[#e20s]Social ou digital business, et alors ?


En préalable à L’E20 European Summit qui se tiendra à Paris au tout début printemps, permettez-moi de partager avec vous cette présentation de Rawn Shah, Social Business Strategist à IBM.

Plus de billets sur le sujet du Social Business

Enfin permettez-moi également de vous conseiller deux excellents billets parus récemment :

Have we arrived in a « Brand New World » par Jon Husband

Motor_Manufacturing

The post-job economy par Harold Jarche

#E20: Casser les silos, ils reviennent au galop !


Les entreprises déploient des efforts importants pour évoluer et développer un « capital social » plus riche au travers d’un engagement plus pertinent de leurs employés et, au-delà, de tout leur éco système.

Il est convenu que la conduite du changement passe notamment par l’ouverture d’espaces de dialogues et de partage à des niveaux « transverses », c’est à dire au-delà des hiérarchies établies et même des « frontières » communément admises.

Il faut « casser les silos », car ils peuvent être des freins à l’enrichissement du capital social !

Un héritage lourd !

Les organisations actuelles ont évolué dans une logique qui a conduit à un certain « raffinement » dans la mise en oeuvre de barrières, de frontières, autour du savoir et des dicastères, réels enjeux de pouvoir !
Il est presque paradoxal de constater que l’économie moderne s’est construite avec le « libre échange » par des entreprises qui ont, en ce qui concerne leur propre organisation opérationnelle, privilégier un certaine « protectionnisme ».

Protectionnisme des savoirs, des connaissances et des relations qui sont devenus LE système de management des moyennes et grandes entreprises à travers le monde.

C’est un modèle unique, probablement suffisamment efficace pour avoir pu résister lors des derniers chocs économiques, construit et soutenu par tant de générations issues des « business schools » à travers le monde occidental.

Une évolution difficile, mais salutaire

Aujourd’hui, le besoin d’adaptation, donc de connaissance, aux évolutions des marchés, des envies, de besoins, fait que les entreprises doivent trouver en interne, et au moyen notamment d’un marketing opérationnel fort, des sources d’informations et d’innovations qui lui permettront de satisfaire son besoin vital de performance économique.

Cette adaptation est bien comprise et nombreux sont les projets et les tentatives qui en témoignent.
Aujourd’hui, les solutions techniques viennent servir avec efficacité cette évolution, mais elles ne peuvent se substituer à une absence de vision, une mauvaise stratégie ou à un manque de vigilance.

Comme c’est souvent le cas, les entreprises vont évoluer à leur propre rythme, selon leur propre culture et en fonction du leadership de leur(s) dirigeant(s) et ici comme ailleurs, rien n’est définitivement acquis !

Le silo est mort, vive le silo !

silosL’habitude, le conformisme, la facilité sont avec les rivalités internes et les luttes pour le pouvoir tout autant de bonnes raisons de défendre son pré carré et de dessiner à l’envie les contours de nouveaux silos.

La mise en oeuvre de pratiques et d’outils collaboratifs et transverses doit se faire au delà des pratiques « protectionnistes », c’est à dire qu’elle implique une conduite du changement qui soit :

  • explicite
  • transparente
  • comprise
  • accompagnée

au service d’objectifs réalistes à court et moyen terme.

A défaut,

  • les communautés institutionnelles ne seront que des espaces de communication top-down,
  • les communautés de projets resteront réservées à la contribution des seuls initiés et des experts, tandis que
  • les communautés privées et ou secrètes deviendront le refuge des conservatismes de tout poil et les sanctuaires des pratiques qu’on avait voulu voir évoluer !

Le community manager voit ainsi son rôle largement réévalué au service de la conduite du changement et au service de la mise en oeuvre de l’entreprise de demain.

Véritable acteur au coeur des stratégies opérationnelles d’évolution des organisations, le responsable de communauté est le premier symbole de l’entreprise 2.0, charge à tous ceux qui partagent ce rôle de tout mettre en oeuvre avec méthode et courage pour rejeter définitivement la « tentation silo » !

Comment allons-nous travailler demain ? (Future of Work)


PSFK a publié récemment un recueil des différents interviews et travaux réalisés sur le thème du « future of work ».

En guise de mise en bouche et avant de découvrir l’incroyable richesse du document (en vente au prix de 495$) et des contenus mis en ligne, vous trouverez ci-après le menu et quelques aperçus des enseignement de ce rapport !

sommaire_psk

Et pour ceux que le futur du poste de travail intéresse, vous pouvez nous rejoindre mercredi 23 janvier à Genève !

Bonne lecture

La communauté au coeur de l’organisation 2.0


Depuis la fin des années 1970, il était devenu moins fréquent de parler ou d’entendre parler de communautés en dehors des cercles religieux ou du monde de l’informatique (développeur).

On connaît l’importance symbolique du CERCLE et ce n’est pas un hasard si Google a adopté cette terminologie pour nous permettre de « gérer » les membres de notre éco système.

Les communautés, quant à elles, se sont imposées petit à petit dans un paysage médiatique et technologique nouveau.

Nul ne s’en préoccupe et c’est très bien tant ce type d’organisation apparaît naturelle et pertinente et on en reste encore à se demander pourquoi les néo tayloristes lui en veulent au point de souhaiter sa disparition.

La communauté est dans notre ADN, elle n’a rien à voir avec le communisme, elle représente simplement l’organisation qui a permis à l’homme de se protéger, de grandir, de prospérer, d’évoluer, bref de continuer à ETRE !

La communauté, par sa souplesse, son adaptabilité et sa facilité de mise en oeuvre sera au coeur de la performance des organisations de demain.

Dans un monde submergé de données et d’informations dont il est impossible de vérifier l’exactitude ou la pertinence, la communauté permet, à plusieurs et selon les compétences de chacun, d’avoir une meilleure appréciation de la qualité, donc de l’intérêt et des conditions d’exploitation de ces informations et données.

De même, dans un monde ou chacun se « pousse du col », l’espace communautaire permet de « faire le tri » entre le(s) mythe(s) et la réalité en remettant un peu de « bon sens commun » !

Tri des informations, subtile appréciation des talents, approche sensée des meilleures pratiques sont autant de services rendus « naturellement » par la communauté !

Mais, et au désespoir de certains, cela ne se fait pas tout seul, sur un claquement de doigts !

Pour qu’une communauté, quelle qu’elle soit, rende les services souhaités, il faut impérativement qu’elle s’inscrive dans une relation de confiance et cela passe obligatoirement par un objectif clair et une transparence assumée, sans parler de la bienveillance et d’une bonne dose d’humilité.

Une communauté n’appartient à personne, si ce n’est à ses membres (dont le nombre et la qualité peuvent varier sans cesse) et cette impossibilité d’ownership rend l’exercice plus difficile.

Une communauté se gère techniquement, d’un point de vue stratégique et éditoriale, sans difficultés ; mais pour transformer un groupe de personnes en une communauté utile pour ses initiateurs et ses membres, il faut du leadership!

Nous sortons d’une période marquée du sceau de la « gestion » (ou management) y compris pour l’informatique pour nous projeter dans une ère  où la légitimité sera clef et celle-ci ne s’acquiert qu’avec du leadership souvent basé sur une capacité de contribution !

Un des acteurs clef de cette évolution est le community manager, véritable alter égo au niveau marketing opérationnel des business  managers avec et pour lesquels il travaille à le définition des stratégies et des éléments de mesure et à leur mise en oeuvre et bien évidemment l’exploitation.

A votre avis ?

Retour sur mes intuitions 2012


Un an passé, le temps de faire le point sur un billet publié le 13 décembre 2011 dans lequel j’esquissais les tendances importantes pour 2012 !

Pas vraiment de surprises, la mobilité a continué à se développer autour des deux offres de services et d’applications que sont IOS et Android. On notera l’arrivée « tardive » mais prometteuse de Microsoft avec Windows 8, à suivre !

La deuxième tendance placée sous les feux de la rampe était la gamification.
Il est vrai qu’on en a beaucoup parlé en 2012, mais la mise en oeuvre de ces techniques est encore loin d’être très importante, parfois du simple fait de la difficulté à intégrer la gamification dans une stratégie sociale.

L’Intranet collaboratif est une réelle tendance de fond qui n’est pas prêt de s’arrêter tant les projets sont nombreux et la « précision » de la mise en oeuvre reste une question « sensible » !

Quant au cloud computing, ce n’est pas à proprement parler une tendance, c’est devenu le quotidien de l’exploitation des applications et des informations que nous utilisons quotidiennement. Le cloud est le principal support du développement de l’offre mobile dans sa diversité, sa pertinence et sa qualité.

Les médias sociaux continuent, comme prévu, de se développer mais également de se « professionnaliser ».
Dans ce domaine, on suivra avec intérêt, l’ouverture des communautés dans Google + et la multiplication des HangOut et l’interopérabilité avec YouTube.

La TV connectée est probablement la tendance qui a avancé le moins en 2012 malgré l’arrivée dans les magasins des appareils de nouvelle génération. Il est probable que la faiblesse ou l’étroitesse de l’offre existante ait eu quelques conséquences dans un marché insuffisant mature notamment du côté des fournisseurs de contenus et des opérateurs, à suivre !

Considérée comme lourdes, non prioritaires par le business, les questions de gouvernance de l’information sont essentiellement portées par des éditeurs. Il s’agit de chantiers très (trop) structurants dans lesquels les priorités évoluent selon les interlocuteurs concernés et pour lesquels un effort de travail sur un glossaire (ou un référentiel) universel serait un plus !

Enfin, le management 2.0, qui pour certains n’est rien de plus qu’un épisode de l’éternel débat quant à la conduite du changement, reste à mon avis et plus que jamais à l’ordre du jour.

Ce n’est pas un hasard si le Havard Business Review Press a publié une nouvelle édition du fameux « Leading Change »  de John P. Kotter avec une nouvelle préface de l’auteur.

Leading Change