E2O : Plus collaboratif que moi, tu meurs !


Tout le monde s’est donné le mot ces dernières semaines : pas un jour ou presque sans lire un billet sur le sujet des pratiques collaboratives.

Parmi les nombreux articles lus, je retiendrai volontiers :

Une collaboration en ligne réussie requiert plus que le partage d’intérêt

Social business : des managers, des vrais, pas des militaires par Anthony Poncier (j’ai beaucoup aimé) ou encore

Développement des RSE : les noms évoluent, les problèmes restent… billet qui renvoyait notamment à la publication de la dernière étude du Cabinet Lecko

En fin de compte, nous ne sommes pas si nombreux à penser « collaboration »  d’emblée !

Pourquoi ?

Il me semble que la logique des rapports humains tient plus souvent à de la rivalité et que de ce fait nous avons perdu, dans l’entreprise, l’envie de « faire quelque chose » ensemble !

On connaît l’efficacité du collectif face à l’adversité et il peut paraître paradoxal de constater que c’est de la rivalité entre les groupes que peut émerger une pratique collaborative efficace !

Quels sont les vrais moteurs de la collaboration ?

Tout simplement, le(s) bénéfice(s) que l’employé peut en retirer, à part de très rares exceptions de personnes dotées d’un ADN non modifié et d’un altruisme à toute épreuve.

Les bénéfices directs (et pas toujours avouables) :

  • Travailler plus vite et gagner du temps
  • Réduire ses charges de fonctionnement
  • Avoir plus d’idées (meilleures?)
  • Avoir une meilleure qualité de « livrables »
  • Limiter sa responsabilité directe
  • « Museler » la concurrence en l’associant
  • Partager (Distribuer) le travail
  • Apprendre
  • Découvrir des talents
  • Enrichir son écosytème
  • Etre moderne et innovant
  • etc, …..

Les bénéfices indirects (pas toujours avoués)

  • Paraître plus performant
  • Se faire remarquer
  • Valoriser son profil et sa pertinence
  • Tester son leadership
  • S’assurer des soutiens
  • Ecarter des « ennemis »
  • Capter la pertinence des autres,
  • etc, ….

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Chacun y trouvera ce qu’il peut y chercher à défaut de réfléchir d’emblée à ce qu’il peut y apporter !

passion_failureC’est pourquoi, dans un contexte relationnel marqué par la rivalité, voire l’animosité et la défiance, il est important, pour les initiateurs des espaces collaboratifs, d’avoir un sens aigu de la communication !

En effet, pour éviter certains travers qui pourraient nuire aux objectifs assignés à la communauté, et à ses membres au-delà de la structure, il est essentiel de communiquer à bon escient  sur les attentes et les conditions de fonctionnement.

Classique me direz-vous et vous avez raison !

Ce qui l’est beaucoup moins dans la pratique, ce sont :

  • des objectifs raisonnables (atteignables)
  • des objectifs précis
  • des objectifs expliqués
  • des conditions de collaboration documentées
  • des contributions des initiateurs
  • des points de situations fréquents
  • etc..

Vous pouvez certainement enrichir cette liste au gré de votre propre expérience.

Mettre en oeuvre un outil (une plateforme), lancer des communautés de projets, d’expertise, c’est facile !

Y associer le management par une participation active peut parfois tenir de l’exploit et pourtant l’exemple est certainement un des facteurs (nécessaire mais pas suffisant) de réussite  de ces initiatives dont on rappelle qu’elles servent avant tout la recherche de la performance économique de l’organisation.

Si ce changement n’est pas au rendez-vous, il en restera de la pratique collaborative comme d’un alibi pour manager qui veut se donner bonne conscience tout en privilégiant une gestion traditionnelle servie la plupart du temps par une absence de vision !

#E20: Casser les silos, ils reviennent au galop !


Les entreprises déploient des efforts importants pour évoluer et développer un « capital social » plus riche au travers d’un engagement plus pertinent de leurs employés et, au-delà, de tout leur éco système.

Il est convenu que la conduite du changement passe notamment par l’ouverture d’espaces de dialogues et de partage à des niveaux « transverses », c’est à dire au-delà des hiérarchies établies et même des « frontières » communément admises.

Il faut « casser les silos », car ils peuvent être des freins à l’enrichissement du capital social !

Un héritage lourd !

Les organisations actuelles ont évolué dans une logique qui a conduit à un certain « raffinement » dans la mise en oeuvre de barrières, de frontières, autour du savoir et des dicastères, réels enjeux de pouvoir !
Il est presque paradoxal de constater que l’économie moderne s’est construite avec le « libre échange » par des entreprises qui ont, en ce qui concerne leur propre organisation opérationnelle, privilégier un certaine « protectionnisme ».

Protectionnisme des savoirs, des connaissances et des relations qui sont devenus LE système de management des moyennes et grandes entreprises à travers le monde.

C’est un modèle unique, probablement suffisamment efficace pour avoir pu résister lors des derniers chocs économiques, construit et soutenu par tant de générations issues des « business schools » à travers le monde occidental.

Une évolution difficile, mais salutaire

Aujourd’hui, le besoin d’adaptation, donc de connaissance, aux évolutions des marchés, des envies, de besoins, fait que les entreprises doivent trouver en interne, et au moyen notamment d’un marketing opérationnel fort, des sources d’informations et d’innovations qui lui permettront de satisfaire son besoin vital de performance économique.

Cette adaptation est bien comprise et nombreux sont les projets et les tentatives qui en témoignent.
Aujourd’hui, les solutions techniques viennent servir avec efficacité cette évolution, mais elles ne peuvent se substituer à une absence de vision, une mauvaise stratégie ou à un manque de vigilance.

Comme c’est souvent le cas, les entreprises vont évoluer à leur propre rythme, selon leur propre culture et en fonction du leadership de leur(s) dirigeant(s) et ici comme ailleurs, rien n’est définitivement acquis !

Le silo est mort, vive le silo !

silosL’habitude, le conformisme, la facilité sont avec les rivalités internes et les luttes pour le pouvoir tout autant de bonnes raisons de défendre son pré carré et de dessiner à l’envie les contours de nouveaux silos.

La mise en oeuvre de pratiques et d’outils collaboratifs et transverses doit se faire au delà des pratiques « protectionnistes », c’est à dire qu’elle implique une conduite du changement qui soit :

  • explicite
  • transparente
  • comprise
  • accompagnée

au service d’objectifs réalistes à court et moyen terme.

A défaut,

  • les communautés institutionnelles ne seront que des espaces de communication top-down,
  • les communautés de projets resteront réservées à la contribution des seuls initiés et des experts, tandis que
  • les communautés privées et ou secrètes deviendront le refuge des conservatismes de tout poil et les sanctuaires des pratiques qu’on avait voulu voir évoluer !

Le community manager voit ainsi son rôle largement réévalué au service de la conduite du changement et au service de la mise en oeuvre de l’entreprise de demain.

Véritable acteur au coeur des stratégies opérationnelles d’évolution des organisations, le responsable de communauté est le premier symbole de l’entreprise 2.0, charge à tous ceux qui partagent ce rôle de tout mettre en oeuvre avec méthode et courage pour rejeter définitivement la « tentation silo » !

Comment allons-nous travailler demain ? (Future of Work)


PSFK a publié récemment un recueil des différents interviews et travaux réalisés sur le thème du « future of work ».

En guise de mise en bouche et avant de découvrir l’incroyable richesse du document (en vente au prix de 495$) et des contenus mis en ligne, vous trouverez ci-après le menu et quelques aperçus des enseignement de ce rapport !

sommaire_psk

Et pour ceux que le futur du poste de travail intéresse, vous pouvez nous rejoindre mercredi 23 janvier à Genève !

Bonne lecture

La communauté au coeur de l’organisation 2.0


Depuis la fin des années 1970, il était devenu moins fréquent de parler ou d’entendre parler de communautés en dehors des cercles religieux ou du monde de l’informatique (développeur).

On connaît l’importance symbolique du CERCLE et ce n’est pas un hasard si Google a adopté cette terminologie pour nous permettre de « gérer » les membres de notre éco système.

Les communautés, quant à elles, se sont imposées petit à petit dans un paysage médiatique et technologique nouveau.

Nul ne s’en préoccupe et c’est très bien tant ce type d’organisation apparaît naturelle et pertinente et on en reste encore à se demander pourquoi les néo tayloristes lui en veulent au point de souhaiter sa disparition.

La communauté est dans notre ADN, elle n’a rien à voir avec le communisme, elle représente simplement l’organisation qui a permis à l’homme de se protéger, de grandir, de prospérer, d’évoluer, bref de continuer à ETRE !

La communauté, par sa souplesse, son adaptabilité et sa facilité de mise en oeuvre sera au coeur de la performance des organisations de demain.

Dans un monde submergé de données et d’informations dont il est impossible de vérifier l’exactitude ou la pertinence, la communauté permet, à plusieurs et selon les compétences de chacun, d’avoir une meilleure appréciation de la qualité, donc de l’intérêt et des conditions d’exploitation de ces informations et données.

De même, dans un monde ou chacun se « pousse du col », l’espace communautaire permet de « faire le tri » entre le(s) mythe(s) et la réalité en remettant un peu de « bon sens commun » !

Tri des informations, subtile appréciation des talents, approche sensée des meilleures pratiques sont autant de services rendus « naturellement » par la communauté !

Mais, et au désespoir de certains, cela ne se fait pas tout seul, sur un claquement de doigts !

Pour qu’une communauté, quelle qu’elle soit, rende les services souhaités, il faut impérativement qu’elle s’inscrive dans une relation de confiance et cela passe obligatoirement par un objectif clair et une transparence assumée, sans parler de la bienveillance et d’une bonne dose d’humilité.

Une communauté n’appartient à personne, si ce n’est à ses membres (dont le nombre et la qualité peuvent varier sans cesse) et cette impossibilité d’ownership rend l’exercice plus difficile.

Une communauté se gère techniquement, d’un point de vue stratégique et éditoriale, sans difficultés ; mais pour transformer un groupe de personnes en une communauté utile pour ses initiateurs et ses membres, il faut du leadership!

Nous sortons d’une période marquée du sceau de la « gestion » (ou management) y compris pour l’informatique pour nous projeter dans une ère  où la légitimité sera clef et celle-ci ne s’acquiert qu’avec du leadership souvent basé sur une capacité de contribution !

Un des acteurs clef de cette évolution est le community manager, véritable alter égo au niveau marketing opérationnel des business  managers avec et pour lesquels il travaille à le définition des stratégies et des éléments de mesure et à leur mise en oeuvre et bien évidemment l’exploitation.

A votre avis ?

[#e20s] Pratiques, outils et poste de travail de l’entreprise de demain


Tel est le thème de la 3ème matinée de l’Entreprise 2.0 qui se tiendra le mercredi 23 janvier à Genève.

En préalable à ce « séminaire » auquel vous êtes conviés, ne serait-ce qu’à partager un petit-déjeuner et suivre les débats et démos (particpation gratuite, mais inscription souhaitée), je souhaiterais en cette fin d’année revenir sur deux (entre autres) évènements importants récents et importants.

Il y a eu d’abord (hors chronologie) le lancement dans Google + des communautés, de Google Drive et des premièrse tablettes Nexus.

En face (ou presque) Microsoft peaufinait son offre Office 365, la nouvelle version de SharePoint, SkyDrive et Surface !

Les pratiques évoluent rapdiement et les nombreux projets collaboratifs et sociaux mis (ou en cours de mise) en oeuvre dans les organisations ne peuvent que bénéficier de ces nouvelles offres fonctionnelles et matérielles.

Il y a quelques semaines, nous échangions à linitiative de @bjoern_n  à propos de la « digital workplace », des besoins auxquels elle rép0ndait mais également des perspectives (télétravail, souplesse, réduction des coûts immobiliers, etc.) qu’elle permettait d’imaginer.

Quelques semaines auparavant, je tentais d’illustrer pourquoi et comment l’interopérabilité ou à minima un peu de standardisation serait une « bonne idée » pour soutenir l’évolution du quotidien des « cols blancs »

Il est aujourd’hui peut-être plus facile de dessiner le futur des pratiques, mais également des outils que nous utiliserons !

Pour autant, il est probable que les efforts réalisés pour une meilleure interopérabilité restent largement insuffisants (pas de standard commun aux éditeurs) ou incomplets.

A ce sujet et en complément des nombreux articles et points de vue notamment à propos de SharePoint 2013 (plateforme sur laquelle j’ai l’opportunité de travailler actuellement), je vous propose de découvir la valeur ajoutée qu’une solution comme celle proposée par harmon.ie peut vous apporter au meilleur bénéfice des vos utilisateurs et de l’utilisation des applications Office à partir du client Outlook !

Venez en discuter avec nous le 23 janvier !!!

harmo_ie