le cas, c’est prendre la génération Y et les suivantes pour une bande de gogos infantiles !

Ces générations ont fait le succès du jeu vidéo, succès qui a considérablement enrichi les interfaces des solutions informatiques que nous utilisons, mais elles ne sont pas dupes de leur engouement.
Elles ont toujours choisi quand elles voulaient jouer, avec quel jeu et plus nombreux sont les échecs que les « blockbusters », si je peux me permettre cette analogie avec le cinéma.
Ces générations ont également un rapport plus « décontracté » au sein des écosystèmes dans lesquels elles existent.
Mais, surtout, ces générations ont globalement des niveaux d’éducation et d’information plus important ; cette richesse et cette diversité de savoirs modifient considérablement la donne.

Génération Y : fatriarcat et altruisme ?

Pas si simple, d’abord parce que si le « fatriarcat » est probablement une des caractéristiques de cette génération, elle est surtout vraie pour ceux qui sont « du bon côté » de la fracture numérique.
Même si dans nos économies occidentales, beaucoup d’entre eux « finiront » cols blancs, il y en aura également un grand nombre à rejoindre les cols bleus.
En matière d’altruisme (et non plus de solidarité), certains comportements (engagement humanitaire, sensibilité écologique, par exemple) pourraient nous laisser penser que cette génération a plus le souci des autres, peut-être, mais cela reste à voir (à mon avis).
Ce qui a surtout de nouveau (et d’intéressant) chez une partie importante de cette génération, c’est une capacité à imaginer sa vie en décalage par rapport aux « modèles » en cours, mais également à la mettre en scène, à la réaliser, en utilisant les outils, les moyens, à sa disposition !

Et à ce niveau, c’est un véritable gouffre qui s’ouvre devant les éditeurs de solutions (SCRM, ERP, social software) !

A force de contraintes et de vraies mauvaises habitudes, certains éditeurs espèrent qu’en mettant une dose de « gamification » leurs solutions seront à même de contribuer à apporter les réponses ou les éléments de réponses qui seront attendus demain.

Malgré notre optimisme, on ne voit pas comment !

Gamification Ethics (by Kes Sampanthar)

En effet, pas de nuance, que du systématisme qui tue le plaisir, n’est-ce pas ?

Ce n’est pas tout : la gamification est un système de récompense pour celui qui y participe, mais qu’en est-il pour celui qui la met en oeuvre ?

La question est ouverte et bien souvent les réponses sont absentes et les explications confuses : on comprend bien l’utilisation à des fins marketing, profilage clients, de ces informations, mais quand on « touche » à des applications utilisées dans le cadre professionnel, on peut s’interroger sur les attentes réelles de l’entreprise et sur les conditions d’utilisation des informations recueillies tout autant que des conditions dans lesquelles elles le sont (incitation « lourde », coercition, « mensonges » ?).

Sans gouvernance (loyauté et transparence) et sans nuance dans sa mise en oeuvre, la gamification sera probablement une idée qui ne produira pas les résultats escomptés !

Il est assez consternant de voir l’apparition de « nouveaux comportements » favorisés par des outils et des technologies et de vite constater qu’on tente, à marche forcée, de faire « rentrer l’innovation comportementale » dans les schémas hérités du siècle dernier !

« On n’attire pas les mouches avec du vinaigre » selon un dicton populaire, et il est vrai « qu’il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes« , aussi Messieurs les éditeurs mettez une bonne dose de sociologie, de psychologie, de jeu dans votre approche (arrêtez le systématisme) pour nous apporter des solutions innovantes, créatrices, anticipatrices de besoins de demain et des générations qui commencent à entrer dans les entreprises.

A défaut, la gamification aurait pu être une vraie bonne idée !