En complément et en illustration de la note publiée le 13 septembre, une présentation des impacts technologiques de la gouvernance de l’information.
Et en clin d’oeil:
La gouvernance de l’information est une stratégie qui oblige à de nombreuses évolutions, modifications et adaptations technologiques.
A lire les nombreux articles et notes à propos de la mutation numérique que nous vivons, il est quelquefois surprenant de constater le peu d’intérêt qu’il peut y avoir pour la technologie qui supporte ces changements.
Je n’ai pas les compétences des ingénieurs qui travaillent au quotidien sur les technologies de demain, mais il me semble que les impératifs de transparence, de confiance et d’efficience, sont autant de contraintes d’un strict point de vue technique.
En plaçant l’homme au coeur des processus, en affirmant la valeur de l’information, le monde 2.0 et ses slogans participatifs anticipent déjà l’automatisation des échanges entre processus et systèmes ainsi que l’aboutissement d’une certaine forme d’intelligence artificielle qui seront probablement les caractéristiques de notre proche avenir 3.0.
Les solutions de gestion de contenu
Le marché de l’ECM est, à priori, celui qui a le plus à gagner de cette mutation.
En effet, la dématérialisation est un réalité pour toutes les organisations et les solutions d’ECM ont souvent été développées en réponse à des projets de ce type.
Pourtant, ces solutions sont aujourd’hui confrontées à des besoins qui les obligent à se redéfinir d’un point de vue fonctionnel et bien évidemment technique.
Pour répondre à ces exigences, les éditeurs font évoluer leurs solutions, développent ou achètent les « briques » qui leur manquent.
La gestion de contenu est devenue bien plus complexe que les solutions d' »input management » ou d’imaging telles que présentées il y a encore quelques mois.
Il faut savoir apporter des réponses pertinentes dans des environnements fonctionnels très différents :
Les évolutions techniques attendues
Les éditeurs ont déjà avancé sur plusieurs fronts et l’un d’entre-eux me paraît essentiel : l’interopérabilité !
Ainsi le travail autour de CMIS a probablement contribué à valider le fait que l’information est plus importante que la technologie qui la supporte.
Ainsi, la question de la mixité, et donc de la migration, des solutions en production pourrait ne pas ralentir l’évolution des applications en service.
Il est également important que ces solutions disposent des fonctionnalités minimales dont on devine à quel point elles seront importantes demain :
Au dela de l’ECM
La fédération de contenus est un thème porteur mais pas encore une réalité.
C’est pourtant sur ce terrain que les technologies vont devoir évoluer rapidement.
Il faut rappeler que la maîtrise de l’information n’est plus réservée aux services informatiques et que la fédération des contenus non structurés (interopérabilité des solutions (cf. CMIS) avec les contenus structurés ouvrent de grandes perspectives.
Annoncée un peu prématurément en novembre 2009 à Las Vegas par IBM, la convergence données structurées (base de données) et non structurées (documents formatés ou non, emails, vidéos, etc.) est INCONTOURNABLE !
Il existe de nombreux ponts entre données structurées et business intelligence, mais la mise à disposition d’un ou d’une catégorie d’outils du type MDM pour les documents et les contenus permettrait d’aller plus vite dans cette fédération tant annoncée.
La fédération de contenus est essentielle car elle apporte :
Ces évolutions technologiques sont l’objet de réflexions et de projets internes tant chez les éditeurs que dans les bureaux des urbanistes et autres architectes qui travaillent en étroite collaboration avec les métiers.
Pour préparer les solutions de demain qui passeront certainement pas une automatisation de l’évaluation et de l’échange des informations et des contenus par les systèmes, il est essentiel aujourd’hui de développer les fonctionnalités nécessaires.
Le réfrigérateur qui communique automatiquement avec les épiceries en ligne pour passer commande au meilleur prix les denrées dont il assure la conservation, ce n’est pas encore disponible chez votre revendeur préféré, mais demain… enfin, on verra…. (vous pouvez déjà l’apercevoir ici !)
Tout ceci est une histoire de CONFIANCE et dans ce domaine il est certain que les technologies avancent également très rapidement !
Pour ceux qui n’ont pas le courage de lire toutes les notes publiées sur ce blog 😉
Cordialement et à votre disposition pour en débattre.
Depuis plusieurs semaines, il n’est pas rare de lire dans les notes publiées ici l’expression « réseau social d’entreprise ».
Si la réalité qui se cache derrière l’acronyme RSE n’est pas explicite pour vous, prenez le temps de lire la présentation ci-après préparée par Alain Garnier, CEO de Jamespot ou de regarder de plus près les usages qu’en font IDC, Renault ou d’autres.
Maintenant, vous pouvez relire tranquillement la note intitulée Réseaux sociaux d’entreprise et gouvernance de l’information publiée le 21 juillet 2010.
Pemettez-moi de revenir sur une publication parue fin juin sur le blog ERM de AIIM.
Dans cette note, Mike Alsup dresse un bilan à mi-années des préoccupations majeures de ses clients et partenaires autour des questions de records management.
Le record management est le socle de la stratégie de gouvernance de l’information et il est intéressant de s’attarder un peu sur les 7 points clés relevés par Mike.