@aponcier, candidat à l’Académie 2.0 ;-)


Permettez-moi, à mon habitude, ce léger (ou pas) trait d’humour sans ironie.

Nous sommes nombreux (enfin quelques-uns !) à publier des billets, à nous exprimer au sujet de l’entreprise de demain et des outils qui peuvent servir et faciliter son épanouissement.
Anthony Poncier a pris le temps de remettre en ordre avec pertinence, méthode et bon sens, le « meilleur » à propos des réseaux sociaux d’entreprise en 101 réponses.

Pour découvrir un peu plus en détail le contenu de cet « opus », lisez ou relisez une interview réalisée par Frank Lapinta et publiée sur son blog.

Pour ma part et il n’est pas dans mes habitudes de faire de la « promo »,  je salue le travail, la concision mais également l’aspect très utile de ce livre au format « poche » donc très pratique et facile à consulter !

Je ne sais pas si vous y trouverez des idées nouvelles mais je pense que ce guide vous sera utile lors de réflexions dans les décisions et les mises en oeuvre de réseaux sociaux d’entreprise.
Au delà des « querelles de chapelle », qui restent pour la plupart du temps le fait de certains éditeurs, il y a dans la communauté des acteurs qui travaillent à la mise en oeuvre de l’entreprise de demain (consultants, responsables projets, responsables SI et C-level dans les entreprises) un certain consensus quant aux « usages » possibles, probables et pertinents des réseaux sociaux d’entreprise.
Anthony Poncier a su les rassembler, dans une démarche encore un peu « évangéliste« , tout en étant très pragmatique et proche de la réalité du terrain, dans cet ouvrage.
Les « contributions  » et retours d’expérience de Pascale Leclerq [MMA], de Frédéric Charles [Lyonnaise des Eaux] et de Jean-Marc Goachet [ARCES]  confirment, s’il en était besoin, l’objectif de cet ouvrage : être avant tout un « guide pratique« .

Votre avis ?

Merci

Pour commander le livre en ligne sur le site de diateino (l’éditeur)

2.0 : Engagez-vous, engagez-vous, ……..,qu’ils disaient !


Et patatras, on le sentait venir, mais depuis ce matin, on y est !

Où ?

En plein dans le doute !

Petite revue de presse de ces dernières heures :

Sans culture d’entreprise, difficile de collaborer spontanément > A lire sur le blog de l’Atelier (Salut à Pierre Milcent)

RSE : quelles libertés pour les salariés ?  dans la section Blog du journal Le Monde

Et Les entreprises ont du mal à parler à leurs salariés, c’est dans les Echos !

Serait on passé à côté de l’essentiel ?

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir placé  l’humain au coeur de ses préoccupations, mais …………….

Mais en sommes-nous convaincu et est-ce bien réel ?
N’a-t-on pas privilégié quelques rôles dans lesquels l’humain est censé se « réaliser » ?

CLIENT (consommateur),

COLLABORATEUR (employé),

INTRAPRENEUR (dévoué),

PRESCRIPTEUR (source d’information),

CONSEILLER (vendeur)

et que sais-je encore !

J’exagère un peu le trait, mais on nous avait dit engagez-vous, engagez-vous (nous avons tous lu Empowered !) 

Et si on avait tous oublié « La Grande Désillusion »

Pourtant, l’entreprise de demain ne se fera pas sans ses forces humaines.

En période de crise, il est plus que jamais temps de se rapprocher des employés, de valoriser les relation sociales et la communication, non pas seulement en lançant des grands projets, de nouvelles initiatives, mais en les écoutant et en adoptant une attitude LOYALE à leur égard.

Il serait dommage que certaines entreprises ajoutent aux difficultés de marché, de trésorerie, d’innovation, etc., d’autres difficultés (fuite d’information par exemple) qu’elles ont généré elles-mêmes du fait d’un incapacité à « évaluer » le degré d’adhésion et de satisfaction de leurs forces vives !

Engagez-vous, engagez-vous… Dites moi qu’on a eu raison de les écouter !!!

Mesdames, Messieurs, les dirigeants d’entreprises et responsables des relations et ressources humaines, où en êtes-vous de l’évaluation du capital humain de votre organisation et de sa réelle capacité de mobilisation ?

Gouvernance de l’information et entreprise 2.0 : perspectives 2012


La gouvernance de l’information, c’est un peu comme l’entreprise 2.0 (et ce n’est pas un hasard) : on en parle beaucoup, mais on la « réalise » peut être un peu moins !

La gouvernance de l’information est un élément indispensable à la construction de l’entreprise de demain car elle est déterminante pour la CONFIANCE.

Pour beaucoup, la gouvernance a été jusqu’alors une stratégie de défense, de protection et les mises en oeuvre de solutions ont été principalement faites pour répondre à des litiges !
C’est peu dire que la gouvernance n’est pas encore directement « intégrée » dans notre quotidien !

Et pourtant, la stratégie de gouvernance doit être proactive, mais également « naturelle » pour porter ses fruits et supporter la transformation de l’entreprise !

J’ai eu l’occasion de participer à différentes réunions, mais également initiatives (dont celle lancée par Jean-Pascal Perrein que je salue ici), lu différentes études, et il me semble qu’il manque à tout cela une dimension clairement affichée : le business !

La gouvernance au service du business

Que ce soit au niveau des applications et/ou processus « internes » ou des nouveaux espaces : réseaux sociaux d’entreprise, intranet 2.0 ou bien digital work place, la gouvernance de l’information doit être réfléchie principalement en tant que soutien aux affaires et non pas seulement comme une stratégie de défense décidée par les « risk managers » et les directions juridiques.
Revenons à la « définition de la gouvernance de l’information selon Gartner :

 Gartner’s own (official, which means we argued about every word) definition of is as follows:
Information governance is the specification of decision rights and an accountability framework to encourage desirable behavior in the valuation, creation, storage, use, archival and deletion of information. It includes the processes, roles, standards and metrics that ensure the effective and efficient use of information in enabling an organization to achieve its goals

Un usage réel et efficace des informations au service de la réussite des objectifs !

Dans le contexte plus concret du quotidien des organisations, cela oblige, pour autant qu’on le veuille, à un certain nombre de « nouveautés », à savoir :

  • rendre la « prise de décision » plus facile et transparente,
  • définir clairement les rôles et les responsabilités,
  • décider de « règles » (guidelines) à propos des contenus partagés et générés par les « utilisateurs » (versus ceux générés au niveau des applications d’infrastructure)
  • et ,, pouvoir « quantifier » les coûts de la non conformité des informations par rapport aux « règles » métiers (usages) ce qui implique de pouvoir disposer d’indicateurs clairs et pertinents pour le « business ».

Big Data vu par The Economist

En 2012, il est souhaitable que les entreprises mettent en oeuvre des stratégies en soutien à la valeur de l’information qui ne réside pas dans sa possession mais bien dans l’usage qu’on peut en faire !

Et c’est bien pour cela que les programmes (projets) de gouvernance de l’information et de « data quality », voire de « data excellence »  vont prendre un nouvel élan en 2012 : ils constituent le meilleur moyen de continuer à être efficace, pertinent, mais également mobile (et agile) et confiant dans un environnement « encombré de données et d’informations : selon IBM, nous produisons chaque jour 2.5 trillion bytes de données et 90% du volume actuel a été généré ces deux dernières années !)

Et pour vous, quelles sont les perspectives en ce qui concerne les programmes de gouvernance de l’information en 2012 ?

L’entreprise de demain [#e20] – organique, jusqu’où ?


L’entreprise de demain, organique ? A votre avis ?

L’idée est sympathique car elle permet de laisser entrer la VIE et ses aléas dans le quotidien des organisations dans lesquels certains ne voudraient voir que processus et méthodes!

Ce matin encore, Bertrand Duperrin revient dans un billet sur l’impérieuse nécessité de processus efficaces :

l’entreprise de demain fera la part belle aux qualités propres de l’Homme dans la recherche de davantage de performance.
Créativité, résolution de problèmes, gestion des exceptions…tout ce qui est à l’opposé des logiques de process et d’automatisation.
Mais si un certain niveau d’excellence n’est pas atteint sur ce plan il sera difficile de rendre le travail du savoir aisé ni même de lui allouer du temps

Il a raison !

Penser l’organisation comme un organisme « vivant », c’est considérer que le squelette et les fonctions vitales sont l’objet d’automatismes et de processus récurrents et efficaces.
C’est également accepter que l’entreprise grandit et se construit également et principalement autour de flux d’informations qu’il s’agit de capter, de comprendre, d’utiliser, de valoriser, etc., d’exploiter au bénéfice de l’organisation.

Une vision globale

A l’instar des « modèles » d’architecture organique des systèmes d’information sur lesquels elle repose, l’entreprise organique n’est possible qu’ à partir d’une vision globale : Quel sera le fruit issu de ce bourgeon ?

Vison globale, agrégation et réconciliation des objectifs et partage des savoirs, le tout avec agilité et finesse dans une nouvelle dimension: multidirectionnelle.

John wu a publié en 2010 un billet (en anglais) présentant sa vision d’un modèle d’architecture SI organique, et son article disponible ici mérite que vous preniez le temps de le lire (ou de le relire)!

Je voudrais revenir un moment sur le besoin de vision globale et rappeler qu’il y a quelques semaines je publiais sur ce blog un billet à propos de l’email, billet dans lequel j’expliquais :

Le courrier électronique doit évoluer pour être plus pertinent dans les pratiques collaboratives sans pour autant perdre ses qualités : facilité et souplesse d’utilisation.
Cette évolution (rien de nouveau du côté de l’email depuis au moins une dizaine d’année)  peut se faire par l’apport de la contextualisation des contenus portés dans ces messages.

La vision de l’entreprise de demain en tant qu’organisme est indissociable de cette vision globale et force nous est de constater qu’aujourd’hui, les outils, les modèles, les approches proposés par les SI font largement défaut dans ce domaine (malgré les tentatives de solutions de BI pour réconcilier a posteriori les données).

L’organisation se développe aux moyens de processus, d’outils, de méthodes et que sais-je encore, mais sa force vient de sa capacité à créer, innover, se renouveler et cette dimension ne tient pas tant aux moyens qu’aux hommes et à leur capacité à travailler (partager) ensemble !

L’entreprise organique a besoin d’une architecture informatique différente mais également de nouveaux outils et/ou solutions capables d’agréger et de contextualiser intelligemment les flux d’information et les espaces de partage des savoirs.

Et j’ai plaisir à constater en ce début 2012, qu’au-delà de l’initiative que je salue à nouveau lancée par Thierry de Baillon et Frédéric Gilbert, de nouvelles initiatives, portées par une nouvelle génération d’entrepreneurs-utilisateurs, vont très bientôt atteindre un seuil de maturité technologique qui va permettre à l’entreprise de demain d’exister un peu plus dans notre quotidien (en tout cas, c’est un de mes souhaits pour eux en ce début d’année !)

Imprégnées de sémantique, influencées par les approches déployées dans les jeux en ligne, soucieuses du rôle, ces solutions sont clairement orientées vers le service à l’intelligence collective en restant centrées sur l’humain et en offrant un cadre « technique » performant pour l’exploitation du capital informationnel en CONFIANCE et en SECURITE !

En complément, la série de billets à propos de l’entreprise de demain:

L’entreprise de demain [#e20] – virtuelle, jusqu’où ?

L’entreprise de demain [#e20] – libérée, jusqu’où ?

L’entreprise de demain [#e20] – en confiance, jusqu’où ?

L’entreprise de demain a mal à son email !

L’entreprise de demain : Où en sont les DSI

E20 Summit : L’entreprise de demain, c’est quoi pour vous ?

Management et Leadership : éloge du « Fondeur »


En cette fin d’année 2011, il est encore un peu tôt pour présenter un bilan !
TIME Magazine présentait la semaine dernière son choix pour la « personnalité de l’année » 2011 : le manifestant.Pour ma part, je voudrais dans les quelques lignes qui suivent faire l’éloge du coureur de fond : un profil dont on parle si peu, et pourtant …

Depuis plusieurs années, le profil qui plaît, qui fait vibrer les foules, c’est le « sprinter » !

En sport, comme dans les affaires, la rapidité, la puissance (notamment physique), la « rudesse » de style du sprinter sont enviées, copiées, sublimées.

Ski, athlétisme, sports collectifs, etc., nous sommes tous à nous enthousiasmer face à la rapidité d’exécution, la vitesse de course ou encore la célérité dans l’action du sprinter !

Qu’en est-il du coureur de fond, du marathonien, du fondeur (ski),  bref de celui qui s’épanouit dans l’effort sur une longue durée ?

Moins flamboyant, souvent moins puissant (ou moins massif physiquement), le fondeur en impose moins d’emblée dans l’imaginaire collectif.
Son effort est sur la durée, sur la distance, donc pas ou peu « télévisuel » et puis, il faut un peu l’avouer, un peu « soporifique » du fonds de son canapé.

Pourtant, le fondeur est essentiel !

Le fondeur est stratège là ou le sprinter est « simpliste » (comment qualifier autrement un exercice qui consiste à courir le plus vite sur une distance).
La vitesse est née du réflexe de fuite, pas du besoin de construire : courir vite, c’est « sauver sa peau » en utilisant au maximum des dispositions physiques favorables.

La course de fond nécessite une réflexion beaucoup plus élaborée : il s’agit de « gérer » ses ressources, donc bien connaître ses possibilités (accepter la douleur), d’avoir réfléchi et choisi entre plusieurs options pour arriver à atteindre son but au terme d’un effort long voire très long.

Respiration, organisation du ravitaillement, préparation, connaissance de soi, mental « d’acier », sont autant de qualités communes à tous les fondeurs.
Dans l’entreprise, ils sont également au coeur des succès qu’ils savent inscrire dans la durée par leurs indéniables qualités de stratèges et leur capacité à gérer les efforts et à atteindre les objectifs.

Le sprinter est utile dans l’entreprise car il est souvent brillant, très (trop?) rapide et fort (en gueule?) et ses qualités lui permettent de faire « le show » mais également de rassembler et de motiver à des fins de conquête, mais son action demande un effort extrême qui ne peut être que de courte durée !

Aussi, Messieurs les C-level, n’oubliez pas en cette période d’évaluation de « reconnaître » les fondeurs qui servent vos organisations avec efficacité et constance et dans la durée mais, la plupart du temps, en dehors des « sunlights ».

Et vous plutôt fondeur ou sprinter ??

Bonnes fêtes 😉