Social Business, entreprise 2.0 : qui parle encore de ROI ?


Pas Fred Cavazza qui nous explique dans son dernier article que c’est une perte de temps !

Ni Brand-Utility dont la présentation est reprise ci-dessous et dont je retiendrai une slide, s’il en est (à partir de la slide 60), le ROI est un indicateur financier pas un indicateur de performance !

L’entreprise 2.0 (le réseau, l’engagement, la transversalité, la collaboration, le partage, etc.) est un nouveau paradigme qui ne « rentre » pas dans les templates MS-Excel mais qui sert les vrais leaders en favorisant le développement et la performance des organisations qu’ils animent et dirigent !

En complément et au gré du web sur le même sujet

Le réseau social d’entreprise au coeur des espaces d’innovation


J’ai eu l’occasion la semaine dernière de suivre un webinar organisé par blueKiwi sur le thème de l’innovation et les réseaux sociaux avec notamment le témoignage de La Poste (France).

Récemment, nous abordions ici le thème de la maturité et de la « professionnalisation » des plateformes supportant les réseaux sociaux.
Avec la publication des retours d’expérience d’entreprises européennes, nous commençons à disposer d’illustrations qui nous permettent de mieux comprendre les atouts de la mise en oeuvre de telles plateformes.

L’engagement (investissement personnel) est essentiel

Faire le choix de déployer un réseau social d’entreprise est une décision aisée et valorisante, reste encore à y mettre de la valeur !

Au delà de nos précédentes publications concernant le réseau social d’entreprise, il est important de souligner à quel point l’engagement est clef dans la pertinence, donc le succès de ces initiatives.

Chacun le sait, l’engagement ne se décrète pas et il faut créer les conditions qui lui permette de « s’épanouir », à savoir, confiance,  cohérencetolérance,   endurance et  pertinence

Ainsi, il a été intéressant d’entendre Leticia Celaci, responsable de l’animation de la plate forme BlueNove (en production au service de l’innovation à La Poste [DIDES]) expliquer que les 3 principaux freins à l’expression (environ 23% de « publicateurs » et 77 % de « lecteurs »), selon les membres des espaces ou des communautés :

  • le manque de temps,
  • la crainte de s’exposer (qualité rédactionnelle, orthographe, idées, etc.)
  • un moindre intérêt pour le sujet ou la conversation

Démarche et méthode

L’innovation n’a probablement jamais été le fait d’individus solitaires, isolés tout aussi géniaux puissent-ils avoir été.
Depuis les débuts de la chasse aux grands mammifères, il semble que l’espèce humaine a su mettre en oeuvre  des stratégies de collaboration pour subsister et se développer.

Le réseau social d’entreprise en tant que plateforme d’échange et de collaboration apporte beaucoup aux équipes en charge de l’innovation.

Au delà de la publication de documents, d’informations et du partage d’idées, le RSE expose, par sa dimension transversale, le désir et le pouvoir d’innovation aux appréciations critiques de tous les contributeurs qui souhaitent y participer.

L’expérience, et le bon sens, attestent de l’incroyable créativité et capacité d’innovation du groupe au regard de ce que l’individu peut faire seul.

Il faut donc renforcer ce « team spirit » sans céder aux « sirènes » et aux facilités des organisations en silos dont on sait qu’elles sont souvent beaucoup moins « prolifiques » en terme d’innovation parce qu’elles n’exposent pas leurs réflexions au regard de toute l’entreprise.

Il est impératif de mettre en place les conditions favorables à l’épanouissement de la volonté d’innovation par une animation soutenue et efficace des espaces, ce qui signifie d’avoir su créer ou adapter une démarche pertinente, basée sur une méthode « hybride » faite d’intuition, d’empathie et de beaucoup de persévérance.

Le réseau social d’entreprise est une formidable plateforme pour beaucoup de projets et/ou de services.

Nul doute que l’innovation peut y trouver un épanouissement, mais la technique, bien que nécessaire, ne suffit pas et à l’instar de ce qui se passe actuellement dans le domaine du social business, les initiatives ont besoin du soutien, ou au moins d’une certaine participation, de toute l’entreprise et de son ecosystème.

Bref, le social, même ou surtout en « interne », ce n’est surtout pas qu’une affaire de com !!!

Edition de logiciels : la survie passe obligatoirement par le « social »


Enterprise 2.0 est devenue une appellation, certes, un peu galvaudée, mais néanmoins représentative d’une certaine réalité dans l’évolution des entreprises.

Aujourd’hui de nombreux chefs d’entreprise tentent d’adopter le concept ou, à minima, savent qu’il existe et souhaiteraient en savoir plus.
Il est également satisfaisant de constater – à la suite des premiers retours d’expérience – que la mise en oeuvre d’un réseau social d’entreprise n’est plus l’apanage de quelques-uns (early adopters), mais que l’outil est considéré comme essentiel au développement de l’entreprise.

Depuis les années 80, les entreprises ont travaillé et se sont appuyées sur des d’applications du type 1.0 que l’on peut classer selon trois types :

  • Les applications transactionnelles : solutions centrées sur les données et conçus pour gérer les processus et les transactions commerciales de base.
  • les outils de productivité : outils axés autour des documents utilisés par les employés et utilisés pour la gestion et la maintenance des fichiers.
  • les outils de communication : du type courrier électronique  (problématiques de volume sans cesse croissant, classement, organisation, archivage) à disposition de chaque collaborateur.

Geoffrey Moore, auteur de la bible du marketing hi-tech Crossing the Chasm, qualifie ces applications Enterprise 1.0 de « systems of records« , et en toute modestie, nous les avons qualifié ici d‘informatique de gestion !
Tout en répondant à un besoin essentiel des entreprises, il leur manque la capacité à promouvoir l’engagement social.

Le modèle Enterprise 2.0 : un nouveau paradigme de gestion basée sur les réseaux sociaux d’entreprise.

C’est en quelque sorte la plate-forme d’engagement pour tous et, bien au-delà de l’entreprise, qui permet à chacun de s’engager davantage en restant connecté avec les personnes et les activités autour de soi.

Ce faisant, la participation, la contribution, et la collaboration gagnent en efficacité pour permettre d’atteindre ainsi les objectifs opérationnels plus élevés pour l’entreprise.
Les réseaux sociaux d’entreprise ont pour objectif de « mettre » un peu plus d’engagement, de contexte social, dans les systèmes de gestion auxquels ils ne se subsituent pas (pour le moment) !

De nombreuses entreprises ont fait des expériences avec les plates-formes d’engagement ces deux dernières années avec un taux d’échec relativement élevé.
Certains rapports indiquent même que près de 90% des projets d’engagement basés sur un réseau social d’entreprise meurent, ou connaissent un « désintérêt » très rapide, dans les 3-6 premiers mois.

Pourquoi l’adoption d’une plate-forme de l’engagement d’un tel défi difficile à relever ?
Une de réponses est que nous avons tous des vieilles habitudes qui ont la vie dure.
Nous préférons tous continuer à faire les choses de façon familière, donc facile – basée sur les systèmes que nous avons connus tout au long de notre vie professionnelle – et que toute nouveauté peut être perturbatrice et gênante pour la plupart d’entre-nous.

Et, ainsi que nous l’avons déjà maintes fois signalé, toute adoption réussie nécessite une transformation culturelle, comportementale pour toute l’organisation.

De par leur conception, les logiciels et systèmes actuels sont centrés autour des enregistrements, basés sur les données d’entreprise, les documents, les  messages, le tout orchestré à partir des modèles et des processus.

Nous agissons quotidiennement dans une organisation du travail très structurée, principalement réactive, et basée sur un flux de production linéaire.

Différemment, les plateformes d’engagement sont elles centrées sur la personne.
Leur mission est de faciliter les tâches de collaboration tellesque la résolution de problèmes, la gestion des exceptions, la recherche d’un consensus ou d’une solution novatrice, etc., bref toutes les tâches qui ne peuvent être modélisées et programmées dans des processus structurés ou des flux de travail.

En conséquence, la plateforme doit se développer pour être porteuse de proactivité  et s’engager, en parallèle, dans des activités multiples, transversales et diverses, telles que :

  • Rassembler et maintenir une « masse critique » de membres actifs à travers et au-delà de l’entreprise.
  • Bâtir un écosystème de réseaux et de communautés par ces membres et pour ces membres.
  • Contribuer à « donner du sens » aux relations entre les membres
  • S’intégrer pleinement avec les systèmes actuellement en production.
  • Valoriser les contributeurs (ereputation) et faire en sorte que tout le monde est incité à apporter des idées et partager les connaissances en tout temps.
  • Permettre le suivi de toutes les activités pertinentes par n’importe qui, n’importe où, n’importe quand.
  • Mettre en évidence avec opportunité les sujets et les collaborations d’actualité.

Le but des réseaux sociaux d’entreprise est de faciliter les changements et de réussir à transformer les habitudes de chacun –  passer d’un comportement réactif à la proactivité, d’un fonctionnement linéaire à un modèle diffus (transversal) –  objectif qui est loin d’être trivial.

Alors de quoi avez-vous besoin ?

D’une volonté politique, de leader(s) qui apporte(nt) leur soutien à ce changement et de solutions (plateformes) techniques matures, intégrées et réellement centrées autour de l’engagement !

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Note largement inspirée de la publication faite par Pehon Cheng (Broadvision) dans CIO Network daté du 22 avril 2011

La gouvernance de l’information : une approche holistique de l’optimisation et de la gestion de l’information


Découvrez les enseignements de cette étude réalisée à la demande d’IBM

Information, désinformation, medias sociaux, réseaux : les outils au service de la confiance ?


La profusion d’information est un phénomène que nous découvrons, mais pour ce qui est de la désinformation et du mensonge, il y a longtemps qu’ils existent et que les manipulations d’images et de contenus ont été utilisées pour « modifier » notre perception de la réalité.

Ainsi, dans les images ci-dessous Lénine réécrivait l’histoire en « supprimant » Trotsky de la photo

retrouvez d’autres illustrations « produites » à la demande de la censure en ex Union Soviétique !

tandis que Katie Couric, présentatrice de CBS perdait quelques kilos !

Qui manipule quoi ?

Avec la dématérialisation et les outils (logiciels) disponibles, la manipulation est devenu un jeu d’enfant et avec elle,  la tentation wikileaks !
Que ce soit sur un profil en ligne, un CV ou au niveau de prévisions financières, il semblerait que les « arrangements » avec la vérité ne soient pas si tabous qu’on voudrait nous le faire croire !

Il suffit de « suivre » l’actualité et notamment l’inquiétante attitude de TEPCO au Japon, ou encore, plus proche de nous, de lire (avec un peu de sens critique) les communiqués de presse de certaines entreprises !

Instaurer la confiance

Le pré requis à la réussite des nouveaux modèles, c’est bien la confiance  !

Rien de nouveau tant il est vrai que le modèle économique que nous connaissons en Occident est déjà largement basé sur la confiance, confiance dans le modèle, mais également dans les acteurs.
Aujourd’hui, il faut instaurer la confiance dans les modèles 2.0 dont on commence à percevoir la vulnérabilité, notamment du fait de l’infobésité qu’ils contribuent à générer et de notre manque de préparation (éducation) et de temps pour « faire le tri » !

Un programme de gouvernance de l’information 

Pour les entreprises, les enjeux sont multiples : actionnaires, collaborateurs, partenaires, clients autant d’acteurs pour une relation basée sur une  confiance indiscutable !

Qu’il s’agisse de médias sociaux, de protection de la sphère privée ou encore d’exploitation des informations qu’elles produisent et reçoivent, Les entreprises doivent travailler à la mise en oeuvre de leur programme de gouvernance de l’information !

Des outils adaptés : faciles  et pertinents

Il y pléthore d’outils au service d’une démarche et nous en avons déjà présenté un certain nombre dans ces pages (voir les liens en fin d’article).

Il y en un auquel on ne pense pas d’emblée mais qui est très certainement d’une grande utilité en ce domaine : le réseau social d’entreprise !

En effet, pour lutter efficacement contre la manipulation des informations et instaurer la confiance, on n’a pas trouvé mieux que l’espace public ou a minima des espaces ouverts en terme de participants mais également de liberté de paroles.
En déployant des systèmes de « notation » ou d’appréciation des membres ainsi que des contenus publiés (voir des sources),  les réseaux sociaux d’entreprise participent aux fondations d’un système de confiance dans et autour des entreprises !

A lire en complément:

Médias sociaux, espaces publics et gouvernance : état de l’art des outils et méthodes d’archivage

Master Data Management, socle de la gouvernance de l’information

Charte, usages, information : Quelle gouvernance pour les médias sociaux ?

La gouvernance documentaire en France (Etude serdaLAB – mars 2011)

eDiscovery, records management, gouvernance de l’information : ce qu’il faut savoir !

Que d’information (suite), y a-t-il un pilote ???

Méthodes et usages pour une politique de gouvernance de l’information

Réseaux sociaux d’entreprise, gestion de contenu, gouvernance et records management

Gouvernance de l’information : la vision d’IBM