Architecture de l’information : livrables, méthodologies, apports


Qu’est-ce que l’architecture de l’information ?
Selon l’association designersinteractifs : « Le terme architecture de l’information a été employé pour la première fois par l’architecture américain Richard Saul Wurman en 1976 pour répondre à « l’explosion des données créées », selon ses termes.
En 1996, alors que le terme n’est plus employé, il émerge à nouveau à travers les travaux de Lou Rosenfeld et de Peter Morville, qui se l’approprient pour l’appliquer au processus de conception de sites web. Ils publient l’ouvrage de référence sur le sujet, Information Architecture for the World Wide Web, édité chez O’Reilly, en 1998.
L’architecture de l’information est l’art et la science d’organiser l’information des sites web, des intranets et des applications logicielles pour aider les utilisateurs à combler leurs besoins en information et en faciliter l’usage.
C’est également une pratique qui permet de formaliser les différents livrables du modèle d’un site, notamment : arborescence, zoning, story-board (interface filaire ou wireframe en anglais) et système de navigation. »

En savoir plus sur le site designersinteractifs.

FaceBook et actifs informationnels ?


Hier, je postais une note rapide à propos de la valeur des contenus poussés sur la plateforme Twitter dans laquelle je précisais que malgré l’absence de valeur, ou la très faible valeur « métier », patrimoniale ou encore plus légale de ces contenus, il n’en restait pas moins que certains de ces contenus pouvaient représenter un risque pour les organisations.

D’ailleurs, à ce titre, il est toujours prudent de mettre en place des procédures de conservation et d’intégrer ces contenus dans la politique de gouvernance de l’information et des référentiels utilisés dans l’entreprise.

FaceBook : la réalité du réseau

La différence fondamentale entre Twitter et FaceBook tient à ce que ce dernier est une application de réseau et non pas un outil de « push » d’information.

Sur Facebook, vous ne « recrutez » pas des abonnés et vous ne souscrivez pas à des sources d’information, vous rassemblez autour de vous les personnes (au travers de leurs avatars) avec lesquelles vous souhaitez partager des informations, des émotions et qui l’acceptent (le principe de réciprocité et d’accord mutuel n’existe pas sur Twitter).

Cette dimension de réseau offre de nouvelles perpectives quant aux contenus partagés et à leur valorisation éventuelle.

Selon les différents informations statistiques disponibles notamment sur le site de la plateforme, le contenu généré et sous contrôle de FaceBook est gigantesque.

Ce contenu représente en terme de typologies et de valeur tout ce qu’on peut imaginer (à l’exception peut-être des documents produits en traitement batch) : ce sont autant de vidéos, photos, images, fichiers audios, fils d’infos, messageries instatanées, données personnelles, données de géolocalisation, présentations, documents, bref, un vrai catalogue à la Prévert !

Contenus et réseaux sociaux

Contenus et réseaux sociaux

Beaucoup, trop ?, de contenus

Depuis quelques années, les spécialistes du marketing ont mis en place des outils de collecte de données, souvent liées à nos habitudes de consommation, qui servent aujourd’hui à toutes (ou presque) les entreprises.

Depuis peu, il existe des tentatives de classification des données et informations partagées sur les réseaux sociaux.

Cette taxonomie (reprise par Hubert Guillaud sur son blog Internet Actu) des données sociales permet de distinguer

  • les données de services” : les données que vous confiez à un site social afin de l’utiliser. Ces données peuvent inclure votre nom légal, votre âge voir le numéro de votre carte de crédit.
  • Les données divulguées, c’est-à-dire celles que vous publiez sur votre profil et vos pages : billets de blogs, photographies, messages, commentaires.
  • Les données confiées”, c’est-à-dire celles que vous publiez sur les pages (et wall) de membres de votre réseau. (A la différence des données divulguées, quelqu’un d’autre en a le contrôle)
  • Les données fortuites sont celles que d’autres personnes publient à votre propos.
  • Les données comportementales sont celles que le site recueille sur vous en surveillant ce que vous faites et avec qui vous le faites. Il peut s’agir de jeux auxquels vous jouez, des sujets sur lesquels vous écrivez, des articles auxquels vous accédez (et qui permettent de prévoir votre appartenance politique).
  • Les “données dérivées” sont des données concernant l’utilisateur issu de toutes les autres données. (par exemple, un soutien affirmé au WWF vous identifierait plutôt comme une personne avec une orientation écologique)

La caverne d’Ali Baba ?

Si ce n’est pas le cas, il s’agit sans aucun doute d’un beau filon susceptible de contenir quelques pépites de choix.

La valeur de ce contenu est incroyable tant le volume est grand et son exploitation par les équipes marketing est une priorité pour toutes les organisations.
Il s’agit d’imaginer et de mettre en oeuvre des stratégies de « récupération » de ces informations, stratégies complexes, audacieuses et aux résultats incertains.

Mais, il s’agit également pour les organisations de considérer les informations émises et reçues comme des actifs porteurs de valeur ajoutée mais également de risques qu’il faut analyser.

Il ya beaucoup de questions ouvertes à ce sujet et il est clair, comme le rappelait récemment Bertrand Duperrin dans une note sur son blog, que la sécurité quant à la teneur des contenus échangés n’est pas qu’une affaire de technique, de procédures et d’informatique, mais également et surtout de comportement et de sensibilisation et de formation.

Au delà de ces considérations, les contenus mis à disposition sur ces réseaux publics ou internes ont, pour certains, une valeur importante et il s’agit également de les intégrer au niveau de la politique de gouvernance de l’information et des référentiels, non pas en tant que source de risques mais bien éléments de valeur ajoutée pour l’organisation.

Management de l’information [devoir de vacances ;-) ]


A découvrir ou simplement parcourir.

Réseaux sociaux d’entreprise et gouvernance de l’information


L’entreprise 2.0 va se développer par la mise en production de RSE basés sur des solutions techniques pleinement matures.

Ces applications de RSE sont le plus souvent encore très généralistes, elles sont le terreau  nécessaire au développement des nouvelles pratiques, mais certaines commencent à proposer des approches plus verticales et spécialisées.
Que ce soit Jalios, SharePoint ou encore Jive ou Jamespot.pro, ces solutions
s’appuient sur un pack fonctionnel commun permettant de mettre en oeuvre les dimensions relationnelles et conversationnelles, si caractéristiques du monde 2.0.

Avec ces solutions ce sont des nouvelles fonctionnalités mais surtout une rupture avec les solutions de gestion de contenus qui se met en place dans l’entreprise. Ainsi, l’organisation est centrée sur les conversations ou l’activité des membres (le document est associé et non plus au centre de la ou des discussions).
Les RSE impliquent tous les processus de l’entreprise 2.0 et sont porteurs de rupture à tous les niveaux de l’organisation.

En matière de contenu et de données, ce sont les RSE qui participent le plus à la croissance des volumes de contenus non structurés (± 80% de l’information utilisée dans l’entreprise).
Ce contenu doit pouvoir être utilisé directement et indirectement en association avec les informations existantes dans les bases des ERP (données structurées), des CRM mais également des solutions de gestion de documents (ECM).

L’entreprise 2.0, pour être encore plus efficace, doit pouvoir relier, associer, agréger tous ces contenus et ce, afin de rationaliser des processus tel celui de la relation client (facturation, après-vente, gestion de compte, etc.).

Elle doit également pouvoir mettre à disposition des RSE ces contenus afin de favoriser la dimension conversationnelle et ceci en toute sécurité, fiabilité et facilité.

Les RSE impliquent également une rupture dans la gestion de la gouvernance de l’information car ils obligent à une stratégie où les contenus structurés et non structurés sont gérés par des règles communes permettant à l’entreprise de valoriser ce patrimoine informationnel mais également de se protéger.

Contrairement au web, l’entreprise 2.0 a l’obligation de mettre en place un système où la confiance dans les contenus, les processus, est indéniable.
Cette confiance passe obligatoirement par une évaluation précise et objective de l’actif informationnel (information stewardship) et de son utilisation.

Elle passe également par ne connaissance des risques et le respect absolu des cadres juridiques dans lesquels l’entreprise évolue.

Les RSE doivent donc contribuer à la réalité de cet espace de confiance. Leur supervision ainsi que leur contrôle doit accompagner leur formidable développement dans l’entreprise.

L’entreprise 2.0 va, avec les réseaux sociaux d’entreprise, se doter d’outils pour gérer la gestion des savoirs et des  savoir-faire informels. Elle doit s’attacher à ce que ces outils servent également la mise en oeuvre des espaces de confiance.

e-volution 2.0 : chance ou risque ?


L’été est bien là et profitons de la bonne humeur générale pour regarder notre révolution 2.0 d’une oeil légèrement malicieux !

J’ai toujours été amusé de constater en écoutant les prévisions météos aux Etats-Unis que de temps en temps, il y avait des chances d’averses pluvieuses tandis qu’en France les météorologues parlent plus souvent de risques.

Tout le monde sait que le mot chance est employé dans le sens de probabilité, mais il n’empêche que son emploi est peut-être révélateur d’une approche différente du  monde.

Partir du principe que la probabilité qu’une chose arrive est également porteuse d’opportunités (si vous me permettez ce raccourci extrêmement rapide) relève d’une pensée positive qui me séduit bien plus que de considérer toute chose du point de vue du ou des risques qu’elle porte en elle-même ou génère.

Pour revenir aux averses (de pluie ou de neige), le risque est de gâcher une belle journée ensoleillée, de rendre la circulation moins fluide et de probablement de réduire votre brushing à néant!
Par contre, l’opportunité ou la chance d’une averse, c’est d’abord  un phénomène naturel indispensable à notre existence, une occasion de se rafraîchir ou de « farter » ses skis, que sais-je encore !

La « révolution 2.0 » que nous sommes en train de vivre et/ou de subir met en exergue une différence comportementale importante entre ceux qui considérent qu’il s’agit d’une opportunité et ceux qui y voient surtout des risques (donc des menaces).

Pour chacun d’entre nous, le choix entre conservatisme (confort) et audace est permanent et nous savons trouver nos solutions et nous adapter plus ou moins rapidement (opportunisme ?).
Au niveau des entreprises et selon le point de vue et le réalisme de leur dirigeants, le choix entre chance et risque sera déterminant de leur avenir.
Dans une étude récente, USEO illustre les changements actuels liés à l’apparition des « Réseaux Sociaux d’Entreprises (RSE ) qui vont se distinguer des Intranets traditionnels en introduisant de nouvelles règles:

  • Une existence numérique : L’accès est conditionné à la création d’une identité numérique
  • La transparence : La possibilité de savoir qui est venu consulter une information. Plus globalement, l’activité de chacun est affichée : ses lectures, ses contributions, ses interactions,  etc.
  • La mise en relation: L’identification d’autres membres ayant des centres d’intérêt communs et la possibilité de rentrer en contact avec eux.
  • La conversation : La possibilité pour chacun d’engager la conversation, de s’insérer dans une discussion, d’apporter une information

Ces nouvelles règles conduisent au développement de nouvelles valeurs au sein de l’entreprise :

  • La capacité à entrer en contact avec les autres
  • L’abondance
  • La confiance, l’e-réputation,

Des valeurs portées par l’Organisation, mais qui bousculent les modes d’organisation hiérarchiques et dérangent ceux qui estiment que leur «utilité» tient à l’information qu’ils possèdent. Pour cette raison, les RSE se développent dans les contextes où les collaborateurs s’emparent de l’outil avec l’approbation de la Direction. Mais c’est l’encadrement intermédiaire qui en réinventant son mode de management va permettre d’utiliser pleinement le levier procuré par les RSE (pour : fluidifier la circulation de l’information, valoriser les compétences, augmenter le partage d’expertise, etc.) au service d’objectifs métiers. »

En ce qui me concerne, il est clair que nous avons des chances d’entreprise 2.0 dans les mois qui viennent !

Retrouvez ici les publications de la société USEO