Médias sociaux, espaces publics et gouvernance : état de l’art des outils et méthodes d’archivage


Retrouvez ci-après le rapport publié, en mars 2011, conjointement par l’American Council for Technology et Industry Advisory Council à propos de l’état de l’art en matière de politiques et de solutions d’archivage pour les médias sociaux.

Le but de cette étude est d’ouvrir un débat autour de l’utilisation des technologies collaboratives issues du Web 2.0, également connues sous le nom de médias sociaux, dans le but d’aider les autorités et les citoyens à communiquer plus étroitement et ouvertement.

L’étude a été réalisé au travers d’entretiens avec 10 organismes autour des questions de gestion des contenus partagés et publiés sur les médias sociaux.
L’ACT-IAC cherchait à explorer, identifier et à comprendre les meilleures pratiques de gouvernance, les politiques de rétention et d’archivage supportant les médias sociaux utilisés au service de la mission de l’agence.

Master Data Management, socle de la gouvernance de l’information


Quand on parle de MDM ou de gestion des données référentielles en français, généralement on veut apporter une réponse aux besoins de :

  • Différenciation des informations stratégiques des informations « métier »,
  • Vision globale des informations stratégiques.
  • Qualification et fiabilité de l’information.
  • Diffusion optimale de l’information (quelle information, à qui, quand, où).
  • Gouvernance ou tout au moins continuité historique de l’information : (source unique de référence, unicité d’identifiant pour l’ensemble de l’entreprise, traçabilité tant réglementaire que pour des besoins de reporting).

Le point de vue d’IBM :

Un réseau social d’entreprise, pour que faire ?


Enterprise Social Network (ESN) ou réseau social d’entreprise (RSE) font la une des blogs, des pages économiques et sont en tête d’affiche des colloques consacrés aux ressources humaines et au management, mais que faire d’un réseau social d’entreprise ?

Nous avons eu longuement l’occasion de disserter et d’échanger, notamment sur ces pages, sur l’intérêt, l’opportunité ainsi que les avantages (en terme de développement et de croissance) du modèle 2.0, modèle participatif dont le RSE est un des piliers.

Il y a quelques semaines, je posais une question simple, l’entreprise 2.0, étendue jusqu’où, en écho à de nombreux articles lus sur l’Internet, aujourd’hui c’est Frédéric Charles qui publie Une entreprise a t-elle le choix de ne pas se transformer en une Entrerprise 2.0 ?,
alors oui, mais, ………… so what?

Restons concrets

Au delà des « phénomènes de mode », nous savons tous que l’entreprise innove et évolue sans cesse, ne serait-ce que pour survivre !
Il est des évolutions plus visibles, plus innovantes et quelque fois plus dérangeantes que d’autres et le réseau social d’entreprise appartient, du fait de la notoriété de son « cousin » grand public, d’emblée à celles qui font largement parler d’elles.

Le réseau social d’entreprise s’inscrit d’emblée dans une logique d’entreprise, c’est à dire une logique économique et non ludique !
Il faut donc savoir rester concrets et pragmatiques.

Un outil au service de l’entreprise

Le RSE est avant tout une application qui doit servir les objectifs de l’entreprise.
Sa mise en oeuvre est souvent facile d’un point de vue technique (solutions disponibles en SaaS) mais pour autant sa valeur ajoutée n’est pas établie d’emblée.
Nous tentons au travers de ces pages de partager avec vous les retours d’expériences que certaines entreprises veulent bien publier (Orange Plazza, BlueKiwi et quelques clients) ainsi que les visions des éditeurs (Tibco, Broadvision, etc.), et il est important de souligner à quel point la mise en production d’une solution de RSE doit être liée à des projets concrets gérés par les équipes métiers en association avec l’IT.

Garder la maîtrise, à défaut de mesurer le ROI

Un des critères qui prévaut lors du choix de la solution technique ou applicative en support à un réseau d’entreprise est sa souplesse, son adaptabilité.

Ces dernières années, on a souvent parlé d’agilité tant en terme de management que de développement et le RSE est un des ingrédients de cette agilité, aussi nul besoin de choisir des solutions trop complexes qui prétendent répondre à tous les besoins en agrégeant toutes les données en provenance de toutes les applications ; il vaut mieux s’en tenir à des projets précis et facilement identifiés dans et par toute l’entreprise.

Il est encore difficile de mesurer quantitativement les résultats de toutes ces réalisations mais chacun sait que ce retour sur investissement existe réellement et que tant les ressources humaines, les ventes ou encore le service clients seront bientôt en mesure de travailler avec des indicateurs pertinents.

Alors un réseau social d’entreprise, pour être plus agile, plus à l’écoute, donc plus performant dans une logique de service et de valeur ajoutée.

RSE ROI




eDiscovery, records management, gouvernance de l’information : ce qu’il faut savoir !


Gouvernance de l’information, litigation hold, eDiscovery, records management,…. les éditeurs sont prolifiques et les contenus ne manquent pas de Alfresco à Nuxeo en passant par IBM, Microsoft ou encore Open Text.

Ci-après le point de vue de EMC :

Sphère privée et médias sociaux : tout a été dit, mais rien (ou presque) n’a été fait !


Aux USA, le Congrès se pose beaucoup de questions quant à la protection de la sphère privée sur Facebook tandis qu’en Suisse, c’est le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) qui s’inquiète à propos de Google Street View et qui demande à la justice de trancher !

Il est peut-être injuste d’écrire que rien n’a été fait en ce qui concerne la protection des données personnelles car les textes et les directives existent au niveau suisse (cf. supra) mais également au niveau européen avec la directive 95/46/CE qui « constitue le texte de référence, au niveau européen, en matière de protection des données à caractère personnel. Elle met en place un cadre réglementaire visant à établir un équilibre entre un niveau élevé de protection de la vie privée des personnes et la libre circulation des données à caractère personnel au sein de l’Union européenne (UE). Pour ce faire, la directive fixe des limites strictes à la collecte et à l’utilisation des données à caractère personnel, et demande la création, dans chaque État membre, d’un organisme national indépendant chargé de la protection de ces données. »

Business versus sphère privée

L’opposition n’est pas nouvelle tant les enjeux sont importants pour nous tous.
La sphère privée, notion relativement récente, est une protection contre les intrusions (ingérences?) de plus en plus nombreuses dans notre liberté de conscience, de choix et bien sur, notre propre sécurité.

L’existence de charte à propos du droit à l’oubli ou l’utilisation des techniques d’obfsucation ne sont pas suffisantes pour protéger le citoyen dans un monde où les données personnelles sont parfois les clefs (exploitation marketing) de la réussite d’un business.

Il est légitime pour tout fournisseur de services, et pour tout commerçant, de s’attacher à mieux connaître son marché, ses potentialités, les segments auxquelles il s’adresse, bref  à travailler son marché et sa « zone de chalandise », mais doit-on pour autant accepter que cela se fasse à nos dépens ?

Des entreprises à dimension sociale?

L’entreprise a une responsabilité sociétale surtout en ce qui concerne les données numériques et il ne suffit pas de se « cacher » derrière les possibilités offertes par les technologies pour s’en dégager.
Le cas Confédération Suisse vs Google Street View est intéressant de ce point de vue.
En effet, personne ne remet en cause l’intérêt du service proposé par Google, ni sa pertinence (le marché et les consommateurs s’en chargeront) mais il est légitime de s’interroger sur les conditions dans lesquelles les images à la base de ce service sont prises et sur l‘insuffisance de protection des données personnelles pouvant exister sur ces images.

La confiance : facteur du succès !

L’économie numérique ne peut vraiment se développer sans que les acteurs aient pleinement confiance dans les organisations et les entreprises.

Il est important de souligner que le terme le plus souvent associé à économie numérique ou à internet est PROTECTION !
Nul doute des dangers et chacun doit prendre des précautions quant à la divulgation d’informations personnelles. Le challenge est le même (mais l’échelle est différente) pour les entreprises que pour les personnes privées et les sources d’information, notamment à destination de la jeunesse et à l’initiative des pouvoirs publics, sont disponibles : Netla en Suisse, CNIL en France.
Il existe également des services du type liablefor qui proposent une aide et un support pour les particuliers, et les entreprises, soucieux de protéger leur identité numérique et leurs données personnelles, mais il est regrettable de constater que Google, Facebook et bien d’autres n’ont pas une attitude proactive et se contente d’adapter leurs politiques ou leur façon d’agir selon les contextes légaux.

A quand une réflexion globale et coordonnée (G8 pour la CNIL) sur le sujet de la protection des données personnelles, réflexions qui devrait aboutir à des règles simples, universelles (je rêve?), indiscutables quant à l’appropriation et l’utilisation et la sécurisation des données personnelles de tout à chacun ?

Il en va de notre confiance dans une économie dont la croissance est favorisée par la dématérialisation et la croissance exponentielle des échanges de contenus numériques.

Annexes :