Réseaux sociaux d’entreprise, quelle vision ?


Par où commencer et pour que faire, telles sont les questions qui émergent rapidement lors de nos échanges avec les responsables et les utilisateurs dans les organisations que nous rencontrons.

Et pourquoi ne pas s’interroger quant à la vision qui supporte ce type de projet ?

Restons pragmatiques et laissons à d’autres, et pour le moment, les réflexions, utiles par ailleurs, quant au besoin de transparence, de confiance, de contenu, de contribution, bref de tout ce qui peut caractériser le 2.0, pour nous attacher aux réalités de terrain et à des retours d’expérience porteuses de valeur ajoutée et de sens.

Ces expériences, dont ce blog tente de faire le relais, ont toutes été initiées par un besoin, un souhait d’amélioration, …, au service d’une vision de l’organisation, de la qualité de service, etc.

Et vous, quelle est votre vision  ?
En quoi un réseau social d’entreprise peut-il la servir ?

Innovation, communication, Gestion des ressources humaines, service clients, gestion de votre ecosystème : tout autant de projets, de questions, de potentiels pour un réseau social d’entreprise.

La vision est une des caractéristiques du leadership, la capacité à mettre en oeuvre cette vision (avec tout ce que cela comporte) est l’autre trait dominant chez le leader.

Mais pour autant, les changements nécessaires sont parfois simples, faciles et pertinents en terme de retour.

Chez RENAULT PRO+, une enseigne dédiée aux clients professionnels et commune dans une vingtaine de pays, on a pensé que l’avenir passait notamment par la « réunion » de tous les acteurs dans un espace commun et multilingue afin de dynamiser et d’accroître les performances de l’enseigne (on est loin des « bisounours » !).

Aujourd’hui, la solution basée sur Jamespot a permis de déployer, pour chaque pays, des espaces ouverts aux forces de vente, aux  équipes des filiales commerciales et aux carrossiers agréés afin d’échanger (Q&A, forum), de publier ( articles, pages web, vidéos) ou plus simplement de collaborer (agenda, événements, banque documentaire), le tout intégrant un module de traduction instantanée.

Le GFII (Groupement Français de l’Industrie de l’information) a suivi le même type de réflexion en appui à une vision et c’est également le cas de l’Aproged toujours avec Jamespot et sur les conseils d’Alain Garnier.

Un réseau social d’entreprise ce n’est qu’un outil (ou un ensemble fonctionnel) qui peut accompagner la mutation que nous (organisations et personnes) vivons quotidiennement.

En supportant la « mouvance » versus la « rigidité » mais également en valorisant la notion de « rôle » versus « poste », le réseau social d’entreprise ouvre des perspectives nouvelles et nombreuses !
Mais sans vision, donc sans visionnaire (leader), il ne sert à rien d’espérer tirer les bénéfices escomptés tant en terme de croissance, bien-être, pérennité, que de ……[REMPLIR LES BLANCS] !

Vision, Mission, …….., qui aurait dit « Le 21e siècle sera religieux ou il ne sera pas« ?

 celui qui a écrit « Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais vécues« 

The Social Dynamics, un modèle pour intégrer le « social » au coeur de votre entreprise ?


Une approche, plutôt une méthode pertinente (en quatre étapes)et  documentée (interviews) présentée par InSites Consulting.


Découvrez l’intégralité de la présentation ci-après :

Réseaux sociaux d’entreprise, par où commencer ?


La question n’est ni nouvelle, ni innocente !
Si, au fil des différents retours d’expérience, il est plus facile d’imaginer les secteurs et/ou les projets susceptibles d’avoir intérêt à être intégrés dans des espaces sociaux d’entreprise, il n’en reste pas moins qu’il faut décider de  » par où commencer  » !

Une des pistes tient à considérer le projet non pas tant du point de vue  du thème (innovation, customer care, etc.) mais plutôt en s’attachant aux participants et aux membres de la (les) communauté(s) que l’on veut développer.

Le nombre de notes, d’articles ou encore de dessins humoristiques, tenant aux réseaux sociaux d’entreprises, à leur utilité, à leurs avantages, à leur retour sur investissement, est impressionnant, mais la plupart des éclairages proposés restent, à mon avis, dans une approche très conservatrice de l’entreprise.

Le social, c’est l’humain !

Alors, pourquoi ne pas le placer d’emblée au centre d’une réflexion stratégique sur le déploiement des réseaux sociaux d’entreprise ?

Apparemment, il est difficile pour certains de changer de paradigme et je rejoins très volontiers Bertrand Duperrin quand il nous présente les expériences de valorisation du capital humain dans la note Les employé d’abord ! Ou comment aider ceux qui créent vraiment de la valeur.

Par contre, je m’agace, à l’instar de Frédéric Poulet, quand je découvre sur le site de l’Atelier une annonce pour un débat intitulé Média Sociaux, nouveaux vecteurs d’évaluation des salariés

Et chacun d’y aller de son commentaire ou de sa quête de  » retweet  » et de  » célébrité  » !

Si les ressources humaines pensent trouver  dans les réseaux sociaux d’entreprises des nouvelles perspectives de gestion et de valorisation (réciproque) du capital humain de l’entreprise, elles ont raison !

Mais, par pitié, enlevez vos oeillères et pensez un peu plus loin et plus haut !

Que peux apporter une vision  » petit chef  » (voire kapo), par définition restreinte et peu sympathique (je ne parle même pas d’empathie) à un projet de réseau social d’entreprise ?

RIEN, si ce n’est à renforcer les craintes et ainsi à faire échouer (provisoirement) les tentatives de changement !

Commencer par le capital humain et ne jamais oubliez que dans RSE, le lien social est le ciment qui va permettre aux communautés de VIVRE et de créer, directement ou indirectement, de la RICHESSE.

Pour le reste, il sera beaucoup question d’humilité, de respect réciproque et d’envie d’aller de l’avant ensemble sur des sujets et/ou des projets précis.

Le réseau social d’entreprise est un outil universel au niveau de l’entreprise, il ne peut pas être accaparé par un département, une fonction ou un métier aux seules fins de ses objectifs particuliers.

Le réseau social d’entreprise préfigure les organisations opérationnelles de demain et les premiers projets nous montrent l’importance que va prendre  l’organisation fonctionnelle (rôles), notamment dans la gestion du savoir, au détriment des organisations hiérarchiques (postes).

A lire en complément à cette note:

Le blog de l’Atelier
Le bloc-notes de Bertrand Duperrin
Les  » coups de gueule  » et autres notes de Frédéric Poulet
Franck La Pinta
HR.Channel
Le réseau social d’entreprise par Alain Garnier et Guy Hervier
Opportunités stratégiques et impacts organisationnels des RSE dans l’entreprise
Réseaux sociaux d’entreprise : bien au-delà de la « simple » communication !
Collaboration et relations sociales en entreprise : les clefs du succès !

++++

 

 

Gouvernance de l’information : l’essentiel est dans la valeur !


EIM, documents, référentiels, ECM, MDM, actifs informationnels, sont tout autant de termes que l’on retrouve tant dans les notes des analystes que des fournisseurs de solutions de « gouvernance de l’information« .

Récemment, quelques « experts français » ont pensé pertinent de mettre en avant la notion de  gouvernance documentaire alors que nous entendions déjà parler de gouvernance IT et bien sur de gouvernance du système d’information mais plus rarement de gouvernance des données !

Alors quoi de neuf ?

Côté éditeurs de solutions de gestion documentaire et de collaboration, pas grand chose.

Les solutions Open Source (Nuxeo, Alfresco, etc.) et SharePoint ou encore Documentum, Open Text et IBM ont largement contribué à ce que toutes (ou presque) les solutions disposent aujourd’hui des fonctionnalités de « records management » et de certifications (du type DOD).

Pour autant ni l’approche collaborative, ni l’intégration des « briques » de records management dans les plateformes de gestion documentaire ne sont suffisantes pour remplir les exigences d’une stratégie de gouvernance de l’information.
Côté données, solutions de business intelligence et master data management, pas de révolution annoncée pour les prochaines semaines mais plutôt une consolidation autour des solutions et des fonctionnalités disponibles.

Besoin d’une nouvelle perspective !

Bien évidemment que sans « records management », sans contrôle de la qualité des données, sans fonctionnalités de eDiscovery, il n’y a pas de bonne gouvernance de l’information.

Mais bien que nécessaires, ces applications et ces outils ne sont pas suffisants !

Jusqu’alors les projets touchant à la gouvernance de l’information ont été des projets IT, donc techniques et organisés à partir d’intégration de solutions ou de développements adhoc et ce le plus souvent dans une approche « risk management » ou encore « peur du gendarme« .

Il est temps de penser la gouvernance de l’information différemment et principalement au regard du non alignement (conformité) sur les besoins et exigences des métiers !

Le plus souvent, il est difficile, voire impossible, de MESURER les conséquences réelles de la non conformité, donc de mettre en oeuvre des mesures correctives avec finesse et granularité.

La collaboration au service de la gouvernance des données

Dans ce domaine, comme dans toute l’entreprise, l’heure est à la collaboration.
En effet, comment aligner les métiers, l’IT ainsi que les responsables des données atour d’un projet et d’un objectif commun, si ce n’est par une pratique collaborative plus forte ?

Il faut remédier à un état bien trop souvent existant et pouvoir clairement répondre à quelques questions essentielles :

  • Quelle est la valeur (du point de vue métier) d’une information et/ou d’une donnée et comment en mesure-t-on l’impact (quels indicateurs) ?
  • Qui est responsable de la conformité des données au regard des obligations et des politiques de l’organisation ?
  • Qui de l’IT, des métiers, des responsables des données, participe de ce programme et dans quel rôle ?

La mise en oeuvre d’une stratégie de gouvernance de l’information, donc des données, impose de remettre la valeur de l’information au centre des considérations, mais également de gérer la mise en oeuvre des projets autour des rôles de chacun et non plus de seules responsabilités fonctionnelles ou organisationnelles : stewarship versus ownership.

Réseaux sociaux d’entreprise : bien au-delà de la « simple » communication !


Engagement et contenu sont les clefs du succès d’un projet de déploiement d’un réseau social d’entreprise.

En prenant le temps de regarder ce qui se passe dans certaines entreprises, il est intéressant de noter que toutes les expériences, considérées aujourd’hui comme des réussites et indépendamment de la plateforme logicielle, sont des cas de mise en oeuvre de réseaux sociaux d’entreprise au service de projets très concrets.

Que ce soit IBM, dont je vous laisse apprécier la vidéo ci-dessous ou de La Poste avec BlueNove, il n’est pas de meilleur contexte de découverte et d’apprentissage des réseaux sociaux d’entreprise que dans son activité quotidienne.

Regardons de près quelques exemples récents:

Lagardère Publicité.
Une des premières régies françaises avec près de 900 employés qui, en 2010,et sous l’implusion de Constance Benque, PDG, a décidé de déployer un RSE au sein de la société pour simplifier la communication autour du déménagement de Paris (rue du Colisée vers Levallois-Perret). Finalement l’outil s’est imposé comme un véritable outil métier, permettant de renforcer la culture d’entreprise, de simplifier la diffusion des informations de la communication interne et des RH et de promouvoir la culture Cross-Média de la société. Aujourd’hui YouMele nom choisi pour le RSE par les salariés – est un indéniablement un succès avec 48% de contributeurs actifs, et plus de 90% de lecteurs réguliers.

BNP Personal Finance / Cetelem
BNP Paribas Personal Finance est un des principaux acteurs du crédit à la consommation dans le monde avec notamment la marque Cetelem en France, et près de 800 personnes et des opérations dans plus de 30 pays.
En 2010, suite à l’initiative du département innovation de BNP Paribas Retail Banking, Gratiela Biltoc, chargé du marketing stratégique et de l’innovation chez BNP PF, décide de déployer une solution de réseau social (Yoolink pro en l’occurence) en interne pour stimuler l’échange, la discussion et le partage des savoirs entre les membres des différentes équipes.
L’expérience a été lancée à partir d’une approche progressive et très pragmatique, en commençant avec 50 utilisateurs. Cette initiative connaît un réel succès notamment auprès du top-management (90% d’activation globale, plus de 20% de contributeurs actifs), et aujourd’hui l’objectif est d’intégrer progressivement tous les collaborateurs de BNP Personal Finance travers le monde, soit plus de 500 personnes.

Weldom
La société fait partie du groupe Adeo et est une des premières enseignes de distribution de matériel de bricolage.
Le réseau social regroupe les 250 personnes de la centrale et les 2500 personnes travaillant dans 250 magasins affiliés, répartis dans toute la France.
Dans le cadre de la refonte des concepts de distribution, la direction Marketing de Weldom a voulu déployer un réseau social d’entreprise (Yoolink) pour faciliter la remontée des idées et innovations en provenance du terrain mais également pour simplifier la diffusion des nouveaux concepts et pour permettre la discussion entre les différents directeurs de magasins. C’est, en quelque sorte, une  » boîte à idée 2.0  » au service du métier de Weldom.

Enfin, arrêtons-nous sur le cas de la CCI Alsace qui utilise le réseau social d’entreprise pour faciliter le travail de veille collaborative et l’échange de connaissances entre les conseillers d’entreprises et les employés des 4 chambres locales que sont Mulhouse, Colmar, Strasbourg et la CRCI.

Et pour finir en beauté, WeeZ, le réseau social d’entreprise de Devoteam  !

—-

A bientôt pour de nouveaux retours d’expériences !

Notes complémentaires disponibles :

Le réseau social d’entreprise au coeur des espaces d’innovation

Réseau social et valorisation du patrimoine (expérience en Suisse)

Cisco et le Social business : du concept brut à un projet structuré

Réseaux sociaux d’entreprise (retours d’expériences, suite) : Orange

Réseaux sociaux d’entreprise : retour d’expérience de groupeReflect, So’xpert et Altaïde

tibrr, LA solution pour l’entreprise 2.0 ?