[SharePoint 2013] Elle n’est pas riche ma communauté ?


Au fur et à mesure de l’avancement des projets basés sur SharePoint 2013 auxquels je contribue, il me plaît de constater à quel point cette plateforme offre un panel d’outils ou d’applications riches et pertinentes pour les utilisateurs.

On est beaucoup à regretter le manque d’ergonomie de SP (y compris de cette version) et sans participer aux débats qui agitent les « pros » et les « antis » sur le web, je me permets de relever un certain nombre d’atouts, notamment en ce qui concerne le volet social, que cette plateforme peut mettre à disposition des organisations.

Le volet « social » de SharePoint doit être organisé à partir du profil de l’utilisateur et en cela rien d’original par rapport aux autres plateformes que vous pourriez utiliser.

La « révolution » SP 13 tient à la mise en oeuvre du moteur de recherche au coeur de la solution et donc à l’optimisation de l’usage des métadonnées (propriétés des contenus) et autres « tags » (folksonomie et  taxonomie) et de mon point de vue c’est un énorme progrès dans la mesure où la valorisation des contenus, des personnes et des communautés se fait dynamiquement selon mes centres d’intérêt au travers de mes recherches (contenu, personnes, communautés) !

Au delà de la plateforme structurante (gestion de documents, records management) et donc rassurante, SharePoint 2013 est également – si on le souhaite – un outil favorable à l’épanouissement des relations, des discussions et des échanges dans l’entreprise.

En effet, le « socle social » disponible dans la solution va beaucoup plus loin que beaucoup de « concurrents » ou de partenaires que ce soient des réseaux sociaux d’entreprises ou des solutions de mise en oeuvre d’espaces collaboratifs.

Sans faire état du détail des outils disponibles, il est objectif de reconnaître que les applications mises à disposition des animateurs de communautés est presque exceptionnel quand il s’agit de SharePoint 2013.

Cette richesse fonctionnelle peut permettre aux utilisateurs « avertis » de créer des espaces communautaires et sociaux d’une qualité, d’une pertinence et donc d’une valeur indéniable pour l’entreprise.

Mais, en l’état et comme c’est souvent le cas avec les logiciels produits par Microsoft mais également d’autres éditeurs, rien ou presque n’est explicite pour le « commun des employés ».

On regrettera ce côté presque « happy few » ou « club privé IT » dont on sait par ailleurs qu’il peut contribuer à renforcer certains silos opérationnels, ce qui dans certains cas devient carrément contreproductif puisque hors stratégie !
Pourtant, il existe des moyens de s’approprier, voir de domestiquer, cette richesse fonctionnelle mais cela demande de l’accompagnement plutôt que de la formation à proprement parler.

En effet, au delà des gestes techniques et des modalités de paramétrages des communautés, des habilitations, des applications, des menus, des messages, de la popularité, etc. – et j’en passe – il est très important (plus?) que l’initiateur d’une communauté (vous, moi, lui, tout à chacun) comprenne l’intérêt éditorial d’utiliser telle ou telle application (un sondage, un wiki, un blog, une ou plusieurs bibliothèque de documents).
Cette compréhension est clef pour que SharePoint 2013 devienne également, dans sa dimension réseau social, l’outil qui permettra à l’entreprise d’avancer dans la réalisation de ses objectifs de performance économique et sociale.

Pour le reste, votre communauté peut vite être très riche en fonctionnalités, reste à vous de la rendre pertinente et séduisante pour ceux dont vous souhaitez qu’il la rejoigne pour la renforcer et en valoriser l’apport aux métiers, aux autres membres et à l’entreprise toute entière.

Pour en reparler ,-)

Ils sont en train de passer à côté de la révolution 2.0 ! suite et …..


Dernièrement, je partageais avec vous quelques réflexions quant à ceux qui sont en train de « rater le train » de la révolution 2.0 !

Aujourd’hui, j’ai plaisir à partager quelques informations extraites d’un document publié par MITSloan Management Review sous le titre « Embracing Digital Technology – 2013« .

On y apprend que :

  • Selon 78% des répondants, la réalisation de la transformation numérique deviendra critique pour leurs organisations au cours des deux prochaines années.
  • Cependant, 63% estiment que le rythme du changement technologique dans leur organisation est trop lent.
  • L’obstacle le plus souvent cité à la transformation numérique est  «la non urgence ».
  • Seulement 38% des répondants ont dit que la transformation numérique était un élément permanent inscrit à l’ordre du jour de leur CEO.
  • Dans les cas où le CEO a partagé sa vision de la transformation numérique, 93% des employés estiment que c’est la bonne chose pour l’organisation.
    Mais, ce sont à peine 36% des dirigeants qui ont partagé une telle vision !

Quelques extraits avant de vous plonger dans le détail de cette analyse !

TypologiesSpeed

KPIS

REWARDS

voir également l’article publié par Xavier Biseul sur 01NET sur le sujet.

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Relations Humaines 2.0 : les dossiers qui feront la différence !


pile_dossiersLa gestion des ressources et des relations humaines est au coeur de la transformation des entreprises et des pratiques managériales.

Après de nombreux échanges avec des praticiens ainsi que des consultants spécialistes de RH, il me semble que ce sont quatre dossiers qui se retrouvent sur le « haut de la pile » !

Le premier, en dehors de toute priorité, est celui de la gestion des ressources !

C’est le dossier « traditionnel » des équipes en charge des ressources humaines, mais c’est également un dossier qui évolue dans son périmètre et dans les pratiques.

Aujourd’hui, la gestion des ressources n’est plus uniquement une succession de processus ou d’actes comptables et administratifs.
recrutementAnticiper les besoins avec les métiers est nécessaire pour – au delà de la gestion – mettre en oeuvre des stratégies de valorisation de la marque employeur, de repérage des talents, de création et d’animation de « viviers » au travers des espaces de communication privés et publics.

Les ressources humaines ont besoin de mettre en oeuvre des stratégies de communication à court, moyen et plus long terme tout en essayant de garder le contrôle de ce que les salariés partagent à son propos !

Le second dossier par lequel tout peut changer est celui de l’accompagnement !

L-apprentissage-ne-fait-toujours-pas-ecole-en-France_article_mainAu delà des traditionnels programmes de formation et des pratiques de « on boarding », il est devenu essentiel pour l’entreprise ne plus se limiter à la transmission d’un savoir limité au « savoir faire ».

Dans toute organisation sociale, le « savoir être »opérationnel est souvent aussi important que la technicité et c’est pourquoi les responsables RH doivent s’attacher à enrichir les prestations de formation et les rôles des « gestionnaires de carrière » pour une pratique plus proche, plus individuelle, plus pertinente et sans aucun doute beaucoup plus efficace.

Il en est du succès de l’apprentissage (peu valorisé en France) véritable socle des entreprises performantes et, pourquoi pas, du renouveau d’une pratique de type « compagnonnage » dont il reste encore à définir les contours et les limites au service de l’organisation.

Et ce n’est pas par hasard que les deux autres dossiers : l’évolution de l’organisation du travail et les conditions de l’évaluation des employés se retrouvent également à devoir être traités avec une priorité certaine.

On peut lire – ici et là – des contributions, des réflexions sur l’organisation (matérielle et traditionnelle) du travail.
Raw Shawn postait récemment ces quelques lignes :

  • the general present model work is broken
  • a web of negative constraints (including those suggested by the Stoos Network) keeps reinforcing this model limiting performance
  • it is felt in the employment relationship and in worker engagement
  • It is seen in organizational productivity
  • It is visible in its effect on leadership
  • It doesn’t stem from any one side or party, it is in the system itself. It isn’t about the plight of the long-suffering worker, or about management vs. the workers, NIMBYism, or the regulatory framework. It is inherent and omnipresent in the system that exists.

Et franchement, si ce n’est pas un dossier « brulant » pour les responsables des ressources humaines, qu’en est-il ?

Cette réflexion est également pour eux, l’occasion de mettre en avant une pratique et une réflexion, souvent méconnue, au service du C level (auquel peu de directeurs RH appartiennent) pour dessiner les contours opérationnels de l’entreprise de demain dans sa diversité culturelle, dans sa dispersion géographique, dans la dématérialisation de ses processus et dans la différence des modes et des habitudes de travail (temps partiel, télétravail, etc.).

Enfin, le dernier des quatre chantiers à traiter pour – avec l’entreprise – faire la différence en matière de performance sociale, c’est l’évaluation.

Née dans le sillage du taylorisme, l’évaluation est devenue un exercice difficile même s’il est bien encadré et souvent source de frustration ou de compromission.
evelQue l’entreprise évalue la capacité de chacun à mettre en oeuvre les moyens de réaliser les objectifs qui lui ont été assignés, est une pratique courante.
Pour qu’elle soit légitime, il est important que chacun – l’entreprise et l’employé – y trouve de la valeur ajoutée et c’est souvent dans cet esprit que la fameuse évaluation annuelle individuelle est mise en oeuvre.
Au delà de l’esprit, il y a la réalité de la pratique qui parfois agace ou surprend et qui ne manque pas de frustrer bon nombre de salariés.

Ce dossier – difficile s’il en est – est à reconsidérer en fonction des objectifs et de la vision de l’entreprise, mais également des différences de comportement et d’attente des employés.
Les nouveaux outils et les pratiques valorisées dans les métiers doivent trouver un écho dans la pratique de l’évaluation dont on rappelle l’exigence de transparence, de dialogue et de respect.

Et selon vous ?

Entreprise 2.0, Start-Up et PME : Le Livre Blanc est (enfin) disponible !


Cover_livre_blanc_entreprise20Chose promise, chose due 😉

Avant de vous lancer dans le téléchargement de la version web de ce livre blanc, sachez que nous avons également préparé une version « print » disponible sur simple demande (cf. formulaire en fin de ce billet), sympa, non ?

Avec ce livre blanc, nous avons souhaité créer une passerelle entre le monde académique, en l’occurrence certains cursus de la HEIG-VD et le monde économique au travers d’une tentative de réponse à la question : le « modèle » de l’entreprise 2.0 est-il une « opportunité » de plus pour le développement des Start-ups et des petites et moyennes entreprises ?

En premier lieu, il y a plusieurs tentatives de réponse – ou au moins d’éclairage – aux nombreuses questions soulevées par l’irruption des outils 2.0 dans le monde de l’entreprise.

Il y a également le fait que malgré notre expérience et les « retours » d’entrepreneurs et de créateurs de « jeunes pousses », nous n’entendons pas mettre à disposition des recettes (ce serait inutile et nous n’en avons pas « les moyens »), mais plutôt ouvrir des pistes, indiquer des voies, parcourir des chemins que tout à chacun, au gré de sa propre expérience, de ses objectifs notamment, pourra explorer à son tour.

Table des matières livre blanc innovation, startup et pme 2.0

Ce travail a été produit à destination de tous les entrepreneurs qui se posent des questions quant aux pratiques (management, marketing, ressources humaines, etc.) les plus favorables au développement de leurs entreprises.

Nous avons considéré que ces entrepreneurs n’étaient pas forcément des spécialistes de toutes ces questions et que la Harvard Business Review ou encore les publications du MIT, pas plus que ce blog ou d’autres, ne faisaient partie de leurs lectures les plus fréquentes.

Nous avons également considéré que malgré les conseils qu’ils reçoivent de leurs partenaires financiers (VC), consulaires (Chambre de commerce) ou des entreprises et consultants avec lesquels ils travaillent, les questions de management ne sont pas toujours ressenties comme prioritaires (elles sont d’ailleurs absentes du « business model » d’Osterwalder).

Enfin, nous pensons que l’environnement économique et sociale est largement favorable à une réflexion pour un nouveau management et que l’innovation tant valorisée par ces créateurs ne doit pas s’entendre uniquement dans la technologie ou le modèle d’affaires, mais également dans l’organisation, la gestion et la mise en oeuvre d’une stratégie visant la performance économique.

Ce document que nous livrons – 88x31sous une licence Common Creative qui interdit son usage à titre commercial – est à votre disposition et notre souhait est qu’il représente la première étape d’un travail « collaboratif » itératif à continuer selon l’avancées des pratiques, l’évolution des outils et les retours d’expérience.

Parmi tous les remerciements, un amical salut à Thierry de Baillon dont je loue une fois de plus l’esprit d’initiative à propos du projet The Future of [Collaborative] Enterprise.

Pour recevoir la version « print » du livre blanc, c’est ici 😉

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Merci pour votre réponse. ✨

Knowledge Tour 2013 à Genève : le KM pour les nuls !


Hier soir, nous étions nombreux à avoir accepté l’invitation de Raphaël et d’Antoine (Knowledge Plaza) pour l’étape genevoise du Knowledge Tour 2013.

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Outre la présentation de la dernière version de la plateforme Knowledge Plaza et de la solution faveeo, la réunion nous a permis d’échanger avec Jean-Luc Abelin – Lafarge – à propos de la plateforme de Knowledge Management « Einstein« .

Freins, motivation, gouvernance, KPIs, déploiement, C-level sont autant de sujets et d’expériences que Jean-Luc a eu l’amabilité de nous présenter avec simplicité et transparence !

Un grand merci !

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Encore merci à lui et à l’équipe de Knowledge Plaza pour ce partage de savoir, de connaissance, de pratique et d’expérience !

Pour le plaisir, quelques  photos :

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