L’entreprise de demain : où en sont les DSI ?


Découvrez le point de vue de Frédéric Charles dans la présentation faite à l’occasion du Congrès annuel de CIONet France en date du 21 novembre 2011 !

Et si vous n’êtes pas à l’aise avec ce schéma produit en 2009 par Mc Kinsey :

Vous trouverez ici quelques pistes de réflexion.

L’intranet est mort, vive la #DigitalWorkPlace !


Le « parent pauvre » de la communication en entreprise sera-t-il le socle de la mutation 2.0 ?

L’intranet, c’est un peu tout le monde connaît, mais très peu l’utilise !
Généralement déployé dans le début des années 2000, l’intranet n’a jamais (ou très rarement) trouvé sa place dans le quotidien des collaborateurs des organisations.

Il y a eu la semaine dernière la conférence « rencontres internationales des responsables intranet« , conférence qui sous le hashtag #riri11 a connu un grand succès (voir le TweetLive #RIRI11) et à l’occasion duquel, l’expression Digital Workplace a connu un début de consécration, notamment sous l’impulsion des organisateurs (@netjmc) et à l’écoute des nombreux retours d’expérience.

Fin de semaine dernière, j’ai publié un podcast dans lequel je tente, en moins de 3′, de donner mon point de vue sur ce qui pourrait  » se cacher  » derrière cette appellation en provenance d’outre-atlantique :

Quoi de neuf ?

« L’intranet nouveau » est fonctionnellement organisé à partir de l’annuaire et non plus des flux d’informations ou des espaces de mise à disposition de documents, formulaires, liens et autres contenus.
Ce changement de perspective permet notamment de placer « le collaborateur » au centre et ainsi, et bien au-delà de la symbolique, de lui apporter la reconnaissance qu’il souhaite en permettant également de mettre en oeuvre une logique de services personnalisés.

La personnalisation est, à mon avis, un aspect essentiel de cette nouvelle approche.
L’entreprise est entré depuis au moins une décennie dans une logique de service vis à vis de ses clients, aujourd’hui, elle doit mettre en oeuvre ce même type de logique vis à vis de ses employés, ne serait-ce que dans un souci de profitabilité !

La généralisation des offres de collaboration
L’entreprise collaborative est un sujet  de consensus et il est probable que la mise à disposition des espaces collaboratifs (y compris GED) se fera au travers d’un « portail » de mise à disposition de services accessibles par le collaborateur, l’employé, selon son (ses) rôle(s) et le support hardware qu’il utilise au moment de sa connection.
La plateforme contribue ainsi à la mise ne oeuvre d’une logique de services internes pertinente, personnelle et productive (Pertinence-Personnalisation-Productivité, les 3 P qui doivent ses substituer  aux très contestés Processus-Profit-Pouvoir).

La généralisation de la nouvelle « digital workplace » ne peut se faire qu’en y intégrant une ouverture vers le social.
Beaucoup d’entreprises l’ont déjà mis en production des espaces ouverts au niveau interne, de leur écosystème, qui intègrent des flux d’informations des médias sociaux, mais également des espaces d’échanges.

A l’instar d’IBM, dont le cas est présenté dans ce billet, le but est de faciliter le quotidien des employés.
Si l’entreprise est dans une logique de services vis à vis des collaborateurs, ceux-ci adoptent (en réciprocité) le même type de logique dont ils savent qu’elle est garante de reconnaissance et de loyauté !
Le nouvel intranet n’est plus un « machin » isolé et produit en interne, il devient un « outil » parfaitement intégré et disponible pour tous.

Collaboratif, social et contributeur à une meilleure productivité, le nouvel intranet sera également la plateforme à partir de laquelle les employés auront à disposition les applications et autres solutions métiers indispensables à leur « mission » au service de l’entreprise.

Support d’un nouvel environnement du travail caractérisé notamment par le « télétravail« , la mobilité, le nouvel intranet devient le socle sur lequel l’entreprise 2.0 peut se construire en valorisant au mieux les évolutions technologiques à sa disposition (outils 2.0, cloud computing et supports mobiles) tout en réalisant des économies sur des postes importants tels que l’immobilier, les transports, etc.

Reste la question de la gouvernance, ou plutôt les nombreuses questions liées à la gouvernance : gouvernance de l’entreprise, du SI, de l’information, des données, des médias sociaux, ……..

A suivre ……………..

Entreprise 2.0 : A bout de souffle ?


Au delà de la provocation et d’un soupçon d’ironie, il faut reconnaître que depuis les premières fois où Andrew Mac Afee a parlé de concept entreprise 2.0, beaucoup de billets ont été écrits, beaucoup de discours ont été prononcés, beaucoup de conférences ont été organisées et que malgré cette agitation, on a l’impression que rien (ou si peu) ne bouge !

La prochaine conférence de Santa Clara sera probablement l’occasion de faire le point, mais ce concept n’est-il pas à bout de souffle ?

Il est intéressant de lire sur le blog de Mac Afee, un billet publié en septembre dans lequel il mentionnait nombre d’autres billets relatifs à l’état d’avancement de l’entreprise 2.0, aux difficultés rencontrées, peut-être en écho à celui de Laurie Buczek  !

L’entreprise a fortement évolué dans ses structures, ses méthodes et ses outils, mais il est une caractéristique qui reste : l’utilisation de mesures pour mieux contrôler et anticiper.
L’entreprise est dans une logique de croissance, ou en tout cas de développement et cette logique se nourrit d’informations quantitatives et qualitatives.
Or depuis les années 60, le quantitatif a pris la main sur le qualitatif et la multiplication des solutions informatiques n’a fait qu’accroître la dimension « chiffrée », ce fut l’ère de l’informatique de gestion !
L’entreprise vit souvent dans une certaine anticipation et elle a besoin de ces solutions, mais elle a également besoin, ne serait-ce que pour « assurer » sa survie, d’innovation, donc de pouvoir apprécier, au-delà des la réalité brute des chiffres, son environnement opérationnel.

Depuis 2005, les entreprises découvrent une « nouvelle dimension » qui affecte potentiellement le développement de leurs affaires : « le social business » ou plus simplement le fait que les outils issus des développements 2.0 ont permis à bon nombre d’entre nous, donc de consommateurs, donc de clients ou d’utilisateurs potentiels,  de « prendre la main » et ainsi d’amender ou de commenter publiquement les affirmations et arguments des services marketing : l’avènement de l’informatique de contribution.

Ceci n’est pas vraiment nouveau me dire-vous et vous avez raison – réputation, bouche à oreille, etc. – par contre ce qui l’est c’est l’amplification probable et la diffusion globale de ces « avis » ou « recommandations » et leur impact !
Ce qui est vrai pour le consommateur est vrai également pour le collaborateur qui devient un utilisateur de services (solutions) que l’entreprise lui met à disposition.
L’informatique de contribution n’est pas une révolution, mais elle est en décalage avec l’informatique de gestion même si le socle sur lequel elle se développe est constitué des applications d’infrastructure du type ERP ou PGI (en français).

L’évolution qui est en marche est une rupture pour deux raisons principales :

  • elle privilégie le rôle aux dépens de la fonction (hors des cadres des matrices organisationnelles classiques)
  • elle est basée sur une valorisation de l’immatériel (échanges, idées, etc.)

Et tout son intérêt est dans la convergence dans l’utilisation des données (quantitatif) et du « social » (qualitatif), mais c’est également dans cette mise en oeuvre que les entreprises rencontrent le plus de difficultés !

Il faut « s’extrapoler » des approches conventionnelles et des méthodes traditionnelles pour trouver les meilleures opportunités de mise en scène, de nouvelles manières de faire : créer des espaces collaboratifs qui font sens et qui sont porteurs d’une valeur ajoutée qui va au-delà des phénomènes de « mode » et des gadgets !

Cette approche doit se faire à partir de mises en perspective différentes, innovantes, dérangeantes :

  • En quoi, les schémas d’organisation et d’architecture des systèmes d’informations sont-ils encore pertinents ?
  • Est-il raisonnable d’imaginer une offre de services (solutions) aux utilisateurs (collaborateurs) dans et au-delà de l’entreprise en « rupture » d’une représentation graphique de l’infrastructure logicielle ?
  • En quoi, la différenciation rôle (owner, leader, manager, steward. etc.) versus fonction (directeur, chef de service, employé, C, etc.) impacte-t-elle le système d’information et ses prestations ?
  • Quels sont les critères (standards, particuliers) de validation de la mise en oeuvre d’une initiative 2.0 ?
  • Comment mesurer la valeur et les apports du savoir, des échanges, .., dans mon entreprise ?
  • Y-a-t-il un intérêt dans l’approche « valorisation » classique, si oui quels sont les outils existants ou restant à imaginer ?
  • Business Feeling ou Business Intelligence : quelle place pour l’approche intuitive ?
  • Jusqu’où un concept comme le Lean IT peut-il servir l’Engagement ?
  • La notion de processus et les applications qui la supportent sont-elles applicables en l’espèce à l’entreprise de demain ?
  • ……….

Alors, à bout de souffle l’entreprise 2.0 ?

A mon avis (et encore plus depuis que le nom du logiciel SharePoint figure en « une » sur le programme de la conférence de Santa Clara), l’appellation « entreprise 2.0 » a vécu, victime d’un buzz très (trop) long et disproportionné par rapport à la réalité rencontrée sur le terrain.

Mais sur le fond, les questions sont nombreuses et c’est tant mieux car cela montre que cette évolution est encore incertaine dans la méthode, approximative dans les résultats, mais bien réelle dans la volonté de beaucoup.

L’entreprise continue à évoluer et il est probable que la valorisation de l’immatériel et donc des échanges « sociaux » constitue une nouvelle source d’opportunité en complément et au service des échanges plus traditionnels de services et /ou de marchandises qui ont fait jusqu’alors son succès.

Au fait, vous avez quel rôle dans votre entreprise ?

#confintranet 2011 : Pragmatisme, réalisme et résultats


J’ai eu l’occasion de participer à la conférence Intranet 2011 organisée mardi 11 octobre à Paris par CCM Benchmark et je souhaiterais , au travers de ces quelques notes et « tweets » partager avec mes impressions de cet évènement.

En dehors des quelques soucis dus à une grève d’une certaine catégorie …… à la SNCF qui n’ont fait que compliquer et rallonger mon temps de parcours Gare de Lyon – Pré Catelan, il faut remercier les organisateurs ainsi que les participants pour la qualité de cette journée (merci également au service traiteur).

Je n’ai pas assisté à toutes les tables rondes et, vous savez comment cela se passe, mais je retiendrai de cette journée comme le sentiment que le contexte du déploiement des réseaux sociaux ou en tout cas celui de la valorisation de l’immatériel (relations sociales et autres « actifs ») est entré dans une nouvelle phase !

En effet,à l’occasion de la première table ronde, nos interlocuteurs se sont attachés (et je les en remercie) à placer leur expérience de réseau social d’entreprise, d’intranet 2.0 ou de solution collaborative (choisissez l’appellation qui vous sied le mieux) au coeur du fonctionnement et de la logique de leur entreprise.

De ce point de vue, il est particulièrement intéressant de noter que la diversité des usages et des manières ne tient pas tant à l’outil (cette information nous a été donnée en fin d’intervention), mais bien à la vision de l’entreprise, à ses objectifs et à la « qualité » de son management.

Viralité, crowdsourcing, modération, engagement, sont tout autant de questions posées et abordées.
Au travers des réponses de chacun, nous avons pu constater la différence (donc la richesse) des approches, des organisations et des déploiements.

Le constat est sans appel, le réseau social d’entreprise s’inscrit non seulement dans la logique de l’entreprise et ses caractéristiques tiennent de l’ADN  de celle-ci !

La deuxième table ronde (à laquelle j’avais l’honneur de participer) portait sur les orientations ou plutôt les approches métiers des réseaux sociaux d’entreprise.

Ce fut également, avec les témoignages de Simply Market, de @flapinta pour l’expérience menée au sein du département RH à la Société Générale ou la présentation de Plazza chez France Telecom Orange, une bonne occasion de constater que la « gestion » de ces projets et des espaces qui sont créés demande une réflexion stratégique et des mesures d’accompagnement à leur utilisation au service des mutations que vivent les entreprises.

La valorisation du « social » dans l’entreprise ne peut que servir les projets et les métiers, mais à la différence des approches traditionnelles, elle ne se fait pas dans une logique de silo ou verticale, mais dans une démarche qui favorise les échanges transversaux.

Pour autant, on reste très pragmatiques, voire très « terre à terre » et les bénéfices attendus ou si vous préférez la valeur escomptée tient quelquefois à « peu de chose » : information plus fluide, information plus claire, information plus disponible, etc., mais toujours très réelle !

Il est réjouissant de constater que les entreprises savent déployer avec opportunisme les solutions les plus novatrices, voire dérangeantes.
Le leadership de certains managers et le besoin d’initiatives nouvelles pour combler les lacunes de celles déjà lancées contribuent largement à sortir la question de la valorisation du savoir et du « capital social » hors du champ des publications des bloggers les plus imaginatifs !

Reste à ce que les fournisseurs de solution (absents à cette conférence) s’en rendent compte et poussent leurs équipes à faire preuve d’un peu plus d’imagination dans l’organisation des solutions proposées même si l’approche « sociale » est déterminante et que les outils ne sont là que pour la servir !

Ensuite ce fut autour de Dassaut Systèmes de présenter sa solution de « nouvel intranet » (démo live)

Gestion des communautés, pardon Community management, avec @vinceberthelot, ont suivi en début d’après-midi .

mais également l’infobésité avec @fcharles (sans moi, pour cause de grèves !!)

Dommage, car je sais que la présentation d’@aponcier était très intéresssante et riche  (voir ci-après), de même que celle de Xavier Aucompte.

Et le mot de la fin :  Bravo à Vincent Berthelot pour le Pipotron 2.0 😉

>>> La TL #confintranet et merci à tous les Twittos ;-))

La pres. d’Anthony Poncier :

Collaborateur 2.0 et réseau social d’entreprise : droit de réponse


La profession de foi et les bonnes résolutions publiées la semaine dernière nous ont valu cette demande de publication d’un « droit de réponse » ou d’une mise au point.

Et c’est avec plaisir que nous accédons à la requête de Christophe et mettons copie de son courrier en ligne.

 

Et maintenant, il est temps de se reposer un peu  les « neurones », non ?!

Mais également de prépare la rentrée !!!! qui sera 2.0 !

A bientôt (peut-être pour quelques devoirs de vacances les jours prochains)