A propos des technos 2.0, de la gouvernance de l'information, des réseaux sociaux et de la valorisation des contenus au service de l'entreprise de demain
Tout au long de l’après-midi, un peu plus d’une centaine de personnes (sans compter ceux qui suivaient la retransmission Live assurée par COMEM) réunies à Y-Parc ont pû découvrir le Livre Blanc « Entreprise 2.0 : Start Up et PME« , suivre le débat animé par Fabrice Delaye (Bilan) et participer au(x) prix Innokick !
Au delà de la richesse des échanges, cette manifestation a permis à de nombreux professionnels d’être plus à l’aise avec le « concept » et la réalité de l’entreprise 2.0 tout en élargissant leur propre écosystème.
De surcroît, cette manifestation a contribué à valoriser l’idée d’un management qui évolue, de pratiques nouvelles pour une meilleure performance économique et sociale, d’une nécessaire évolution par quelques articles ou mentions dans les pages de la presse romande !
Un rappel photo pour ceux qui tous ceux qui ont pris plaisir à nos échanges et pour les autres !
Hier soir, nous étions nombreux à avoir accepté l’invitation de Raphaël et d’Antoine (Knowledge Plaza) pour l’étape genevoise du Knowledge Tour 2013.
Outre la présentation de la dernière version de la plateforme Knowledge Plaza et de la solution faveeo, la réunion nous a permis d’échanger avec Jean-Luc Abelin – Lafarge – à propos de la plateforme de Knowledge Management « Einstein« .
Freins, motivation, gouvernance, KPIs, déploiement, C-level sont autant de sujets et d’expériences que Jean-Luc a eu l’amabilité de nous présenter avec simplicité et transparence !
Un grand merci !
Encore merci à lui et à l’équipe de Knowledge Plaza pour ce partage de savoir, de connaissance, de pratique et d’expérience !
Bien que ne disposant pas d’éléments d’appréciation en ce qui concerne les travailleurs de ce côté de l’Atlantique, il est probable que même si le taux est plus élevé (part plus grande des petites et moyennes entreprises) – ce que l’on souhaite vivement – il reste beaucoup à faire tant en terme de management et de gestion des ressources et des relations humaines.
Comment favoriser la passion ce qui fait vivre l’explorateur (l’aventurier ?) :
Explorers are able to realize their full potential in their chosen domain and contribute more value to the enterprise.
Comment tirer parti de cette richesse ?
La passion est différente de l’engagement dont on parle beaucoup dans les cercles des responsables de ressources humaines et elle a besoin de conditions particulières pour s’épanouir !
La passion est un « valeur de management » tandis que l’engagement est le plus souvent le résultat d’un « marketing » efficace mais caractérisé par le court terme et l’étroitesse de vue pour une « rétribution » personnelle.
Les « explorateurs » sont une catégorie plus représentée dans les petites et moyennes entreprises
Et dans les fonctions de management et marketing,
Et ce sont également les mieux payés !
Ils sont souvent très efficaces et pragmatiques (sans dogmatisme) :
et ils côtoient et travaillent avec les 6 autres profils – Player, Loyalist, Connector, Learner, Performer et Mad Scientist – de collaborateurs qui ont d’un « environnement » favorable à la passion et à l’interaction efficace de tous les employés !
Vous trouverez tous les détails et les analyses dans cette étude (à laquelle John Hagel apporté son concours) et que vous pouvez lire ci-dessous :
Vous connaissez toutes et tous le « community manager » et je suis certain que vous avez déjà rencontré – au moins virtuellement – le « community killer » !
Qu’il s’agisse des réseaux sociaux grands publics, des réseaux plus « professionnels » ou encore des espaces collaboratifs et sociaux internes aux organisations, le « community killer » peut sévir partout et en tout temps !
Comment le reconnaître ?
Contrairement au « community manager » le « community killer » avance masqué : il ressemble à tout le monde et c’est bien ce qui rend la tâche difficile
S’il ne posséde pas de signes distinctifs dans son apparence, il n’en reste pas moins que son expression le trahit la plupart du temps.
A regarder de près dans les communautés qu’il investit, il y a quelques signes qui ne trompent que rarement:
Hyperactivité
Il poste commentaires et avis à une fréquence surprenante, presque convulsive
Il intervient dans le(s) débat(s) quand les autres font autre chose, c’est à dire de préférence tard le soir ou le week-end
Il participe de beaucoup de communautés
Omniscience
Il a un avis sur tout ou presque
Il commente avec péremption
Il « supporte » mal la contradiction
Pression
Il en « remet toujours une couche »
Il dicte ce que les autres devraient faire
Il assène mais n’argumente pas
Il réagit mais ne propose pas
Quand vous constatez la présence de ces signes dans les actions et commentaires d’un ou de plusieurs membres d’une communauté que vous gérez, il est grand temps de passer à l’action.
En effet, la communauté est un espace de partage, parfois de confrontation (des idées), qui doit – pour être efficace – connaître, à défaut d’harmonie, le respect des contributeurs à la fois dans leurs rôles et leurs idées.
Or le « community killer » n’a pas d’empathie, il est à la quête du pouvoir et ses actions ne sont justifiées qu’au regard de cet objectif très personnel !
Comment s’en protéger ?
Le « community killer » peut réduire à néant vos efforts et renvoyer « aux calendes grecques » la réalisation des objectifs assignés à la communauté : il est nuisible !
Mais, bienveillance oblige, vous ne pouvez l’exclure (sans de bonnes raisons) et il est souvent difficile de le « raisonner » car
vous avez avec lui une réelle divergence du point de vue des objectifs
il respecte généralement l’étiquette ou les « usages » de votre communauté
il dit parfois « tout haut » ce que certains pourraient penser « tout bas »
il bénéficie d’une certaine notoriété dans la communauté du fait de sa participation très active
Votre mission – si vous l’acceptez (lol) – est d’éviter que tout ceci ne se transforme en un « coup d’état » et ne réduise vos efforts à néant.
Pour ce faire, vous devez faire preuve de :
patience,
pertinence,
empathie,
bienveillance et
détermination.
Plutôt que de le « contrer » par une modération ou des commentaires trop insistants, laissez le soin aux autres membres de la communauté de le faire !
Parfois, il est également très productif de ne pas relancer un débat suite à une intervention « à la hussarde » du community killer et le laisser seul face au désintérêt des autres.
Et n’oubliez pas que dans les réseaux publics il en va des contributions, des commentaires et des appréciations comme de la Seine sous le pont Mirabeau et qu’à de rares exceptions près (bad buzz), peu prêteront attention aux efforts de ce « community killer » qui désertera la place pour essayer d’en investir une autre qu’il aura estimée plus “facile à prendre ».
Pour les communautés internes aux entreprises et à leur écosystème, le sujet peut devenir plus « difficile » et rien, à part un accompagnement digne de ce nom (en plus des chartes, guides, formation, engagements) , ne peut réellement vous aider à limiter la capacité de nuisance des « community killer ».
Pour beaucoup, la collaboration et le partage c’est du pareil au même.
Mais il est d’usage de distinguer le partage, du simple support à la pratique collaborative, car il représente une opportunité de valeur différente.
Il ne représente pas directement une valeur ajoutée opérationnelle quand bien même il est une part de celle-ci dans le cadre de la gestion de projet.
C’est également un pilier de l’Entreprise 2.0 car il est au cœur des processus mis en application par les organisations pour plus d’efficacité et d’efficience.
Le partage est aujourd’hui grandement facilité par la multitude d’outils qui aident à sa mise en œuvre avec plus ou moins de discrétion et/ou de contrôle et de sécurité.
Mais le partage tel que nous l’entendons va beaucoup plus loin que la simple mise en commun d’une information (ou d’un fichier) ou de plusieurs données contextualisées.
Dans l’Entreprise 2.0, il s’agit de partager la connaissance, c’est-à-dire une information ou un assemblage d’informations utiles et utilisables dans un contexte particulier.
La gestion (donc le partage) des connaissances représente un vrai gisement de productivité pour les entreprises et de valorisation personnelle pour les individus.
Pourtant derrière une convergence de façade se cache une profonde distorsion d’intérêt : la connaissance est source de pouvoir et la partager, c’est accepter d’en perdre. L’entreprise de demain doit, afin d’espérer valoriser à son avantage cet énorme capital de connaissances, bousculer la donne du pouvoir et des hiérarchies établies.
Et ceci s’appliquant tout autant aux structures de petite taille. Très souvent dans les organisations, il est d’usage de confier des responsabilités à ceux qui « pensent savoir » plus souvent qu’à ceux qui s’engagent.
Hors la petite et moyenne entreprise a souvent plus besoin d’engagement de ses collaborateurs que d’une connaissance «académique».
Mais, il est difficile d’imaginer d’abandonner une parcelle de pouvoir sans contrepartie.
La contrepartie que le collaborateur va trouver dépend de l’entreprise.
Celle-ci peut inciter ses employés à partager plus leurs connaissances en les mettant plus au service de la communauté.
On a beaucoup parlé des techniques de gamification qui donnent des bons résultats dans certains contextes.
Mais ceci est possible également par l’instauration de nouveaux critères d’évaluation et de promotion des collaborateurs liés à la notion d’engagement (par exemple : contribution, participation, proposition) dont l’appréciation ne peut se faire que dans des espaces collaboratifs et dans l’échange.
Les projets collaboratifs et de partage de connaissance sont des projets « structurants » de l’entreprise de demain et ils doivent être conduits avec rigueur afin, notamment, d’identifier les points de blocages éventuels mais aussi les sponsors et ceux qui dans l’entreprise seront les premiers à souhaiter pouvoir participer à ces projets parce qu’ils ont déjà identifié les bénéfices qu’ils pourront en retirer.
La mise en œuvre par les responsables des ressources humaines de démarches « d’exploitation de l’intelligence collective » (et de son corollaire, à savoir l’émergence de la notion de hiérarchie horizontale qui va modifier la donne des évaluations) est un facteur d’accélération du partage de connaissance.
La notion de hiérarchie horizontale (« wirearchy » selon Jon Husband ) est un « concept » qui permet de mettre en œuvre ces nouveaux types d’évaluation.
Elle est devenue courante dans les réseaux sociaux où les personnes « like » ou « dislike » apprécient des propos, des contenus, et donnent des notes.
Il s’agit dans un groupe, un espace, une communauté, de mettre en œuvre les moyens qui permettent aux participants de ce groupe de juger (et de publier leur appréciation) de la pertinence, de la qualité, voire du leadership, d’une personne dans son rôle au sein du groupe (rising stars).
Ce concept a deux avantages pour les employés :
• le premier est qu’on peut être reconnu comme très pertinent dans un rôle et dans un espace et moins dans un autre (ce qui est souvent le cas dans notre vie quotidienne) ;
• le second est qu’il permet au collaborateur de mieux « se connaître » et ainsi de mieux valoriser son engagement au service de l’entreprise, laquelle y trouve un énorme avantage en permettant à ce collaborateur de s’épanouir dans sa « zone de confort » et ainsi d’éviter frustration et absence de loyauté.
Le partage permet de révéler des modes de fonctionnement plus pertinents car souvent plus simples et très orientés résultats.