Social software: risques de bulle de la valeur 2.0 ?


Une disparité propice à une bulle de la valeur 2.0 selon USEO

Le marché du Social Software n’est plus le marché de niche des débuts.
Il s’est élargi et intègre aujourd’hui des acteurs traditionnels, des « pure players » et un écosystème Open Source.

En 2010, l’offre a atteint la maturité, notamment chez les éditeurs spécialisés.

La moitié des solutions étudiées par USEO a « atteint » le carré de l’intelligence collective qui requiert un potentiel relationnel et conversationnel important.
Ce nombre a augmenté du fait de nouveaux arrivants et des bons fonctionnels innovants réalisés par certaines solutions de RSE.
La question centrale pour 2011 est maintenant le développement des usages.

  • Tous les projets adossés aux solutions du marché sauront-ils atteindre les promesses de l’entreprise 2.0 ?
  • Quels retours peut-on faire des stratégies mises en œuvre à ce jour ?

USEO évalue le potentiel social des solutions du marché en rapprochant les usages possibles et les concepts organisationnels de l’entreprise 2.0.

L’étude met en garde contre un risque de désillusion et de « bulle 2.0 » causé par la manière empirique dont les projets 2.0 sont menés.
Les solutions des éditeurs 2.0 ne se valent pas toutes et les projets ne traitent pas tous avec la même profondeur des usages 2.0.

Les acteurs de l’Entreprise 2.0 ont réussi à changer le regard des entreprises sur leurs modes de management et les ont convaincus de développer un mode d’organisation en réseau. Or beaucoup de projets se révéleront n’être qu’une étape vers l’entreprise 2.0 et seront loin d’apporter ce qui était promis.

Faute de clairvoyance et de pédagogie, le crédit acquis pourrait être brutalement remis en cause et stopper net l’élan actuel.
L’étude explore les stratégies qui permettront aux entreprises d’éviter ces désillusions :

  • donner le temps à l’organisation d’évoluer en fonction des changements de pratiques ciblés, de la culture existante et de l’effort engagé
  • choisir des outils adaptés aux intentions d’usages et moduler les bénéfices attendus en conséquence
  • mettre en place une gouvernance pour la transformation de l’entreprise qui surpasse la dimension SI et s’inscrivent dans la durée.

Liste des 28 solutions étudiées :
Affinitiz, BlueKiwi, BuddyPress, Calinda SocialFactor software + Sharepoint 2010, Clearvale (BroadVision), Confluence (Atlassian), Dimelo, Drupal + modules sociaux, Elgg, eXo Platform, Jalios ESN, Jamespot.pro, Jive SBS, Knowledge Plaza, Liferay Social Office, Lotus Connections (IBM), Newsgator + Sharepoint 2010, PersonAll, Portaneo, SeeMy, SharePoint, Successfactors, Socialtext, TalkSpirit (Blogspirit), Telligent, Vibe Cloud (Novell), Yammer, Yoolink Pro.

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Architecture de l’information : livrables, méthodologies, apports


Qu’est-ce que l’architecture de l’information ?
Selon l’association designersinteractifs : « Le terme architecture de l’information a été employé pour la première fois par l’architecture américain Richard Saul Wurman en 1976 pour répondre à « l’explosion des données créées », selon ses termes.
En 1996, alors que le terme n’est plus employé, il émerge à nouveau à travers les travaux de Lou Rosenfeld et de Peter Morville, qui se l’approprient pour l’appliquer au processus de conception de sites web. Ils publient l’ouvrage de référence sur le sujet, Information Architecture for the World Wide Web, édité chez O’Reilly, en 1998.
L’architecture de l’information est l’art et la science d’organiser l’information des sites web, des intranets et des applications logicielles pour aider les utilisateurs à combler leurs besoins en information et en faciliter l’usage.
C’est également une pratique qui permet de formaliser les différents livrables du modèle d’un site, notamment : arborescence, zoning, story-board (interface filaire ou wireframe en anglais) et système de navigation. »

En savoir plus sur le site designersinteractifs.

Gouvernance de l’information : la vision d’IBM


Le propos de ce blog n’est pas de faire la promotion d’un éditeur, d’une solution, mais il nous plaît à partager avec vous des présentations dont nous pensons qu’elles constituent un apport intéressant dans le débat autour de la gestion et la gouvernance de l’information.

Bonne lecture !

Entreprise 2.0 – étendue, jusqu’où ?


La semaine dernière, le SAWI présentait son projet de réseau social d’entreprise basé sur la mise en production de blueKiwi.
Au delà de l’intérêt des présentations et des échanges entre les nombreux participants, les équipes du SAWI et Damien Douani, il est apparu que, pour beaucoup d’entre-nous, les frontières du réseau social n’étaient pas explicites dans le monde de l’entreprise, et si l’entreprise 2.0 continue sur la voie de l’entreprise étendue, jusqu’où peut-elle ou doit-elle aller ?

Récemment Anthony Poncier publiait sur son blog une note dans laquelle il « remettait les pendules à l’heure » en rappelant que Curator, social business : le temps des experts n’est pas celui des entreprises.

Entreprise étendueAu delà de la pertinence de l’analyse, il convient de reconnaître que la réalité est souvent différente et que les projets avancent moins vite que les publications sur le sujet.

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog quelques difficultés intrinséques au modèle 2.0 : questions de ownership, de leadership, de technologies, d’organisation en silo, de stratégie, etc.

Les limites « naturelles » du réseau social d’entreprise

Pour être efficace, tout réseau doit servir une stratégie claire dans un périmètre précis.
réseau social d'entrepriseLe réseau social d’entreprise n’est pas qu’une une solution, c’est également un outil qu’il convient de mettre en oeuvre avec professionnalisme.
Au coeur de l’écosystème (collaborateurs et partenaires) de l’entreprise, le réseau social d’entreprise peut faciliter et fluidifier une communication pertinente et efficace.
Alliés, voir unis, derrière la bannière de l’entreprise, les collaborateurs (du moins ceux qui sont prêts à s’engager [voir le dernier bulletin de Bertrand Duperrin sur ce sujet], les distributeurs, voire dans certains cas les fournisseurs, partagerons ainsi en confiance et plus rapidement les informations dont ils ont besoin pour faire avancer les projets sur lesquels ils travaillent en commun.

Et les clients ?

La frontière interne/externe est de plus en plus mouvante …… dans le discours.
Dans la réalité, il me semble que cette frontière n’a pas beaucoup bougé et que si les (certains types) clients participent de l’écosystème de l’entreprise, leur rôle et les motivations de cette appartenance sont fondamentalement différents que pour les autres acteurs déjà mentionnés.

clients engagésL’engagement du client est motivé par son envie de « faire pression » sur l’entreprise pour qu’elle délivre les produits et les services dont il a besoin/envie.
Il s’agit souvent, en dehors des groupes de pression ou lobbys, d’une démarche individuelle et insconstante.
Le client ne s’inscrit que rarement dans une démarche constructive du point de vue de l’entreprise mais pour autant cette dernière ne peut nier son avis, son implication, ses messages.

C’est pourquoi, il me semble que le réseau social d’entreprise ne doit pas s’ouvrir aux clients.
Il y a de nombreux espaces ouverts pour le grand public et l’entreprise doit aller à leur rencontre dans ces espaces : YouTube, Facebook, etc.

Le réseau social d’entreprise est un outil « fragile » qui a besoin d’une gestion souple, d’un déploiement mesuré et accompagné et d’une animation permanente.

Il doit être réservé dans un premier temps à la création de nouveaux espaces « internes » profitables à l’entreprise.

Rappelons nous que « qui trop embrasse mal étreint » et qu’il pourrait en être de même pour des solutions de réseaux sociaux d’entreprises dont la mise en oeuvre en « réponse universelle » ne peut que créer confusion et finalement conduire à l’échec !