Social business : panne d’inspiration ?


Que ce soit en interne ou dans les propositions « sociales et collaboratives » plus ouvertes, les entreprises peinent à trouver le bon rythme (e.g. celui qui leur permettra créer les conditions du MIEUX et probablement du PLUS), les expériences s’en ressentent tandis que l’enthousiasme s’émousse et les « supporteurs » se trouvent parfois marginalisés.

On peut lire si et là des analyses portant sur les outils (email, medias sociaux, réseaux, plateformes), analyses parfois très pertinentes mais qui, trop souvent, ne font que commenter les symptômes visibles sans trop s’attacher aux raisons de ce manque d’élan pour des pratiques dont nous savons tous, intuitivement, qu’elles sont porteuses de valeur pour l’individu et les organisations.

keep-calm-and-go-digital-67

J’ai constaté plusieurs causes possibles :

  • la contrainte du court terme:
    Depuis plusieurs décennies, le court terme (« quarter ») est devenu le mètre étalon pour mesurer la performance des entreprises.
    Les tenants de l’approche purement financière de l’entreprise ont créée la confusion entre valeur de l’entreprise et tableau de bord trimestriel, et ils ont imposé cette référence à toute l’économie.
    Pourtant chacun sait que l’entreprise a besoin de temps, que la relation client peut être longue à construire et que la légitimité a besoin de bien plus que des chiffres flatteurs pour s’instaurer.
    La court terme est le meilleur ami du « buzz », mais celui-ci est aléatoire, il est le fruit d’une alchimie entre le moment, le ton, le message et le public dont la recette est encore tenue secrète pour longtemps.
    Le buzz est à la fois le fruit du social business (média et réseaux sociaux) et son meilleur ennemi car sa quête est souvent source de frustration et de dépenses inutiles !
  • l’absence de culture numérique:
    Ce n’est pas nouveau, mais plus inquiétant cela ne semble pas évoluer !
    Il n’est pas besoin d’être expert, ni même « connaisseur » en informatique pour développer une culture numérique.
    L’univers académique a pour le moment jugé bon d’ignorer le sujet tandis que les entreprises préfèrent les initiatives rassurantes de formation aux outils qu’elles utilisent.
    Le client et le collaborateur, quant à eux, acquièrent – sur le terrain – une culture numérique et avec elle des pratiques et des besoins dont ils ont le plus grand mal à partager les contours.
    Il est paradoxal de constater que les organisations les mieux équipées en terme d’outils informatiques et de communications sont les moins ouvertes et les moins agiles dans la compréhension et la promotion de cette culture !
  • un cadre flou:
    Le monde numérique a besoin de cadres : c’est un monde « normé » dans lequel les règles existent !
    Il n’est pas étonnant de constater que beaucoup de ces règles ne sont pas différentes des comportements que nous valorisons aujourd’hui : bienveillance, politesse, écoute, empathie, etc.
    Mais le monde numérique offre plus par sa rapidité, son universalité et sa persistance : l’information est disponible immédiatement partout et elle va le rester indéfiniment (ou presque selon ses critères d’accessibilité).
    Pour composer avec cet état de fait, il est souhaitable de travailler dans un cadre clair, précis, qui peur rester simple : une gouvernance opérationnelle évolutive et rassurante !
  • un accompagnement balbutiant:
    Comme trop souvent, l’absence de culture renvoie vers l’absence de prise en charge et d’accompagnement : chacun se débrouille du mieux qui peut !
    Il est vrai que la formation est très succincte quand on utilise les médias ou les réseaux sociaux publics ou privés et que la valeur ajoutée est ailleurs que dans le clic !
    La stratégie d’accompagnement doit permettre à tout à chacun de contribuer avec efficacité au regard de ses compétences, de ses envies, de ses besoins et du cadre dans lequel il évolue.
    L’accompagnement est un cercle vertueux car il permet de mieux comprendre et propager la culture numérique, de valoriser les pratiques les plus pertinentes et de repérer les contributions et les auteurs , mais également les animateurs, dont vous avez besoin !
  • un recrutement difficile:
    A part ceux qui ont un appétit pour la notoriété (et qui ne veulent pas s’exposer dans une émission de télé réalité), nombreux sont les personnes de qualité, fortes d’incroyables compétences et savoir, qui peuvent apporter aux communautés publique et privées.
    Mais l’identification de ces personnes et de ces savoirs est difficile : il faut les repérer, les séduire et les convaincre !
    Sans une proposition de valeur (What’s in it for me) claire, simple et pertinente, à leur proposer ces contributeurs dont vous auriez tant besoin communiqueront pour d’autres ou pire resteront silencieux.
    Le recrutement est un élément clef d’une stratégie social business car il apporte les point de vue avisées nécessaires aux débats et les informations utiles pour faire mieux.
  • une stratégie opportuniste:
    Le social business c’est avant tout de la communication (pas de la réclame !).
    Aujourd’hui, la plupart des projets sont construits dans des zones de confort : communautés de projets ou encore « fan zone » pour ne citer que les plus courants.
    La valorisation du lien social est à sens unique pour l’entreprise : à son bénéfice !
    Dans ce contexte, qui a envie de s’exposer (la contribution est un acte de communication, d’exposition et de mise en scène de soi) ?
    L’opportunité peut-être une bonne raison de déployer une stratégie « social business », mais elle ne suffit pas du simple fait que nos relations ont tendance à s’inscrire dans la durée (qui a parlé de fidélité des employés et des clients) et qu’il en faut plus pour qu’elle soit un réel succès.

Selon vous ?

Image, réputation et business dans le monde numérique – #FENV2014


Le Forum économique du Nord Vaudois est une « institution » qui a dépassé depuis longtemps ses « frontières » territoriales initiales pour s’adresser à toute l’économie romande.

Vous pouvez suivre les interventions en direct sur le site du FENV, sur ce blog et bien entendu sur Twitter #FENV2014 


Fin des conférences, une superbe journée riche de contacts et de contenus !

A l’année prochaine, 😉 ou au prochain live blogging !

Merci à tous ! Organisateurs, participants, blogueurs ¨
Mention spéciale pour la qualité de l’accueil des équipes média qui ont tout fait pour que nous puissions travailler dans d’excellentes conditions.

IMG_3726

Quelques astuces (concept RP) :

****************

 

Capture d’écran 2014-09-04 à 16.02.01

Et pour conclure, le retour de Melina Neuhaus et de Daniel Herrera pour à propos de « la communication en pratique ».

Capture d’écran 2014-09-04 à 15.44.05

Et la question de la propriété des contenus :

Bonne question de Mix et Remix !

Capture d’écran 2014-09-04 à 15.39.01

******************

*****************

Les « nouveaux médias » ont-ils sacralisé le contenu ?
A Stéphane Benoit-Godet (@SBenoitGodet) rédacteur en chef de Bilan de nous éclairer !

Capture d’écran 2014-09-04 à 15.30.49

Le tout dans la bonne humeur !

Capture d’écran 2014-09-04 à 15.14.23

 

**************

**************

Au tour de Yan Luong (@yan_luong) de s’enflammer : »nous sommes tous des médias (sociaux) » !

Capture d’écran 2014-09-04 à 15.07.16

Superbe « show » Mathieu ! Merci

Les grand(e)s ami(e)s et signatures du Montreux Jazz (une merveilleuse histoire racontée par Mathieu Jaton), merci !

Capture d’écran 2014-09-04 à 14.51.00

Capture d’écran 2014-09-04 à 14.32.20

Mix et Remix, enfin quelqu’un qui suit cette présentation !
Capture d’écran 2014-09-04 à 14.30.15

*******************

Après cet excellent déjeuner, une présentation rythmée et musicale avec Mathieu Jaton – CEO du Montreux Jazz Festival.

Capture d’écran 2014-09-04 à 14.22.55

Une belle conclusion par Pascal Hottinger à propos du sens :

Une valeur clef pour Nespresso : le respect du monde, de la nature, de l’environnement, valeur qui oblige à imaginer des solutions de recyclage (notamment pour le café !)

Capture d’écran 2014-09-04 à 11.35.11

« Les valeurs doivent être partagées et bien comprises en interne pour plus d’efficacité et un meilleur service » selon Pascal Hottinger :

Capture d’écran 2014-09-04 à 11.28.19

Après le tabac, c’est au tour des fournisseurs de café et notamment de Pascal Hottinger – Directeur Nespresso Suisse – de parler « valeurs partagées ».

*********************

Capture d’écran 2014-09-04 à 11.22.45

Promouvoir l’image de l’industrie du tabac : un vrai challenge présenté par Christophe Berdat – BAT – sous le trait taquin de Mix et Remix

*********************

Capture d’écran 2014-09-04 à 10.51.49

Le réseautage fonctionne bien pendant la pause : Aldo Magada (Zenith) avec Raphaël Domjean (Solarplanet)IMG_3723

 

Le service est clef et les hommes sont au coeur de la qualité

Le service est clef et les hommes sont au coeur de la qualité

Zenith, une marque qui fête ses 150 ans et qui a su organiser sa « renaissance » nous explique Aldo Magada !

Capture d’écran 2014-09-04 à 09.25.47

et toujours sous le regard de Mix et Remix

@Mix_et_Remix au boulot ¨

@Mix_et_Remix au boulot ¨

 

De l’humour, pas que de l’image !

Capture d’écran 2014-09-04 à 09.11.16

@Mix_et_Remix suit avec beaucoup d’assiduité les keynotes :

Capture d’écran 2014-09-04 à 09.01.05

Daniel Herrera (YJOO) et Melina Neuhaus (Elitia) lance les débats sur le thème de la promotion de l’image !

IMG_3716

@danrra et @Meli_TB en pleine préparation ce matin !

Et en plus Mix et Remix animera d’un coup de crayon les différentes interventions !

Capture d’écran 2014-09-04 à 08.31.27

Mots de bienvenue de Cedric Borboën – fondateur du FENV – et des autorités locales !

IMG_3720

Bienvenue, on y va !

Une bonne journée à tous 😉

IMG_3718

 

A quoi vous servent les média sociaux ?


A quelques jours des débats au sujet de l’image et de l’ereputation à Yverdon, il est intéressant de parcourir la présentation des résultats de l’enquête menée par Ogilvy pour mieux connaître ce que nous partageons sur les médias sociaux.

Ce sondage est très intéressant car au-delà de nos envies et de occasions de partage, il met l’accent sur des disparités culturelles bien réelles.

Capture d’écran 2014-09-02 à 09.14.56

 

Les « marques » trouveront dans le rapport des informations pertinentes dans le cadre d’une stratégie d’exposition globale et quoiqu’il en soit, la qualité du contenu reste clef (question de pertinence)!

Capture d’écran 2014-09-02 à 09.15.41

Un document de qualité pour une rentrée marketing efficace et des stratégies numériques riches de sens et d’engagement !

La dématérialisation : pré-requis de l’entreprise numérique!


En cette rentrée, les projets de digital workplace continuent à se préciser et c’est tant mieux !

Et dans la plupart des cas, la réflexion menée par les porteurs de projets – côté business et infrastructures – soulève très souvent la question de la réalité de la dématérialisation des documents dans l’entreprise.

Le constat est objectif : les échanges dans l’entreprise (ou l’administration) ne sont pas – ou si peu – dématérialisés !

Si pour vous, le titre de ce billet est un truisme, ce en quoi vous n’auriez pas tort, il n’en reste pas moins qu’à l’heure de la transformation numérique des organisations, tout reste à faire pour beaucoup d’entre elles !

La dématérialisation des outputs et autres flux d’impression a été largement mise en oeuvre ces dernières années, de même que les fonds documentaires (archives) et les courriers entrants.
Nécessaire et souvent bienvenue pour des raisons évidentes de commodités et soutenues par des ROI (ou des espérances) bien documentés, cette étape de la dématérialisation a permis à de nombreuses organisations de considérer qu’elles avaient d’ores et déjà atteint une bonne maturité numérique.

Et puis, il y a l’EMAIL, le super « convoyeur » de documents et toutes les applications métiers bénéficiant d’un espace de gestion documentaire ou d’un accès à des solutions d’archivage électronique : tout pour donner l’illusion d’une entreprise bien dans l’iconomie !

Au fur et à mesure que les réflexions avancent et que les projets se précisent, il n’est pas rare de découvrir des pans entiers de l’entreprise qui ont échappé à la dématérialisation, voire à l’informatisation (sauf à considérer le traitement de texte et le parapheur comme des solutions numériques).

Très souvent, les procédures internes les plus simples ont échappé à la volonté de dématérialisation du simple fait qu’elles sont singulières, peu connues des responsables de projets des équipes IT et que globalement tout le monde en est satisfait et qu’il n’y a pas d’urgence, ni de ROI qui pousse à réfléchir à leur transformation.
Et chacun de valider une facture, une note de frais, voire une commande, en y apposant son paraphe avant de la « pousser » vers le bureau du prochain validateur, etc., tout le monde connaît ce quotidien dans les services : on re matérialise (imprimer) des documents entrants dématérialisés à l’arrivée pour les faire circuler dans un parapheur de signataire en signataire avant de les re-dématériliser (numériser) pour les conserver dans des applications ou les archiver !

Ces pratiques posent deux problèmes :

  1. elles sont pour la plupart peu sécurisées même si tout le monde pense le contraire (ou presque)
  2. elles sont des points de blocages (des grains de sables) au coeur des initiatives d’évolution vers l’entreprise numérique et des chantiers (change management) qui l’accompagnent et la facilitent.

La question de l’automatisation et de l’interopérabilité des solutions et des processus ne peut être traitée avec succès que si – entre autres – les collaborateurs ont acquis une maturité numérique dans leur quotidien au travail.
Une digital workplace pertinente est d’abord une offre de service numérique pertinente organisée autour du mieux travailler des collaborateurs pour leur meilleur confort et le plus grand bénéfice de l’organisation.

L’entreprise numérique – et c’est bien le cas des entreprises « digital natives » – est une entreprise affranchie du besoin de documents matérialisés.

Il est important pour toutes les organisations d’engager des actions afin de transformer le quotidien des collaborateurs pour finalement réussir à proposer une organisation du travail plus pertinente et plus efficace.

Ce changement ne peut pas se faire sans eux, et les personnes qui ont la responsabilité de la gestion de cette évolution auraient tort de s’en tenir aux seules volontés exprimées par leurs « managers ».

Social Business, quelles perspectives pour vous?


La transformation du cadre de travail est le bon moment pour tenter une approche plus pertinente car personnalisée.

La méthode largement décrite et « supportée » notamment par John Stepper « working out loud » appartient aux pratiques intéressantes et certainement productrice de valeur dans beaucoup de cas.

Une des difficultés de ces approches « peu standardisées », ouvertes et encore très perturbantes tient à la bonne compréhension des attentes de tout à chacun.

Jane McConnell a récemment publié un document que je partage ci-après, document issu des groupes de travail qu’elle anime autour de la question de la « digital workplace »

Jane distingue 5 types d’acteurs concernés par la mutation de l’environnement de travail.

A mon avis, l’intérêt de cette « typologie » tient surtout au fait qu’elle émane directement des réflexions des représentants des entreprises et des organisations menant une réflexion active sur le sujet.

stakeholders digital workplace

 

La méthode d’investigation ou de compréhension des attentes de chacun, soit la réelle proposition de valeur pour ces acteurs, est un travail « classique » d’écoute et d’échanges qui peut permettre au travers de « persona » et de « use cases » d’approcher au mieux les objectifs, donc de travailler à la mise en place des outils et surtout des pratiques et de la gouvernance ad hoc !

Et des éléments de mesure ……..

Analytics

pour mieux comprendre les apports et l’adéquation aux attentes afin d’anticiper et de dessiner les futurs « milestones » de l’évolution du travail dans l’organisation.