[podcast – 16|04]Enjeux des médias sociaux : le réseautage


Enrichir son écosystème, rencontrer, partager, s’ouvrir aux autres, au monde : comment utiliser les médias sociaux pour un réseautage efficace et agréable !

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Réseaux sociaux d’entreprise : la concurrence Google +


On a beaucoup lu et entendu ces derniers jours à propos du choc Google + FaceBook.

Une fois, Google + ouvert et les « happy fews » lassés de leur dernier jouet, des points de vue différents fleurissent,  notamment celui publié sur le blog de FaDa  sous le titre très explicite : Avec Google + range tes amis et ferme ton blog.

Hier, Anthony Poncier lançait sur le blog d’USEO une réflexion intéressante : Google +, un RSE pour les entreprises ?

Cette interrogation me paraît bien plus pertinente que de savoir qui va grignoter le plus de parts du gâteau publicitaire que représente le marché des réseaux grands publics.

Sans discourir sur les fonctionnalités de Google + que je commence à découvrir (je suis certain que nos amis d’USEO ne vont pas tarder en nous produire une appréciation technique et fonctionnelle pertinente), je souhaiterais revenir l’espace d’une note sur l’intérêt pour les entreprises d’adopter cette plateforme en lieu et place d’autres outils de support au réseau social d’entreprise.

Google : éditeur de solutions professionnelles ?

La stratégie de Google est différente de celles de ses concurrents ou du moins annoncés comme tel.
En effet, au delà des fonctionnalités de recherche, Google propose aujourd’hui une palette impressionnante de solutions qui vont du système d’exploitation mobile aux solutions collaboratives, à la messagerie instantanée, et bien plus encore.

L’une des particularités de cet éditeur est d’avoir su offrir des solutions compatibles pour un usage privé et professionnell : la messagerie Gmail, Google Docs, etc.

Contrairement à Microsoft qui propose des versions « lights » de certaines solutions aux particuliers, Google semble avoir choisi de travailler à partir d’un socle unique, riche en terme de fonctionnalités, très facile à utiliser, universel et toujours disponible.
Le modèle d’affaires est lui aussi très différent et en rupture avec le modèle classique de licences perpétuelles (donc chères) pur préférer un modèle souple qui va du gratuit à la souscription selon les besoins.

Il est clair que Google s’est depuis longtemps profiler sur le marché des solutions d’entreprises et que le coeur de cible semble, aujourd’hui, être le marché des indépendants et des petites et moyennes entreprises.
En terme de stratégie, on comprend qu’un éditeur répartisse son revenu sur de multiples clients de petite et moyenne taille plutôt que de se concentrer sur le marché des Fortune 500, question de choix stratégiques !

Google + : une alternative crédible sur le marché des RSE ?

Aujourd’hui et au vu des annonces (un Google + Entreprise pour bientôt) et de ce qui est disponible : OUI

Oui, pour les raisons suivantes :

  • Une plateforme de réseau social d’entreprise est nécessaire à la stratégie de Google pour gagner des parts de marché auprès de petites et moyennes entreprises (10=>3’000 employés).
  • La capacité de Google à produire (développer) des solutions souvent innovantes est indiscutable.
  • Beaucoup de fonctionnalités sont déjà disponibles : vidéo chat, instant messaging par exemple.
  • Google a la capacité d’intégrer  Google + Entreprise avec les  solutions d’infrastructure des petites et moyennes entreprises.
  • La fiabilité des solutions est souvent très bonne et leur utilisation par un grand nombre contribue à maintenir, voire à améliorer le niveau de qualité.
  • Google est largement connu, référencé et apprécié par les utilisateurs potentiels.
  • Google est une société solide et structurée pour aborder ce type de marché.

Ce ne sont là que quelques idées à propos desquelles il me plairait de connaître votre point de vue.

Je n’ai pas de boule de cristal (pas plus que d’informations privilégiées de Google), seulement un peu d’expérience qui m’a fait écrire en avril dernier Réseaux sociaux d’entreprise, plateformes collaboratives : enfin dans la cour des grands !, mais faute de perspicacité je n’avais pas « vu » Google sur ce marché !

Par contre, les effets de professionnalisation et de concentration vont jouer à plein et ceci est toujours bon signe car ils attestent de la réalité d’un marché (pour les solutions) supportée par une volonté d’aller de l’avant des entreprises dans leur processus de mutation vers le « 2.0 » !

Social software: risques de bulle de la valeur 2.0 ?


Une disparité propice à une bulle de la valeur 2.0 selon USEO

Le marché du Social Software n’est plus le marché de niche des débuts.
Il s’est élargi et intègre aujourd’hui des acteurs traditionnels, des « pure players » et un écosystème Open Source.

En 2010, l’offre a atteint la maturité, notamment chez les éditeurs spécialisés.

La moitié des solutions étudiées par USEO a « atteint » le carré de l’intelligence collective qui requiert un potentiel relationnel et conversationnel important.
Ce nombre a augmenté du fait de nouveaux arrivants et des bons fonctionnels innovants réalisés par certaines solutions de RSE.
La question centrale pour 2011 est maintenant le développement des usages.

  • Tous les projets adossés aux solutions du marché sauront-ils atteindre les promesses de l’entreprise 2.0 ?
  • Quels retours peut-on faire des stratégies mises en œuvre à ce jour ?

USEO évalue le potentiel social des solutions du marché en rapprochant les usages possibles et les concepts organisationnels de l’entreprise 2.0.

L’étude met en garde contre un risque de désillusion et de « bulle 2.0 » causé par la manière empirique dont les projets 2.0 sont menés.
Les solutions des éditeurs 2.0 ne se valent pas toutes et les projets ne traitent pas tous avec la même profondeur des usages 2.0.

Les acteurs de l’Entreprise 2.0 ont réussi à changer le regard des entreprises sur leurs modes de management et les ont convaincus de développer un mode d’organisation en réseau. Or beaucoup de projets se révéleront n’être qu’une étape vers l’entreprise 2.0 et seront loin d’apporter ce qui était promis.

Faute de clairvoyance et de pédagogie, le crédit acquis pourrait être brutalement remis en cause et stopper net l’élan actuel.
L’étude explore les stratégies qui permettront aux entreprises d’éviter ces désillusions :

  • donner le temps à l’organisation d’évoluer en fonction des changements de pratiques ciblés, de la culture existante et de l’effort engagé
  • choisir des outils adaptés aux intentions d’usages et moduler les bénéfices attendus en conséquence
  • mettre en place une gouvernance pour la transformation de l’entreprise qui surpasse la dimension SI et s’inscrivent dans la durée.

Liste des 28 solutions étudiées :
Affinitiz, BlueKiwi, BuddyPress, Calinda SocialFactor software + Sharepoint 2010, Clearvale (BroadVision), Confluence (Atlassian), Dimelo, Drupal + modules sociaux, Elgg, eXo Platform, Jalios ESN, Jamespot.pro, Jive SBS, Knowledge Plaza, Liferay Social Office, Lotus Connections (IBM), Newsgator + Sharepoint 2010, PersonAll, Portaneo, SeeMy, SharePoint, Successfactors, Socialtext, TalkSpirit (Blogspirit), Telligent, Vibe Cloud (Novell), Yammer, Yoolink Pro.

A découvrir ci-après :

Social, 2.0, mutation et gouvernance de l’information


La mise en perpective de la gouvernance de l’information au travers des différents prismes associés aux 5 mots clefs : STRATEGIE, EVALUATION, CYCLE, SERVICE, CONFIANCE à laquelle nous avons ajouté en début de semaine un éclairage autour des réalités de COUTS, RISQUES et CONFORMITE trouve, dans les quelques lignes qui suivent, son épilogue.
Aujourd’hui, nous allons, comme annoncé mi-août, clore cette série de notes par le développement de notre point de vue de ce que peut être la gouvernance de l’information en regard des thèmes suivants : SOCIAL(E), 2.0 et MUTATION.

Mettre en valeur la dimension sociale

Aujourd’hui, tout ou presque est social MAIS surtout le réseau !
Nous avons déjà abordé le sujet des réseaux sociaux en général et des réseaux sociaux d’entreprise courant juillet dans nos précédentes notes et du point de vue de la gouvernance de l’information, il est clair que les contenus échangés, commentés et utilisés par ces groupes sont éligibles, au niveau des entreprises, au programme de gestion des documents et autres contenus et actifs informationnels.

En participant de ces programmes, ces contenus, du moins certains, vont acquérir une valeur officielle, reconnue, valorisant ainsi le système.
Dans la dimension sociale, il y a surtout les interactions et l’échange dont la mise en valeur peut également être supportée par la gouvernance de l’information.
Prenons pour exemple un cas simple :
vous avez rendez-vous avec cabinet de recrutement ou avec un responsable ressources humaines, et pour cet entretien vous avez préparé CV, recommandations, certificats de travail ainsi que tous les documents valorisant votre parcours et votre personne.
Généralement, l’entretien, pour tout aussi cordial qu’il puisse être, va être principalement basé sur la lecture par chacun des documents et la découverte des informations.

Dans le cadre d’un programme de gouvernance de l’entreprise, il est possible d’anticiper la valorisation et le contexte d’utilisation de ces informations (données) autour d’un réseau social d’entreprise étendue.
Dans ce cas où la transmission des informations et des documents est faite simplement dans une application partagée, il est probable que lors du premier rendez-vous, la place sera bien plus grande pour des échanges ouverts, riches et approfondis (sur la base des informations déjà transmises et lues).
L’acte d’échange, donc la dimension sociale, est ainsi valorisé au-delà des supports documentaires ou informationnels.

Communiquer, interagir, échanger au-delà de la technique, bienvenue dans l’ère 2.0.

2.0 et demain 3.0, le débat est ouvert notamment au travers de nombreuses notes sur le web.
J’aime beaucoup la définition que reprend @benoitvidal en citant le schéma que propose @chiefmartec qui a le mérite d’être clair et d’expliquer simplement le changement :

  • Le web 1.0 consiste à lier des pages. Les géants qui ont émergés de cette vague sont Google et Yahoo!, ils nous aident à trouver du contenu des pages web.
  • Le web 2.0 consiste à lier des personnes. Les médias sociaux ont explosé, en permettant le partage de photos et vidéos sur flickr et YouTube, ou en nous connectant avec nos amis et collègues à travers Facebook, LinkedIn, Twitter, etc.
  • Le web 3.0 consiste à lier des données. Qui sera le leader de cette période ?

Le web 1.0 a apporté le web marketing et le search marketing. Le web 2.0 nous a apporté le social media marketing. Le web 3.0 nous apporte un nouveau concept, le data marketing.

Nul besoin d’en rajouter sur l’impérieuse nécessité d’une stratégie de gestion des actifs informationnels (données et documents) et si vous en doutez encore allez jeter un oeil sur l’article paru dans Le Temps de ce jour à propos du web sémantique.

Une mutation bien au-delà de ce que nous imaginons.

La révolution numérique est en marche et nul ne peut en douter.
Les évolutions technologiques de ces 20 dernières années sont le socle d’une mutation profonde de notre société et de notre condition.

Nul ne sait où nous allons, mais tout le monde s’accorde à constater que nous y allons avec précipitation.
Il y a quelques jours Jean-Claude Guillebaud abordait, entre autres, cette réalité de notre mutation et la vitesse à laquelle elle se passe, dans A Première Vue – RSR, tandis que d’autres tels Hans Moravec ou encore Paul Virilio (théoricien de la vitesse) travaillent sur les étapes et les conséquences de cette révolution numérique.

La gouvernance de l’information est une nécessité qui va accompagner cette transformation et l’innovation informatique qui révolutionne notre rapport au réel ne peut que se faire dans un espace de confiance et de rigueur.

Sommes-nous prêts ?

Réseaux sociaux d’entreprise et gouvernance de l’information


L’entreprise 2.0 va se développer par la mise en production de RSE basés sur des solutions techniques pleinement matures.

Ces applications de RSE sont le plus souvent encore très généralistes, elles sont le terreau  nécessaire au développement des nouvelles pratiques, mais certaines commencent à proposer des approches plus verticales et spécialisées.
Que ce soit Jalios, SharePoint ou encore Jive ou Jamespot.pro, ces solutions
s’appuient sur un pack fonctionnel commun permettant de mettre en oeuvre les dimensions relationnelles et conversationnelles, si caractéristiques du monde 2.0.

Avec ces solutions ce sont des nouvelles fonctionnalités mais surtout une rupture avec les solutions de gestion de contenus qui se met en place dans l’entreprise. Ainsi, l’organisation est centrée sur les conversations ou l’activité des membres (le document est associé et non plus au centre de la ou des discussions).
Les RSE impliquent tous les processus de l’entreprise 2.0 et sont porteurs de rupture à tous les niveaux de l’organisation.

En matière de contenu et de données, ce sont les RSE qui participent le plus à la croissance des volumes de contenus non structurés (± 80% de l’information utilisée dans l’entreprise).
Ce contenu doit pouvoir être utilisé directement et indirectement en association avec les informations existantes dans les bases des ERP (données structurées), des CRM mais également des solutions de gestion de documents (ECM).

L’entreprise 2.0, pour être encore plus efficace, doit pouvoir relier, associer, agréger tous ces contenus et ce, afin de rationaliser des processus tel celui de la relation client (facturation, après-vente, gestion de compte, etc.).

Elle doit également pouvoir mettre à disposition des RSE ces contenus afin de favoriser la dimension conversationnelle et ceci en toute sécurité, fiabilité et facilité.

Les RSE impliquent également une rupture dans la gestion de la gouvernance de l’information car ils obligent à une stratégie où les contenus structurés et non structurés sont gérés par des règles communes permettant à l’entreprise de valoriser ce patrimoine informationnel mais également de se protéger.

Contrairement au web, l’entreprise 2.0 a l’obligation de mettre en place un système où la confiance dans les contenus, les processus, est indéniable.
Cette confiance passe obligatoirement par une évaluation précise et objective de l’actif informationnel (information stewardship) et de son utilisation.

Elle passe également par ne connaissance des risques et le respect absolu des cadres juridiques dans lesquels l’entreprise évolue.

Les RSE doivent donc contribuer à la réalité de cet espace de confiance. Leur supervision ainsi que leur contrôle doit accompagner leur formidable développement dans l’entreprise.

L’entreprise 2.0 va, avec les réseaux sociaux d’entreprise, se doter d’outils pour gérer la gestion des savoirs et des  savoir-faire informels. Elle doit s’attacher à ce que ces outils servent également la mise en oeuvre des espaces de confiance.