Un réseau social d’entreprise, pour que faire ?


Enterprise Social Network (ESN) ou réseau social d’entreprise (RSE) font la une des blogs, des pages économiques et sont en tête d’affiche des colloques consacrés aux ressources humaines et au management, mais que faire d’un réseau social d’entreprise ?

Nous avons eu longuement l’occasion de disserter et d’échanger, notamment sur ces pages, sur l’intérêt, l’opportunité ainsi que les avantages (en terme de développement et de croissance) du modèle 2.0, modèle participatif dont le RSE est un des piliers.

Il y a quelques semaines, je posais une question simple, l’entreprise 2.0, étendue jusqu’où, en écho à de nombreux articles lus sur l’Internet, aujourd’hui c’est Frédéric Charles qui publie Une entreprise a t-elle le choix de ne pas se transformer en une Entrerprise 2.0 ?,
alors oui, mais, ………… so what?

Restons concrets

Au delà des « phénomènes de mode », nous savons tous que l’entreprise innove et évolue sans cesse, ne serait-ce que pour survivre !
Il est des évolutions plus visibles, plus innovantes et quelque fois plus dérangeantes que d’autres et le réseau social d’entreprise appartient, du fait de la notoriété de son « cousin » grand public, d’emblée à celles qui font largement parler d’elles.

Le réseau social d’entreprise s’inscrit d’emblée dans une logique d’entreprise, c’est à dire une logique économique et non ludique !
Il faut donc savoir rester concrets et pragmatiques.

Un outil au service de l’entreprise

Le RSE est avant tout une application qui doit servir les objectifs de l’entreprise.
Sa mise en oeuvre est souvent facile d’un point de vue technique (solutions disponibles en SaaS) mais pour autant sa valeur ajoutée n’est pas établie d’emblée.
Nous tentons au travers de ces pages de partager avec vous les retours d’expériences que certaines entreprises veulent bien publier (Orange Plazza, BlueKiwi et quelques clients) ainsi que les visions des éditeurs (Tibco, Broadvision, etc.), et il est important de souligner à quel point la mise en production d’une solution de RSE doit être liée à des projets concrets gérés par les équipes métiers en association avec l’IT.

Garder la maîtrise, à défaut de mesurer le ROI

Un des critères qui prévaut lors du choix de la solution technique ou applicative en support à un réseau d’entreprise est sa souplesse, son adaptabilité.

Ces dernières années, on a souvent parlé d’agilité tant en terme de management que de développement et le RSE est un des ingrédients de cette agilité, aussi nul besoin de choisir des solutions trop complexes qui prétendent répondre à tous les besoins en agrégeant toutes les données en provenance de toutes les applications ; il vaut mieux s’en tenir à des projets précis et facilement identifiés dans et par toute l’entreprise.

Il est encore difficile de mesurer quantitativement les résultats de toutes ces réalisations mais chacun sait que ce retour sur investissement existe réellement et que tant les ressources humaines, les ventes ou encore le service clients seront bientôt en mesure de travailler avec des indicateurs pertinents.

Alors un réseau social d’entreprise, pour être plus agile, plus à l’écoute, donc plus performant dans une logique de service et de valeur ajoutée.

RSE ROI




ECM-CMS : toute ce que avez rêvez de savoir à propos d’Alfresco


Les réseaux sociaux sont sur le devant de la scène depuis quelques mois, mais il ne faut pas pour autant oublier la gestion de contenus (ECM/CMS) dont les solutions font partie des  applications indispensables à la valorisation de l’information au service des processus métiers.

Ces solutions sont également appelées à être le support des réseaux sociaux d’entreprise par la gestion des documents et autres contenus produits, échangés et utilisés dans ces espaces.

De temps en temps, nous revenons sur les offres des éditeurs et vous trouverez ci-dessous une présentation (très commerciale) de la solution Alfresco, solution « open source » comme Nuxeo et tant d’autres.

Bonne lecture.

Que d’information (suite), y a-t-il un pilote ???


En juillet 2010, je publiais une note à propos de la production de contenus, de big data et du phénomène « d’information overload » ou d’infobésité (infobesity) qui semble être une des caractéristiques majeures de notre monde 2.0.

En 2003, Jakob Nielsen mettait en garde contre « l’information pollution »,  la difficulté d’absorber toutes ces informations et un phénomène de « zapping » généralisé.

Depuis qu’une société informatique française a su créer le buzz en mettant en avant son projet de généraliser les réseaux sociaux d’entreprise afin de supprimer les emails (trop ci, trop ça) et reprendre ainsi une hypothèse formulée sur ce blog en début d’année, il n’est pas une semaine sans un article dans la presse ou dans les blogs à propos de l’infobésité !

Ne voir dans les réseaux sociaux d’entreprise que des avantages en terme de gestion de courriel est surprenant et associer le « trop plein » d’information au seul usage de la messagerie électronique est tout aussi réducteur.

Trop d’information et de contenus

Le volume d’information produit double chaque année et il est majoritairement le fait d’individus (en opposition aux contenus produits par les applications, par exemple : les factures, les relevés de banque, etc.) et majoritairement constitué de contenus non structurés (tels que emails, vidéos, messages, courriers).

Voyez ci-dessous l’illustration vidéo faite en 2010 par Informatica :

Nouvelles méthodes et anticipations

De même que l’entreprise 2.0 ne peut-être réduite à la mise à disposition d’outils issus du web 2.0 aux collaborateurs, il est impossible de ne pas mettre en oeuvre des stratégies pour gérer ce flux permanent d’information généré par et pour les individus et les organisations.

Toutes les études se rejoignent sur le fait que dans les réseaux sociaux publics, 1% des « abonnés » créent les contenus, 24 % sont actifs tandis que 75% restent passifs voire pas intéressés. De même, des enquêtes récentes ont permis de constater que moins de 10% des messages émis sur Twitter étaient lus !

En ce qui concerne, les réseaux sociaux d’entreprise et si on en croit certains retours d’expérience (exemple: Alcatel Lucent), le taux d’activité est bien meilleur !

Il nous est impossible de traiter ce flux en temps réel et il est probable que beaucoup de contenus ne méritent aucune attention et n’ont aucun intérêt (sauf pour celui qui les a créés).

Tant que la publication de contenus sera gratuite (pas facturée en tant que telle pour le particulier), il est certain que la volumétrie produite continuera à croître exponentiellement, mais il est également probable que la volumétrie stockée ou conservée ne pourra suivre la tendance au même rythme.

Pour l’entreprise, la production et la conservation des contenus ainsi que le traitement de l’information ont un coût qu’il faut maîtriser et ajuster en fonction de leur valeur (cliquer ici pour calculer le coût du trop plein d’information pour votre entreprise).

Tout est question de méthode avant de parler d’outils !

A lire en complément :

Réseaux sociaux d’entreprise : Clearvale Intranet par Broadvision


Après le lancement de tibrr par Tibco, c’est au tour de Broadvision de dévoiler son réseau social d’entreprise : Clearvale Intranet.

Avec IBM/Lotus, Tibco et Broadvision, l’offre se densifie (voir l’étude d’USEO), se professionnalise et le temps des grandes manoeuvres est lancé.

Vous aviez été prévenus fin 2010.

Bonne lecture

Entreprise 2.0 – étendue, jusqu’où ?


La semaine dernière, le SAWI présentait son projet de réseau social d’entreprise basé sur la mise en production de blueKiwi.
Au delà de l’intérêt des présentations et des échanges entre les nombreux participants, les équipes du SAWI et Damien Douani, il est apparu que, pour beaucoup d’entre-nous, les frontières du réseau social n’étaient pas explicites dans le monde de l’entreprise, et si l’entreprise 2.0 continue sur la voie de l’entreprise étendue, jusqu’où peut-elle ou doit-elle aller ?

Récemment Anthony Poncier publiait sur son blog une note dans laquelle il « remettait les pendules à l’heure » en rappelant que Curator, social business : le temps des experts n’est pas celui des entreprises.

Entreprise étendueAu delà de la pertinence de l’analyse, il convient de reconnaître que la réalité est souvent différente et que les projets avancent moins vite que les publications sur le sujet.

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog quelques difficultés intrinséques au modèle 2.0 : questions de ownership, de leadership, de technologies, d’organisation en silo, de stratégie, etc.

Les limites « naturelles » du réseau social d’entreprise

Pour être efficace, tout réseau doit servir une stratégie claire dans un périmètre précis.
réseau social d'entrepriseLe réseau social d’entreprise n’est pas qu’une une solution, c’est également un outil qu’il convient de mettre en oeuvre avec professionnalisme.
Au coeur de l’écosystème (collaborateurs et partenaires) de l’entreprise, le réseau social d’entreprise peut faciliter et fluidifier une communication pertinente et efficace.
Alliés, voir unis, derrière la bannière de l’entreprise, les collaborateurs (du moins ceux qui sont prêts à s’engager [voir le dernier bulletin de Bertrand Duperrin sur ce sujet], les distributeurs, voire dans certains cas les fournisseurs, partagerons ainsi en confiance et plus rapidement les informations dont ils ont besoin pour faire avancer les projets sur lesquels ils travaillent en commun.

Et les clients ?

La frontière interne/externe est de plus en plus mouvante …… dans le discours.
Dans la réalité, il me semble que cette frontière n’a pas beaucoup bougé et que si les (certains types) clients participent de l’écosystème de l’entreprise, leur rôle et les motivations de cette appartenance sont fondamentalement différents que pour les autres acteurs déjà mentionnés.

clients engagésL’engagement du client est motivé par son envie de « faire pression » sur l’entreprise pour qu’elle délivre les produits et les services dont il a besoin/envie.
Il s’agit souvent, en dehors des groupes de pression ou lobbys, d’une démarche individuelle et insconstante.
Le client ne s’inscrit que rarement dans une démarche constructive du point de vue de l’entreprise mais pour autant cette dernière ne peut nier son avis, son implication, ses messages.

C’est pourquoi, il me semble que le réseau social d’entreprise ne doit pas s’ouvrir aux clients.
Il y a de nombreux espaces ouverts pour le grand public et l’entreprise doit aller à leur rencontre dans ces espaces : YouTube, Facebook, etc.

Le réseau social d’entreprise est un outil « fragile » qui a besoin d’une gestion souple, d’un déploiement mesuré et accompagné et d’une animation permanente.

Il doit être réservé dans un premier temps à la création de nouveaux espaces « internes » profitables à l’entreprise.

Rappelons nous que « qui trop embrasse mal étreint » et qu’il pourrait en être de même pour des solutions de réseaux sociaux d’entreprises dont la mise en oeuvre en « réponse universelle » ne peut que créer confusion et finalement conduire à l’échec !