Mes intuitions pour 2014 : Le portable est mort, vive la mobilité !


2014 sera l’année de la mobilité !

Applications et services pour les loisirs, le travail, mon réseau, les paiements, mon portefeuille, mes alertes : tout ou presque y sera et le mobile (téléphone ou tablette) est le support hardware du « social business » et plus largement de notre mutation en homonumericus.

L’internet des objets – automatisation de la relation et des échanges entre objets – trouve dans les applications mobiles le média idéal pour l’exploitation de ces nouvelles opportunités avec le support logistique du Cloud.

A force de vouloir trouver des voies nouvelles dans la valorisation des relations et des contributions sociales avec les mêmes outils et objectifs qu’il y a des décennies (ou presque), on en avait presque oublié de regarder du côté des utilisateurs, de leurs envies, de leurs besoins dans une économie numérique (donc largement dématérialisée).

L’observation rapide de nos comportements individuels et collectifs et notamment la prépondérance des supports mobiles dans notre quotidien ajoutée à la maturité de beaucoup d’applications disponibles sur appareil mobile sont là pour montrer que 2014 sera l’année de la consécration de la mobilité dans nos quotidiens privés et professionnels.

On voit bien – y compris dans les entreprises (voir la dernière étude du Lab des Usages) et au delà des questions de stratégie éditoriale et d’objectifs – qu’il est essentiel de promouvoir la disponibilité sur mobile(s) des applications et des plateformes opérationnelles en tenant compte de l’expérience utilisateur.

Et pour ce faire, 2014 verra également, en accompagnement de la mobilité :

  • la mise en oeuvre de cadre de gouvernance opérationnelle,
  • mais aussi la généralisation d’outils (et de pratiques) telles que
    • les notifications (pas l’email !),
    • l’enrichissement des contenus (taxonomie et folksonomie) et,
    • le déploiement des stratégies d’analyse (big data et real time).

BYOD (bring your own device), DYOJ (design your own job) CYOB (choose your own boss), tout autant de perspectives réjouissantes pour le futur et pour lesquelles la technologie et la pratique de mobilité sont clefs !

Selon vous ?

[Due Diligence]Retour sur mes intuitions pour 2013


Moment difficile ou pas, c’est selon sa perspicacité, son sens de l’observation, son degré d’humilité, etc. mais bon il faut y passer car que seraient des intuitions sans un « droit de regard » a posteriori !

Il y a un an, je partageais avec vous mes intuitions pour 2013 ! : communautés & community management, analyse, standardisation.

Qu’en est-il 12 mois après ?

Qu’il s’agisse des communautés et du community management et quand j’écrivais :

La communauté représente pour nous une structure « naturelle », facile à mettre en oeuvre mais également facile à gérer (contrôler) et souvent très conviviale même quant il s’agit de partager autour de sujets très sérieux.
La communauté est le lieu d’expression idéal de la richesse du lien social et l’un des supports le plus approprié pour les initiatives « transverses ».

je ne n’étais pas vraiment trompé.
Naturellement, la mise en ligne de contenus dans ces communautés doit s’accompagner d’une ligne éditoriale forte et comme le précisait Rachel Happe lors d’un Expert Talks en date du 5 décembre, le rôle du community manager est d’ouvrir les portes des opportunités et de veiller à ce que l’entreprise soit toujours « en ligne » avec ses objectifs et ses marchés.

Mes intuitions à l’époque :

Les entreprises vont très probablement chercher à promouvoir ce rôle dans une dimension opérationelle non réservée aux domaines du marketing et de la communication, mais au service de métiers, du réseautage, du partage pour une meilleure performance économique.

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Au sujet de l’analyse quantitative, il suffit de regarder le nombre de communications sur le sujet du Big Data et l’infographie ci-dessous.

Reste le qualitatif (!?) qui demeure un objectif mais pour lequel il y a encore beaucoup de travail !

Et l’interopérabilité, chantier qui – bien que prioritaire du point de vue de beaucoup d’utilisateurs – n’avance guère du côté des fournisseurs de solutions incapables de s’émanciper d’un modèle d’affaires conservateur et bien peu ouvert à la collaboration !

Tout compte, pas si mal ces intuitions, non ?

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Marketing RH : un ouvrage de référence (sur votre wish-list 2.0)


Vous ne savez pas que mettre sur votre liste pour le Père Noël et Anthony Poncier n’a pas publié de nouvel opus cette année !

Pas de souci, j’ai trouvé l’ouvrage qu’il vous faut !

MARKETING-RHSans flagornerie aucune, je vous conseille vivement de vous faire offrir Marketing RH par Franck La Pinta et Vincent Berthelot.

Et ne pensez pas à aller le chaparder chez votre libraire préféré ou le lire dans un couloir de la FNAC, les droits sont versés à l’Association Docteur Souris.

En plus de faire une bonne et généreuse action, ce dont vous êtes non seulement capables mais – on le sait – coutumier, la lecture de cet ouvrage vous apportera un éclairage précis, pertinent et vivant à propos de l’évolution du monde du travail et de notre environnement économique, social et de la manière dont vous pouvez (employeur et employé) mettre en oeuvre une stratégie de promotion de votre pertinence, de vos qualités au service de votre capacité d’attraction (de séduction).

Je ne souhaite pas commenter les chapitres – dont je reconnais certains pour les avoir lus et commentés avant la parution – mais je pense qu’il est important de relever le côté très « pratique » de ce travail.

Quelle que soit votre situation ainsi que votre familiarité avec les médias sociaux, il y a probablement dans ces pages un ou plusieurs conseils ou explications que vous n’aviez pas envisagés avec autant de précision et de pertinences.

Loin du « café du commerce » des RH, le guide proposé par Frank et Vincent est un ouvrage de référence !

Et le projet éditorial a été construit avec une cohérence (2.0 et collaboratif) qui ne fait que renforcer – au delà de leurs expériences respectives – la légitimité des auteurs dans cette production.

Pour être totalement transparent, je reconnais – en plus de publier ce billet – avoir plaisir à échanger et débattre avec eux sur Twitter ou FB et quand c’est possible IRL !

Ne boudez pas votre plaisir, à vos claviers, une wish-list ça n’attend pas 😉

Libre échange et connexion, sources des meilleures opportunités !


Vous l’avez au moins lu dans vos bouquins d’économie ou d’histoire (économique), le libre échange a fait, depuis la fin du XVIII°, l’objet de débats passionnés et de théories (Adam Smith, David Ricardo, pour ne citer que les plus célèbres !) et ce n’est pas fini si on en juge par les discussions en cours au sein de l’OMC et ailleurs

Nul n’est besoin de préciser combien les économies, les entreprises et les états occidentaux ont su profiter de ces franchises douanières et de l’ouverture des marchés.

Aujourd’hui, on peut presque dire que le débat est relancé ou continue, mais cette fois à l’intérieur des organisations et des entreprises !

L’évolution des comportements et des pratiques que nous contribuons à créer (à l’insu de notre plein gré !) implique une profonde mutation des entreprises vers plus de collaboration et de partage pour une meilleure performance.
La survie pour beaucoup d’organisations est à ce prix et il suffit de lire la presse économique pour se rendre compte que les mauvais choix, l’absence d’anticipation et de vision se paient comptant : Nokia, Kodak, Polaroid, Blackberry, et bien d’autres plus ou moins connues et médiatiques.

Il y a bien sur de la résistance dans les entreprises :

  • conservateurs vs précurseurs
  • timides vs audacieux
  • pantouflards vs aventuriers

ce n’est pas nouveau et je dirais même que c’est tant mieux car ces tensions permettent et nourrissent le débat.
Je me souviens de la fin du siècle dernier (années 1995-1999) et du nombre de fois où, à l’occasion de réunions ou d’entretiens avec des responsables d’entreprises et des directeurs informatiques, j’ai entendu « ici, l’accès à l’internet ne sera jamais autorisé ! ».
Depuis, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts et la mutation technologique (SOA, web services, web 2.0, SaaS, etc.) a fait que l’internet est entré par la porte des services applicatifs, en toute discrétion, et qu’il est aujourd’hui impensable de revenir en arrière et de faire sans.

protectionnisme_franceIl reste encore au moins une marche à franchir pour les entreprises, celle de la mise en oeuvre du « libre échange des idées« , stratégie mieux connue sous la terminologie de « social business ».

Il s’agit maintenant de considérer le protectionnisme autour des idées, des projets et des contributions comme un frein au développement des affaires et des organisations !

Et les opportunités sont là en terme d’innovation, mais également de transmissions de savoir-faire, de formation, de bonnes pratiques et de gestion :

  • des savoirs
  • des ressources
  • des relations
  • des talents
  • des besoins
  • des projets
  • etc.

La connexion, techniquement disponible partout et à tout moment, doit aussi devenir une pratique, un état d’esprit, un comportement, mais c’est à vous d’en dessiner le contour, en termes d’objectifs et de périmètre, pour ce qui vous concerne.

Il est temps d’oser le décloisonnement, d’ouvrir des espaces de libre échange à l’intérieur de l’entreprise mais également autour des organisations, d’y valoriser la « mixité » des acteurs et la diversité des contributions.

Reste pour chacun à trouver « la bonne mesure » pour valoriser, entre libre échange et protectionnisme, les idées au service de votre stratégie !

Selon vous ?

C-suite et social business : en toute déconnexion !


Cet été, on pouvait lire sur un blog du Monde : Futurs managers, et pourtant déconnectés de la vie des entreprises tandis que Deloitte mettait l’accent dans une étude sur l’importance pour la C-suite d’une stratégie de social business (2013 Social Business Global Executive Study and Research Project) :

Top executives’ attitudes toward social business are changing—in some cases dramatically. Where many C-suite executives were once quick to dismiss social business as a fad or distraction, more and more recognize the role social business can play in customer engagement, branding, innovation, and other activities.

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Malgré ou à cause de ces déclarations d’intention, il est consternant de constater comment – au quotidien – la plupart des membres des dirigeants d’entreprises (les fameux C de la C-suite) et les acteurs des conseils d’administration envisagent l’avenir des entreprises dont ils ont la responsabilité en toute déconnexion, pour ne pas dire décontraction !

Bien sur, il y a le CIGREF qui publie des études très intéressantes quant à l’évolution de l’entreprise dans une économie numérique, de même que des leaders qui ne sortent plus sans leur tablette, mais …

Derrière la plus louable des intentions se cache souvent une « incurie » numérique et il est inquiétant de voir à quel point la « fracture numérique » existe dans les entreprises notamment parmi les mieux payés, les plus diplômés, les moins ou les plus jeunes.

L’homonumericus n’est pas, loin s’en faut, la catégorie de population la mieux représentée dans les sphères de pouvoir !

homonumericus

La posture et la tendance ne suffisent pas à rendre crédible une stratégie ou une vision, tout au plus permettent-elles de rassurer à moindre frais un conseil d’administration pressé et très conservateur (ou des copains) !

Il n’y a pas de nouvelles technologies, comme le précise Gérard Berry :

Les nouvelles technologies n’ont désormais de nouvelles que cette appellation déjà ringarde, « puisqu’un enfant ne connaitra jamais le monde d’avant qu’en cours d’histoire » !

Et le management dans tout cela ?

Il court après le train, confond souvent entreprise 2.0 et web 2, ne comprend pas la différence entre média et réseau social, mais surtout n’arrive pas à sortir de sa logique post tayloriste et financière : ROI, court-terme, économie, automatisation …..

Et les employés ?

Comme l’écrit justement Claude Malaison dans un billet publié sur la Huffington Post :

Je n’en peux tout simplement plus de les entendre parler de «capital humain» et des employés comme une «ressource stratégique» ou des «capitaux importants».

Ils continuent à faire le job, à travailler à l’amélioration des outils et des moyens, selon leurs besoins, dans un monde connecté, moderne, ouvert et plutôt collaboratif et bienveillant.

Une fois de plus, les élites sont – pour la plupart – à la traîne dans la compréhension de la valeur ajoutée des outils et des pratiques qui se mettent en place tous les jours entre nous pour le boulot et pour le plaisir.

On se moque de connaitre la dextérité d’un C sur Instagram ou le nombre de tweets qu’il a publié, par contre on est tous très sensible à la vision qu’il a de l’entreprise en général et de son dicastère en particulier, vision qui ne s’exprime pas en nombre de followers, de like ou de discussions dans un RSE.

Mais il y a un pré requis : apprendre à découvrir le monde numérique, vivre la connexion comme une opportunité, toutes choses que beaucoup jugent encore inutiles, dangereuses ou simplement futiles !

Au cas ou, un rappel en vidéo !
(le livret : http://www-sop.inria.fr/science-participative/film/livret.pdf)