On a beaucoup lu et entendu ces derniers jours à propos du choc Google + FaceBook.
Une fois, Google + ouvert et les « happy fews » lassés de leur dernier jouet, des points de vue différents fleurissent, notamment celui publié sur le blog de FaDa sous le titre très explicite : Avec Google + range tes amis et ferme ton blog.
Hier, Anthony Poncier lançait sur le blog d’USEO une réflexion intéressante : Google +, un RSE pour les entreprises ?
Cette interrogation me paraît bien plus pertinente que de savoir qui va grignoter le plus de parts du gâteau publicitaire que représente le marché des réseaux grands publics.
Sans discourir sur les fonctionnalités de Google + que je commence à découvrir (je suis certain que nos amis d’USEO ne vont pas tarder en nous produire une appréciation technique et fonctionnelle pertinente), je souhaiterais revenir l’espace d’une note sur l’intérêt pour les entreprises d’adopter cette plateforme en lieu et place d’autres outils de support au réseau social d’entreprise.
Google : éditeur de solutions professionnelles ?
La stratégie de Google est différente de celles de ses concurrents ou du moins annoncés comme tel.
En effet, au delà des fonctionnalités de recherche, Google propose aujourd’hui une palette impressionnante de solutions qui vont du système d’exploitation mobile aux solutions collaboratives, à la messagerie instantanée, et bien plus encore.
L’une des particularités de cet éditeur est d’avoir su offrir des solutions compatibles pour un usage privé et professionnell : la messagerie Gmail, Google Docs, etc.
Contrairement à Microsoft qui propose des versions « lights » de certaines solutions aux particuliers, Google semble avoir choisi de travailler à partir d’un socle unique, riche en terme de fonctionnalités, très facile à utiliser, universel et toujours disponible.
Le modèle d’affaires est lui aussi très différent et en rupture avec le modèle classique de licences perpétuelles (donc chères) pur préférer un modèle souple qui va du gratuit à la souscription selon les besoins.
Il est clair que Google s’est depuis longtemps profiler sur le marché des solutions d’entreprises et que le coeur de cible semble, aujourd’hui, être le marché des indépendants et des petites et moyennes entreprises.
En terme de stratégie, on comprend qu’un éditeur répartisse son revenu sur de multiples clients de petite et moyenne taille plutôt que de se concentrer sur le marché des Fortune 500, question de choix stratégiques !
Google + : une alternative crédible sur le marché des RSE ?
Aujourd’hui et au vu des annonces (un Google + Entreprise pour bientôt) et de ce qui est disponible : OUI
Oui, pour les raisons suivantes :

- Une plateforme de réseau social d’entreprise est nécessaire à la stratégie de Google pour gagner des parts de marché auprès de petites et moyennes entreprises (10=>3’000 employés).
- La capacité de Google à produire (développer) des solutions souvent innovantes est indiscutable.
- Beaucoup de fonctionnalités sont déjà disponibles : vidéo chat, instant messaging par exemple.
- Google a la capacité d’intégrer Google + Entreprise avec les solutions d’infrastructure des petites et moyennes entreprises.
- La fiabilité des solutions est souvent très bonne et leur utilisation par un grand nombre contribue à maintenir, voire à améliorer le niveau de qualité.
- Google est largement connu, référencé et apprécié par les utilisateurs potentiels.
- Google est une société solide et structurée pour aborder ce type de marché.
Ce ne sont là que quelques idées à propos desquelles il me plairait de connaître votre point de vue.
Je n’ai pas de boule de cristal (pas plus que d’informations privilégiées de Google), seulement un peu d’expérience qui m’a fait écrire en avril dernier Réseaux sociaux d’entreprise, plateformes collaboratives : enfin dans la cour des grands !, mais faute de perspicacité je n’avais pas « vu » Google sur ce marché !
Par contre, les effets de professionnalisation et de concentration vont jouer à plein et ceci est toujours bon signe car ils attestent de la réalité d’un marché (pour les solutions) supportée par une volonté d’aller de l’avant des entreprises dans leur processus de mutation vers le « 2.0 » !




