Le secteur de la santé dope son innovation au numérique à Genève


On parle souvent transformation des entreprises et des organisations en réponse à une adaptation nécessaire à un monde numérique donc différent.

Tous les secteurs de l’économie sont concernés et les bonnes pratiques (eg. celles qui font sens et donnent des résultats) se diffusent au coeur des réseaux et des organisations.

C’est ainsi que Genève accueillera les 28 et 29 août les « World Innovation Day – I4H », traduisez « Innovation for Health ».

Créees à l’origine par le Docteur Didier Pittet, ces journées de l’innovation dans le monde de la santé et AU SERVICE DU PATIENT (souvenez-vous de la première journée de l’hygiène des mains) deviennent sous l’impulsion de François Gilardoni, le rendez-vous essentiel au service des porteurs de projets innovants, une initiative largement supportée au niveau international.

Didier Pittet et François Gilardoni ont imaginé une compétition à laquelle 12 startups (Canada, Hong Kong, Suisse, Afrique du Sud) porteuses de projets vont participer.
Le public (par un vote en ligne) et le jury seront appelés à désigner les projets qui recevront le titre de « Innovation for Health Award of Excellence« .

Les critères d’évaluations sont clairs :

  • Caractère perturbant (rupture)
  • Impact
  • Pionnière
  • Ouverture au concours d’autres
  • Pertinence pour la communauté et les organisations de santé
  • Durabilité
  • Adaptabilité

Par ailleurs des « posters » sont proposés à tous creux qui souhaitent donner de la visibilité à un projet et à la voir évaluer par un jury d’experts internationaux et les candidatures sont encore ouvertes (voir ci-dessous pour les détails pratiques).

Enfin, cette initiative sera entièrement retransmise en ligne les 28 et 29 août et relayée sur Twitter (#WIDI4H).

Pour tous ceux qui s’intéressent à ce que la démarche « social business » et le monde numérique peut apporter dans le domaine de la santé, au service d’une approche humaine, simple, efficace et toujours respectueuse de la singularité du patient, vous trouverez matière et information à Campus Biotech – Genève fin août.

En attendant, un rappel musical de ce que le Docteur Didier Pittet a su convaincre de mettre en oeuvre à chaque fois que nécessaire pour notre meilleur être !

La soumission de posters :
Qui peut soumettre ?
La compétition principale verra les anciens lauréats des diverses « Journées de l’innovation » mondiales s’affronter lors d’un concours de pitch. Cependant, le personnel médical, de recherche et les start-ups peuvent soumettre leurs innovations au travers d’un poster et avoir ainsi l’occasion de présenter leur projet à un public international, à des investisseurs et des spécialistes du domaine (présentation en anglais).
Les 10 meilleurs posters seront sélectionnés et les finalistes seront invités à venir pitcher leur projet sur scène. Les 3 meilleurs pitchs seront annoncés gagnants.

Prix: Prix du poster WID‐I4H

Comment soumettre?
Soumettez votre poster à cette adresse: submit@world-innovation-day.com

Attention : poster et présentation en anglais uniquement
La taille requise est A0 et le format de fichier doit être en pdf.

Dates importantes :
• 14 Juillet 2014: date limite de soumission des posters
• 28 Juillet 2014: notification des projets sélectionnés
• 4 août 2014: feedback des évaluateurs aux auteurs
• 15 Août 2014: date limite d’inscription pour les projets sélectionnés (pitch et présentation du poster)
• 28-29 Août 2014: présentation lors du « World Innovation Day »

Plus d’informations sur l’événement et l’appel à projets sur « Posters », flyer en anglais en pièce jointe.

Plateformes sociales d’entreprise : qui sont les leaders ?


La dernière publication de The Forrester Wave™: Enterprise Social Platforms en début juin est très intéressante car elle témoigne d’une « stabilisation de l’offre » et de l’émergence de réels leaders sur ce marché.

IBM, Microsoft et SalesForce se démarquent des autres éditeurs en occupant le devant de le scène et les « back offices » sociaux pour mieux consolider des positions déjà largement dominantes dans les infrastructures IT et métiers.

Il n’y a que SalesForce qui, en tant que « nouveau », a su s’imposer dans un marché dominé par les grands et sa légitimité « métier » y est sans doute pour beaucoup.

Source: Forrester Research, Inc.

Source: Forrester Research, Inc.

On notera la présence de bluekiwi et de Zimbra (ex Telligent) parmi les solutions bien classées (les critères de sélection des éditeurs sont clairement mentionnées dans le document ci-dessous).

Forrester a également cherché à identifier si ces solutions répondaient avec la même pertinence à une demande de plus en plus pressante des clients, à avoir intégré les plateformes sociales aux flux d’activités métiers.

De ce point de vue et sans surprise, SalesForce fait largement la course en tête devant Tibco

Source: Forrester Research, Inc.

Source: Forrester Research, Inc.

De mon point de vue, cette publication montre à quel point

  1. les éditeurs traditionnels savent acquérir un leadership sur des marchés nouveaux, notamment par des rachats de « pure players » dont le dernier en date, Jive s’est rapproche récemment de Cisco
  2. l’intégration (ou l’interopérabilité) avec les solutions métiers et l’infrastructure est clef dans l’appréciation de la valeur que peuvent porter ces plateformes dites sociales.

Vous trouverez à la lecture du rapport complet les éléments d’analyse et d’appréciation de la stratégie des solutions étudiées.

 

L’entreprise de demain : besoin de « social business intelligence »!


Quand on tente l’approche indicateurs pour un réseau social d’entreprise ou pour des espaces collaboratifs et communautaires, on en vient toujours à regarder les « métriques » disponibles dans la solution qui supporte ces programmes.

De ce point de vue, les responsables de projets sont plus ou moins gâtés selon la plateforme choisie, mais en fait qu’importe (si ce n’est que cela vous facilite ou pas le quotidien) !

Nombre de visites, de membres, de posts, de recommandations et que sais-je encore, sont autant de données chiffrées qu’affectionnent les « marketers » et autres « comptables de la relation sociale » !

Il me semble qu’avec le succès du web, on a assisté à une montée en puissance de l’égo des individus, des marques, des entreprises, des organisations, dont l’arbitre est le rapport chiffré proposé par l’outil « web analytics ».

AnalyticsSi l’agrégation chiffrée de certaines informations enregistrées par des serveurs suffisait à valoriser une stratégie marketing cela se saurait ….
Hors, ce n’est pas forcément toujours le cas !

Dans le cadre d’un projet « privé » ou restreint à un périmètre tel que l’entreprise ou l’entreprise et une partie de son éco système, les données chiffrées ne servent à rien ou presque.

De l’animateur de communauté au CEO qui supporte l’initiative, les besoins, les méthodes, les présentations et les analyses différent au regard des objectifs et des préoccupations de chacun.

Il est donc essentiel de pouvoir apporter – servir – à la bonne fréquence, l’analyse rigoureuse et pertinente à celui qui en a besoin (pour s’en servir) et ceci tient beaucoup plus à de l’analyse qualitative qu’un traitement statistique.

C’est avant tout une question de « business intelligence sociale » de savoir rendre compte de ce qui est important et surtout de le mettre en perspective au service des réflexions stratégiques des dirigeants, des managers métiers, des propriétaires de communautés ainsi que des « community managers », sans oublier les équipes dédiées à l’animation du RSE.

On peux toujours argumenter à propos des fonctionnalités, des profils (pas assez perturbants), du support interne, de la communication ou des risques interculturels avec plus ou moins de bon sens, d’opportunisme et de pertinence, mais on doit être en mesure en permanence de produire un « monitoring qualitatif personnalisé » du réseau et des éléments qui en constituent les fondements de valeur.

A défaut, vous en resterez aux processus et vos expériences seront décevantes !

L’humain (expérience utilisateur, innovation, etc.) est au coeur de vos relais de croissance et vous ne saurez en capturer l’essence de la valeur au travers de feuilles de calcul !

Il est temps de recruter des spécialistes des « sciences humaines » !!!!!!

Marketing, e-reputation, social, image au menu de la rentrée romande !


Le Forum économique du Nord Vaudois (FNEV) est l’évènement de la rentrée en Suisse romande et l’édition 2014 propose une palette d’orateurs très riche autour du thème :

Comment promouvoir l’image de mon entreprise ?

Sans anticiper outre mesure sur le contenu des présentations et la richesse des débats, il est intéressant de noter qu’aux côtés de représentants d’entreprises internationales (Zenith, BAT et Nespresso), l’organisation a su faire appel à des acteurs locaux.

Comme à son habitude, le FENV s’attache à mettre en valeur des retours d’expériences et des propositions concrètes et diverses (ou différentes).

Montreux Jazz Café LondresUne fois de plus la singularité des expériences sera au rendez-vous avec notamment la présence de Mathieu Jaton (Montreux Jazz Festival et Montreux Jazz Café).

Il sera également question de médias et réseaux sociaux (comment pourrait-il en être autrement ?) et avec Yan Luong (Chef Communication Digitale, Présence Suisse,Département Fédéral des Affaires Etrangères) les participants auront droit, à coup sûr, à une présentation aussi intéressante que pertinente, concrète et subtile.

A vos agendas !

Le FENV soigne son image et vous trouverez sur Facebook, Flickr, Twitter ou encore LinkedIn de quoi satisfaire votre soif d’information et vous préparez pour ce grand rendez-vous du réseautage en Suisse romande.

On s’y retrouve le 4 septembre à Yverdon-Les-Bains (ou un peu plus tôt, le 19 août pour le traditionnel Golf & Business Cup du FENV)

En attendant, permettez-moi de vous proposer une excellente communication (parmi tant d’autres) faite à l’occasion de l’édition 2013.

L’entreprise de demain : beaucoup n’y arriveront sans doute jamais !


Tout le monde le sait, il est préférable de s’attacher à trouver des solutions aux origines des maux que de soigner les symptômes.
Pourtant, en matière de management et de mise en perspective de l’entreprise de demain que l’on imagine plus ouverte, plus collaborative et plus responsable, il y a encore de trop nombreux blocages qui n’autorisent pas une réflexion de fond bienfaitrice.
Depuis la fin du siècle dernier et malgré les nombreux soubresauts et aberrations managériales ou commerciales dans certains secteurs économiques (banque et finance par exemple) et politiques (tentations protectionnistes ou colbertistes), les entreprises suivent – pour la plupart – leur bonhomme de chemin sans trop se soucier de la pertinence de leur modèle d’affaires, sauf accident de parcours !

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, dit le proverbe !

Et de ce point de vue, il y a – dans les organisations – une large population de « borgnes » plus ou moins éclairés ou au fait des tendances (ou très bien renseignés) qui ont lancé des initiatives dont les objectifs sont de préparer l’entreprise à un futur plus ouvert, plus ….,  je l’ai déjà écrit plus haut !

Ces managers sont-ils si pressés d’en découdre avec une organisation qu’ils jugent dépassée, inadaptée face aux très nombreux défis des prochaines décennies ?
Pas si sur !

Dans un monde bâti atour de mythes tels que la « performance personnelle » (la performance est – hors certains sports – le fruit d’une collaboration et d’un travail collectif) bien que je suis d’une nature généralement optimiste, j’ai du mal à voir dans ces projets l’illustration d’un altruisme à toute épreuve !

Il convient de constater que ce sont d’abord à des outils (ou des solutions techniques) à quoi on a d’abord pensé pour soigner le manque de fluidité dans la communication, l’isolement, l’absence de réflexion collective, etc.
Et, au fur et à mesure que le temps – et les initiatives – passent, « la mayonnaise tarde à prendre » !
Question d’ingrédients, de température ambiante ou de « coup de main » ?

En fait, la plupart de ces projets manquent sérieusement d’une vision nouvelle et crédible, aussi ne faut-il pas trop s’étonner que les employés ont des difficultés à y adhérer et à trouver plus de valeur que de « contraintes » dans le quotidien qu’on leur suggère !

Les pratiques évolueront plus « naturellement » si l’entreprise marque une nette volonté d’imaginer et d’inventer son futur !
Ce travail de préparation pour affronter les réalités de l’économie numérique est vital.

Peux-t-il être le fait de « gestionnaires » ?

Où sont les entrepreneurs ? Dans les startups ?

et les intrapreneurs ?

Degree of decentralization of decision-making (Organize for complexity  - Niels Pflaeging)

Degree of decentralization of decision-making (Organize for complexity – Niels Pflaeging)

Qui a la légitimité et les moyens de conduire un travail de remise en perspective d’un modèle d’affaires et de dessiner une stratégie pour mettre en oeuvre une proposition de produits, de services donc de valeur dans le monde numérique tel qu’il existera demain ?

Quels sont les compétences et les moyens nécessaires pour mener à bien cette mission ?
En quoi nos comportements, nos approches individuelles et collectives, peuvent-ils aider à dresser les contours de cette transformation ?

Le changement (ou l’évolution) inévitable passera-t-il obligatoirement par l’arrivée des nouvelles générations dans les sphères décisionnelles ?

Tout autant de questions auxquelles chacun doit apporter sa réponse.

Mais qu’en est-il de ceux qui seront le monde demain, donc les employés de l’entreprise de demain?
Où sont-ils ?

Absents de médias qui continuent – pour la plupart – à puiser dans leur réservoir de « quinquas » et plus anciens, bien connus, prévisibles et pas perturbants ; présents sur la scène économique avec des projets « digital natives », qu’attendent-ils pour prendre la parole ?

On a l’impression que la réalité technique, comportementale, sociale, va vite très vite et que partout on a du mal à suivre !
Est-ce grave docteur ?

Les managers de demain ne sortiront pas forcément des grandes écoles de gestion (ou commerciale) mais à coup sûr, ils sont ceux qui auront réussi à créer, grandir voire prospérer dans cet environnement numérique perpétuellement mouvant, nourrit à la confiance et une certaine transparence !

Et selon vous ?